Manouedith et ses passions

24 mai 2019

La Boite à photos

Qui, à la suite d’un héritage, n’a pas retrouvé une boite, cachée dans un grenier qui contenait de vieilles photos familiales !

 

 Pour la plupart, aucun nom ne figure au dos. Que de mystères et de suppositions concernant les personnes qui y sont représentées. Souvent, par désintérêt, elles terminaient leur vie dans une poubelle et même elles étaient  brûlées. Parfois, nous les retrouvons sur un stand de brocante, triste fin, mais pas perdues à jamais. Maintenant, il y a des gens qui les achètent et qui les publient sur des réseaux sociaux de généalogie, avec l’espoir que quelqu’un reconnaîtra peut être sa famille. Belle initiative de partage. D’autres par souci de l’ancien, décorent leur maison avec, car souvent ce sont  de jolies photos. Alors, pour moi c’est un moindre mal. Mais évidemment quand ce sont nos ancêtres, c’est encore mieux.

Adrien PASCAUT école St

1897 - Adrien mon grand-père à l'école 

 C’est certainement ma passion généalogique qui à chaque fois se réveille. Car, pour les généalogistes, les photos sont des biens extraordinaires et précieux. Elles peuvent se dater et nous donner des renseignements intéressants, en nous donnant approximativement l’année ou elles ont été prises et par déduction les personnes qu’elles représentent. Même le support en carton sur lesquelles elles sont collées  nous parle. Cela, nous indique si elles ont été réalisées tout au  début de la photographie avant 1840 ou après. Elles deviendront fréquentes dans les familles aisées entre 1860 et 1890.

Marcel Bourcy 20 ans

Au début, sauf les gens riches ou les aristocrates possédaient des tableaux peints représentant leur famille. La photographie s’étant démocratisée rapidement, nos aïeux ont voulu fixer l’instant présent dans leur plus bel habit. C’est pourquoi ces photos bien souvent semblent tristes et sans sourire, il ne fallait pas bouger d’un rictus au risque que le sujet soit flou.

Famille Mullier 2

Chez nous, dès le début du  20ème siècle, mon grand-père s’est intéressé à ce nouvel art. Il a été, de ceux qui possédait un appareil photographique et pourtant il habitait une petite ville de province. Dans notre grenier familial, il y avait un carton rempli de personnages inconnus. Pourtant, il aurait été facile d’y mettre un nom derrière, mais ce réflexe n’était pas habituel, très peu de personnes ont pensé à le faire et c’est pourquoi, nous nous retrouvons avec des dizaines d’inconnus sous nos yeux.

appareil photo 1900 

 Dans les années 1950, nous n’avions pas la télévision. Les jours de mauvais temps les distractions, souvent se cantonnaient aux jeux de société. Chez nous, nous avions aussi un autre rituel qui allait porter ses fruits  des dizaines d’années plus tard. Au grenier, certains se souviennent le lieu magique des enfants de mon époque ou l’on pouvait trouver de tout et de rien, parmi la poussière tombée depuis des lustres. C’était un lieu dans les maisons de famille, propice aux souvenirs cachés.

grenier_maison_jules_verne_© s_crampon 

Dans le nôtre, il y avait un grand carton du célèbre magasin parisien « Le Printemps » qui était rempli de vieilles photos d’inconnus et de moins inconnus, des photos regroupées par ma grand-mère, souvent retrouvées dans un tiroir ou ailleurs et même sur le sol, elle les remettait soigneusement dans ce carton, qui dans une autre vie avait servi à rapporter à la maison de belles tenues de ce grand magasin célèbre. Je me souvenais que ma grand-mère disait aussi, que quand ils son rentrés de l’exode après 1940, une de ses premières tâches a été de sauvegarder ces souvenirs éparpillés partout dans la maison malmenée pendant ces tristes moments.

Edmont Pascaut communion 2

 Leur maison était dans un triste état, le toit voyait le jour à cause des tuiles envolées sous les déflagrations des bombes, (région très touchée par les deux guerres). Pendant longtemps, des bassines peuplaient le grenier en attendant les dommages de guerre pour pouvoir refaire la toiture.

Avant les dommages de guerre 1948 1950 2

 Alors, l’occupation de certains dimanches maussades de mon enfance, c’était de descendre ce vieux carton entreposé sur le dessus de l’armoire Louis Philippe dans le grenier, je me souviens également, j’aimais fouiller dans cette armoire. Nous nous installions ma grand-mère et moi à la table de la cuisine et les photos défilaient une par une et elle me nommait les personnes qu’elles représentaient sans avoir jamais eu l’idée d’inscrire le nom C’est moi, qui des années plus tard, quand j’ai hérité de cette maison familiale qui ai inscrit les noms dont je me souvenais. Noms, répétés inlassablement quand nous piochions dans cette boite. 

Adrien et ses cousins Edmond et André

 J’avoue que ma mémoire étant encore bonne, j’ai pu illustrer de nombreuses fois mes travaux généalogiques, qui serviront peut-être un jour à mes petits enfants ou arrières petits enfants ; sait-on jamais ! C’est une chance de pouvoir transmettre aux siens l’histoire de ceux qui nous ont précédé, c’est notre histoire et la leur. Voyez-vous cela sert d’être conservatrice. Certains me diront, oui mais, je n’en ai pas la place ! Justement, je vais vous raconter une anecdote qui m’a été confiée par un historien. Pendant les deux dernières guerres, sa famille, trimballait toujours une valise de documents et de photos de familles au détriment d’une valise supplémentaire de vêtements. Aux yeux de ces personnes attachées à leurs ancêtres et à leur histoire familiale,  leurs souvenirs étaient plus précieux que quelques robes, pantalons ou caleçons.

Solange Devillers et ses parents pour ses 10 ans juillet 1931

Alors, voyez-vous dans le monde actuel, ou tout se jette ou on se moque des personnes conservatrices, même si nous manquons de place, nos choix sont une question de priorité. Au lieu de jeter, transmettez les à des personnes intéressées ou à des archives privées, elles peuvent servir à ‘histoire de l’humanité. Même mon mari peu sentimental, garde précieusement albums et photos transmises par ses parents, pour certaines, des photos mises dans des albums réalisés amoureusement par son père. Il faut dire que nous avions lui et moi la chance d’être enfant unique ; donc pas d’obligations de partage. Mais après nous, qu’adviendront tous ces souvenirs ? Dieu seul le sait.

Adrien et Marcel Devillers 2

 

Les commentaires semblent ne pas passer. J'essaie de rémédier à ce problème mais je n'-y arrive pas.

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17 mai 2019

Une mère n'oublie jamais.

 

Je ne souhaite jamais les anniversaires. Surtout quand les personnes atteignent un âge avancé.

Mais pour celui-ci, ce n'est pas pareil. C'est le départ d'un enfant qui n'aurait jamais du s'envoler avant ses parents.

CHRYSTEL éclaircit2

Une des dernières photos prise 4 mois avant qu'elle nous quitte. C'est la seule fois de sa vie qu'elle avait teint ses cheveux comme sa maman. Elle allait avoir 34 ans fin mars 2002.

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Quand elle est née le 30 mars 1968, elle avait déjà une grande soeur Sandrine, très heureuse par son arrivée. La vie a voulu qu'ensuite elle en est deux autres plus un frère et une toute petite soeur. Mon Dieu comme elle a aimé jouer à la poupée avec Marie-Christine. Comme elle serait heureuse de voir son protégé devenu un homme.

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Quand elle est née, j'avais composé un poème, que j'ai malheureusement modifié le 17 mai 2002. Je vous le confie. Je n'ai pas la prétention d'en avoir le premier prix, c'est, seulement celui d'un coeur de maman qui parle.

chrystel 7 mois

 

Printemps de la vie

 

Le mois des giboulées

allait se terminer.

Quand elle arriva,

le soleil était là !

C'était au printemps

Il y a longtemps

le dernier samedi

Qu'elle poussa son cri

Pas de droit d'aînesse

pour notre Princesse

Bébé rieur,

Bébé bonheur

Elle était si belle

On la prénomma : Chrystel.

 

Et les années se sont écoulées

Un nouveau printemps est arrivé!

trente quatre bougies venaient d'être soufflées

Déjà, nous savions qu'elle allait nous quitter.

Par un après-midi ensoleillée,

notre Princesse s'est envolée.

Edith le 17 mai 2002 - 15 h 50

 

Philippe Edith 1963 2

 Nous,  ses parents, nous ne l'oublierons jamais

 

 

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10 mai 2019

La secrétaire des Années 1960 !

Attention, il semblerait que le billet soit difficile à lire ! bug informatique ? Alors surlignez les paragraphes si vous rencontrez ce phénomène.

Vous souvenez-vous des années avant l’arrivée de l’ordinateur ? Et ensuite d’Internet.

 

Du plus loin que je me souvienne, je voulais être secrétaire.

Enfant, je jouais avec la drôle de machine à écrire de mon grand-père dont il se servait pour faire ses factures. Vous, vous souvenez, je vous ai déjà raconté qu’il était : Serrurier, ferronnier d’Art. Dans les années 1930, il avait acheté une Mignon qui n’avait pas de clavier comme ceux des machines à écrire suivantes. Ce qui servait de clavier était un pavé de lettres sous un mica sur lequel on promenait un stylet, qui faisait positionner un cylindre allongée où étaient les lettres correspondantes.

 

japy mignon

 Mon Dieu, que j’ai pu jouer avec cet engin, je me voyais déjà secrétaire.  Quand j’ai eu 15 ans, j’ai appris la sténo et la dactylo. Mon grand-père avait appris lui aussi la sténographie avec la Méthode Duployé, souvent je m’exerçais avec son livre. Mais à l‘école où j’étais, nous apprenions, avec la méthode de Prévost Delaunay, inventée en 1878. Pour mon anniversaire suivant, mon cousin Paul m’a offert une jolie petite machine portable qui avait servi à la secrétaire du Général de Gaulle pendant la dernière guerre. Une Royal, qui allait me changer de la Mignon de Grand-Père.

japy mignon2

 

A partir des années 1965, les machines deviennent électriques et se dirigent allègrement vers les traitements de texte. Une révolution pour les secrétaires. Mais avant d’en arriver là, la dactylo tapait fort sur ses touches à une belle cadence de 75 mots à la minute dans un bruit de mitraillette, une bonne secrétaire devait taper sans faire de fautes de frappes ni de fautes d’orthographe, ne pas louper une seule ligne  et il fallait connaître les touches par cœur sans les regarder. Il y avait même à la foire de Paris des concours de vitesse. Je ne vous raconte même pas l’ambiance et le bruit cadencé quand nous rentrions dans un bureau de plusieurs dactylos. On les entendait depuis le bout du couloir. Alors souvenez-vous : en dactylo 75 mots à la minute, en sténo 150 !

japy 1b

 

Dans les années 1970, sont apparus les machines électriques Japy, je peux dire une belle invention, plus la peine de taper comme des malades, il suffisait de frôler les touches, le bruit n’était plus celui de bulldozers. Mais à chaque faute de frappe la gomme était toujours en service. Une autre invention est arrivée, le papier pour corriger les fautes que l’on mettait entre le papier et le bras des lettres et l’on retapait sur la lettre désirée.

 

japy 2

  A l’étape suivante, nous avons vu apparaître la machine électrique IBM, alors là, la rolls des machines à l’époque. Chez Verger Delporte (grande entreprise électrique parisienne) seul notre chef Madame Leroy en avait une, nous dans notre pool de dactylos de 6 ou 8 secrétaires, nous nous contentions de nos Japy mécaniques. C’était même très drôle ce pool, Chacune de nous était alignée l’une à côté de l’autre face au mur de droite et de gauche. Et la chef, le dos au mur de côté, face à nous pour surveiller notre cadence et éviter les papotages. Oui, c’était cela les bureaux de dactylos ou de secrétaires dans les grandes entreprises des années 1960/1980.

 

Bien vite, je me suis mariée et j’ai eu ma première fille, il n’était pas pensable que je ne l’élève pas, alors, je me suis achetée une belle Japy électrique et pendant plusieurs années, j’ai travaillé chez moi, en allant chercher chaque semaine chez Verger-Delporte,  des devis et des factures à taper.

japy 2 

Quand les ordinateurs sont arrivés dans les années 1980, très vite j’en ai eu un à la maison et très vite aussi les logiciels de traitements de texte qui ont révolutionné le métier de secrétaire. Plus de fautes de frappes à gommer, des courriers parfaits, des mises en page élégantes suivant les règles élémentaires des cours que j’avais eus à mes débuts. Nous avions le choix également dans le du mode d’écriture. Les tableurs sont apparus. Enfin tout ce que connaît la secrétaire du 21ème siècle. Nous nous sommes éloignés des machines à écrire de nos grands-mères des années 1900.

1980s computer 

Pour complément aux machines de bureau de ces années là, il y avait également le fameux duplicateur « Gestetner » Ah ! Je suppose que les secrétaires de mon âge et celles plus jeunes se souviennent des mains pleine d’encre que nous avions quand nous changions le tuner. Ainsi que ces longs stencils qu’il fallait remplir à la mode des imprimeurs et qu’ensuite il fallait accrocher sur la machine reproductrice. L’arrivée de la photocopieuse a été la bienvenue.

pam thomas pointed out it was the ditto machine that used alcohol to copy gestetner was ink based school memories 

En comptabilité c’était pareil, j’ai connu aussi le temps, ou l’on remplissait des journaux de compte de notre plus belle écriture et que nous alignions les chiffres dans les marges débit/crédit, avec la machine à calculer à portée de main, pour faire les totaux en bas de pages. Oui, tout cela c’était hier et même pas avant-hier.

presque ça, en écriture normale  

Bienheureuses les secrétaires de nos jours. Le progrès n’a pas toujours que du bon, mais heureusement qu’il est là, pour nous faire avancer. J’ai toujours suivi le progrès et les nouvelles inventions. Quant Internet est apparu, j’ai été une des premières à l’utiliser, je ne voulais pas louper le train et rester sur le quai ; tout de suite j’ai réalisé qu’il fallait s’occuper de ce nouvel outil, si nous ne voulions pas être trop dépassés par nos petits enfants. Et je ne le regrette pas, quand je vois que maintenant on arrive presque à vous obliger à l’avoir chez vous pour vivre. Toutes les taches administratives se font maintenant par obligation sur Internet, sans penser aux personnes plus âgées qui ont loupé le train ou qui n’ont pas eu l’opportunité et l’argent pour acheter un ordinateur. Cette année pour remplir ma feuille d’impôts nous avons un peu galérés, comme disent les jeunes pour remplir le document pour ceux qui ont un bien en location et qu’ils veulent bénéficier soit disant de l’année blanche. On n’arrête pas de nous dire que l’on simplifie, soit mais parfois on ne comprend pas du premier coup. Nos neurones ne sont plus ceux de nos technocrates.

1980s computer 

Merveilleux outil Internet, mais à double  tranchants, il a autant de bon que de mauvais. Il faut savoir le maîtriser et faire des choix pour s’en servir. Se rappeler qu’avant il y avait d’autres méthodes qui ne sont pas toujours aussi obsolètes que ça. Savoir également que n’importe qui peut se cacher  derrière un clavier et que des prédateurs s’y trouvent à l’affût des plus faibles.

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Quand on reste vigilant et que l’on maîtrise l’emploi de la bête, on découvre l’autre bout du monde, on partage avec lui, on multiplie ses connaissances, on entretient ses passions. On parle avec des gens que l’on n’aurait jamais rencontrés. Oui, l’évolution du secrétariat et des contacts humains sont une bonne chose, mais à condition de rester vigilants.

 

N’oublions jamais : Souvenons-nous d’où l’on vient.

26 avril 2019

Une nouvelle arrivée dans la famille

Voici Hana, jolie petite poupée franco-japonnaise.

 

L’image contient peut-être : 1 personne, gros plan

 

Pour moi, c'est ma seconde arrière petite fille.

Cest ma belle fille Valérie qui en est la grand-mère et ma fille Annabelle la grand-mère de coeur.

Martin et Yu, les heureux Parents.

Toute la famille est heureuse de l'accueillir ; nous avons tous un très grand coeur, une place lui était réservée

On pourrait dire que Notre famille est vraiment différente. 

 

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Pâques belle journée en famille aussi. Une nouvelle cohabitation qui se passe très bien. Une aide précieuse pour petit mari.

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J'ai l'impression d'avoir remonté le temps. Ils ont grandi mais l'ambiance à table est redevenue la même, Ils se sont même taquinés pour celui qui prendrait le blanc de poulet. Notre vie de tous les jours est un peu chamboulée : mais que de fous rires. Le bonheur familial retrouvé 27 ans après.

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05 avril 2019

Les Enfants de mon coeur

 

 Dans les années 1985. Mon mari et moi, avions le désir d’adopter un enfant du tiers monde. Nous en avions beaucoup parlé avec nos enfants.

Depuis environ deux ans, Marie nous était confiée par les services sociaux et tout se passait bien ; ayant encore ses parents, elle n’était pas adoptable. Au sein de notre famille, elle était devenue notre cinquième fille, pour les grandes une petite sœur à dorloter, elle n’avait que deux ans ½. Même s’il fallait batailler avec l’A.S.E. qui n’appréciait, mais alors pas du tout notre manière de la considérer comme des nôtres. 

Peinture, enfant, santé 

Quelle fierté et quel pied de nez 33 ans après que j’ai le plaisir de faire à ces services sociaux qui par la suite, ont mis de nombreuses fois des énormes battons dans l’engrenage de notre famille. Une belle revanche de la vie.

Pour la première fois, un salon qui a l’ambition de séduire et ravir les enfants. DR

Avant de prendre notre décision, nous avons fréquenté tous ensemble de nombreuses familles ayant déjà des enfants biologiques et ayant adopté un enfant d’Asie ou d'ailleurs. Pendant une année, nous avions suivi des conférences, des réunions parlant de ce sujet. Il était temps de prendre contact avec des pays étrangers spécialisés dans l’adoption. Mais avant cette étape, il fallait obtenir un agrément de la DASS, tout à fait différent de celui de famille d’accueil.

 

 Une année de démarches administratives. Un grand labyrinthe administratif allait s’ouvrir devant nous : enquête sociale, passage de toute la famille devant un psychologue agréé par les services sociaux et j’en passe, sans compter l’inspection de notre maison.

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Quand mon mari et moi, sommes passés devant la psychologue. Plusieurs longues conversations se sont engagées sur nos motivations. A l’avant dernier entretien, cette dernière, nous a demandé pourquoi, nous voulions tellement adopter un jeune enfant à l’étranger ; et elle nous a dit : vous savez dans nos services nous avons des enfants plus grands qui ne sont pas adoptables mais qui ont besoin autant d’amour. Amusant quand même de s’entendre dire cela, par un service proche de celui qui nous reprochait de trop aimer et de trop nous investir pour Marie.

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 La psychologue, a poussé le bouchon encore plus loin en nous racontant en détail la triste histoire d’un petit garçon de 10 ans en institution religieuse depuis plusieurs années, qui venait de perdre son papa alcoolique et dont la maman était hospitalisée à vie dans un service psychiatrique de notre région. En nous disant malgré tout, qu’étant donné que la maman était encore en vie, il ne serait pas adoptable. (Alors que des années plus tard ils me diront vous savez nous aurions pu le rendre adoptable !!!!. Etant donné que vous avez chez vous un enfant de nos services, il aurait le même statut. Elle nous a dit aussi : vous savez c’est un gentil petit garçon, c’est lui-même qui souhaite avoir une famille et pouvoir dire « maman » car il n’a jamais dit ce mot à quelqu’un et il en rêve.  Amusant là aussi, cet argument alors que l’on nous interdisait de nous faire appeler papa et maman par Marie ; qui elle, nous appelait « parrain et marraine », ses parents avaient voulu à son arrivée qu’elle soit baptisée et que nous soyons ses parrain et marraine.  Afin de pouvoir encore mieux nous attendrir, elle nous a raconté sa conception, sa naissance et ses deux premières années avant qu’il ne soit placé dans un foyer de religieuses d’où il gardera un bon souvenir, des femmes au grand cœur, intelligentes, gentilles qui ont su enfouir ces  tristes années dignes d’un roman de Zola.

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Comme je suis quelqu’un de très sensible et particulièrement touchée par ce côté affectif qui lui manquait. J’ai toujours eu tellement d’amour à donner. Mon mari, venant d’une famille catholique très pratiquante aux valeurs anciennes, ressentait à l’époque la même chose que moi. Nous en avons parlé à nos enfants, l’aînée venait de se marier et avait quitté la maison, la seconde Chrystel allait avoir 16 ans, Annabelle 12 ans et notre dernière 10 ans. Alors, le choix a été vite fait avec des arguments aussi convaincants. Adieu mon petit asiatique ou adieu mon petit africain. Au dernier entretien notre réponse positive était donnée.

 

 

Une nouvelle aventure s’ouvrait à nous. Nous étions au milieu de l’année scolaire, jusqu’aux prochaines grandes vacances,  nous allions apprendre à nous connaître toutes les semaines en allant le voir au pensionnat, en le prenant à la maison et en juin en assistant à la kermesse de l'école et j'ai eu la joie d'avoir  un fils après 5 filles.

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J’ai toujours son cadeau de fête des mères sur mon bureau : un soliflore composé de deux petits chats. Après avoir été longtemps à Pralognan, maintenant il a trouvé sa place sur mon bureau à côté de la photographie de mes ados et de ma petite dernière.

 Chats Pet S 1

 Très rapidement, Jérôme a pris sa place dans la fratrie. Il n’avait pratiquement plus de famille, une tante par alliance, présente de temps à autre avec un grand garçon et plusieurs cousins éloignés qu’il ne connaissait pas. Une maman malade qu’il voyait de temps en temps. Qui ne parlait pas beaucoup. J’assistais toujours à leurs entretiens à chaque visite, il lui faisait un gâteau au yaourt que nous mangions avec elle pour le goûter. Dès la première fois que j’ai rencontré cette maman, elle m’a sauté au cou avec les larmes aux yeux ce qui  a beaucoup étonné l’infirmier et l’éducateur qui l’accompagnaient, une réaction, qu’elle n’avait jamais eu avec personne. Très touchée par cette marque d’affection, j’ai compris qu’elle me confiait son enfant  et qu’elle acceptait.  Malheureusement, quelques années plus tard, nous avons eu mon mari et moi, la triste nouvelle à apprendre à Jérôme, que sa maman venait de décéder à 33 ans et nous n’avons jamais su réellement pourquoi et comment ? Ce n’est pas faute d’avoir demandé en vain aux services sociaux d’enquêter et de se renseigner pour avoir une réponse à donner plus tard à Jérôme quand il serait adulte.  Mais là, aucune réponse ne m’a été donnée.

remi sans famille 

 Quelques temps après, il devenait adoptable, sauf qu’un évènement inattendu s’est produit. Mon mari a changé de route et il nous a quitté. Nous étions mariés depuis 20 ans. Plus de possibilité d’adoption. Une descente aux enfers pour moi, beaucoup de difficultés à accepter ce nouvel abandon ce  qui m’a valu le retrait de Marie . Je me suis retrouvée seule avec Jérôme et son adolescence pas toujours facile à gérer.

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Ainsi, la vie a continué avec de longues périodes de silence, mais toujours avec des retours car je gardais un œil sur lui. Dix années avec une jeune femme qui lui a donné deux enfants et une épreuve supplémentaire, après l’arrivée du second enfant, ils se sont séparés et plus tard la maman est venue s’installée avec eux et un nouveau compagnon aux pieds des Alpes. En mettant de la distance et en refaisant sa vie elle a tout fait pour effacer le papa. Il y a plus d’un an,  Il s’est confié à Marie qui m’a tout raconté. J’ai fait une petite enquête (les recherches cela me connaît) et j’ai retrouvé leurs traces, ce qui lui a redonné du courage pour remonter du gouffre dans lequel il se trouvait  et entreprendre une nouvelle formation avec l’idée de tout recommencer dans notre région. Avec l’objectif numéro 1, renouer avec ses enfants et faire valoir ses droits.

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 Arrivé il y a quelques jours, il est déjà à la recherche d’un emploi de conducteur de gros engins et il est en passe d’avoir une location meublée près de chez nous. Avec l’aide précieuse de celle qu’il a toujours considéré comme sa sœur nous allons l’épauler et lui donner le coup de pouce indispensable. Alors espérons qu’il retrouve un nouveau départ et qu’il redevienne aussi épanoui que Marie depuis qu’elle est de retour près de nous.

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Depuis une trentaine d'années, jamais je ne les ai abandonnés et ils ont pu toujours compter sur moi. Et je peux dire que faute d’adoption, j’ai pu leur donner de mon Amour. Et que je ne suis jamais rentrée dans le jeu des administratifs qui ne voulaient pas que je les considère comme les miens. Ils n’ont jamais oublié  leurs parents, mais ils ont eu la chance aussi d’avoir des parents de substitution et que tous les quatre nous les avons aimés.

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20 mars 2019

Le Printemps

Ce blog est ouvert depuis plus de 12ans, mes lecteurs ne sont plus aussi fidèles.

Alors, j'ai décidé de venir ici, que quand j'aurai quelque chose à vous raconter.

Mais à toutes celles qui sont inscrites dans ma newletter et aux autres, je vous invite à me suivre sur mon nouveau blog consacré uniquement à la photographie.

c'est ici :

 

http://manouedithphotos.canalblog.com

 

Dans une autre de mes vies, j'ai souvent fait des expositions  à droite à gauche, dans des endroits simples, mais aussi dans des endroits majestueux comme dans une très belle cave voutée d'une banque de Compiègne (Oise). Belle expérience qui a sublimé mes photos. Et j'ai exposé également en Belgique, dans un beau village ardennais : HASTIERE LAVAUX.

Exposer, c'est génial, on fait partager aux autres la BEAUTE. Mais à condition que nos photos soient mises en valeur par l'endroit. A tous ceux et celles qui voudraient exposer leurs oeuvres : attention pas n'importe où et attachez beaucoup d'importance à votre présentation.

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14 mars 2019

L’hiver est terminé : Vive le printemps !

 

Ce que j’aime l’hiver, ce sont les paysages de neige, la nature habillée de blanc. Et pour couronner le tout, le soleil qui la sublime.

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 Mais quand le mois de mars arrive, j’ai hâte que la nature se réveille, que les crocus et les primevères, envahissent ma pelouse  maltraitée par les branches du cerisier tombées, et les feuilles apportées par le vent. Cette année, je pense particulièrement à MAB qui n’est plus là pour aller réveiller la terre avec ses bistouris. Les arbres dans la nature sont encore tout nus et tristes. Mais les fruitiers dans nos jardins, commencent à fleurir : espoir de fruits gourmands.

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 Moi, aussi je me réveille et je suis ravie quand le soleil pointe son nez, cela me donne des envies de chambardement. Comme nous ne pouvons pas toujours changer nos meubles de place et refaire les peintures, je me venge  sur l’apparence visuelle de mon intérieur.

 

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C’est le moment de changer de place certains meubles  qui me sont faciles ou, avec l'aide de petit mari. De déplacer les bibelots en remettre d’autres, refaire de nouvelles housses de coussins, mettre de nouvelles bougies. En un mot, donner un nouveau look dans la maison et faire rentrer le printemps. Je vous assure, il ne faut pas grand chose parfois pour remonter le moral et avoir l’impression d’être ailleurs.

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 Comme je l’ai toujours dit, il faut aimer sa maison et se créer de beaux environnements pour vivre en harmonie avec soi même.

Et vous, pourriez-vous vivre dans une maison continuellement en désordre ? Moi, je ne le pourrai pas. J’aime trop la beauté toutes les beautés. Par exemple, je n’aime pas aller coucher chez quelqu’un  que je sais bordélique, ou rester plusieurs jours dans une maison sans âme. Je respecte les goûts de chacun, mais je ne supporte pas la négligence dans une maison, ni la négligence sur soi.

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C’est un trait de caractère que je dois très certainement à maman, je ne l’ai jamais vu négligée ; son appartement était petit, toujours bien rangé, elle ne partait jamais travailler sans faire son lit  et disait toujours ; il faut pouvoir penser à sa maison quand nous n’y sommes pas, comme à une belle personne qui nous donne l’envie de rentrer pour nous y réfugier le soir après une journée de travail. Sa cousine Sylvia, avec laquelle elle était très proche était comme elle. Elle n’était pas très riche mais faisait de ses petits appartements des bijoux et savait juponner de simples caisses en bois et tables avec une cretonne assortie à ses doubles rideaux et à son dessus de lit. Et chaque semaine, elles achetaient un bouquet de fleurs de saison pour agrémenter leurs nids. Je me souviens, toutes les deux étaient coquettes et  élégantes depuis leur enfance, c’est certainement ces exemples qui ont guidé  mon goût des jolies choses et des beaux intérieurs.

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Je dirai donc que ceci, explique cela.

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26 février 2019

Les sentiments.

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Quand nous  analysons le mot : sentiment, il semble complexe. En un mot je dirai, que les sentiments sont la composante de l’émotion. Le dictionnaire dit aussi que c’est une tendance affective durable ; liée à des émotions, des représentations, des sensations, à l’état qu’il en résulte. C’est aussi un état affectif d’origine moral.

Aujourd’hui je vous parlerai du sentiment affectif et du sentiment d’amour, très proche l’un de l’autre, sans lequel je ne peux vivre. Et pourquoi j’en suis autant tributaire.

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Pourquoi ai-je un sentiment affectif ou amoureux à fleur de peau ? Je ne peux vivre sans et je suis de plus en plus triste par le monde qui m’entoure et qui de plus en plus est entrain de donner raison à la citation de George Orwell : Dans notre monde, il n’y aura plus de sentiments sauf la peur, la rage, le triomphe et l’auto humiliation. Tout le reste nous le détruirons, TOUT. 

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Même nos jeunes ne croient plus à ce beau sentiment, qu’est celui de l’amour. Se protègent-ils ? Dès notre toute petite enfance, il est indispensable pour grandir. Si vous n’avez pas été cajolé, vous aurez beaucoup de mal à aimer. Saviez-vous, que tout se joue avant 5 ans. C’est pendant cette période que l’humain installe inconsciemment  ses prédispositions pour sa vie d’adulte. Souvent, je me pose la question : Comment serai-je devenue si pendant les premières années de mon enfance j’avais été câlinée, choyée, si j’avais été entourée d’amour et que je n’aurais pas vécu plusieurs abandons ? Certainement plus équilibrée et mes choix n’auraient pas été les mêmes.

 

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Maxime, Héloïse et Thaïs il y a 12 ans environ

 Pour mieux comprendre, pourquoi toute ma vie, j’ai couru après ce sentiment d’amour et d’affection, je n’en serai jamais rassasiée. Revenons, sur ce qu’ont été mes premières années et ensuite mes choix.

Quand je suis née, aucun lit ne m’attendait chez mes parents. Je suis née à Paris  en 1943, chez une sage-femme. Quand maman est sortie, aussitôt elle m’a confiée à des parents nourriciers : Monsieur et Madame Parent à Herblay,  de braves gens, chez qui je devais être bien.

 

Edith 4 ans 4 2

 

 Maman venait me voir le dimanche, une fois par mois ma grand-mère l’accompagnait. Mon père je n’ai jamais su s’il me rendait visite, pourtant il vivait avec ma mère. Elle m’a raconté, que parfois j’allais chez elle mais assez rarement, elle me faisait dormir sur deux chaises mises bout à bout, appuyée  contre le mur, sur lesquelles elle mettait une grosse couverture. Je n’ai jamais eu de lit chez elle, plusieurs années après quand je venais lui rendre visite avec ma grand-mère et qu’elle vivait seule, je couchais à leurs pieds.

 

Edith chez M et Mme Parent

 Un dimanche qui n’a pas été comme les autres. Grand-mère ne supportant plus de voir que je commençais à m’attacher à mes parents nourriciers et à leur dire « papa et maman », sans aucune préparation sur un coup de tête, elle a décidé de me ramener chez elle et mettre mon grand-père devant le fait accompli, car il ne savait pas que j’existais. Je ne reverrai plus Monsieur et Madame Parent, sauf deux fois quand ils sont venus me voir et à la seconde fois, on leur a fait comprendre qu’il  ne fallait pas qu’ils reviennent.

Edith 20 mois Mai 1945 2b

 J’ai vécu 7 ans chez eux, j’ai grandi gentiment jusqu’au jour ou maman a refait sa vie et s’est mariée. Je n’ai jamais revu mon père, alors j’étais heureuse d’en avoir un nouveau, je m’entendais bien avec lui  je pensais qu’ils allaient me reprendre pour vivre avec eux.  Mais non, ils ont décidé de me mettre en pension chez les religieuses, je rentrerai chez eux le samedi en fin d’après-midi et je repartirai le lundi matin. Toutes les vacances scolaires, je les passais chez mes grands-parents, quelquefois en juillet je partais 3 semaines avec eux.  Une banquette d’une personne, que l’on ouvrait dans la salle à manger me servait de lit. L’année de mon certificat d’études primaires, nous avons fait un essai de cohabitation pendant deux ans, cela ne s’est pas très bien passé, je suis donc repartie en pension jusqu’à mes 18 ans.

 

bry sur marne

le château de Bry sur Marne ma seconde pension 

A 19 ans, j’ai commencé à travailler comme sténodactylo et aide comptable, dans une grande entreprise d’électricité. J’habitais chez mes parents, ils avaient déménagé afin que je puisse avoir ma chambre. Mais les relations étaient toujours les mêmes. Je n’avais qu’une seule hâte partir et pour cela la seule solution à l’époque, me marier pour avoir ma liberté. Il n’était pas question de m’en aller sans avoir ce sésame.  J’ai très vite rencontré mon premier mari. Je ne sortais pas, mais j’ai eu l’autorisation d’aller à un dîner organisé par le bureau d’études de ma société qui fêtait la fin des installations électriques dans le château de Versailles, nous étions dans les années 1960. Après le dîner, nous avons également visité les coulisses du château pour voir nos installations.  Belle soirée, qui changera le cours de ma vie. Quelques mois après je me suis mariée et enfin « vive la liberté. » 14 mois après, l’arrivée de mon premier bébé

Un mariage heureux pendant 10 ans. Mais malheureusement un mariage programmé, pas vraiment un mariage d’amour.

3 août 1963 Edith et Philippe

 Il y aura encore plusieurs autres abandons, de grandes périodes sans affection, de mauvais choix, une vie pas très heureuse dans l’ensemble. Pour arriver  à 57 ans et avoir enfin une vie stable et équilibrée. Je suis convaincue que mes premières années d’abandons et de manque  d’amour  ont été déterminants pour le reste de ma vie. J’ai eu la chance malgré tout d’avoir du caractère, d’être une battante et de tout faire pour devenir la femme que je suis. Alors toutes les femmes qui comme moi ont eu un parcours chaotique, il ne faut jamais perdre espoir et prendre pour devise : Après la pluie, le beau temps revient toujours. 

 

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17 février 2019

Souvenir d’enfance : Le Chemin des Dames.

Aujourd’hui, petit retour sur mon enfance : Une balade en 2 CV dans les années 1950.

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J’ai 8 ans  environ. J’habite chez mes grands-parents dans l’Oise à Saint Just en Chaussée. C’est la partie de mon enfance ou je suis heureuse.

Ma grand-mère, est une femme au grand cœur, discrète, aimante, soumise.

Mon grand-père, affectueux, intelligent, connaissant beaucoup de choses, mais très soupe au lait et marqué par  la guerre de 1914. Il en parle tout le temps. Contrairement à d’autres qui restent silencieux sur ce sujet. Lui a besoin d’en parler. Je peux dire que mon enfance est bercée par ce douloureux évènement qui a tant endeuillé la France au début du XXème siecle.

 

chemin des dames Paul edith2

 

Mes grands-parents n’ont eu qu’un enfant ma mère. Mais ils se sont beaucoup occupés de leur neveu Paul, le fils de la sœur de grand-père et ils  sont restés toute leur vie très attachés à lui. Pour mon grand-père, c’est le fils qu’il n’a jamais eu. Délaissé par ses parents trop souvent absents il en a beaucoup souffert. A vingt ans, il est comptable dans une grande société et tombe en amour pour une secrétaire de 30 ans sont aînée. Pas du tout dans la « normalité » de l’époque. Marguerite sait se faire une place dans sa nouvelle vie, elle est aimée par la plupart des gens de la famille, elle est très intelligente, le cœur sur la main. Mes grands-parents l’ont beaucoup appréciée et moi je l’ai beaucoup aimée ; je garde d’Elle un souvenir d’une femme gentille qui aime partager et m’a beaucoup appris. Ils  se marient en 1942 et n’auront pas d’enfants, mais ils auront une vie heureuse pendant 32 ans, très soudés l’un à l’autre, partageant les mêmes goûts.

 

chemin des dames Paul et Marguerite 1942

Ils voyagent beaucoup à travers la France ; au début avec une moto et dans les années 1950, ils achètent une 2 CV première génération. Inutile de vous dire que pour cette voiture mythique, le confort n’est pas la première de ses qualités. On la nomme même : la boîte à sardines. A l’avant le tableau de bord est simple, les deux sièges aux armatures en fer  et à la toile sont  peu confortables  pour les passagers. A l’arrière une banquette deux places de la même structure que les sièges de devant. Il n’est pas envisageable d’y mettre trois personnes. Le tout est recouvert d’une capote imperméable mais l’été très souvent roulée et mise en fonction décapotable pour mieux profiter de la nature et des petits oiseaux. 

chemin des dames Paul et Marguerite moto2

 

 Paul et Marguerite sont très fiers de leur acquisition. Ils viennent  à St Just la montrer à toute la famille. Grand-père l’inspecte sur toutes ses coutures  et la trouve bien légère : lui qui a possédé plusieurs voitures avant la guerre, beaucoup plus confortables et aux allures plus sérieuses. Il reste dubitatif en la découvrant. Paul a la bonne idée de lui dire : je vous invite un dimanche de printemps à faire une grande balade pour que vous puissiez vous faire une idée. Mon oncle, où veux tu aller ?

 

chemin des dames Paul 1959 2

Grand-père a répondu aussitôt. Tu sais ce qui me ferait plaisir : c’est de revoir le Chemin des Dames, celui dont je parle si souvent. D’ici il y a environ 200 kilomètres à peine ! Si nous partons le matin, nous aurons une pleine journée  de découverte et pour moi, ce sera un beau pèlerinage sur le lieu de mes vacances forcées ! Ni une ni deux, ils décident tous que le jour de la Pentecôte est l’idéal.

1chemin des dames

Le jour arrive. Tout le monde est prêt à l’heure convenue. Grand-père assis à côté du chauffeur, règne en prince. Pendant  tout le trajet il nous raconte inlassablement ce qu’il a vécu là bas. Quant à moi, bien calée sur un oreiller en plume, entre ma grand-mère et Marguerite deux femmes de bonne corpulence, je n’ai pas beaucoup de manœuvre    pour bouger quand la barre de fer commence à me faire mal aux fesses. Le lendemain, mon postérieur s’en souviendra.

Adrien PASCAUT 1914 

Pour rafraîchir la mémoire de tous. Revenons un peu sur le Chemin des Dames. Pourquoi s’appelle-t-il comme cela, où se trouve-t-il et pourquoi est-il si célèbre ? C’est en Picardie que nous le trouvons, sur la départementale 18 CD dans le département de l’Aisne, entre Laon, Soisson et Reims. Il doit son nom au chemin surplombant la vallée de l’Aisne que les filles de Louis XV « Adélaïde et Victoire » Dames de France, empruntaient pour aller rende visite à leur gouvernante au château de la Bôve près de Vauclair, ce chemin avait été empierré à cette occasion. Et malheureusement il est devenu célèbre pour avoir été le théâtre de plusieurs batailles meurtrières de la première guerre mondiale.

 

chemin des dames departement 

 

 

 

 

 

 

 

 Notre premier arrêt eut lieu à Liesse, pour assister à la messe et visiter la basilique, construite au 11 et 12ème siècle, dédiée à Notre Dame et représentée par une superbe vierge noire en référence à la fille du Sultan du Caire El-Afdhal, qui s’est converti à la religion catholique après avoir sauvé la vie de chevaliers français pendant les croisades,. Ce lieu devient lieu de pèlerinage. Louis XIII et Anne d’Autriche y viennent souvent pour implorer la vierge noire afin qu’elle leur envoie un  héritier le futur Louis XIV.

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 Paul est un amateur d’art, d’histoire de la France. C’est à lui que je dois mon amour pour les châteaux. l’architecture, les vieilles pierres et la photographie ainsi que tant d’autres choses ; car n’ayant pas d’enfants, sa femme et lui me font découvrir tous les endroits historiques de la Picardie. Ils aiment également s’arrêter dans de bons restaurants, dans toutes ses voitures par la suite il y a toujours un guide touristique et le guide Michelin pour les étapes gourmandes. Ce jour là, il est fier aussi de faire découvrir  à son oncle et à sa tante un gastronomique de l’époque.

 

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 le premier château qu'il me fait découvrir celui de Compiègne

L’après-midi ce sera sur les lieux de batailles que nous arpenterons en essayant de retrouver le moindre indice laissé par cette ignoble guerre. Une belle journée bien remplie, dont je me souviens encore 67 ans après. Même si pour moi le voyage était loin d’être confortable, il restera un souvenir précieux à ma mémoire.

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chemin des dames Paul semenoz2

Avec mes grands-parents, Paul et Marguerite sont les seuls de mon enfance qui ont compté autant pour moi. 

chemin des dames famille famille

 Doux instants. Un dimanche après-midi musique et diaporama

Mes parents - Mes grands-parents - Marguerite et sa belle mère.

 

 

 

 

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07 février 2019

Les vacances de neige sont terminée !

Le mois de  Janvier s'est envolé, février a déjà avalé une semaine. Mon Dieu ! comme la vie passe vite.

 

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Il est temps de laisser notre nid enneigé à d'autres. Les enfants d'amis vont prendre la relève comme chaque année. Ce sont des picards, ils attendent avec impatience cette semaine à la neige. Ils ne veulent jamais perdre une journée, je suis certaine que dès le début de la matinée de vendredi, ils seront là. Ils auront certainement déjà été prendre le petit déjeuner dans la station et récupéré leurs forfaits. Lilirose et Gaspard vont attendre avec impatience l'arrivée de Théma dans la semaine. Cette année ils n'ont pas de chance les parents n'ont pas choisi la même semaine. Alors ils n'auront que deux jours ensemble.

026 décembre 2015

Théma et Annabelle

La semaine suivante une famille d'Aix les Bains qui échange avec nous des points pour que nous puissions aller ailleurs en vacances. Troc-Maison cette année à fusionné avec Guest Points.  Nos maisons ou appartements représentent suivant leur confort et le lieu où ils sont implantés  un nombre de points déterminés journellement et nous pouvons les grouper pour aller beaucoup plus loin, ou alors nous pouvons encore  faire l'échange réciproque comme avant en simultané ou non.

Comment ça Marche ? - Échange de Maison

A ce jour, pour la saison d'hiver et celle d'été, nous avons 2 familles Guest Points et 2 familles comme avant. Ce qui nous permettra d'aller en Ardèche et en Bretagne. Il va falloir que je cherche un échange Guest Points car j'ai beaucoup de points. Chercher peut être à l'étranger, il faut que je consacre un après-midi uniquement à ça. Mais cela vaut la peine car les séjours sont gratuits.

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 Un autre projet en gestation. A Noël, une de mes filles nous a offert un vol en montgolfière au-dessus de notre région. A partir du mois d'avril. Depuis très longtemps c'était un de mes rêves comme l'année dernière,  l'envie de faire du chien de traîneaux. Je suis donc ravie. De plus cette invitation était présentée d'une façon originale, confectionnée par les petites mains de ma fille. Médecin de profession, grande sportive pendant ses temps libres, compétitrice aussi en vélo, courses à pieds et autre. Et le soir au lieu de regarder la télévision ; depuis plusieurs années elle se penche sur les travaux manuels et confectionne entre autre  bijoux fantaisie ou comme là, travaux de cartonnage. Pour le sport elle n'a pas hérité de ses parents.  En revanche,  pour les travaux manuels  elle me ressemble, j'en ai beaucoup fait. Elle fait aussi de très jolies photos, ça c'est l'héritage familial.

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le thème étant les coquelicots, à l'intérieur il y avait aussi un sachet de coquelicots à planter. 

Vivre en appartement ce n'est pas spécialement ma tasse de thé, je suis malgré tout contente de redescendre. Mais ce mois à ne faire "presque rien" m'a permise de rêver et de m'échapper dans la lecture mais j'ai aussi  beaucoup réfléchi.  J'ai envie de restructurer ma vie et de m'obliger à être plus sérieuse dans mes recherches généalogiques afin d'arriver à mener à terme mon histoire familiale. Je suis une de celle, qui aime aller au bout de ce qu'elle entreprend, mais je me laisse trop souvent distraire par la télévision et ses séries plus ou moins intéressantes . J'aime aussi les émissions historiques et certains sujets de société. Dans mes bonnes résolutions il faudrait aussi que je marche un peu, mais alors là, je deviens paresseuse.

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 Nous allons remonter plusieurs fois pour assurer les arrivées de nos échanges et remettre en sommeil notre nid d'hiver fin mars. En attendant le printemps il y aura aussi quelques balades sur le Plateau de Retord. Entre parenthèse savez-vous que cette nuit sur mon cher Plateau il y a eu plusieurs secousses sismiques d'amplitude 3,4 ressenties dans notre village, ce qui a fait flipper ma fille de coeur qui n'a pas osé me réveiller mais qui s'est empressée de me téléphoner aux aurores ce matin.

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une balade parmi tant d'autres

 

Et, je vais attendre avec impatience l'arrivée des jonquilles et des narcisses, qui fleurissent là haut dans mes montagnes du Bugey

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A bientôt.....

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