Manouedith et ses passions

16 septembre 2018

Chez Béatrice Euphrussi de Rotschild Saint Jean Cap Ferrat

 

 La première fois que nous sommes allés visiter cette jolie demeure et ce superbe jardin remarquable sur la presqu’île de St. Jean Cap Ferrat, c’était en 2005. J’en avais gardé un bon souvenir et j’avais l’envie d’y retourner.

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Aucun changement. Les intérieurs sont toujours aussi beaux ; et les jardins en cette fin d’été sont encore jolis et bien entretenus. C’est certainement au printemps qu’ils doivent être à leur apogée, ressemblant à un paradis sur terre.

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 Ce n’est pas pour rien, que cette maison  est appelée « Villa Ile de France ». C’est un des plus  beau palais de type renaissance italienne de la presqu’île du cap Ferrat justement à St. Jean Cap Ferrat. La baronne Béatrice Euphrussi de Rotschild la légua à sa mort en 1934 à une fondation portant son nom afin d’en faire un musée.

 

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Fermée pendant la seconde guerre mondiale. Elle ré ouvre ses portes peu de temps après. Mais jusqu’en 1960 sa fréquentation reste confidentielle. C’est à son changement de conservateur qu’elle commence à se faire connaître avec environ 60.000 visiteurs par an. Dans les années 1990, sa gestion est confiée à une société privée qui installe une nouvelle organisation et remplace celle des années 1960 ; bien vite on double le nombre de visiteurs et maintenant, c’est  un des sites les plus visités de la côte d’azur entre Nice et Menton.

 

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Béatrice de Rothschild naît dans la seconde partie du XIXème siècle. Son père le baron Alphonse et sa mère Léonora Von Rothschild. Elle se marie en 1883 avec un juif Russe : Maurice Euphrussi ; ils se séparèrent 21 ans plus tard, Béatrice lui reprochait son addiction pour le jeu. La baronne  mène un grand train de vie et se passionne  pour les œuvres d’art et les résidences. Son goût va pour tout ce qui est du XVIIIème siècle et aussi pour l’exotisme. Elle s’inscrit dans la lignée des grands collectionneurs d’art de l’époque.

 

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C’est en 1905, qu’elle découvre la côte d’azur. A cette époque, les grands de ce monde, comme les anglais et les Russes s’amourachent de cette côte et y viennent en villégiature. Elle-même séduite par la beauté de l’endroit, elle acquiert 7 hectares de terrain rocheux sur la partie la plus étroite de la presqu’île. Pas facile d’emporter l’avantage, un autre grand de ce monde : le Roi Léopol II de Belgique, installé dans la propriété  mitoyenne aurait bien voulu s’agrandir !

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 Il lui faudra 5 ans de travaux gigantesques pour construire cette demeure aux couleurs éclatantes et où le rose, sa couleur fétiche domine. Elle voulait voir la mer de tous les côtés et se considérait comme étant à la barre d’un navire entourée d’un personnel jardinier à qui elle imposait le port du béret de marine, pour avoir l’illusion de vivre entouré d’hommes d’équipage sur un paquebot, faisant le tour du monde. Est-ce une des fantaisies imaginaire des Rothschild ?  Car je me souviens avoir visité dans la région parisienne le château de Ferrières où elle est née. Son père, lors de grandes réceptions, demandait à certains de ses employés de naviguer en barque sur le canal face aux fenêtres du château, pour donner l’impression  à ses invités d’être à Venise, par l’animation qu’ils donnaient.          

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 Béatrice prospectait dans le monde entier des objets de valeur pour alimenter ses collections, qu’elle faisait venir par train jusqu’à Beaulieu-sur-mer et elle sélectionnait sur le quai de la gare les œuvres qui l’intéressaient. Portant son goût pour l’art à l’extrême. On dit même, qu’elle avait acheté une chapelle entière pour ne garder qu’une fresque dont elle était amoureuse.

 

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Quand nous pénétrons dans la villa, on se retrouve dans un hall immense couvert par une verrière, dans lequel des colonnes en marbre rose de Vérone soutiennent des arcades de pur style renaissance italienne. Les galeries du premier étage aux voûtes hispano-mauresques sont bordées de balcons où se tenaient des musiciens les soirs de réception.

 

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Parmi toutes ces collections, une d’entre-elles mérite d’être citée, puisqu’un salon entier renferme des placards vitrés ou sont exposés des objets et de la vaisselles rares en porcelaine  de Sèvres et de Vincennes. Dans la pièce suivante  d’autres en bleu lapis-lazuli venant des plus prestigieuses productions de la manufacture de Sèvres, dites aux partitions musicales. On y trouve également un vase ayant appartenu à Madame Pompadour, un petit meuble incrusté de porcelaine de Marie-Antoinette. Comme c’est la mode à cette époque au 1er étage se trouve un petit salon recouvert de boiseries peintes représentant des singes. Attribuées à Jean-Baptiste Huet.

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A l’extérieur 7 jardins entourent la villa, depuis 2 autres les ont complétés et le petit zoo a été retiré. Des jardins sont  à l’arrière de la maison, mais le plus important c’est celui à la française qui occupe la partie centrale. On y trouve également un jardin espagnol, un japonais, Quelques fabriques et une jolie roseraie qui doit exploser au printemps, Elle est dominée par un joli petit temple. La villa et les jardins ont été classés au titre des monuments historiques le 3 septembre 1996 et l’ensemble a reçu le label de jardin remarquable du ministère de la culture en 2005.

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 Alors, si vous venez sur la côte d’azur et que comme moi, vous aimez les belles demeures et les beaux jardins, il ne faut pas manquer celle-ci. Elle se trouve donc à St. Jean Cap Ferrat. Mais elle n’est pas la seule. Deux autres dans la même ville, méritent également votre visite. Toutes différentes mais au passé tout aussi prestigieux. La seconde : la Villa Kérylos et la troisième fermé en ce moment mais qui ré ouvrira ses portes en 2020 : la Villa Santo-Sospir décorée de fresques de Jean Cocteau.

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 Alors, si vous avez aimé ma balade. Laissez moi un petit commentaire, ce qui m’encourage à partager avec vous les merveilles que je rencontre.

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08 septembre 2018

Les vacances à Nevers - 4 - APREMONT-sur-ALLIER (Cher)

Vous savez, que j'aime les vieux villages. Dès que j'arrive en vacances. Je me renseigne tout de suite : où ? pouvons-nous trouver un village ancien, une belle demeure et un jardin remarquable.

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APREMONT-sur-ALLIER, l'un des plus jolis villages français, renferme ces trois critères. Et en guise de jardin remarquable, nous découvrirons un parc floral de toute beauté. Un havre de paix, que nous devons à l'un des derniers propriétaires du château aux 5 tours, qui domine l'Allier : "Gilles de Brissac".

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Il ne reste pas grand chose de la formidable forteresse anglo-bourguignonne des 12 et 14 tours qu'il y avait au XVème siècle. En 1722, le château est racheté par le Comte de Béthune et dès cet instant, il restera jusqu'à nos jours dans la même famille. Transmis uniquement par la lignée féminine.  : Les Béthune, Masseran, Saint-Sauveur, Schneider (la troisième dynastie d'industriels) et les Brissac. Pendant la révolution, elles réussissent à le sauver.

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A la fin du XIXème siècle, une de ces jeunes femmes épouse un Maître des Forges du Creusot ; Eugène Schneider. Elle l'emmène durant son voyage de noce à Apremont ; il tombe amoureux du site, rachète à sa belle-mère et à ses beaux-frères, leurs parts respectives et devient le seul propriétaire et ne cessera alors de le transformer et d'en améliorer le confort pendant 50 ans. Entre les deux guerres, Eugène, décide une remise en valeur du village. Il n'hésite pas à raser ce qui n'est pas en harmonie. A la place, il fait construire des groupes entiers de maisons dans le style médiéval berrichon. Bien vite le village est classé l'un des plus beaux villages français. Nous sommes loin, du village de carriers d'origine.

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Dans les années 1960, le petit fils d'Eugène Schneider, passionné de jardins, décide de devenir jardinier. Métier qui à l'époque, est loin de remporter les espérances de ses parents. Il commence par réaliser une belle pelouse d'1 hectare dans la propriété familiale en Vallée de Chevreuse. Si belle, qu'il ne la refit jamais. Ce jardin, devient par la suite un beau jardin structuré. Devant cette première réalisation réussie, une clientèle fortunée s'intéresse à Gilles de Brissac.

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Au fur et à mesure, une idée germe dans sa tête. qu'il partage avec un ami de l'époque fraîchement sorti de l'école nationale d'horticulture : réaliser à Apremont en souvenir de ses grands-parents, un parc floral doublé d'un arboretum, peuplé de fabriques, de cygnes noirs, d'une cascade et d'innombrables fleurs et arbustes.

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Tout son savoir, Gilles l'engloutit à Apremont. Ses nuits, passées depuis son enfance, à lire des livres de jardins, à visiter les parcs d'Europe. A rapporter de chaque voyage des plantes rares dissimulées dans ses chaussettes. Son rêve prend vie. Dans une vallée broutée par un âne, naissent 3 étangs, dans une carrière désaffectée plonge une cascade.

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Sur les pentes surgissent : Ginkgos, Liquidambars, Metaséquoises et bien d'autres arbres inconnus dans la région. Sur les maisons, un fouillis de roses et de clématites, le tout bordé de haies de houx, de charmes et d'ifs ; ainsi qu'un tunnel de glycine de 110 m de long. Voyez-vous, rien que ça !

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En 1977, il ouvre son parc au public et tout de suite les visiteurs en sont enchantés.

Son rêve est réalisé, et ça marche !

D'autres rencontres dont l'une avec le peintre décorateur Alexandre Sérébriakoff célèbre critique et décorateur des ballets Russes, l'emmène dans de nouvelles directions comme l'architecture légère sous l forme de fabriques et de folies : un pont pagode chinois, un pavillon turc, un belvédère inspiré de celui de Pavlovsk en Russie, fleurissent dans le parc qu'il partage désormais avec des milliers de visiteurs.

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Trois heures dans ce parc, pieds nus pour marcher sur la pelouse, douce comme du velours. A hûmer les odeurs, admirer les fleurs, les arbres, se reposer sur les bancs pour contempler. Assouvir ma soif de photographies afin de les partager avec vous. Malheureusement Gilles de Brissac nous a quitté et depuis 2002, sa soeur Elvire, aidée de Tony Poupin "jardinier en chef" animent et entretiennent cette pure merveille. Vraiment, je recommande ce paradis terrestre à tous ceux qui passent dans cette région.

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Pour mes sources, je me suis inspirée du flyer du parc ainsi que de la belle présentation de Gilles de Brissac racontée par sa soeur Elvire de Brissac.

 

 

01 septembre 2018

Les vacances à Nevers - 3 - LA LOIRE le Pont de Guétin, l'Allier

Il y avait très longtemps que j'avais envie de découvrir les paysages romantiques de la Loire sauvage et de l'Allier.

 

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l'Allier

La Loire est le plus long fleuve de France 1.006 kilomètres. Il y a très longtemps, comme tout ceux et celles de ma génération, j'ai appris à l'école qu'elle prenait sa source en Ardèche au Mont Gerbier de Joncs et qu'elle arrosait la plupart des villes des châteaux de la Loire ; pour aller se jeter dans l'océan atlantique.

 

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C'est aussi un fleuve tumultueux et en partie non navigable, se chargeant tout au long de son parcours d'alluvions qu'elle dépose de ci de là et forme des bans de sable qui rendent les paysages sauvages, beaux et colorés. Elle est libre la Loire, d'une année sur l'autre le paysage change car elle ne revient pas toujours aux mêmes endroits. J'ai adoré la photographier. Tout comme la rivière Allier qui la rejoint au Bec d'Allier.

 

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 Il y a un endroit entre Nièvre et Allier, où se trouve : Le Pont Canal du Guétin, ce dernier est représentatif de l'histoire de la Loire moyenne et participe à un équilibre entre les paysages humanisés et les éléments naturels sur le site du Bec d'Allier.

 

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D'un côté : Cuffy (Allier) de l'autre Gimouille (Allier)

Afin de franchir l'Allier, le Pont Canal est long de 343 m et comprend 18 arches. Le dénivelé est rattrapé en aval par une triple écluse avec une chute de 9m60.

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Il faut environ 3/4 d'heure pour passer les trois écluses. Depuis 1838, il assure le passage de bateaux de 30 mètres. L'été l'écluse ne chôme pas et les badauds, sont toujours au rendez-vous pour la voir fonctionner.

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Pendant ce temps là, en dessous des vacanciers ont loué des canoës et essaient de suivre le courant. Tous ne sont pas experts, ils s'engagent pas toujours prudemment et certains chavirent. 

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Je pense pour eux, de bons souvenirs de vacances.

Un peu plus loin quelques champs avec des moutons.

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Bel après-midi en bord de Loire. On ne se lasse jamais des belles choses qui font de bons souvenirs et qui contribuent aux instants de bonheur.

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A bientôt pour la suite de nos vacances nivernaises...............................

 

 

 

 

06 août 2018

LA LECTURE pendant la canicule !

Que faites-vous cet été ?

C’est un été très chaud dans la plus part des régions françaises. Nous, aux pieds des Alpes, la chaleur s’accumule. Nous sommes loin des entrées maritimes qui apportent la fraîcheur. Je peux vous affirmer, que nous avons souffert  avec chaque jour plus de 35 degrés. Les jours sont longs et les nuits courtes. Plus mes jeunes années s’envolent, plus j’ai du mal à supporter. Je me réjouis d’avoir investi il y a 3 ans ou 4 en achetant une climatisation pour le boudoir. Nous nous y réfugions chaque après-midi.

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Notre semaine dans le nivernais, n’a pas été de tout repos. Beaucoup de marche, les visites de Nevers et de la Charité sur Loire a été éprouvantes malgré tout. Notre journée généalogique un peu plus rafraîchissante quand nous n’avions pas à descendre de la voiture. Quant à celle au bord du lac des Settons, franchement agréable. Les balades sur les bords de la Loire ou de l’Allier sympathiques mais chaudes ; avec la découverte d’un beau village ancien et de son château à Apremont sur Allier tout aussi chaude, mais une belle récompense entre midi et 16 heures, promenade parmi les fleurs et les arbres du magnifique parc floral de Gilles de Brissac. Un véritable havre de paix et de fraîcheur que nous avons apprécié en déambulant pieds nus sur le tapis de pelouse, doux comme du velours. Mais au final, que de beaux souvenirs « chauds ».

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En rentrant, la chaleur était toujours là. Alors, ne rien faire l’après-midi s’imposait. Réfugiés au boudoir, c’était notre seule solution. Je pars du principe, qu’il faut savoir se ménager et revoir ses priorités. Ce qui n’est pas fait aujourd’hui, sera fait demain ! Pourquoi se culpabiliser de ne rien faire ou presque ? J’aime lire, mais pas sur une tablette. N’ayant plus de place dans le grenier, aménagé en grande partie en bibliothèque organisée, je me suis résolue à fréquenter depuis 1 an, celle du village voisin. Pourtant, je ne voulais pas en entendre parler, j’ai besoin de posséder les livres, de les toucher, de les humer et avoir la possibilité de les relire si je veux.

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 Je suis friande des romans d’aventures, des livres historiques, des bibliographies, des romans sentimentaux  et de ceux de la vie dans nos campagnes aux siècles passés. Je ne me lasse jamais. Assise confortablement dans bel endroit calme, dans un siège agréable, sur lequel on n’est pas obligé de remuer sans arrêt, je m’abandonne dans ces ailleurs, qui me sont souvent très étrangers. Au début juillet, j’ai commencé par une intrigue historique, richement agrémenté, puisé dans  les archives sur la guerre de 1914. Je vous recommande :

Quand soufflera le vent de l’aube de Emma Fraser.

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Deux jeunes femmes, l’une infirmière, l’autre médecin de conditions tout à fait différentes habitent l’île de Skype en 1903 ; elles vont être amenées à se retrouver en Syrie pour soigner les blessés de cette affreuse guerre. 15 ans de saga bouleversante, inspirée de faits réels de deux héroïnes au courage admirable confrontées à la cruauté de la guerre et unies par un inavouable secret.  Cette histoire inspirée de faits réels vous emmènera d’Edimbourg à un village sur le front syrien. J’avoue j’ai beaucoup aimé. Nous pouvons dire, que nos grands-mères ont vécu, elles aussi, une époque pas facile et certainement encore moins que la nôtre.

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 Pour me remettre de la douloureuse épopée de Jessie et d’Isabel, il me fallait un livre plein de légèreté au titre accrocheur comme : Les amants du presbytère de Bernadette Dupuy. Je n’allais pas être déçue. Je suis tombée ou presque dans les bras d’un curé de campagne pas comme les autres : Roland Charvaz. Il me semble, qu’il n’avait pas beaucoup la vocation et qu’il avait oublié ses vœux de chasteté.  C’est ce qui arrivait au XIXème siècle, quand on naissait dans une famille catholique pratiquante et que les parents décidaient, que le premier garçon serait militaire et que le second « embrasserait, si je peux dire » la prêtrise. C’est lors de sa première messe dans son nouveau village qu’il croisera les jolis yeux de Mathilde, la jeune épouse du docteur Colin de Salignac. Elle-même, victime d’un mariage arrangé, Engluée depuis plusieurs années dans la routine journalière d’une vie conjugale sans beaucoup de surprises et surtout sans amour. Ils étaient loin de se douter qu’au fil des jours leur vie se mêlerait à un meurtre qui ruinerait leurs deux vies. Je ne vous en dis pas plus, pour vous laissez deviner  combien ce roman me tient chaud !!  Par ses rebondissements inattendus. Vraiment 300 pages de « canicule ». 

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Après cette légèreté inattendue, je vais attaquer une saga plus terre à terre. Arlette Cousture, raconte la vie d’Emilie et de sa fille Blanche en deux livres attachants, calqués sur les saisons de la terre et de la vie que l’on dévore parait-il  avec émotion. C’est la mosaïque d’un temps révolu, qui ressemble pourtant à hier, à aujourd’hui et peut-être à demain. Il semblerait que c’est aussi un grand feuilleton télévisé. Qui se passe au Canada. Alors, je quitte l’histoire chaude d’un curé de campagne pour embarquer dans la vie de deux canadiennes à la vie certainement bien différente. Donc à suivre.

Tome 1 : Emilie, tome 2 : Blanche.

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 Une de mes fidèles lectrices de mon blog, voulait savoir ce que je faisais de ces mois d’été. Alors Bernadette, l’idée de ce billet vient de toi.

 

 

A bientôt…..

 

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25 juillet 2018

Aurevoir MAB

 

Mab  notre amie Internaute vient de nous quitter subitement d'ue rupture d'anévrisme

Pour Toi qui les aimais tant.

Toi l'amoureuse de ton jardin

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Je viens d'apprendre cette triste nouvelle.

Notre amie Internaute : MAB que je suivais depuis 12 ans vient de nous quitter subitement d'une rupture d'anévrisme.

Nous nous étions jamais rencontrés, mais nous avions toutes vu grandir ses 4 petits enfants. Nous étions de sa famille Internaute, elle avait arrêté son blog en mars dernier. Souvent j'y retournais pour voir si elle y revenait.

J'ai une pensée affectueuse pour Maky son mari, pour sa fille, son gendre et ses 4 petits enfants je n'oublierai jamais sa petite fille Eugénie dont elle nous parlait si souvent. Courage les enfants.

 

Bonne route MAB, nous ne t'oublierons jamais.

 

Manouedith

 

 

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19 juillet 2018

Les Vacances à Nevers - 1 -

Quelle drôle de choix cette ville pour une semaine de vacances  :  NEVERS

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Si je n'avais pas eu une raison bien particulière, je crois que jamais j'aurais eu l'idée de passer une semaine dans le nivernais ; "la bourgogne du centre". Vous connaissez le proverbe : pour savoir qui on est, il faut savoir d'où l'on vient ! Comme vous le savez, vous mes fidèles Internautes, du côté de ma branche paternelle je ne savais pas grand chose. Depuis deux ans que je fais des recherches en tirant fil après fil, j'en sais plus. La famille de mon père biologique les "PIAT" viennent de cette région. Alors, j'ai décidé, d'aller voir les endroits où ils ont vécus. Rien de tel qu'une semaine sur leur traces et, ainsi cela nous permet d'approfondir une nouvelle région inconnue.

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Nous y sommes arrivés le 12 juillet. Nous avons profité d'un échange de maison pour déposer nos valises, chez des hôtes qui sont venus cet hiver faire du ski à Pralognan. Pendant ce temps là, eux sont au Canada jusqu'à la fin du mois. Après avoir pris possession de leur joli petit pavillon dans un quartier résidentiel au calme, nous sommes allés découvrir les bords de la Loire, voici la ville telle que nous l'avons admirée au coucher du soleil.

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Le programme est bien établi, 2 jours dans les pas de mes ancêtres qui pour certains vécurent à Nevers et pour d'autres autour de Nevers à 40 kilomètres à la ronde. Celui dont je possède la date la plus éloignée est né vers 1690. Du XVIIème siècle à la fin du XIXème on les voit évoluer progressivement de village en village jusqu'à la grande ville. Avant de partir s'installer dans la région parisienne. Mais leurs racines sont ici. 

Nevers ville d'Art et d'Histoire.

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 Le Palais Ducal et son théâtre 

En tout il faut joindre l'utile à l'agréable. Mélanger généalogie et tourisme  c'est un bon compromis. Voici le programme : visites culturelles, canoë pour petit mari, qui n'a pas oublié de l'emporter, découverte de la région campagnarde des Amognes, flâner sur les bords de la Loire et de l'Allier, parcourir un très vieux village avec son château et sa merveille ; un parc floral de toute beauté. Je vais donc vous faire partager tout ça en plusieurs billets. 

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Petits conseils. Pour visiter une ville , qu'elle soit grande, moyenne ou petite, faites le une première fois avec l'engin touristique qui vous montrera les principales choses à voir ainsi, vous pourrez y revenir plus facilement et découvrir les endroits intéressants. Cela peut être le petit train, je sais que certains l'appelle "le train-balle couillons" pourtant c'est bien pratique, ici c'était un touk touk électrique, conduit par un charmant étudiant : Pierre-Henri. Second conseil, si vous le pouvez, choisissez pour la visite plus approfondie le dimanche matin : beaucoup de personnes font la grasse matinée, les rues sont calmes et les voitures bien moins nombreuses. Les monuments à visiter ouvrent souvent à 9 heures. Et quand vous êtes comme moi fana de photos, les prises de vues sont plus tranquilles.

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Nevers possède une belle cathédrale, malheureusement en ce moment, les extérieurs sont un peu emmaillotés, elle est en réfection. Les intérieurs sont surprenants, les vitraux modernes diffusent sur les voûtes une belle couleur rose qui rende les photos particulièrement jolies. 

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 Alors, que pendant la dernière guerre, les Allemands évitaient les cathédrales et les monuments. L'été 1944, 500 tonnes de bombes ont été larguées par erreur et le comble : par des avions britanniques. Voici ce qu'ils ont fait en une nuit :

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Dans la cathédrale, j'ai relevé 2 magnifiques statues en polychrome du XVIème siècle.

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ainsi qu'une croix triomphale

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une oeuvre unique en France, créée probablement à la fin du XIIème siècle. Elle est en bois polychrome, alors que les oeuvres sculptées de cette époque sont plus souvent en pierre.

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La tour Goguin

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 Je ne peux pas terminer ce billet sans vous montrer quelques photos du musée de la Faïencerie et des Beaux Arts qui se trouve dans le beau monument restauré de l'Abbaye Notre Dame.

Liée à l’histoire de Nevers, grand pôle faïencier depuis le XVIe siècle, sa collection maîtresse est celle de la faïence. La plus grande salle du musée est dédiée à la présentation de cette collection d’exception qui reflète la richesse et l’originalité de la production. Cette exposition de faïences de grand feu du XVIe au XXe siècle dévoile tout un pan de l’histoire d’un art, une activité économique mais également une société. Art de cour au XVIe et XVIIe siècles, la faïence entre dans les maisons bourgeoises puis populaires au XVIIIe et XIXe siècles.

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À cette collection s’ajoute celle, unique en Europe, de verres émaillés, dits verres filés. Cette collection de verre provient en partie de la Collection Loynel d’Estrie, déposée par le musée du Louvre à Nevers en 1998. Collection insolite, elle donne à découvrir cet artisanat très prisé aux XVIIe et XVIIIe siècles et qui est aujourd’hui perdu. Nevers, foyer de formation des maîtres émailleurs, était donc le lieu idéal pour présenter ces boîtes et figurines. Fascinantes, tant par la variété des sujets abordés, scènes de genre comme scènes religieuses, que par la qualité.

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malheureusement de nos jours il ne reste plus que 3 ateliers qui perpétuent la tradition. 

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A bientôt pour la suite de nos découvertes...... 

 

 

06 juillet 2018

Saint Guilhem le Désert, Sommet d’Aigoual, la Garde Adhémar

 

Seconde journée. Sans trop nous presser, nous avons profité du petit déjeuner copieux de l’hôtel, pour prendre des forces pour la journée. Car nous allions en avoir besoin, pour visiter un très joli village médiéval dans les Cévennes :

St. Guilhem- le –Désert. 

Ce n’est même pas la porte à côté. Mais l’année dernière, nous avions faits les principales visites environnantes. Souvenez-vous, le parc des Oiseaux de Gau. J’avais partagé avec vous des photos formidables, cette visite pour moi est inoubliable.

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Dans mes autres vies, je suis venue plusieurs fois chez un parent proche dans cette région. Il m’avait emmené dans ce beau village. J’ai donc eu envie de le faire connaître à ma moitié. Il y a également une belle Abbaye, l’Abbaye de Gelonne que nous n’avons pu visiter, dommage. Elle est aussi appelée l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, c’est une abbaye bénédictine fondée en 904, par un aristocrate aquitain de l’époque carolingienne : Guillaume de Gellone appelé Guilhem en occitan. Depuis ma dernière visite, ce village a été classé en 2012, second village français, le plus beau.

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 Vous le trouverez sur le chemin de Compostelle,  dans le département de l’Hérault en Occitanie. Au centre du village trône cette belle abbaye, un superbe témoignage de l’architecture romane du XI ème siècle. Il faut prendre son temps pour visiter cet endroit et détailler les façades d’époque médiévale. Les ruelles pentues se parcourent agréablement, malgré les 34 degrés.

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 On peut s’attarder dans les échoppes artisanales pas très nombreuses et pour certaines originales. Contrairement à d’autres villages touristiques, il a réussi à ne pas se faire envahir par les magasins de souvenirs fabriqués en Chine. On y flâne tranquillement, le centre est interdit aux voitures, un grand parking est aménagé à l’extérieur avec une navette gratuite pour les nombreux touristes de l’été. Car je pense qu’en juillet et août la sérénité ne doit pas être la même.

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 Après ce village, je pensais rester dans les environs, il y avait de beaux endroits verdoyants et une belle petite rivière. Mais petit mari a décidé autrement. Son envie à lui était de monter au sommet du Mont Aigoual aux confins du Gard et de la Lozère. Oui, pourquoi pas, mais il semblait que nous en étions loin. Je n’étais pas très chaude. Bon, après tout, c’est lui qui conduit ! Le sommet de l’Aigoual, est le point culminant du Gard et c’est le deuxième sommet de Lozère. C’est aussi le partage des eaux entre l’océan atlantique et la méditerranée. Il voulait voir si son accès était aussi facile que pour notre Grand Colombier, qui culminent tous les deux à 1.565 M.

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 La route d’accès, est beaucoup plus large, le massif boisé qui nous y conduit, est très forestier. Mais comme pour notre grand Colombier, l’arrivée au sommet est très contrastée, puisque les arbres se raréfient pour laisser place à un massif granitique et schisteux. C’est pour cela, qu’en juin 1882, Georges Favre, lance le projet d’une station météorologique expérimentale avec des structures pour observer et analyser les incidences climatiques, mais aussi  pour fournir un hébergement sur place aux scientifiques et aux forestiers. C’est simplement cinq ans plus tard, que l’administration des eaux et forêts donne son accord avec quelques modifications et un délai d’exécution de trois ans.

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 Bel endroit surprenant avec des paysages à vous couper le souffle. En haut de la tour, un panorama à 360 degrés vous laisse imaginer l’immensité de nos beaux paysages français. Une excursion un peu longue, mais absolument pas déçus par cette nouvelle découverte.

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Retour vers les rives de la grande bleue, pour admirer un second couché de soleil et flâner comme la veille en bord de mer, après quelques bonnes moules à l’espagnoles dans un petit restaurant ou le serveur avait une allure très atypique, mais très serviable.

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Comme toutes les bonnes choses, ont une fin. Jeudi matin est arrivé et l’heure du départ a sonné. Mais l’escapade n’était pas terminée ; nous allions prendre le chemin des écoliers  pour remonter à la maison. Encore une autre merveille nous attendait : Le Pont du Gard. Nous connaissions, mais du temps ou la visite était libre à tous. Afin d’éviter les dégradations, il était impératif de le protéger, pour encore de nombreuses années. C’est en 2000, que le gouvernement français dans le cadre d’une opération « grand site national » avec l’aide de différents organismes et de l’UNESCO, qu’un projet de l’aménagement du site a été confié à l’architecte Jean Paul Viguier afin d’assurer la préservation de ce monument exceptionnel.

 

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 De plus en plus menacé,  par l’importance des touristes il fut décidé de le rendre accessible uniquement aux piétons et d’améliorer les infrastructures destinées aux visiteurs avec entre autres, un musée. A titre indicatif, il s’agit de l’un de nos monuments le plus visités avec en 2015 : 1.257.900 visiteurs. Petit rappel, le Pont du Gard, est un  pont aqueduc romain à trois niveaux, situé à Vers-Pont-du-Gard qui enjambe le « gardon ». Probablement construit dans la  première moitié du 1er siècle.  Il assurait la continuité de l’aqueduc romain, qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes. D’après les dernières recherches il aurait cessé d’être utilisé au début du VIème siècle, il mesure 48 m de haut. Etant donné, son architecture exceptionnelle il attira l’attention dès le XVI ème siècle et bénéficia de restaurations régulières destinées à le préserver des outrages du temps. Entre 1743 et 1747, un pont routier fut accolé, et c’est avec émotions que l’on peu constater les graffitis laissés par les ouvriers de l’époque, c’est quand même le plus haut pont aqueduc romain connu au monde. Pour sa construction on estime à mille le nombre d’ouvriers, travaillant sur cinq années intenses.

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C’est vers 14 h, que nous avons repris de le chemin de notre région, en faisant une dernière étape dans un village perché : La Garde Adhémar qui domine la vallée du Rhône, c’est aussi, l’un des plus beaux villages de France, où règne encore en dehors des vacances, calme et sérénité. Il est très agréable de s’y promener seuls dans les étroites rues médiévales. A ses pieds on découvre du promontoire des champs de lavandes parsemés de ci, de là.

 

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 Voici donc, trois jours intenses que je viens de partager avec vous. Qui vous donneront peut être l’envie d’aller  visiter cette région.  Un peu de repos et nous repartirons dans peu de temps pour une semaine dans le Morvan bourguignon.

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Si vous aimez mes balades, laissez moi un petit commentaire, cela me fera plaisir. Et m'encouragera à vous raconter.

A bientôt…

 

 

 

 

 

 

 

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30 juin 2018

Les Saintes Maries de la Mer

 

Le beau temps revenu. Une envie irrésistible de descendre à la mer.

Avant, tout de suite, nous prenions quelques vivres et en route pour le Tréport, Mers les Bains ou les plages normandes. En à peine une heure nous étions sur la plage la plus proche.

Maintenant, c’est un peu plus compliqué que ça. Nous y sommes en pas tout à fait 4 heures. Mais, déjà après 200 kilomètres, c’est la Provence : Montélimar et sa halte gourmande.

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 En réalité, moi je préfère l’océan, la Manche ou la Mer du Nord. Des mers qui bougent. Ce n’est pas pour m’y baigner, seulement pour le plaisir des yeux et des odeurs. Faute de grives, nous mangerons des merles ! La mer méditerranée a d’autres attraits ; il y fait chaud, les paysages sont secs et comme je suis tombée en « amour » avec la Camargue et les Cévennes : en avant pour les Saintes Maries de la Mer. L’un des seuls villages de la côte de ce côté-là, qui a gardé son âme authentique. Les grands immeubles, c’est pour Port Grimaud et la Grande Motte.

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 Alors, l’appel de la mer étant le plus fort ; nous allons faire une escapade vers la grande bleue. Deux jours, et nous aurons l’impression de partir en week-end. Notre WE à nous en amoureux. Exception à la règle, pour une fois, nous irons à l’hôtel. Nous pique-niquerons et nous nous ferons quelques petits restaurants pas chers. En revanche, il faudra que l’on accepte notre petite Myrtille. Merci Internet, avec booking.com, c’est très facile.

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En plus, cette semaine, le beau temps règne partout en France. Nous n’avons donc que l’embarras du choix ; calé  entre un rendez-vous chez le dentiste et un autre chez le coiffeur. Nous fixons notre départ le mardi, pour revenir le jeudi soir. Quant à Igor, il n’aime pas les voyages, ni les gardes extérieures à son environnement. En ce moment, il fait sa vie dans le jardin et oublie même de rentrer le soir. Donc, sous l’œil vigilant de ma fille, qui passera tous les jours, il ne sera pas malheureux.

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 En deux temps, trois mouvements, la valise est prête. A chacun sa besogne. Je m’atèle aux affaires personnelles. Consulter mon cahier des « départs », surtout ne rien oublier : médicaments, crème solaire, lunettes, chapeaux. L’organisation, c’est mon point fort. Petit mari est délégué à la préparation du pique-nique, des repas et des affaires de Myrtille ; bon, il oublie toujours quelque chose ; ce n’est pas grave, j’ai l’habitude. Exemple : le maillot de bain de la demoiselle, je plaisante !

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pique-nique à la Chartreusse de Valbonne dans le Gard

9 heures sonnant au clocher du village, dernier tour de clefs. La maison bien rangée : on ne part jamais avec le désordre. Ma mère disait toujours : tout doit être impeccable, on ne sait jamais….. Direction la mer au plus vite. Le chemin des écoliers, ce sera pour jeudi après-midi. Une heure 3/4 plus loin, les champs de lavande sont en vue. Comme c’est joli à partir de Montélimar (la pause nougat c’est au retour !). Ce qui est moins beau en revanche ce sont les centrales nucléaires qui bordent le Rhône, doublées à certains endroits  d’éoliennes, qui sont même très présentes au niveau de la route, qu’elles perturbent  l’attention des conducteurs. Bon ! Le progrès, l’écologie et patati et patata…. On fait donc avec. J’ai même appris que les côtes des mers du nord sont défigurées elles aussi par ces engins du XXème siècle.

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 Quelques arrêts techniques et pique-nique ; les Saintes Maries approchent. Les cigales nous accompagnent depuis notre dernier arrêt. Il fait beau, il fait chaud, on sentirait presque le sable chaud. A 14 heures, nous déposons notre valise dans un mas-hôtel et prenons possession de notre chambre. Bel endroit, calme, coquet, avec un accueil très sympathique.  Joséphine, la propriétaire est tout à fait comme le décrivent les commentaires du site de réservation. Les chambres sont toutes en rez-de-chaussée et donnent sur la nature, avec chacune une terrasse personnalisée.

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Nous passerons tout l’après-midi au bord de la piscine, pour que petit mari se repose. Comme à chaque fois, il fait la sourde oreille, quand je lui dis que je sais et que je peux conduire aussi ! Pour moi, il n’est pas question que je me baigne, je n’aime pas trop l’eau ; je me baigne très rarement même sous les tropiques. Nous ne sommes pas embêtés par les touristes, seuls deux couples et encore il y a une dame seule,  occupent la partie ensoleillée, pour mieux rôtir. Cela tombe bien, nous, nous préférons l’ombre. Je n’ai pas le droit de m’exposer (ce que je n’ai pratiquement jamais fait, et pourtant….) Je suis donc très sérieuse, j’obéis à mon dermatologue Monsieur Toro (il a un beau nom mon dermato, (très adéquat avec l’endroit !). Tout ce qui dépasse, est copieusement pommadé.

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 Cette année, j’ai adopté, les pantalons très légers ou les robes longues en lin. Qu’est-ce que l’on est bien, dans ces robes sans entraves, aux couleurs vives. Mon allure a changé et je ne suis pas mécontente. J’ai même des baskets à fleurs, « du serviettage » ont dit mes filles ! Oh, les vilaines, mais je suis si bien dedans. Surtout, quand je vois des femmes entre 60 et 70 ans et plus, en short court, avec des cuisses pleines de trous et des problèmes veineux, des bras flasques et la poitrine marbrée. Ah, elles sont peut être à la mode, mais Dieu qu’elles sont moches ; chacun fait ce qu’il veut, soit. Quand les outrages de la vieillesse s’attaquent à nous, rarement on passe à travers, il faut faire avec et choisir la sobriété avec une pointe de fantaisie. Comme m’a dit mon dentiste la semaine dernière : on ne peut pas avoir été et être encore….

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 j'ai osé !

Quand la chaleur est retombée et que la soirée s’annonce, quel délice de se promener au bord de l’eau, choisir un petit restaurant sympa avec huîtres (Bouzigues n’est pas loin.) et après le dîner une belle promenade à la chasse au coucher de soleil. Derrière le mas se trouve un grand étang. Myrtille j’avoue, en a un peu marre, elle aura le droit aux bras au retour et sera heureuse de retrouver sa cachette bien au frais derrière le rideau du placard. Nuit reposante, calme, réparatrice et sans moustiques.

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A bientôt pour la suite de notre escapade…..

15 juin 2018

Meillonnas, une belle rencontre

 

Après un hiver long, froid et neigeux. Un printemps plutôt très orageux qui, malgré tout, nous a fait découvrir les fleurs du Valromey. La région du Bugey que j’apprécie beaucoup et dont je vous parle souvent. Nous avons repris nos balades hebdomadaires. Quand nous le pouvons, nous évitons les dimanches et nous privilégions un jour de la semaine, suivant le temps. Ainsi, nous rencontrons beaucoup moins de monde et nous profitons mieux de nos escapades.

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 Cette semaine, mardi en me levant, j’ai eu envie d’un vieux village avec des maisons en belles pierres, en un mot un village ancien. C’est en interrogeant Internet, que j’ai trouvé. C’est donc  dans la région de Bourg en Bresse, que nos pas, ou plus exactement notre carrosse des temps modernes nous a conduit. A 15 kilomètres au nord ouest de Bourg se trouvent deux villages remarquables. Le premier : Meillonnas ; la patrie des potiers et des faïenciers.

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 Dès notre arrivée, nous n’avons pas été déçus. Déjà, la traversée du plateau de Hauteville que nous connaissons bien ; avec ses pâturages et ses forêts, ensuite le pays de Cerdon et ses vignobles dont les côteaux à flanc de montagne sont entourés d’une végétation luxuriante ; c’est en redescendant vers la vallée de l’Ain que nous avons attaqué la région du Revermont, que l’on défini comme étant les premiers contreforts du massif du Jura et la frange bressane qui s’étire de Bourg en Bresse à Long-le-Saulnier, c’est une belle région naturelle faite de petites montagnes calcaires et qui chevauche deux départements l’Ain et le Jura.

 

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 Meillonnas, est le  but de notre visite. Aller découvrir la dernière faïencerie artisanale du département. En arrivant dans ce beau village aux maisons de pierres dorées, aux parcs verdoyants et très bien entretenus, avec son église St. Oyen au dôme de tuiles vernissées  et avec ses deux chapelles  des XIIIème et XIVème siècles, c’est entre parenthèse, l’un des plus importants ensembles de l’Ain et classés aux monuments historiques depuis 1988. Sans compter le château dont je vous parlerai plus loin. Mais la plus belle des surprises, sera notre rencontre avec Nicole Reverdiau et son fils Jean-François Darnand.

 

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Ces peintures à fresques sont d’une qualité artistique exceptionnelle. Le style, les thèmes représentés et les techniques utilisées comme les dorures et les pigments de couleur et les effets de perspectives évoquent la renaissance italienne.

 

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 Une dame, qui vient de fêter ses 90 ans et qui depuis 51 ans, a pris le virus de son père, afin de faire revivre les célèbres faïenceries de Meillonnas. Installée dans le rez-de-chaussée de sa maison de famille, elle malaxe l’argile, elle invente des figurines toutes différentes, suivant l’humeur du jour et des créations qu’elle a dans son imaginaire. De son métier d’avant ; étalagiste, elle garde sa façon de travailler la terre comme le tissu. Au début, elle faisait des copies de pièces de Meillonnas, puis son style s’est personnalisé tout en respectant le violet manganèse, le bleu et le vert ; au début, la terre venait de son village, mais comme son marchand de terre n’est plu, elle se fournit ailleurs.

 

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Quant à Jean-François, il travaille avec elle. Il façonne, s’occupe des cuissons et de l’émaillage en se spécialisant dans les reproductions fidèles (plats, soupières, assiettes, récipients et objets divers) ;  toujours dans l’esprit du meillonnais.

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En 50 ans, les faïences de Nicole Reverdiau ont parcouru une bonne partie du monde; à travers ses expositions, ses commandes officielles. Et même dans les foyers en Australie. Amie, de Jean Marais et de personnes connues dans le monde artistique et politique.

C’est une femme qui a beaucoup de classe, de gentillesse, elle accueille ses visiteurs avec chaleur et fait partager sa passion dans un endroit magique qu’elle a décoré avec soin ; et n’a pas failli à la promesse qu’elle avait faite à ses parents : continuer son art jusqu’à son dernier souffle, sans jamais se séparer de la maison de famille.

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 Justement, cette maison de famille, entourée d’un superbe parc arboré et propice à la création ainsi qu’à la méditation, il s’en dégage une ambiance indéfinissable, un bien être d’un autre temps. Vraiment nous nous y sentons bien. Je lui ai acheté une petite statue dont elle a eue beaucoup de mal à  se séparer, car ses œuvres sont ses bébés. Elle n’en revient toujours pas d’inventer tous ces détails et ces formes différentes et se rendre compte, que c’est elle qui les a pensées. En partant, elle nous a invité à revenir nous reposer dans son parc et elle nous montrera l’œuvre de sa vie à travers ses books. Oui, nous y retournerons, car c‘est  exceptionnel de rencontrer une aussi grande dame amoureuse de l’art et de la création.

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Elle est la dernière faïencière de ce beau village de caractère et pourtant, Meillonnas, a été un des fleurons de la faïencerie française entre 1760 et 1845. Ce village est connu pour ses poteries vernissées notamment : «  le service vert » qui était diffusé dans toute la région. C’est dans la seconde partie du 18ème siècle, que le baron et la baronne « artiste » Gaspard de Marron créent une faïencerie dans une des tours de leur château et la confient au Maître Claude Gautherot qui donnera un essor considérable à la production. C’est à lui que l’on doit le célèbre motif de la rose Manganèse et l’apogée de la production « petit feu ». La faïencerie, continuera à produire jusqu’aux environs de 1870, pour être remplacée par d’autres  techniques. Depuis plus de 50 ans, grâce à Nicole et à son fils, la tradition est perpétuée à nouveau.

 

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 Maintenant, quand je regarderai ma figurine sur ma cheminée, c’est à cette grande dame, passionnée par son art et qui a su nous émouvoir, que je penserai comme l’intitulé de ce billet : vraiment, une très belle rencontre.

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Quand nous retournerons à Meillonnas, nous irons visiter le second village : « Treffort-Cuisat » perché sur une colline, que l’on peut admirer de loin en passant sur la nationale. Il nous réserve aussi de beaux endroits.

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A bientôt………….

 

 

 

 

 

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09 juin 2018

Croisières diverses. Nostalgie !

 

Depuis, 11 ans ½ que je tiens ce blog. A l’approche des vacances, j’ai souvent de nouveaux commentaires sur mes croisières passées. Donc, j’ai décidé cette semaine, de refaire une rétrospective de celles que nous avons faites depuis 2008.

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 Ah, les croisières ! Comme j’ai classé toutes celles que nous avons faites, avec les photos, les programmes, je suis allée les chercher au grenier pour vous les faire revivre. Comme c’est magique. En regardant les photos, en relisant les programmes ; tout remonte à la surface et nous les revivons comme au premier jour. Petits plaisirs à des époques de notre vie, où nous avons eu l’opportunité et la chance de les vivre. Maintenant, nos finances ne sont plus les mêmes, les promotions très avantageuses, ne sont plus aussi fréquentes et nous avons changé notre façon de partager nos vacances.

costa fantasia

C’est en 2008, que nous avons commencé ce genre de vacances. Au début ce qui me séduisait, c’était de voguer au calme et chaque jour découvrir un nouvel endroit sans avoir à changer d’hôtels et trimbaler nos valises. Nous avons commencé sur un Costa, en direction de la Norvège. Cette découverte nous a tellement plue qu’aussitôt rentrés, nous embarquions pour 6 jours en méditerranée sur le Costa Atlantiqua, mais là, nous avons choisi une cabine avec balcon. Car dans la précédente, nous n’avions ni de hublot ni de balcon.  Pas très facile chaque matin pour s’habiller suivant le temps, il fallait souvent courir le long des coursives jusqu’au pont pour voir s’il faisait beau et décider de comment allions-nous, nous habiller.

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L’année suivante, c’est sur un M.S.C. « le Fantasia » que nous embarquions ; le dernier sorti et le plus grand de cette année là. Très fatiguant, trop long. Quand après le dîner dans la salle à manger à la poupe, il fallait rejoindre au pas de charge la proue, pour le spectacle, parfois il fallait courir. La salle à manger étant très grande vu le nombre de passagers, c’était un perpétuel brouhaha très fatiguant. Egalement trop cosmopolite pour moi, très peu de français.

C’est en rentrant de ce voyage, que nous avons décidé de ne plus voyager sur des bateaux aussi grands. Les plus petits à taille humaine sont plus chaleureux et si possible, privilégier les francophones.

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Sur un des précédents navires, un groupe T.M.R. était à notre table, leur programme était différent du nôtre. Ils nous ont parlé de cet organisme qui la plupart du temps ont des bateaux plus petits, où les français sont majoritaires, et dont chaque croisière a un thème pour mélanger le plaisir et le culturel. Ce qui m’a tout de suite convaincu et correspond beaucoup mieux à ce que nous recherchions.

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Mais avant d’embarquer avec cet organisme. Du 20 au 27 septembre 2009, c’est sur le « Bleu de France 100% tout compris, 100% français que nous avons embarqué vers Barcelone, Palma, Malaga, Gibraltar, Ajaccio et retour à Marseille. Et là, cerise sur le gâteau : 1 croisière payée, 1 croisière gratuite ! Pas mal comme promotion, plus jamais revue depuis ! Nous étions sous la direction d’un Commandant français habitant la Tasmanie « Jean Pierre Ravanat » passionné de La Pérouse qu’il nous a fait découvrir lors d’une conférence super intéressante. Vraiment, cette croisière, marquera dans le monde de nos croisières. Et un restaurant gastronomique au top ; jamais égalé sur d’autres bateaux.

 

costa bleu de france

 Souvenirs inoubliables des arrivées dans les ports au lever du soleil ; par exemple à La Valette (Malte), l’ocre des maisons ressortait majestueusement et j’ai fait des photos superbes. L’arrivée dans Venise, inoubliable aussi, même si je suis consciente que pour Venise, traverser la lagune jusqu’au port avec ces mastodontes, c’est écologiquement insupportable. Mais pour ceux qui sont à bord, ce sera certainement l’un de leurs plus beaux souvenirs.

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Une autre croisière, que nous avons beaucoup appréciée ; malgré une très mauvaise odeur dans notre cabine durant tout le séjour. « l’Opéra sur Mer ». TMR avait affrété en 2010 : le Costa Allegra, voulant faire revivre les célèbres croisières Paquet des années 1960. Comme thème l’opéra avait été choisi, pour rendre hommage à la Callas lors de la traversée de la mer Egée. C’est une des plus onéreuses de nos croisières, mais elle a duré 15 jours de Marseille à Marseille, en allant jusqu’à Odessa en Ukraine, avec des escales en Grèce, en Turquie, en Roumanie, avec un panel de chanteurs célèbres, dont certains avaient fait de grandes carrières, ils nous  ont présenté des œuvres qui se donnent dans tous les Opéras du monde. En dehors des concerts du soir, nous les avons côtoyés  partout sur le bateau, nous partagions avec eux leurs répétitions et notre table sur les ponts. Vraiment de bons moments.

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Cette croisière, nous a décidé pour choisir la suivante : Le jazz en mer avec la participation de  Michel Leeb. Sur le Mistral. Les musiciens présents étaient beaucoup moins sympathiques que ceux de l’Opéra. Seul Michel Leeb était accessible.

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Depuis toujours, je rêvais d’un voyage en Russie, c’est donc cette destination que nous avons choisie pour sillonner ce grand pays de  Moscou à St. Pétersbourg. C’est avec Croisi-Europe que nous sommes partis, mais les bateaux étaient ceux de l’état russe, car aucun bateau étranger n’a le droit de naviguer sur les fleuves russes. Nous avons donc embarqué sur le « Sobolev » petit et très rudimentaire pour son confort. Mais les conférences à bord enrichissantes même si nous étions assis, sur des chaises peu confortables et les visites à chaque escale étaient tout simplement grandioses. Je rêvais de voir les églises orthodoxes avec leurs clochers à bulbes,  alors, je peux dire que je me suis régalée. J’ai beaucoup aimé ce pays et son histoire. Certainement une de mes plus belles croisières, malgré l’accès à notre cabine compliquée et peu confortable.

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 Sous l’égide de TMR, mais sur un bateau Costa « le Fortuna » mélangés aux autres passagers. Nous étions un groupe de 70 personnes avec un programme tout à fait différent, sur le thème : « Secrets des rois et des reines » avec la participation à bord de Stéphane Bern et à Lisbonne celle de son Altesse Royale le Prince Charles Philippe d’Orléans. Nous avons eu de nombreuses conférences chaque jour avec deux journalistes spécialisés en Histoire. Jean-Christophe Petitfils, auteur de nombreux livres sur les Rois. Et Madame Isabelle Rivere, spécialiste de la couronne d’Angleterre, qui a souvent côtoyé sa majesté la reine Elisabeth et a écrit plusieurs ouvrages sur la vie de cette reine à la longévité et au règne le plus long en Europe. De belles escales à Lisbonne, Casablanca,  Malaga, Cadix, Valence et Barcelone. Une belle croisière et de jolies rencontres fort sympathiques.

costa rois reines

 

 Depuis 2015, nous n’avons pas repris la mer et je peux vous avouer que cela me manque. En ce moment, nous réfléchissons à une escapade sur le Danube. Pas encore d’actualité pour l’instant, seulement en gestation. Mais, indiscutablement après 10 ans d’expériences, nous savons celles que nous préférons, en un mot sur des bateaux à taille humaine, francophone, et avec un thème culturel, que ce soit : musique, art, histoire, pour mélanger l’utile et l’agréable. Alors peut être à bientôt pour de nouvelles aventures. Je précise, les premiers prix sont très abordables.

 

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La prochaine fois ce sera sur ce genre là ! Après avoir vogué du plus grand aux moyens, en occupant, une cabine sans hublot, des cabines avec balcon ou hublot et même une suite, alors pourquoi pas ?