Manouedith et ses passions

15 juillet 2016

La Riviéra Suisse : Vevey

 

Mardi 5 juillet 2016

  

La Riviera Suisse

 

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 En ce moment, j’ai ouvert ma saison « lecture » en commençant début juillet par une série ancienne, écrite par Maurice Denuzière dans les années 1990. Quatre livres de chacun 650 pages : Helvétie – Rive Reine – Romandie – Beauregard.

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Dès les premières pages de « Helvétie », j’ai été prise par l’authenticité des faits, enrobés d’histoires romanesques. L’auteur décrit la vie sur les bords du Léman au début du XIXème siècle, avec de tels détails sur l’époque et les lieux que l’on s’y croirait. Et surtout l'époque  Bonapartiste. L’Helvétie indépendante et neutre depuis 1815, devient terre d’asile des patriotes européens, Genève et Lausanne étant d’importants carrefours intellectuels.

 

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Maurice Denuzière, s’est installé plusieurs mois dans un grand hôtel de Vevey au bord du lac, pour écrire et parcourir toutes les archives, afin d’alimenter en détail son œuvre. Certains penseront qu’il y en a trop et qu’ils sont inutiles ; d’autres, amoureux de l’histoire se régaleront et pourront revivre ce début de siècle comme s’ils y étaient. Et pour que le livre ne soit pas trop rébarbatif, des intrigues sentimentales se mêlent à la grande histoire et l'enrichissent.

 

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 Comme j’habite à 1 heure de la frontière Suisse, il m’est très facile de m’y rendre. J’ai donc voulu aller m’imprégner de cette jolie petite ville « Vevey » afin de mieux déguster ma série. Dès que j’ai posé le pied sur le parking du marché, j’ai su que j’allais me régaler.

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 Cette petite ville vaudoise est située entre Lausanne et le château de Chillon, bercée d’un côté par le lac et les montagnes savoyardes (ne pas oublier qu’à l’époque de l’histoire, la Savoie n’est pas encore rattachée à la France.) et de l’autre par les vignes en terrasse de la région de Lavaux. Elle n'est ni trop grande, ni trop petite, ni trop calme, ni trop bruyante, comme Montreux sa voisine qui possède des hôtels au charme désuet des vieux hôtels de la fin du XIXème siècle qui attirent beaucoup le monde des paillettes et les différentes aristocraties européennes.

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Vevey, est le lieu secret, que bien des vaudois rêvent aujourd’hui d’habiter. Elle bénéficie comme toutes les villes le long du Léman d’une vue imprenable et c’est donc là, dans une courbe de l'esplanade,  que nous avons installé notre table de pique-nique, afin de profiter de tous les paysages. D’un côté, la France et de l’autre, les magnifiques coteaux en terrasses à perte de vue.

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 J’ai toujours eu un faible pour ces champs de vignes appelés « climats » en Bourgogne, châteaux dans le bordelais. Là, ils donnent l’impression de plonger dans le lac. Nous nous sommes promis d’y revenir à l’automne pour y faire une randonnée. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette région de Lavaux inscrite à l’UNESCO, qu’au retour nous nous sommes arrêtés pour une dégustation dans le vinaroma de la région, après avoir traversé un joli village dans les vignes : St. Saphorin.

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Après le repas, nous avons fait une jolie balade sur les bords du lac, jusqu’à la Tour de Peilz. C’est aussi le nom du village mitoyen de Vevey. Le château date du XIIème siècle, il a été construit par Pierre de Savoie pour servir de réduit défensif et de porte de surveillance du trafic lacustre sur le Léman et de douane.  Après de nombreuses années occupé par des propriétaires privés, il est racheté en 1979 par la commune et en 1987, il deviendra le Musée Suisse du jeu. Depuis, les collections n’ont eu de cesse de s’enrichir au fil des ans. En 2017 il s’agrandira encore.

 

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 La promenade tout au long des berges est très agréable et paisible. Plusieurs fois je me suis surprise à penser, qu’il devait être bon d'y vivre. Il s’y dégage une atmosphère reposante, il y a très peu de monde, des paysages à couper le souffle, une quiétude loin du bruit des voitures, simplement des allées verdoyantes et fleuries.

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 C’est certainement pour cette raison que notre célèbre Charlot y avait déposé ses valises en 1952, pour ne jamais en repartir. Depuis cette année, un Musée est consacré à Charlie Chaplin et à son œuvre, il a ouvert ses portes au dessus de la ville, à Corsier sur Vevey au Manoir de Ban.

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 Nous avons beaucoup apprécié cette journée d’été sur la Riviera Suisse, ou nous avons découvert des  paysages somptueux, une ville ancienne bien conservée que je ne connaissais pas, mais dont j’avais beaucoup entendu parler par mes grands-parents qui s’y étaient rendus, lors du seul grand voyage de leur vie, emmenés par une cousine native de cet endroit.

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Je me suis faite un plaisir de partager cette journée avec vous, tout en m’imprégnant des romans de Denuzière. Maintenant, je vous donne rendez-vous le vendredi 2 septembre pour de nouvelles aventures.

En attendant bonnes vacances à Tous.

 

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08 juillet 2016

La Plage du lit du Roi

Comme je vous l'ai déjà dit, dans notre région, l'eau est partout. Tout d'abord le Rhône, qui aux pieds des falaises coule paisiblement. Plusieurs aménagements ont été faits tout au long de son parcours, il reste malgré tout, des bras morts en dehors de son parcours navigable. Le paradis pour les pêcheurs, les canoës, et pour les enfants se baigner.

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J'aime m'installer au bord de l'eau, pendant que petit mari découvre des  endroits bucoliques et les endroits secrets des cygnes.

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Cette semaine nous avons découvert de nouveaux endroits de départ, car souvent sur le rhône il faut suivre le courant, on ne peut pas le remonter par exemple. Alors, je dépose mon homme à un endroit fixe et je vais avec la voiture au lieu d'arrivée. Vendredi dernier, je l'ai attendu sur la plage du lit du Roi aux Ecoinçons.

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un endroit bucolique, au calme. Avant, cette plage était aménagée et l'été les enfants s'y baignaient, il y avait même un maître nageur qui surveillait, l'année dernière, pas de maître nageur, sa cabane roulante avait disparue, cette année, c'est la plage qui a en grande partie a disparue. Les lâchées du Rhône et les crues ont remonté le niveau de l'eau. Il n'est plus conseillé de s'y baigner. Mais le café restaurant est toujours là et l'aire de jeux pour les enfants aussi, mon arbre non plus n'a pas disparu.

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ce jour là, j'ai attendu 2h1/4 pour que petit mari arrive. Pendant ce temps, je lis, je photographie les cygnes et leur gymnastique.

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Pas grand monde au café, mais il est ouvert. Avant, le parking était plein. Maintenant on arrive par le lac pour aller y prendre un pot. Regardez la chose insolite que j'ai photographiée.

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j'ai vu descendre deux hommes, qui se sont dirigés à la terrasse du café.

Y venir en voiture, en vélo c'est bien, à cheval c'est déjà moins fréquent, mais en hydravion c'est quand même "class" !

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c'est vers 18 h que j'ai vu apparaître petit mari, le t-shirt mouillé

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Je vous assure, un bel après-midi d'été, comme il y avait longtemps que nous n'en avions eu.

 

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01 juillet 2016

Souvenirs, souvenirs......

L'enfance est un sujet inépuisable pour moi. En fermant mes yeux, je me revois chez mes grands parents et je me remémore les plus merveilleux moments. Pourtant j'ai eu une enfance compliquée, mais, justement ces instants là, me sont encore plus précieux.

Au fond du jardin, il y avait un étang. En Picardie, après les marres à canards,

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les trous d'eau, s'appellent : des étangs. Ils sont plus ou moins grands. Ici, dans les prés-alpes, nous les appelons pompeusement des lacs. Et croyez-moi, il y en a partout ; même dans les endroits que l'on ne soupçonne  pas.

Mais revenons à mon étang. Le nôtre, était d'une superficie moyenne. Petit mari, aurait aimé le parcourir avec son canoë, il  en aurait fait très vite le tour. La barque qui s'y trouvait amarrée, servait à grand-père pour aller taquiner le goujon, certains après-midis d'été.

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Au bord de l'eau, il y avait une jolie petite construction aux vitres entourées de fer forgé, comme l'atelier de mon grand-père. Maintenant, à notre époque ces baies vitrées, servent de séparation entre une cuisine et un séjour et  donnent leur plus bel effet. Là, au fond du jardin, cette petite maison, servait de havre de paix, pour ceux et celles qui voulaient lire ou se reposer au bord de l'eau et à l'abri du vent.

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L'intérieur était assez rustique, mais il y avait une table que nous sortions pour nos pique niques, un buffet ancien et des fauteuils 1900 en rotin. Dans un coin plusieurs étagères, sur lesquels s'allignaient des livres pour enfants, des manuels de jardinage et d'appiculture, car Grand-père a eu sa période "abeilles", il faisait chaque année son miel. Et les petites travailleuses avaient leurs maisons à l'entrée du jardin.

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D'abord, j'ai aimé y venir jouer à la poupée et à la dînette, pendant que ma grand-mère jardinait tout en ayant un oeil sur moi. Un peu plus grande, j'ai installé une chaise longue et je venais  lire tranquillement dans ce petit coin de paradis. C'est là, que j'ai dévoré toute la littérature de la Comtesse de Ségur.

Mes grands-parents recevaient beaucoup l'été, famille et amis se succédaient. Quand le temps le permettait, nous allions pique niquer là bas. Ces jours là, grand-mère préparait la veille un repas froid. Ver 11h30, nous mettions tout dans la carriole (celle qui servait à aller ramasser du bois mort dans les bois environnants.) Il ne fallait rien oublier, car elle n'aimait pas avoir à faire des pas pour rien. De vrais festins.   Au dessert pépère poussait la chansonnette ou nous jouait de la mandoline.  Son air préféré , une chanson de Berthe Silva : "Du gris que l'on prend dans ses doigts." A chaque fois que j'entends cette chanson, je ne peux m'empécher de penser à lui. Des dimanches enchanteurs que ne connaîtront jamais les enfants de maintenant.

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Quand j'étais adolescente, c'est là, que je me réfugiais pour écrire mon journal intime, que je  cachais sous une latte du plancher. Premiers émois, premiers flirts, premiers sentiments. J'avais 16 ans, mon Dieu comme c'est loin et encore tellement présent ; j'ai toujours été une grande sentimentale et une grande romantique. J'avais baptisé mon refuge : "Refuge de la Marquise", en souvenir de la jolie maison de ma grande tante "La Duchesse", dont je vous ai déjà parlée.

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Les années ont passé et je m'en suis allée. Après le décès de ma grand-mère, j'ai vendu la maison. Pourtant elle comptait beaucoup pour moi. Mais mon mari, a  trouvé qu'il y avait trop de frais pour la rendre confortable et plus aux normes des années 1980. Dans cette petite ville, il ne me reste  que "notre résidence secondaire", comme disaient mes grands-parents, et elle se trouve au cimetière.   Je n'y vais plus très souvent. Mais un jour, je me suis payée de culot et j'ai sonné à la porte des propriétaires actuels. Ils m'ont reçu gentiment et m'ont fait découvrir avec fierté leur dernière rénovation au fond du jardin.

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Je suis restée ébahie en retrouvant mon refuge.

Le refuge de la Marquise, est maintenant un joli studio dans lequel on y a mis toutes les commodités : kitchenette, WC, douche et lavabo. Le restant de la pièce est décorée avec beaucoup de goût, des sofas et des fauteuils donnent à cet endroit un aspect encore plus chaleureux. Pas de télévision ni d'ordinateur. Les bords de l'étang et le jardin sont joliment aménagés. Une suspension en fer forgé retrouvée dans l'atelier est scellée dans le mur avec une jolie pancarte  : "Le Refuge de la Marquise."

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En quittant l'endroit de mes jeunes années, j'étais très émue et contente de voir que d'autres personnes ont continué à l'embélir, tout en faisant un clin d'oeil au ferronnier d'art qu'était mon grand-père. Ne dit-on pas : "que nous sommes sur terre, simplement des dépositaires de nos biens" ?

 

Les aquarelles ont été relevées sur le Net

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24 juin 2016

S'évader une fois de plus par la lecture.

 

Je vous ai déjà parlé de mon amour pour les livres. En principe, j’aime les posséder. Il y en a, environ  1.000 dans le grenier, tous répertoriés par étagères et sur un cahier pour les retrouver facilement. Le problème en revanche, j’ai de moins en moins de place pour les entreposer. J’aime le regard sur cette partie du grenier. Mais évidemment rien que l’achat revient cher, même si j’étais passé ces derniers temps aux livres de poche et aux occasions. J'ai franchi un nouveau pas, pourtant je n'aimais pas trop. Trois bibliothèques municipales m’entourent. Mais le problème, je n’aime pas le temps imparti pour lire et rendre les livres éventuellement  avec petite prolongation. Car il y a des moments, ou je dévore et d’autes ou je prends mon temps. J’aime  diversifier  mes occupations. En ce moment je suis très occupée par l’édition de mon journal de famille.

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Depuis deux mois, je me suis inscrite à la Médiathèque de Culoz, elle est pratique, il y a un parking et elle est sur mon chemin quand je sors d’Artemare. Elle est moderne et elle est tenue par une jeune femme très sympathique, on peut se mettre dans un endroit réservé pour feuilleter les livres et elle est informatisée. Celle de mon village a moins de livres et l’ambiance n’est pas la même. A Champagne, nous en avons aussi une très bien, mais il faut faire un détour, ou y aller spécialement. Enfin, pour 25 euros par an, je peux emprunter 5 livres par semaine pour 15 jours avec prolongation. A moi de m’organiser, pour cela je suis la reine de l’organisation. On y trouve des livres que l’on ne trouve plus souvent dans le commerce, des livres plus récents et un bibliobus en complément qui passe une fois par semaine.  On peut également emprunter des CD.

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Mes sujets de lecture sont assez variés. J’aime toutes les biographies, certainement mon côté « curieuse de tout ». Les livres historiques, mais ça, vous vous en doutez. Tous les romans qu’ils soient d’amour ou autre à condition qu’ils aient une belle histoire et qui ne tombe pas dans la mièvrerie. Quand je ne veux pas me prendre la tête je me délasse avec Danielle Steel et Françoise Bourdin. Et quand je suis plus en forme, je replonge dans les classiques comme Stendal et tous les auteurs du XIXème siècle.

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Cette semaine, je viens de terminer une saga que j’ai bien aimé de Sarah Frydman qui commence à la fin du XIXème siècle et se termine en 1945. Un sujet fort. Malheureusement encore d’actualité de nos jours « l’antisémitisme » : Les moissons mortes, raconte le vie de quatre familles juives. Elle commence quand débarquent à Vienne, 4 jeunes rêvant d’un avenir prestigieux. Vienne n’est pas celle qu’ils croyaient. Ils se voyaient déjà célèbres, tout en haut de l’affiche. Mais avec la montée de l’antisémitisme, le sombre réquiem de la première guerre  et le  crescendo du nazisme, la musique a changé et les 4 amis ont été dispersés par les tempêtes de l’histoire ; bien loin du mirage viennois. Une fresque malheureusement authentique et bouleversante. Sarah Frydman nous bouleverse par son talent romanesque et sensible très prononcé. Elle connaît son sujet par cœur, ayant eu un père Russe et une mère Autrichienne.

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s’est la seconde fois que je rentre dans un sujet aussi sensible, j’ai vu plusieurs films parlant de ce grand malheur. La première fois c’est dans les années 1970, quand j’ai lu « Au nom de tous les miens ». Martin Gray m’a énormément bouleversé par l’histoire de sa vie qu’il avait écrite avec la collaboration de Max Galo. S’en est suivi des polémiques disant que ce n’était pas vrai. En attendant, on ne peut pas rester insensible au sort des Juifs dans de nombreux pays et à la cruauté des humains. Je n’ai jamais pu comprendre et je cherche encore comment on a pu laisser faire cela. Et je me révolte de constater que ça existe encore de nos jours .A côté de chez moi il y a Izieu, ce joli petit village où étaient cachés des enfants juifs qui ont été dénoncés par un villageois. Il faut parler raconter,  sans arrêt ces tristes évènements, pour que jamais nous ne revoyons de tels génocides et ne pas se contenter de lire, mais il faut aussi crier son dégoût. Martin Gray,  nous a quitté il y a seulement deux mois il avait 94 ans et traversé de douloureux épisodes dans sa vie, difficile d'oublier.

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 Ce livre était dur, maintenant j’ai besoin de légèreté. J’ai retrouvé sur les rayons de la bibliothèque Maurice Denuzière, un auteur de ma jeunesse qui m’avait fait craquer avec « Louisiane », j’ai emprunté 4 volumes de 650 pages chacun  racontant une série de destins soumis aux intrigues, aux antagonismes religieux et à l’affairisme ; il montre paraît-il comment était l’idée européenne dès 1800 sur les bords du Léman. Alors, j’ai de quoi m’occuper, je vous redirai si mon

choix a été le bon. A bientôt.

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16 juin 2016

Coup de colère d'une mamie

 

 Pour moi et les autres

2016 : Annus horribilis.

 

 

Pour moi, l’année a mal commencé. Souvenez-vous, je vous ai raconté. Je ne m’en suis toujours pas remise. Quelque chose est cassée.  Depuis, plusieurs autres déceptions, comme pour notre escapade d’avril dernier.

Le mauvais temps, n’arrange pas les choses et il sape notre moral. Il nous empêche de repartir sur les routes de Bourgogne pour découvrir d’autres châteaux. Et empêche petit mari de sortir son canoë, abîme mes beaux rosiers ainsi que ma jolie petite cour devant la maison pour laquelle j’avais fait un gros effort de décoration.

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Mais pour moi et les autres : Il y a encore plus grave. Tous ces attentats qui grimpent partout  et atteignent des degrés d’horreur incroyable. Si nous écoutons certains grands analystes politiques, nous en avons encore pour 20 ans. Alors on va s’y habituer ? Bientôt, on ne fermera plus ses volets sans avoir peur du fou qui pourrait passer et nous allons être toujours sur la défensive quand nous irons dans des endroits très fréquentés. Sait-on jamais. C’est très sérieux tout ça, j’essaie de continuer à vivre normalement, et je ne suis pas comme tous ces « idiots » qui clament bien haut et bien fort : « même pas peur », afin de se convaincre eux-mêmes. Moi, je préfère ne rien dire.

2001

tout a commencé en 2001 

Et toutes ces catastrophes naturelles qui se produisent dans le monde entier et ces dernières semaines dans la région parisienne et dans d’autres régions ; tous ces pauvres gens qui ont « morflés » comme diraient certains. Pas un jour, je n’ai arrêtée de penser à eux,  prisonniers des eaux,  devant l’anéantissement de leurs biens, pour certains si difficilement acquis.

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Comme si cela ne suffisait pas, l’arrivée des grèves des transports  dont les dirigeants n’ont même pas eu  la décence de suspendre pendant les inondations. Je plains de tout cœur les habitants qui devaient subir les deux à la fois. Et comme cela ne suffisait pas encore, tous ces casseurs (mais pas uniquement que des casseurs, des militants aussi !) qui en ont profité pour jouer à la guérilla et lancer des pavés comme en mai 1968.  Et pour enfoncer encore plus le clou, s’en prendre à un hôpital, quelle horreur, quelle honte pour ces gens, tous confondus. Le monde est fou et tout ça, simplement pour avoir le plaisir de casser, détruire, et saccager. Pendant ce temps, un gouvernement mollasson, dépassé, qui menace et qui fait les gros yeux comme pour des gamins. Mais quand cela va-t-il s’arrêter ? En ce moment, j’ai honte d’être française et de constater le triste résultat d’avoir voulu  niveler depuis de nombreuses années la société française par le bas. Parfois il faut savoir s'arrêter avant que la France entière se soulève.

 

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La France va de plus en plus mal et l’on dépense des millions pour l’Euro, sous prétexte des retombées économiques. Allez demander aux victimes des magasins saccagés, si les retombées ont été bonnes. Oui, je suis très en colère et j’en ai marre. Pour une fois, je le fais savoir bien haut et bien fort. Rien ne va plus. La haine apporte la haine et la guerre. La France était un beau pays, respecté ; maintenant elle devient la risée des autres pays, uniquement par la faute de tous ces laxistes qui nous entourent et tout ceux qui n’en ont jamais assez et qui en veulent toujours plus. Maintenant il va falloir payer tout ça, et c’est qui, qui va payer ?Je rêve d’un endroit calme et arboré loin de tous les médias et fermer les oreilles pour ne rien entendre. Je suis contre cette loi, mais pas à ce prix là. De toute façon elle passera, même si la majorité des français est contre. Alors  Monsieur le responsable  de ces grèves, vous pouvez encore vous regarder dans une glace ? Monsieur le Président vous pouvez encore vous aussi vous regarder dans une glace ? Vous êtes autant fautif l'un que l'autre pour tous ces dégâts.

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10 juin 2016

13 ans, les siens et les miens.

Pour une petite fille 13 ans ça change tout. Son corps change, elle grandit et prend des formes. De fillette elle passe

à petite jeune fille. Première grande étape.

La semaine dernière, une de mes princesses Héloïse a soufflé ses 13 bougies. Mon Dieu, où sont mes 13 ans !

 

Nos 13 ans

Pour Emilie, nous dirons aux alentours de 13 ans ! 

Héloïse, devient une belle jeune fille aux magnifiques cheveux bruns brillants dans lesquels il y a de jolis reflets naturels ; souvent en jean comme beaucoup de copines de son âge. Mais aussi souvent en mini jupe.  Moi, à cet âge là, je portais des jupes plissées jusqu’au genoux.et des socquettes blanches. Ma mère n’ayant jamais voulu que je laisse pousser mes cheveux, Depuis l’âge de 10 ans, je n’étais pas très mignonne, avec mes cheveux courts et ma raie sur le côté. L’année de mes 13 ans j’ai eu le droit à un indéfrisable pour les rendre un peu plus souple. Celles qui ont le même âge que moi, se souviennent certainement les bigoudis chauffants arrosés d’un produit hautement chimique qui fixait l’intensité de la frisure, et encore, quand ils ne vous brûlaient pas les cheveux et nous les rendaient tout crépus et secs comme du foin.

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Mes cadeaux d’anniversaire, se résumaient très souvent à un livre ou un objet d’utilité, rarement en rapport avec la coquetterie. Ma Princesse, Elle, elle a reçu par sa maman un BaByliss chauffant pour faire des jolies boucles. Un bluetooth pour écouter sa musique offert par son beau-père et par nous un petit bracelet en argent, très apprécié pour ses breloques et un livre demandé de sa série préférée.

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Maintenant, bien avant l’âge de 10 ans, les petites filles s’intéressent à la mode. A mon époque, il a fallu attendre les années 1959 pour copier les jolies robes en vichy de Brigitte Bardot et les premières ballerines mythiques « Repetto » assorties à nos jolies jupes gonflantes, sous lesquelles nous mettions un jupon très amidonné. Pour qu’ils soient encore plus raides, parfois nous le trempions dans du sucre.

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Avant, ce débordement de vichy de toutes les couleurs, nous portions, de jolies robes fraîches et pimpantes avec de beaux cols « claudine », réservées souvent pour le dimanche. Il faut savoir, que l’on changeait la façon de s’habiller, deux fois dans l’année. La Toussaint donnait la note hiver et la messe de Pâques la note printanière. L' "endimanchement" a été de mise jusqu’aux années 1960. 

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 Parlons un peu de nos loisirs. Pas de télévision, elle a commencé à se répandre dans certaines familles dans les  années 1950. Chez moi, il a fallu que je me marie en 1963, pour avoir une télévision ; mes parents ont acheté la leur qu’après mon départ. Les ordinateurs étaient loin d’avoir le look de nos premiers ordinateurs des années 1980. Et en ce qui concerne le téléphone portable, nous n’aurions  même pas imaginé que cela existerait. La majorité des gens,  n’avait déjà pas le téléphone à la maison. Il était réservé seulement pour les gens riches, les commerçants et encore pas tous, en un mot, réservé à des privilégiés, on allait au café d’à côté pour les urgences ou à la poste. Dans les années 1960, quand les particuliers ont commencé à demander une ligne., l’attente pouvait être de 3 ans.

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Souvent le dimanche nous allions à la fête foraine ou dans les zoos, quand nous n‘allions pas un dimanche manger chez les grands parents maternels et l’autre dimanche chez les grands parents paternels. Les repas de famille étaient beaucoup plus nombreux que maintenant. Une chose qui a complètement changé, c’est : quand les grands-parents ne pouvaient plus nous recevoir car préparer les repas pour plusieurs personnes commençaient à leur peser ; le relais était  automatiquement repris par nos parents ou nos oncles et tantes. Ce qui est rarement le cas au XXIème siècle. Je serais curieuse de savoir à notre époque, combien de fois, allons nous manger chez nos enfants dans l’année ? Il est vrai maintenant beaucoup de couples travaillent !

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De la communion solennelle à l’âge de 15 ans, rarement les filles sortaient de chez leurs parents. Le père avait toujours un œil sévère sur la moralité de ses demoiselles. Beaucoup d’entre nous arrêtaient les études quand elles avaient obtenu le Certificat ou le Brevet élémentaire. Ne pas oublier que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, que seulement depuis 1959. Pour nous les mamies nées pendant et après la guerre ce n’est pas si loin que ça puisque nous l’avons vécu. Les jeunes filles qui ne se dirigeaient pas dans  les usines pour travailler, s’inscrivaient dans une filière comme les Cours Pigier, pour apprendre la sténo, la dactylo et la comptabilité. Quelques unes allaient en apprentissage chez un coiffeur. Mais il restait quand même beaucoup de jeunes filles dans les milieux modestes où l’usine était la seule solution. Les 2 baccalauréats avaient une autre valeur que celui de maintenant, souvent c’était les enfants d’un milieu favorisé qui allaient au lycée et faisaient de grandes études et commençaient à acquérir un avant goût de liberté.

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 Néanmoins celles qui avaient la chance de poursuivre leurs études, la discipline était de rigueur, le pantalon était proscrit pour les demoiselles et ne parlons même pas des mini jupes qui n’étaient pas encore sorties et encore moins du maquillage.

 Un souvenir encore présent dans ma mémoire et qui aurait encore sa place dans toutes les classes primaires françaises. Quand nous rentrions chaque matin, une phrase de morale était inscrite sur le tableau, et l’enseignant commençait sa journée en développant la phrase du jour.

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Tous les jeunes ne possédaient pas leur chambre personnelle et quand ils avaient la chance d’en avoir une pour eux tout seul, leur mobilier était choisi par leur parent. Bien souvent ils ne pouvaient pas y installer ce qu’ils voulaient,  les plus audacieux bravaient les interdits et accrochaient des posters de leur acteur ou chanteur préféré. Les filles choisissaient avec leur mère le tissu de leurs doubles rideaux et  le dessus de lit assorti. Je  me souviens avoir été obligée de demander à ma mère l’autorisation d’accrocher un poster de Françoise Hardy  et un autre de Salvatoré Adamo. J’ai obtenu la permission à condition que je n’abîme pas le papier peint.

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 Une chose en revanche qui ressemble à mon époque. Héloïse a découvert la lecture et elle aime beaucoup les histoires qui se rapprochent de sa vie d’adolescente, de ses rêves, le tout agrémenté de sentiments et de situations romantiques. En 1956, je commençais à lire du Delly et du Max du Veuzit petits romans d’amour populaires. 2016, c’est Cassidy Cathy et sa série Cœur Poivré, qui est à la une. Ma Princesse, pense déjà aux premiers flirts.

 

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Néanmoins, je reste toujours aussi surprise en regardant mes petits enfants vivre leur vie. Certaines évolutions de société me dépassent un peu ; pas toujours facile à accepter, mais c’est normal, pour avancer il faut que la vie évolue. Alors, oui 13 ans est un tournant important, plus du tout petite fille et pas encore une femme, mais le virage est bien amorcé. Et pour moi, mes 13 ans sont loin, mais ils me semblent que c’était avant, avant-hier.

 

 

 

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03 juin 2016

Vilain mois de Mai 2016

Chaque année, le mois de Mai fait exploser les centaines de roses qui nous entourent. L'entrée de la maison est toujours splendide.

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Depuis que nous sommes rentrés de notre escapade picarde 1 seule journée de beau temps, ou nous avons profité d'un après-midi dehors.

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le 8 mai quand nous sommes rentrés, je me suis empressée d'aller photographier, les 4 seules pivoines, j'ai bien fait le lendemain elles n'existaient plus, j'ai photographié également toutes les fleurs du jardin sans oublier, le lilas que je n'ai pas pu profiter. C'était beau.

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23 jours après que c'est moche, mes fleurs pleurent.

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Souvent nous prenons à 17h le thé dehors, samedi entre deux éclaircies, nous nous sommes mis sur le balcon, surtout que le matin j'avais reçu un joli bougainvilliers accompagné de délicieux macarons, pour la fête des mères.

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Depuis, on n'est pas ressortis. Comme Igor ne sort plus dans le jardin, il lui reste seulement le toit du garage pour respirer l'air pur ; alors il s'occupe comme il peut. Il donne un coup de main à petit mari pour l'épluchage des pommes de terre. Il m'assiste dans la salle de bains ! Et il dort beaucoup.

igor

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un soir du mois de mai !

Croyez-vous que le mois de juin va être meilleur ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mai 2016

VONGNES dans le Bugey

Le aléas de la vie, font parfois que nous sommes éloignés de nos enfants, pour différentes raisons. Néanmoins, je ferai passer ce message à ceux et celles qui sont en froid avec Elle. Peu importe les griefs que vous vous reprochez les uns et les autres, une maman restera toujours une maman et elle sera unique, n'oubliez pas que sans Elle, vous ne seriez pas là. La vie est courte, profitez d'Elle quand elle est encore parmi vous, après, quand elle vous aura quittée, vous aurez des regrets qui pourriront votre vie.  

Ce WE, c'est la fête des mères. A toutes celles,  qui n'auront pas de fleurs ce jour de printemps, je vous invite à vous promener dans un village du Bugey, plein de fleurs. Il  fait parti des incontournables visites, quand nous avons des invités à la maison.

C'est le village des Vignerons à 5 kilomètes d'Artemare.

"Vongnes"

Petit village parmi les vignes, où chaque villageois prend plaisir à fleurir sa maison. Vous découvrirez un petit musée local sur la vigne, une exposition temporelle  à ciel ouvert, d'un sculpteur de pierre. Une ravissante église entourée de son cimetière. Petit conseil, si vous voulez aller la visiter et croyez-moi elle en vaut la peine. Demander la Clef au caveau Monin. Et en la rapportant, n'hésitez pas à déguster les vins de la région, souvent méconnus.

 

Joyeuse Fête des Mères à toutes les mamans.

 

 

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20 mai 2016

PONT SAINTE MAXENCE La Crèperie TRI MARTOLOD

Pont Sainte Maxence, se situe dans le département de l'Oise, au nord de Senlis à seulement 12 kilomètres.

La ville est traversée par l'Oise, c'est une petite ville de province en bordure de la forêt d'Halatte et du Massif des 3 forêts. La route principale qui la traverse, c'est l'ancienne Nationale 17, connue pour être la route des Flandres. construite sous Louis XIV. A l'Est de la ville on y trouve une belle abbaye "l'Abbaye du Moncel" fondée par Philippe le Bel en 1309.

abbaye u Moncel

Jusqu'au début du XVIIIème siècle, la ville présentait encore un aspect médiéval.  C'est dans une de ces jolies maisons à colombages au : 60, rue Charles Lescot juste en face  de la vieille église Sainte Maxence du XVème et XVIème siècle, que je vous invite à me suivre.

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Et je conseille, à tous les randonneurs et visiteurs de cette belle région de forêts, d'abbayes et de châteaux de faire escale dans cette très sympathique Crêperie, tenue par mon ami Pascal. Je vous assure, vous ne serez pas déçus.

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Un accueil chaleureux, une ambiance rétro, une carte de crêpes salées et sucrée délicieuses, un cidre rosé breton, digne des grands crus. Le tout dans un bel endroit qui respire la Bretagne ; tout en étant branché. Nous sommes loin des kébabs et des pizzerias qui fleurissent à tous les coins de rues.

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Il y avait très longtemps, que je n'étais pas revenue dans ma région d'origine. Pour rien au monde, je n'aurais manqué cet endroit. En plus, une surprise m'attendait. Une autre amie de nos jeunes et belles années de passage en Picardie, elle aussi, s'était arrêtée ce jour là au Tri Martholod, pour passer un agréable moment et encourager Pascal dans sa nouvelle aventure.

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Famille et amis "internautes" qui passez sur mon blog et qui habitez la région parisienne, la Picardie. Tous ceux qui sont au Nord de Paris. Allez visiter cette belle région forestière. Faites un saut au châteaux de Compiègne et de Pierrefonds, visitez la belle région du Valois, revenez par Senlis qui mérite une balade dans ses rues médiévales. Et une fois la boucle bouclée, allez faire une pause :

A LA CRÊPERIE TRI MARTOLOD

60, rue Charles Lescot 60700 PONT SAINTE MAXENCE

Et n'oubliez pas de retenir au 03.44.31.00.90

 

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A Pont Sainte Maxence et à Pontpoint, vous pouvez aussi visiter l'Abbaye du Moncel, l'Eglise, les fouilles du Château de Philippe Le Bel et un peu plus loin, celles du Château de Verneuil en Halatte.

Un bon Week-end ou un bon séjour en perspective, à tous les amoureux de nature, de vieilles pierres et de crêpes.

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Rendez-vous chaque vendredi sur ce blog, pour un nouveau billet.

Pour ceux et celles qui aiment la Généalogie et les Histoires de famille, rendez-vous chaque lundi sur :

www.manouedith3.canalblog.com

 

17 mai 2016

Chrystel VIDAL/MAGNEZ

Encore une année de plus que tu nous as quittés.

Depuis le 17 mai 2002, plus rien n'a jamais été pareil. Tu nous manques.

Ne plus pouvoir partager avec toi tout ce que tu aimais.

Personne à mes côtés pour parler de toi aujourd'hui !

ça fait mal.....

0chrystel 13 ans

Mais je sais qu'il y a au moins une autre personne à l'autre bout de la France, qui a autant de mal que moi.

Depuis que tu es partie, il compte les jours, les semaines, les mois et les heures.

Je m'associe de tout coeur à ton papa, à qui tu manques autant qu'à moi.

Nous t'aimons notre Chrystel et nous ne t'oublierons jamais.

 

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