Quand nous avons quitté Léo il y a exactement 15 jours, nous ne pensions pas le récupérer avant 1 an, c'est sans compter sur les imprévus.

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Je me réjouissais pour lui et lui aussi. C'était la première fois qu'il demandait à son papa d'aller en colonie 8 jours, il avait vu sur  "Sciences et Vie Junior" une publicité pour une semaine d'atelier Journalisme/écrivain. Il est littéraire à 100% et il voudrait devenir journaliste. L'aventure commençait samedi dernier "gare de Lyon" rendez-vous avec les autres. Direction Lyon Perrache, le voici à la case départ comme 15 jours plus tôt. Je pensais qu'il y avait des trains plus direct pour Thonon les Bains, puisque la colo est au-dessus de Thonon. Non, depuis Lyon embarquement en fin d'après-midi pour 5 heures d'autocar en montagne. (N'y-avait-il pas une loi qui était passée, afin d'éviter les accidents d'enfants en autocar ? suite au terrible accident le plus meurtrier du XXème siècle de juillet 1982 avec 53 personnes dont 46 enfants de Crépy en Valois !!!). Etant Picarde, je m'en souviens encore de cette terrible tragédie ; à l'époque il avait été dit que plus jamais d'enfants prendraient des cars pour un long voyage. Les années passent et certains oublient.

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L'arrivée à 22h30 dans un endroit que l'on ne connaît pas aux premiers aspects intérieurs un peu fatigué quand même. Découvrir sa chambrée 6 lits pour 5 puisque pas d'armoire pour le 6ème, une salle de bains minuscule d'après Léo pour 6 c'était spartiate, le premier abord pas engageant mais on peut faire avec. Tout s'est détérioré dans l'esprit de Léo, quand le lundi matin il s'est rendu compte que l'activité proposée : journalisme/écrivain était scindée en deux, il se retrouvait dans un groupe de 3 dont deux jeunes de 10 ans pour "écrire", il pensait pourvoir développer sa façon de faire ; mais là, surprise l'animateur prévue pour cet atelier a fait faux bon à la colonie et ils ont dépêché un jeune moniteur au pied levé qui n'avait évidemment rien préparé. Premier jour pas très intéressant il leur a présenté une image d'art contemporain en demandant aux 3 enfants à eux de leur dire ce que l'image leur évoquait, sympa pour un premier jour, malgré tout,  il a aimé d'autant plus que les 3 avaient bien joué le jeu et avaient traiter un sujet valable recherché, mais après il restait du temps certainement pour approfondir les sujets , mais le mono leur a dit :  "maintenant faites ce que vous voulez et lui s'est mis sur son ordi et il a mis ses écouteurs aux oreilles. Je comprends que Léo soit déçu. Le deuxième jour même chose.

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Vous connaissez certains jeunes, ils se braquent et veulent s'en aller. Il parait qu'un moniteur lui a quand même proposé une autre activité. Mais déçu, il a dit : non je veux partir. Il semblerait quand même,  qu'ils n'aient pas été très persuasifs et diplomates pour traiter l'envie de repartir avec Léo. Sachant que Manou et Marc habitent à environ 2 heures de la colonie, il nous a téléphoné pour que nous venions le rechercher . Nous nous sommes mis d'accord avec son papa ; je ne suis que la grand-mère, mon petit fils me demande quelque chose à distance, je fais la part des choses car évidemment il n'a pas raison à 100%,  mais mon devoir est surtout de ne pas l'abandonner ni le décevoir; je peux. Donc le problème n'est pas là. Le papa a vu avec la directrice et m'a téléphoné pour que nous allions le rechercher le mardi en fin de matinée.

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Mardi matin 9 heures, il pleut, les nuages sont bas, une fois la Nautamine avalée par Adeline, tous en voiture direction Abondance. Après 2h1/2 de route, nous arrivons aux pieds de la colonie. Extérieur normal pour une colonie, intérieur un peu fatigué comme je le dis plus haut. Muni de ma carte d'identité, escortés d'une femme de ménage que nous avons rencontrée en bas, nous montons au 3ème étage. Léo est en atelier écriture (le même que la veille), une jeune fille aux allures de Mono à peine 20 ans nous reçoit dans un couloir, elle appelle Léo, il va chercher son paquetage, pendant ce temps nous essayons de parler avec Elle, Elle nous dit ce que j'ai relaté plus haut et nous raccompagne (sans plus de formalités que ça) jusqu'à notre voiture, nous serre la main et nous voila reparti sans avoir montré patte blanche à quiconque. Même pas reçue par la directrice, j'avoue ne pas en revenir, un peu léger quand même.

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Léo est un jeune normal sans problèmes particulier. Imaginons un jeune du même âge qui veut s'en aller de la colonie, il s'organise avec un adulte qui téléphone à la directrice disant qu'il est le papa (au téléphone qui prouve que c'est le parent ?) il se met en accord avec un autre couple qui peut avoir l'allure de grands-parents et le tour est joué il se retrouve dehors sans que ses vrais parents le sachent. Même scénario pour des parents séparés et en disputent continuelles pour la garde. Dans le cas qui nous concerne, personne nous a demandé de prouver notre identité. Vraiment j'en reste baba, ou alors suis-je encore de la vieille école ? On m'a toujours appris qu'il ne fallait faire confiance à personne. Le jour ou malheureusement cela arrivera la colonie fera la une des journaux, alors qu'avec un peu de bon sens tout pourrait être évité.

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Avec ce petit voyage, il est midi, pas de fast-food dans ce petit village aux pieds des montagne, mais nos jeunes ont faim. Alors pour nous détendre afin de reprendre la route en sens inverse, nous poussons la porte d'un joli restaurant pour y passer deux heures sympa.

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 14 heures, il ne faut pas traîner, il faut que nous soyons à la maison pour 17 heures, Valérie nous amène mon petit prince "Théma", il est impatient de nous retrouver.