29 janvier 2015

Pralognan la Vanoise et moi : une grande histoire d'Amour

 

 Enfant, je rêvais des montagnes. Il a fallu que j’atteigne mes 18 ans pour m’inscrire à une virée de trois jours dans les Alpes. A l’époque, j’étais en vacances chez mes grands parents et l’association des pompiers organisait 3 jours  du côté du plateau d’Assy. J’avais un ami dont le père était pompier qui m’a invitée à faire partie du voyage. Ce fut ma première découverte printanière des montagnes.

 

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L’été suivant avec mes parents, nous sommes allés en vacances dans les Pyrénées, à Saint Lary. C’est là, que j’ai vraiment découvert la vie à la montagne et mes premières randonnées. Habituée à la région parisienne et aux vacances en Picardie, le paysage changeait. Tout de suite, je suis tombée amoureuse  des montagnes.

 

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Pralognan la Vanoise 750 habitants à l'année.

Depuis les années 1960, je rêvais de retourner, voir les montagnes sous la neige. Cette opportunité s’est présentée l’hiver 1974. Le papa d’Annabelle et d’Emilie venaient de passer l’été avec sa mère, son frère et sa tante dans un joli petit village pas encore très connu au fin fond de la Tarentaise : Pralognan la Vanoise. Il avait trouvé le parc de la Vanoise magnifique l’été, il a été le premier parc national créé en France en 1963 . Il avait envie de découvrir ce village l’hiver et nous avons décidé d’y partir un week-end. C’était en Mars et Annabelle venait au monde le 1er décembre.

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été 1974

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hiver 2015 

Pour la première fois j’ai pris le téléphérique et les télésièges, j’étais ravie. Quelles sensations agréables sur le télésiège qui nous montait aux Fontanettes, seuls au milieu de nulle part, entourés d’un manteau blanc de tous les côtés, je me revois serrée contre lui et béat d’admiration : comme c’était beau !

 

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Nos moyens ne nous permettant pas d’aller aux sports d’hiver, les années allaient passer sans que je revois la neige à la montagne. En 2003, ma petite belle fille Christelle travaillait au ministère des armées  et son comité d’entreprise possédait une maison de vacances pour les employés, cet hiver là, nous avons retenu avec elle et son compagnon une semaine à l’IGESA de Pralognan  la Vanoise.

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Moi, je n’ai jamais fait de ski et je n’en ai jamais eu envie. Pendant que petit mari, sa fille et son gendre descendaient les pentes neigeuses ; je me promenais dans la station et aux alentours. Subitement, une idée m’est venue, je venais de vendre ma maison, j’habitais avec petit mari en Picardie dans sa maison, c’était le moment idéal pour acheter un petit appartement dans cette station, je la trouvais et je la trouve toujours très familiale, aucun grand immeuble ne la défigure, rien à voir avec les stations des alentours comme Courchevel, Méribel, les Arc etc… Son côté authentique me plaisait et me rappelait de bons souvenirs. Donc mes balades se sont agrémentées de visites d’appartements dans la station.

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Mon rêve aurait été un petit chalet au bord d’un lac, sauf que mes finances n’étaient pas assez garnies pour un chalet , même si j’en avais vu un où tout était a refaire, celui-la aurait pu me convenir, mais nous habitions trop loin pour l’aménager par nous même et mon côté pratique à tout de suite vu que petit mari l’hiver aurait à déneiger les abords à chaque fois que nous arriverions et comme nous n’allions pas en rajeunissant, il fallait mieux s’orienter vers un appartement. Quant au lac, il n’y en à pas dans le village. Donc j’allais transformer mon rêve.

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En face de l'entrée de notre résidence, en 2003, ce chalet était à l'abandon depuis des années, tout était à refaire, il coûtait moins cher que l'appartement. Maintenant, il a été refait entièrement il est superbe à l'intérieur il à déjà été revendu deux fois, plus cher que notre appartement.

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Quand j’ai expliqué à l’agent immobilier ce que je voulais, tout de suite elle m’a dit j’ai ce qu’il vous faut, mais c’est une des rares constructions dans la station d’immeubles du genre architecture des années 1970, là encore ce n’était pas tout à fait ce que je voulais, je tenais quand même à mon aspect chalet. Avec des arguments convaincants comme : « vous savez, dans les résidences plus récentes beaucoup d’appartements ont des parties mansardées, certaines chambres ont des aspects cabine, exigus et sombres. De plus les appartements qui les entourent sont loués  toutes les vacances à des gens différents ».

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En revanche là, où je vais vous emmener, tous les propriétaires sont ceux qui les ont acheté à la construction, ils ont vieilli et ne viennent plus beaucoup l’hiver, c’est un immeuble rarement loué, vous serez plus au calme. Et les pièces sont grandes et claires. Je me suis donc laissée emmener visiter cet appartement exceptionnel et bien entretenu que me proposait cette agence. A la montagne bien souvent, les appartements sont vendus meublés, ça c’est un avantage quand la première ville moyenne « Moutiers » se trouve à 25 km accessible par une belle route soit, mais une route de montagne. Et chose bizarre, il se trouve juste derrière l’hôtel « Le Parisien » où nous étions allés dans une autre de mes vies en 1974. Maintenant « le Parisien » est devenu le « Montana » d’hôtel il a été transformé en appart. Vacances.

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J’ai eu le coup de foudre, oui l’architecture de l’immeuble n’est pas de mon goût, mais à l’intérieur rien à redire, de belles pièces spacieuses et claires, le seul bémol la cuisine un peu petite, mais l’ensemble meublé années 1950, avec des meubles de belle facture, mais pas à mon goût, ce n’est pas grave, nous réaménagerons à notre goût au fil des ans. Il se compose d’un beau séjour avec balcon, 2 belles chambres avec des lambris sur les murs, donnant sur un balcon, 1 salle de bain et 1 cuisine. Au sous-sol, une grande pièce avec 3 couchages très bien aménagée avec lits superposés, grands tiroirs sous les lits et des armoires encastrant les lits ; l’idéal pour notre tribu de passage.

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les meubles à l'achat

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maintenant

Quand tout mon petit monde est rentré du ski, je les ai emmené visiter l’appartement,  l’agence m’avait confié les clefs et tous les trois ont été conquis, le lendemain je signais le compromis et pour Pâques suivant, nous étions dans l’appartement, une nouvelle vie allait commencer pour nous. Petit mari venait d’être à la retraite, nous allions organiser notre vie en fonction de ce nouvel achat.

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Pendant toute la période où nous étions encore en Picardie, nous venions passer 3 mois l’hiver et 2 mois l’été. Inutile de vous dire que nous en avons fait des balades, aussi bien l’hiver que l’été ; nous connaissons tout sur Pralognan, mais au bout de trois ans les 9 heures de route à chaque fois pour partir ou rentrer en Picardie ont commencé à nous peser et en  2007, nous avons décidé de tout quitter dans notre région de naissance pour nous rapprocher de notre paradis sur terre. Maintenant, nous ne sommes plus qu’à 2h ½ et même moins de chez nous.

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10 ans après, nous sommes toujours autant admiratifs.

 Les trois premières années, nos voisins Laurent et Edwige étaient un jeune couple qui habitait là, toute l’année, lui travaillait dans une boutique de sport dans le village et faisait des études pour être guide de haute montagne, pendant ses congés il emmenait petit mari dans de grandes randonnées au milieu de nulle part, chaque semaine ils allaient dans des endroits où maintenant petit mari ne peut plus aller. Petit mari reste très nostalgique de cette époque. Annabelle a toujours beaucoup aimé la montagne (et peut être pour cause ?), quand Laurent et Edwige ont vendu leur petit appartement car leur famille s’agrandissait, c’est tout naturellement que mon Annabelle l’a acheté. Et je peux dire, que depuis elle et sa famille en profitent régulièrement à toutes les vacances d’hiver et même l’été. Théma est monté sur les skis dès ses 2 ans.

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La période ou j’ai traîné ma jambe à cause de ma hanche, je sortais beaucoup moins. Cette année j’ai repris nos belles balades et je suis super heureuse de redécouvrir tous ces endroits magiques, je remarche normalement, peut être un peu plus doucement car ma grande peur, c’est de tomber sur du verglas, donc je fais très attention. La vie dans notre paradis blanc est tout à fait différente de celle dans notre grande maison.

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 Donc voyez-vous pourquoi « Pralognan  la Vanoise est une grande histoire d’amour avec moi. En 10 ans la station s’est agrandie, mais toujours dans le respect de l’environnement et nous sommes très loin des grandes stations qui entourent ce charmant petit village.

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 Il y a bien longtemps que Pralognan la Vanoise a publié les bans de son union avec dame nature. C’était au XIIème siècle. Depuis, Pralognan la Vanoise nourrit une relation fusionnelle avec celle que lui offre l’éternel bonheur. Chaque Pralognanais est porteur de traditions huit fois séculaires. Pour chacun la préservation du patrimoine légué est un devoir, la transmission sans transgression une obligation.[ ]Toutes les actions, et ce depuis  toujours sont initiées dans un seul but : préserver le patrimoine naturel et le partager avec ceux en mesure de vivre l’émotion, l’authentique émotion.

Source : la revue Pralognan la Vanoise hiver/été 2015 Grandeur et Nature

 

 

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22 janvier 2015

Appartements parisiens après la guerre, suite et fin

 

La semaine dernière, je vous ai raconté, comment vivait à Paris, une certaine partie de la société française, dans les années 1950. Celle dont je faisais parti. Mes parents n’étaient ni riche, ni pauvre, les HLM n’existaient pas. Papa était Opérateur dans le service IBM de sociétés parisiennes (les prémices de l’informatique) il supervisait également tout l’atelier mécanographique composé de Mécanographes et de perforatrices des métiers qui n’existent plus depuis les années 1965/1970. Maman était vendeuse dans les grands magasins parisiens.


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Dans le quatorzième arrondissement, sur l’autre rive de la Seine,  vivaient les parents de papa, dans deux pièces à peu près identiques. Sans confort non plus, chez eux les WC sur le palier étaient à demi palier. Ils habitaient au troisième étage et l’on rentrait par la cuisine directement, celle-ci possédait une cuisinière à charbon, il fallait monter de la cave chaque jour les boulets pour l’alimenter. Un placard occupait tout le mur face à la cuisinière, il contenait tous  les ustensiles nécessaire à la cuisine.

 

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Une toute petite salle à manger de 10 m² à peine. Et une chambre un peu plus grande, que mes grands-parents ont toujours partagée avec leur deux fils jusqu’à leur mariage.

Au 1er étage l’hiver mon arrière grand-mère occupait une pièce sans confort, au printemps, elle retournait dans sa maison dans un joli petit village sarthois.

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Ma grand-mère était arrivée à Paris dans les années 1920, venant de sa Sarthe natale, elle a occupé cet appartement avec son mari pratiquement jusqu’à la fin de sa vie.

Mamy papy

 Les deux ans et demi, où je suis allée à l’école rue Jean Pierre Timbaud, chaque jeudi matin, je prenais le bus à la place de la République pour aller passer la journée chez eux. Mes parents me retrouvaient le soir après leur travail et après le dîner nous reprenions le métro à Mouton Duvernet pour rentrer à Parmentier. Moi, le matin, je préférais prendre le bus même s’il fallait en changer, car à l’époque sur la plate forme arrière, j’admirais tout Paris et j’aimais traverser la Concorde et tout le quartier latin.

Mouton Duvernet

 

autobus

 Tous les jeudis, le rituel était le même, nous allions nous promener sur le boulevard Denfert Rochereau entre Prisunic et Monoprix et nous allions jusqu’au Lion de Belfort. Ce boulevard et parfois la rue de la Gaieté  je les arpentais tous les jeudis. Quand nous rentrions, ma grand-mère m’apprenait à broder ; souvent elle m’avait acheter un napperon à faire à Prisunic ou au Monoprix. Que de beaux souvenirs de ces jeudis là. J’aimais beaucoup mes seconds grands-parents. Mamy était une petite bonne femme de 1m50 et papy Joseph un grand bonhomme à la moustache hitlérienne, il mesurait 1m80. Ils formaient un couple étrange mais tellement gentil. Pourtant ils n’étaient que des grands-parents de cœur, jamais ils n’ont fait de différence avec leurs autres petits enfants. Ce qui est courant maintenant ne l’était pas à l’époque.

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napperon

voici un de ces napperons retrouvé dans mon armoire

Donc voyez-vous Paris ce n’était pas seulement les immeubles Haussmanniens dont on peut rêver.

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En revanche, quand j’ai eu 15 ans, mes parents ont changé de quartier pour la porte d’Asnières, là, commencement du modernisme et du confort. L’appartement se trouvait dans un bel immeuble mais au dernier étage c’est-à-dire au 6ème étage sans ascenseur, deux chambres, une cuisine normale et une salle à manger ; des WC à la turc sur lesquels on mettait une caillebotis pour prendre sa douche. Enorme avancée malgré tout. Nous approchions des années 1960. Le dimanche, souvent nous allions à pied sur les Champs Elysées.

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 Un autre appartement si l’on peut l’appeler ainsi. Deux chambres de bonnes séparées par le palier commun, rue de Bruxelles à la Place Clichy, un autre quartier très  agréable qui a vu mes débuts de maman. Quand je me suis mariée la première fois, ma belle mère nous a acheté ces deux chambres, aucun confort non plus, les WC communs une douche qui n’a jamais fonctionné et un mari pas bricoleur, tellement habitué lui aussi à l’inconfort de l’appartement de sa mère Rue des Moines n’a jamais essayé de la faire fonctionner pendant les deux ans où nous y sommes restés. Mais c’était ainsi, nous n’étions pas les seuls parisiens à vivre comme ça. Dans les années 1960, dans les beaux immeubles ou il y avait des chambres de bonnes au dernier étage, les propriétaires n’ayant plus de personnel de maison, vendaient les chambres de bonnes et c’est avec cette opportunité que j’ai débuté comme d’autres, ma vie de femme. Mais nous avions quelques avantages, nous étions encore dans la Capitale, nous pouvions aller nous promener d’abord aux Buttes Chaumont, ensuite au Parc Monceau et dans les années 1960, au Sacré Cœur.

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Ce n’est seulement qu'en 1965, au 1 an de mon premier bébé que nous avons partagé enfin un appartement avec tout le confort et avec de l’espace, mais à Aubervillers !. Après nous avons commencé à acheter une maison et puis une autre et jamais je ne suis redevenue locataire. Mes grands-parents m’ont toujours inculqué dès le plus jeune âge qu’il fallait tout faire pour avoir sa maison ou son appartement afin de ne plus avoir de loyer à payer quand on est à la retraite, mais pour cela, il a quand même fallu se priver un peu pendant nos plus belles années, mais c'était un choix que je ne regrette pas. C’est aussi à mes deux grands-parents que je dois mon côté fourmi. et la façon dont j'ai géré l'essentiel de ma vie. Et je pense ne pas l'avoir loupée.

 

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Je trouve toujours drôle quand on est arrivé dans la dernière partie de sa vie, d'avoir le besoin de regarder dans le rétroviseur !

 

 

 

 

 

 

 

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15 janvier 2015

Appartements parisiens après la Guerre - 1 -

 

  

Dernièrement, en regardant par hasard, l’émission de Stéphane Plaza « Maisons à Vendre », j’ai suivi la visite d’appartements parisiens dans le XIème arrondissement, dont un petit 50 m² pour plus de 400.000 euros !

 

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Je me suis revue, dans l’appartement de mes parents au 55 bis, rue Jean Pierre Timbaud dans les années 1950. Notre immeuble avait été construit en 1870, comme beaucoup de cette époque, il avait plutôt l'aspect crasseux. Ils étaient  minuscules pour la plupart, une ou deux pièces, des WC à la turc  souvent d’une hygiène douteuse sur le palier pour les habitants de l'étage.

55 bis rue JP timbaud

Pendant la guerre, maman travaillait au rez-de-chaussée dans la miroiterie de mon père biologique et elle était logée dans un  deux pièces au 5ème étage.  Quand ils se sont séparés, elle a conservé son logement. Et quand elle s’est mariée en 1951, papa et elle ont acheté ces deux pièces.  L’hôtel voisin à qui appartenait l’immeuble, vendait une partie de son patrimoine dont tous les appartements de la maison voisine.

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 Il n’y avait plus de concierge depuis bien longtemps. On rentrait par une porte cochère marron, dans un couloir très mal éclairé, où sur le mur de droite trônait environ une quinzaine de boites aux lettres en tôle galvanisée. Pour certaines, les coins étaient cornés pour rendre l’accès à son courrier plus facilement quand on avait oublié la clef. Au fond du couloir, un escalier en bois et deux grosses poubelles identiques aux boites aux lettres qui servaient pour tous les habitants de l’immeuble. En principe, elles auraient dû se trouver dans la cour minuscule et sombre derrière l’immeuble ; ce qui donnait au couloir une odeur parfois particulière.

couloir

 Il y avait six étages, tous possédaient 3 appartements minuscules par étage, sauf au second et au troisième étage ou les propriétaires avaient déjà acheté tout le palier, ou une partie de celui-ci, pour agrandir leur habitation. Je me souviens au second de la famille Baud.

escalier

Au quatrième étage, juste en dessous de nous, un couple folklorique, une ancienne prostituée et son compagnon à la cervelle un peu dérangée. Chaque après-midi, il fermait ses volets et caché derrière, il haranguait les passants en leur criant : « Trou du cult, mal foutu, je te vois et tu ne me vois pas ». C’était sa façon de s’occuper, pas très élégante mais absolument pas méchante. Sa compagne m’amusait beaucoup, elle se promenait souvent dans les escaliers en déshabillé de satin rose transparent et coiffé de bigoudis.

 

volets

déshabillé

 

A notre étage, un  couple que nous ne fréquentions pas beaucoup et deux chambres minuscules occupées, l’une par une vieille dame « Madame Jeanne » qui avait la  consigne de jeter un œil sur moi quand j’étais seule à la maison ; je l’aimais bien Madame Jeanne, quand j’allais chez elle, j’étais toujours surprise par cette minuscule pièce sombre sans aucun confort  avec une fenêtre qui donnait sur la cour elle semblait habiter là, depuis de nombreuses années. En face Madame Ferrant et sa fille, toutes les deux travaillaient dans la journée ; une seule pièce aussi pour Elles deux, plus claire puisqu’elle donnait sur la rue, mais sans aucun confort non plus. Pour nous, en 2015, cela semble incroyable et pourtant à Paris dans ces années là, beaucoup  d’immeubles étaient comme celui-ci.

 

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Nos deux pièces se trouvaient en face de l’escalier. Dans la première la salle à manger d’environ 12 m², sur laquelle était prise un petit cabanon qui était avant notre arrivée une toute petite salle d’eau avec douche et lavabo. Pour nous, la douche sera retirée et des étagères seront installées pour ranger tous les ustensiles de  cuisine. et le lavabo servira d’évier,  en face, une gazinière louée à l’E.D.F. a l’époque une cuisine était plus indispensable qu’une salle d’eau.

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 suivant les arrondissements et les quartiers, le parc immobilier était différent, et avec un peu plus de confort.

 

 Dans la seconde pièce la chambre de mes parents, en coin dans un cosy un lit de deux personnes. Je me souviens même, quand maman n’était pas mariée et que ma grand-mère et moi venions à Paris, nous couchions toutes les trois dans ce lit, ma grand-mère et maman et moi dans l’autre sens au pied. Derrière la porte, une penderie, au pied du lit une belle armoire et une jolie table basse ronde des années 1940 et dans le coin près de la fenêtre une très belle coiffeuse tout en glace (un reliquat de la miroiterie), j’adorais cette coiffeuse d’un autre temps.

 

cosy

 

coiffeuse

 

Maman était comme moi, avec pas grand-chose, elle a donné une âme à ce petit appartement  et le rendait agréable malgré l’immeuble crasseux. Une jolie petite salle à manger Louis Philippe donnée par mon arrière grand-mère égayait la pièce, toujours de beaux doubles rideaux garnissaient les deux fenêtres. Une fois la porte refermée, nous étions bien dans ces deux petites pièces.

salle à manger

 

Je ne venais que le WE dans cet appartement. Moi en semaine, je vivais la vie de château dans l’institution religieuse dans laquelle j’étais en pension. D’abord à St Germain en Laye et ensuite au château de Bry sur Marne. Mes parents m’avaient installé une banquette d’une personne que l’on ouvrait quand je venais. Pour cela ils avaient été obligés de retirer la cheminée au manteau de marbre noir et chauffer l’ensemble par un radiateur électrique à bains d huile.

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 Le mien me semblait plus petit et plus moche, il était recouvert d'un reps marron.

 

N’ayant jamais vécu entièrement avec maman, après le renouvellement de ma communion solennelle en 1955, ils ont décidé de me retirer de la pension et me mettre à l’école religieuse St Vincent de Paul au bout de la rue. Un essai, comme disait maman. Cette cohabitation n’a pas été simple et n’a durée que deux ans, le temps de passer mon certificat d’études. Comme je l’ai déjà dit, maman n’était pas une mère, difficile pour Elle de me faire une petite place, avec papa cela allait beaucoup mieux. C’est donc à la rentrée scolaire 1958 que j’ai retrouvé ma vie de château.

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Si mes parents avaient gardé cet appartement et par la suite racheté les deux chambres voisines, ils auraient fait un sérieux placement. Mais ils l'ont revendu dans l'état avant les années 1960, pour en acheter un, mieux équipé dans le XVIIème arrondissement.

  

La semaine prochaine je vous raconterai la suite des appartements parisiens de l’époque.

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08 janvier 2015

Blog en pause

Suis privée d'Internet pendant un certain temps. Et en plus petit mari m'a fait un super cadeau très désagréable "son rhume" mais pour moi la toux est terrible. Donc je reviendrai quand tout ira mieux. Je ne vous oublie pas.

Edith 2 ans

J'ai 2 ans !!!!

 

A bientôt

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03 janvier 2015

Bonnes résolutions et projets 2015

 


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L' ambiance de Noël c'est terminé, alors voyons comment se passe les premiers jours de l'année chez Manouedith

 

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Le 1er janvier : concert de Vienne, je profite des derniers moments de cette ambiance de fête.

 

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Le 2 janvier :

1, je réquisitionne pour défaire les sapins. 2, je m'occupe de celui du boudoir et surtout, je range tout minutieusement dans des cartons toutes les boules ensemble 3. Avant au grenier, je n'avais besoin que de cette malle  4, maintenant elle ne suffit plus, chaque année je me laisse tenter donc voici le coin Noël au grenier 5 qui attend bien sagement le prochain Noël.

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Maintenant, à nous de cogiter pour les bonnes résolutions et les projets 2015.

 

Comme tout le monde le 1er jour de l'année je prends des résolutions, que j'oublie au fil des mois ;  malgré tout, j'essaie de me tenir à quelques unes. Cette année, j'ai décidé de restructurer mes journées, car depuis l'avènement d'Internet, rien ne va plus. Internet  de plus en plus, prend trop de place dans ma vie au détriment de la lecture, des travaux manuels et de mille petites choses de tous les jours qui ont toujours occupé mes journées. Et depuis quelques semaines c'est la télévision qui prend le relais. Tu deviens vieille manouedith, il est temps de réagir. 

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Dans ma vie, je suis beaucoup plus souvent restée à la maison, je n'ai pas été de celles qui allaient travailler tout en s'occupant de leur maison et de leurs enfants. Je suis d'une génération ou certaines femmes se devaient d'élever les enfants et de tenir la maison ; c'était une autre époque. J'ai toujours été très organisée, dès le matin 9 heures, j'étais, habillée, maquillée, ma matinée était occupée par le ménage, les repas, et tout ce que l'on doit faire dans une maison. Je ne m'en suis jamais plainte, j'aimais plutôt ça.

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Depuis le départ des filles, Internet est arrivé et je me suis  laissée aller petit à petit ;  la structure de ma journée a été désorientée,  le matin je traîne trop sur l'ordinateur. Donc pour 2015 je vais essayer de me reprendre.

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Cette année, j'ai un projet qui me tient à coeur.

Pour Léo, c'est certainement la dernière année qu'il vient en vacances à la maison. L'année prochaine, il aura 18 ans et l'envie des petits boulots comme tous les jeunes de son âge. Pour cette dernière année, je veux marquer le coup. Léo a l'envie d'aller en Italie. Nous n'en sommes pas loin, nous irons jusque Venise et nous emmènerons Maxime, ils s'entendent bien. Donc maintenant à moi de planifier et organiser une semaine au Nord de l'Italie. Il y aura Venise et ses îles, Padoue et Véronne, petit mari, voudrait aller jusque Florence et vous mes internautes italiennes, si vous avez des idées à me proposer je suis preneuse, sachant que nous irons certainement par le tunnel de Fréjus passerons du côté de Turin et nous reviendrons par le Simplon et la Suisse. Je ne veux pas faire uniquement des visites de Musée, alors aidez-moi.

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 Deuxième projet, aller au printemps ou à l'automne, passer quelques jours à Paris, visites de plusieurs endroits que j'ai envie de faire partager à petit mari, assister à un spectacle et une grande balade en bateau-mouche, peut être un dîner au fil de l'eau pour admirer et faire de jolies photos des monuments illuminés. Donc à préparer cet hiver. Pas de voyages en Guadeloupe cette année, ni de croisière. Quoi que l'on ne sait jamais !

 

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Vous savez, pour le moral, il faut toujours avoir un projet à réaliser devant soi. Quand vous commencez à ne plus en avoir ça sent mauvais.

 

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01 janvier 2015

Voeux 2015

 

 

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Comme dit le vieux proverbe :

On sait ce que l'on quitte, mais on ne sait pas ce que l'on retrouve....

 la coûtume veut que nous partagions de bons voeux. Et j'adore les coûtumes.

Alors, toute ma famille se joint à moi pour vous adresser mes meilleurs voeux, que cette année vous soit agréable à tous et vous apporte la joie et le bonheur et surtout vous garde en Bonne Santé.

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">BONNE ANNEE

 

 petit clic et surprise !

 

 

 

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