La vie n'est faite que de choix. Mais, faisons nous toujours le bon ?

Non, parmi tous ceux que j'ai fait dans ma longue vie, plusieurs ont même été désastreux. A chaque fois, je les ai assumés plus ou moins bien, mais je les assumés

 

1 choix

Quand nous dépassons une certaine dizaine, on se retourne sur le chemin parcouru et nous faisons le bilan. Peu d'années sont encore devant nous et malheureusement elles sont agrémentées d'un épée de Damoclès au dessus de notre tête : la maladie, qui peut frapper à notre porte n'importe quand. C'est celle qui me fait le plus peur, donc j'évite d'y penser.

anniversaire

En revanche, je réfléchis de plus en plus et férocement,  je ne veux plus de contraintes,  je veux choisir mes obligations et être libre de mes choix pour pouvoir dire droit dans les yeux à certaines personnes "NON" et ne pas revenir sur mes décisions. Pas simple vous savez. J'ai envie de ne faire que ce qu'il me plaît, ne plus me pourrir la vie avec les contraintes qui je sais ne serviront à rien et encombreront la dernière ligne droite de ma vie.

encomber

Toute ma vie, j'ai été généreuse, j'ai toujours aidé les uns et les autres, j'ai même fait des choses que beaucoup ne ferait pas et n'y aurait même pas pensé ; en un mot, je ne veux plus m'encombrer.

s'aider

Depuis bientôt 13 ans, je suis mariée à un homme gentil qui je suis certaine m'aime bien. Mais, quelqu'un qui ne parle pas beaucoup, qui ne prend jamais de décisions, ne prend jamais ma défense, ses priorités sont parfois ailleurs, il se laisse vivre et surtout ne sait jamais dire NON. Pourtant parfois, savoir dire non fait du bien, une petite opposition peut s'analyser ensemble et remettre les pendules à l'heure ; c'est indispensable. Donc je le sais et j'essaie de faire avec, mais j'avoue c'est très pénible et je ne m'y suis jamais faite. J'ai la sainte horreur de la routine. De mon côté, si on me prouve par A + B que j'ai tord, je reviens sans difficulté sur mes positions, mais pour cela, il faut dialoguer, argumenter et  surtout je hais les monologues.

non

En ce moment à la maison, il y a un sujet compliqué dont il aurait fallu parler, argumenter, trancher, mais Petit mari me dit : Je ne sais pas faire. Pourtant dans un couple face à certain choix important il faut savoir trancher. A notre âge parfois c'est donner la priorité  au meilleur pour être heureux, nous n'avons plus le temps pour nous sacrifier et faire passer les autres avant nous, les jours sont comptés.

je ne sais

Cela fait quinze jours que je rumine le problème, que j'essaie de peser le pour et le contre, mais en vain. Quand je n'en peux plus, j'essaie d'en parler et je dis ce que j'en pense, il trouve mes arguments justes, mais cela reste un monologue et rien ne change ou n'évolue. Je reste dans l'indécis et je me morfonds, je vais être obligée de faire ce que je n'ai pas envie  et me sentir piégée, tout en sachant qu'à la prochaine épreuve ce sera pareil, il préfère dire oui pour ne pas être en conflit.  

parler

Une demi solution et j'ai tranché seule. Après mûres réflexions et pas de gaieté de coeur et même avec un goût amer, j'ai décidé de m'éloigner seule, comme cela il n'aura pas à dire "non" au gros problème et moi je n'aurai pas à dire "oui". Seulement, mis à part la période de nos opérations, jamais nous ne nous sommes éloignés l'un de l'autre. Quand nous ne sommes pas ensemble plus d'une heure, je m'ennuie et il parait que je lui manque. Sacré dilemme quand même.

s'éloigner

Sur cette partie de ma vie, je ne comprends plus rien. J'ai toujours été indépendante, j'ai toujours fait beaucoup de choses seule et jamais je n'ai ressenti le manque de l'autre ; c'est vraiment la première fois que je réagis comme cela en face de ma moitié. Pour lui, je veux bien croire que c'est pareil, car parfois il me cherche même quand je suis au petit coin. Quand il rentre du jardin, il veut savoir dans quelle pièce de la grande maison   je me trouve,  il m'appelle. Et cela ne me dérange absolument pas.

ne me quitte pas

Souvent, je suis étonnée de voir que certaines femmes appréhendent le moment de la retraite et de se retrouver tout le temps à deux. Ils disent : oh la la ! il va toujours être dans mes jambes, je ne vais plus pouvoir faire ce que je veux : moi ce n'est pas le cas. Petit mari a eu la chance d'être à la retraite à 53 ans, je ne l'ai vu travailler que deux mois au début de notre rencontre. Depuis nous faisons tout ensemble et j'aime. 

la retraite a deux

Alors, vais-je résister à cette solitude momentanée ? loin de tout, sans voiture et sans Internet, je vais très certainement en baver, je me connais. Pourtant je sais, c'est la dernière solution que j'ai trouvée pour savoir si vraiment il est capable de se remettre en question face aux décisions et au partage de la parole. J'ose espérer qu'il en tirera une leçon, mais le pire c'est que je n'en suis absolument pas certaine  et qu'après il reconnaîtra ses priorités. Maintenant, je veux que nous pensions à NOUS. Sinon je me connais,  fatiguée d'attendre je vais m'ennuyer et je risque de me renfermer dangereusement car vous savez quand on a fait une grave dépression dans sa vie on est jamais guéri, on reste fragile. Mais seuls ceux qui sont passés par là le comprenne.

la solitude 2

Rendez-vous dans un prochain billet pour savoir comment chacun de nous avons vécu le manque de l'autre.