30 avril 2015

Réflexions et Interrogations !

 

Avant tout, acceptez, ce brin de muguet pour qu'il vous apporte tout le bonheur que vous désirez et que vous méritez.

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 Mon billet d'aujourd'hui, va être une succession de réflexions tout haut et d'interrogations que je me fais depuis quelques mois. Je vais aussi rassurer celles qui aiment lire les indiscrétions des autres et qui se disent : aimer la discrétion.

Tout ce que je raconte depuis bientôt 9 ans sur mon blog, c'est uniquement des évènements sans importance qui me sont arrivés et qui peuvent ressembler aux histoires de chacun, donc elles peuvent s'exposer. Surtout ne pas y voir du déballage. Les parties de ma vie qui sont plus intimes et qui pourraient porter à conséquence, je les garde dans mon jardin secret. Croyez-moi, j'ai un jardin secret de plusieurs hectares que je cultive secrètement ; même dans certains coins, j'y laisse pousser les mauvaises herbes.

 

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Cette année, ce n'est pas une année comme les autres. Depuis la fin de l'hiver, j'ai beaucoup moins d'énergie, moins d'envies. Comme je le laisse entendre dans un de mes billets précédents, je cherche mes priorités. Petit mari, qui habituellement est déjà au jardin, il vient seulement de commencer en douceur,  il traîne quand je lui demande une aide. J'envie secrètement "Mab" qui a le même âge que moi et qui n'arrête jamais et le karcher par-ci et l'échelle pour tendre du tissu par là. Enfin, on est tous différent ; certains doivent vieillir plus vite.

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 Cette semaine, nous sommes allés quand même cueillir des jonquilles au "col de la biche", on ne loupe jamais ce rituel depuis que nous habitons ici ; certainement un reste de mon enfance, quand je ne manquais jamais les premières jonquilles du bois de Mermont à St. Just fin mars, ici elles sont plus tardives à cause de la fonte des neiges en montagne. Nous habitons, une région de moyennes montagnes dans le Bugey/Valromey. Hier en redescendant, vers la maison, je me disais, il faut à tout prix que nous reprenions nos balades. Mais pour cela, il faut que nous nous donnions un coup de pied aux fesses.

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Ce n'est pourtant pas la besogne qui me manque. Il y a les armoires à ranger et faire le tri dans les vêtements. Ranger et nettoyer la buanderie. Il y aurait quelques bordures dans le jardin à désherber, il y a de moins en moins de fleurs. Mais, autant je suis pour l'harmonie dans ma maison et toujours en train de changer quelque chose, autant le jardin, ce n'est pas mon truc. Pourtant j'aimerais avoir des fleurs partout, les revues de jardinage sont si jolies ; mais pour cela, il faut sans arrêt faire la guerre aux  mauvaises herbes. Peut-être, faudrait-il prendre un jardinier ? Financièrement il faut faire un choix (toujours cette histoire de choix !) , nous avons opté cette année pour la réfection de la toiture de la grande maison. J'anticipe les travaux, qui deviendront urgents quand nous ne pourrons plus les faire.

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J'ai une amie internaute, qui avait mis sur facebook (elle n'a pas de blog) ses inquiétudes à vieillir quand elle a réalisé qu'elle venait de dépasser la septième dizaine, Au début, je trouvais qu'elle exagérait un peu, moi jusqu'à présent je ne me sentais pas vieillir.  Pour Elle, le passage de cette dizaine a été douloureuse, pour moi il m'a fallu plusieurs mois avant de réaliser que depuis cet anniversaire, le temps passe encore plus vite et un mal être s'est installé sans que je m'en rendre compte, mais qui est certainement de la même origine qu'elle. Il devient donc urgent que je réagisse.

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Pour Léo ,ce sera certainement ses dernières vacances d'été à la maison (bientôt 18 ans !), nous l'emmenons à Venise et à Florence, pour ne pas qu'il s'ennuie avec des "vieux" nous emmenons également son cousin Maxime, qui lui aussi grandi et devient un petit homme, l'année prochaine ce sera la seconde. La préparation du voyage est terminée, il ne reste qu'à développer les promenades et les visites, mais nous verrons cela sur place. Il était prévue une sortie sur Paris en juin, mais pour des raisons indécises, cette escapade est annulée ou presque.

florence venise paris

Fin juin, mon ami cambodgien revient avec son épouse quelques jours ; mais avant début mai, mon docteur préféré s'arrête aussi quelques jours ici avec sa famille et voudrait bien aller à l'Aiguille du Midi, si le temps le permet. Pas d'autres sorties du territoire français cette année ; il faut refaire le plein. Nous envisageons de retourner en Guadeloupe pour le carnaval 2016. D'ici là, il faut que je programme de nouvelles escapades dans les départements voisins, car j'ai épuré tous les châteaux  et les visites intéressantes aux alentours et dans le Dauphiné. Et comme l'énergie me fait défaut il va falloir que je me motive un peu plus que ça, en plus il faut continuer à alimenter le blog.

 

bun kiribo

 

 

A bientôt, ceux et celles qui me suivent et qui apprécient mes indiscrétions.

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24 avril 2015

Les enfants adultes de notre moitié !

Il y a un sujet dont on ne parle pas souvent. Les enfants adultes de notre douce moitié ? Et je vais en parler uniquement en tant que femme. 

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 Je pense que contrairement à ce que nous pouvons penser, c'est certainement plus simple avec de jeunes enfants. On s'habitue à eux, ils s'intégrent facilement dans les nouveaux couples et  deviennent amis avec les enfants de l'autre. Je l'ai constaté plusieurs fois dans notre famille. Souvent quand nous recevons une famille recomposée avec de jeunes enfants, tout semble bien se dérouler, les enfants jouent ensemble, quand ils parlent entre eux : ils disent "les parents". Quand on voit une série à la télé sur ce sujet ça semble presque parfait ! 

5 transmettre nos valeurs

 En revanche, quand on refait sa vie à un certain âge, avec les enfants adultes de notre compagnon, ce n'est pas pareil.

 

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Nous n'y pensons pas tout de suite, nous les femmes et avec notre grand coeur pour certaines, nous fonçons tête baissée pour ne pas faire de différences avec les nôtres. Nous amenons nos habitudes, nos cultures, notre éducation et plus parfois, sans penser  qu'elles peuvent passer pour obsolètes ou ringardes, les enfants de l'autre souvent, n'ont pas du tout été éduqués de la même façon. Et les critiques commencent à pleuvoir derrière notre dos.

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 Je le dis souvent, l'éducation est primordiale, elle ressort toute notre vie. Quand on a été élevée dans une famille avec des barrières et que l'on nous a inculqué les valeurs essentielles , on essaie de les transmettre à nos enfants.  En revanche quand cela n'a pas été le cas chez l'autre,  tôt ou tard, ça pose problème.

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Au début, nous ne comprenons pas trop pourquoi ,ce que nous essayons de partager avec eux, semble déranger, vite on se rend compte que derrière notre dos, ils nous jugent de prétentieuse, pour eux, nous faisons des chichis et croyez moi cela nous fait de la peine. On essaie d'en parler avec leur papa et là, on s'entend dire : ça viendra, ils sont jaloux, il faut qu'il s'habitue à toi ! On oublie seulement que l'on sera toujours l'autre.

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 Sauf que cela ne change pas, d'un côté, ils ne nous comprennent toujours pas et pour cause nos bases ne sont pas les mêmes qu'eux, de l'autre, notre patience, nos illusions, notre envie de bien faire s'effritent et au bout d'un certain nombre d'années on se pose des questions.

 7se poser des questions

 Souvent, les enfants adultes, oublient que l'un des deux n'est pas leur parent et qu'il est normal que  le nouveau couple n'agisse pas de la même façon que si leur papa et leur maman étaient restés ensemble. Je vous assure ce n'est pas facile à vivre et quand j'en parle à d'autre femmes de mon âge qui vivent la même chose, je me rends compte que je ne suis pas la seule. Si vous habitez dans la maison de votre douce moitié, il arrive que sans s'en rendre compte ils vous font savoir qu'ils sont encore chez eux, normal puisqu'ils y ont été élevés, mais vous du coup, vous vous sentez étrangère dans cette nouvelle maison sans compter que l'ombre de l'autre y plane  encore.

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 Plus les années passent, surtout après la septième dizaine,  plus nous nous rendons compte que l'échéance se rapproche de plus en plus vite et nous essayons de rectifier le tire et de changer nos priorités. Nous avons eu l'opportunité de saisir notre  chance en vivant notre dernière histoire d'amour, alors si on à la chance d'être heureux avec cette douce moitié, profitons aux maximum de lui ou d'elle et gardons notre rôle de parents en les aimant en les aidant ponctuellement quand on peut pour des occasions bien précises, recevons les, quand nous avons envie, c'est tellement agréable les réunions de famille mais, ne leur donnons plus la priorité. Nos enfants ont leur vie ;  à eux, d'en faire ce qu'ils veulent d'autant plus que eux ils n'apprécieraient certainement pas que nous nous occupions de la leur.

 

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A une époque, j'ai lu certains des livres de l'ancienne Comtesse de Paris, elle prônait les unions entre gens de la même société. Dans son monde, on organisait des rallyes pour se faire rencontrer des jeunes gens de la même condition sociale. Certains diront c'était "prout prout", oui c'est vrai mais après tout cela avait du bon pour certaines choses. Quand on a la même éducation et que les valeurs que l'on nous a inculquées pendant nos enfances sont les mêmes, ça s'implifie certainement.

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 Maintenant, nous sommes dans un monde de mondialisation, la société a changé,  on voyage et nous rencontrons des gens différents oui c'est vrai, mais quand même gardons au fond de nous notre personnalité qui a été forgée dans notre enfance. Avant de juger les autres et leur imposer quoi que ce soit, réfléchissons et posons nous la question : Pourquoi il ou elle est comme cela ? Ce n'est pas parce que nous n'avons pas été élevés de la même façon que nous sommes moins bien ou mieux qu'eux, essayons plutôt de nous comprendre et de nous adapter aux autres et ne pas refuser ce qu'ils nous proposent ; avoir de l'ambition et vouloir s'élever ne peut que nous enrichir. Et n'ayons pas cette phrase assasine qui ne veut rien dire : " ça, ce n'est pas pour moi" !

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18 avril 2015

Un éloignement bénéfique

 

Après 8 jours de réflexion, tout semble rentrer dans l'ordre.

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Huit jours se sont écoulés, chacun de notre côté. Les bienfaits s’il y en a, se vérifieront à la prochaine décision à prendre pour « le problème » ????, ce dernier n’est pas simple à résoudre. Nous ne sommes pas maître de la vie des autres, en revanche, nous sommes maître de la nôtre et nous avons le droit d’accepter ou de refuser. Moi, si j’avais été dans la même situation, mon choix aurait été celui de privilégier ma moitié, car c’est lui qui terminera sa vie avec moi. Je ne suis pas rancunière heureusement, mais j’avoue quand même qu’il me reste un goût amer dans la bouche.

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Je remercie toutes celles qui m’ont laissé un commentaire de gentillesse. Je vous rassure notre couple n’est pas en danger ; à mon âge je sais reconnaître les choses importantes, je suis impulsive parfois, mais pas débile. Je suis consciente que ce n’est pas à l’approche de la septième dizaine qu’on change. Et je l'aime.

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J’ai eu également un commentaire très méchant d’une certaine « Bibi » aux délicieuses fautes d’orthographe étudiées. « Caractaire – préfaire » ne pas savoir écrire ces deux mots c’est étrange. « Pour la peine,  Bibi copier 100 fois caractère et préfère ». Je voulais lui répondre gentiment  par e-mail  avec l’adresse jointe, manque de chance l’adresse était bidon puisque mon e-mail m’est revenu comme erroné. Malgré son anonymat ces deux délicieuses fautes me font penser à quelqu’un. Pas grave, moi quand je dois assumer, j’assume. J’ai une sainte horreur des « lâches » qui se cachent derrière leur écran ; j’ai donc retiré ce com. inutile et malfaisant.

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 La solitude à deux !

 Pour moi, l’expérience que j’appréhendais beaucoup s’est bien déroulée. Bien sûr le manque de petit mari s’est fait sentir tout au long de la semaine et même parfois j’avais l’impression qu’il était à côté de moi, je me suis surprise à vouloir commencer une phrase qui lui était adressée  et de m’arrêter net. Il y a eu des moments plus difficiles  comme le soir devant la télévision, sa main, son épaule me manquaient. La place dans le lit était trop grande, mais j’ai assumé ce que j’avais décidé.   En revanche, le soir je n’étais pas très rassurée car j’étais seule dans l’immeuble et à plusieurs reprises, j’ai entendu des bruits dans le hall d’entrée. Personne ne savait que j’étais au premier étage.

 

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Vendredi soir, dès que la voiture s’est éloignée, tout de suite je me suis dit : Edith, positive au maximum et rejette les idées tristes ou noires loin de toi. Alors, je peux vous dire c’est une gymnastique cérébrale pas simple du tout, mais ça occupe. Allongée sur la banquette j’ai commencé par terminer un livre, j’ai lu ma revue hebdomadaire en long en large et en travers. J’ai grignoté devant la télévision et j’ai savouré deux films que j’ai bien aimés ; comme à mon habitude, je me suis couchée après minuit, j’ai pris exceptionnellement un cachet pour dormir car j’avais peur de ruminer et je me suis réveillée à la même heure qu’à la maison.

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Quand nous rentrons après notre séjour d’hiver, je fais suspendre la ligne téléphonique et Internet,  je ne peux la faire remettre qu’après deux mois d’absence je n’avais donc pas Internet, je n’avais  que mon téléphone portable qui me permettait de relever ma boite mail, mais pas question d’en faire plus, je n’aime pas consulter autre chose avec un écran miniature ; donc le sevrage était efficace aussi de ce côté-là.

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Il a fait un temps superbe, je ne voyais pas l’intérêt de descendre, je l’ai fait une fois et je n’ai croisé que très peu de personnes dans tout le village, les magasins  sont fermés, les propriétaires rangent dans leur boutique. Au pied des pistes, les employés municipaux s’activent autour des remontées mécaniques pour mettre tous les engins en sommeil. J’ai quand même rencontré deux jeunes, skis aux pieds remonter la grande descente qui part du front de neige, car il y a encore de la neige sur cette piste, sinon tout fond autour de nous. Sur les pistes de ski de fond, l’herbe réapparaît et les premiers crocus font le bonheur des chevaux et des poneys du Ranch de l’Ancolie. J’ai donc préféré lire sur mon balcon, écoutez le silence, les oiseaux et respirer la nature qui s’éveille.

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Mes filles et mes amies m’ont téléphoné et cela m’a fait un grand plaisir. Petit mari et moi nous nous somme téléphonés, je m’aperçois qu’à la maison tout semble s’être passé comme si de rien n’était, je ne suis pas convaincue que cet éloignement serve pour la prochaine fois. J’espérais certainement beaucoup trop, mais effectivement « il ne sait pas faire ». Aucune décision concrète ne semble ressortir de cette semaine particulière qui risque de se renouveler, mais je pense que là, je serai moins indulgente.

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Et la confirmation de mes doutes est arrivée jeudi soir vraiment « il ne sait pas faire ».  Une fois de plus,  à cause d’un nouveau Oui au lieu d’un Non, j’ai failli rester une journée et une nuit de plus.

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 En attendant moi, je me suis effacée, face à moi-même,  j’ai beaucoup réfléchi et je pense que la prochaine fois, je serai plus ferme et mon choix sera certainement différent. Je ne veux pas avoir à assumer ce que je ne souhaite pas ; il y va de ma tranquillité et de ma liberté ; je ne suis pas dupe, des mensonges et des mauvaises fois, je les repère tout de suite ; je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois. Contrairement à petit mari, il n’est pas facile de m’embobiner quand je ne le veux pas.

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Conclusion :

Rien de tel qu’un éloignement dans certaines circonstances pour réfléchir, on y voit plus clair et on remet ses propres pendules à l’heure. Même si un seul des deux y retire un bienfait. Tout le monde devrait avoir l’opportunité en cas de besoin de s’éloigner, je pense que cela éviterait beaucoup de divorces. Le retour est beaucoup mieux apprécié. Si je n’avais pas eu d’endroit où aller, je me serais réfugiée dans une abbaye ouverte aux personnes qui veulent se retrouver. Pourquoi une Abbaye ? Allez-vous me dire. Simplement parce que Tous ces endroits religieux que je connais bien de par mon enfance, sont accueillants et ce sont toujours des lieux calme, avec de beaux jardins et un bel environnement paisible.

Pour petit mari, il n'a pas eu le temps de trop s'ennuyer il avait à faire. Lui seul peu dire ce qu'il en a tiré. En attendant il est venu me rechercher avec 7 roses à la main, le nombre de jours ou nous avons été séparés. Donc......

 

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10 avril 2015

Le choix !

 

La vie n'est faite que de choix. Mais, faisons nous toujours le bon ?

Non, parmi tous ceux que j'ai fait dans ma longue vie, plusieurs ont même été désastreux. A chaque fois, je les ai assumés plus ou moins bien, mais je les assumés

 

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Quand nous dépassons une certaine dizaine, on se retourne sur le chemin parcouru et nous faisons le bilan. Peu d'années sont encore devant nous et malheureusement elles sont agrémentées d'un épée de Damoclès au dessus de notre tête : la maladie, qui peut frapper à notre porte n'importe quand. C'est celle qui me fait le plus peur, donc j'évite d'y penser.

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En revanche, je réfléchis de plus en plus et férocement,  je ne veux plus de contraintes,  je veux choisir mes obligations et être libre de mes choix pour pouvoir dire droit dans les yeux à certaines personnes "NON" et ne pas revenir sur mes décisions. Pas simple vous savez. J'ai envie de ne faire que ce qu'il me plaît, ne plus me pourrir la vie avec les contraintes qui je sais ne serviront à rien et encombreront la dernière ligne droite de ma vie.

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Toute ma vie, j'ai été généreuse, j'ai toujours aidé les uns et les autres, j'ai même fait des choses que beaucoup ne ferait pas et n'y aurait même pas pensé ; en un mot, je ne veux plus m'encombrer.

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Depuis bientôt 13 ans, je suis mariée à un homme gentil qui je suis certaine m'aime bien. Mais, quelqu'un qui ne parle pas beaucoup, qui ne prend jamais de décisions, ne prend jamais ma défense, ses priorités sont parfois ailleurs, il se laisse vivre et surtout ne sait jamais dire NON. Pourtant parfois, savoir dire non fait du bien, une petite opposition peut s'analyser ensemble et remettre les pendules à l'heure ; c'est indispensable. Donc je le sais et j'essaie de faire avec, mais j'avoue c'est très pénible et je ne m'y suis jamais faite. J'ai la sainte horreur de la routine. De mon côté, si on me prouve par A + B que j'ai tord, je reviens sans difficulté sur mes positions, mais pour cela, il faut dialoguer, argumenter et  surtout je hais les monologues.

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En ce moment à la maison, il y a un sujet compliqué dont il aurait fallu parler, argumenter, trancher, mais Petit mari me dit : Je ne sais pas faire. Pourtant dans un couple face à certain choix important il faut savoir trancher. A notre âge parfois c'est donner la priorité  au meilleur pour être heureux, nous n'avons plus le temps pour nous sacrifier et faire passer les autres avant nous, les jours sont comptés.

je ne sais

Cela fait quinze jours que je rumine le problème, que j'essaie de peser le pour et le contre, mais en vain. Quand je n'en peux plus, j'essaie d'en parler et je dis ce que j'en pense, il trouve mes arguments justes, mais cela reste un monologue et rien ne change ou n'évolue. Je reste dans l'indécis et je me morfonds, je vais être obligée de faire ce que je n'ai pas envie  et me sentir piégée, tout en sachant qu'à la prochaine épreuve ce sera pareil, il préfère dire oui pour ne pas être en conflit.  

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Une demi solution et j'ai tranché seule. Après mûres réflexions et pas de gaieté de coeur et même avec un goût amer, j'ai décidé de m'éloigner seule, comme cela il n'aura pas à dire "non" au gros problème et moi je n'aurai pas à dire "oui". Seulement, mis à part la période de nos opérations, jamais nous ne nous sommes éloignés l'un de l'autre. Quand nous ne sommes pas ensemble plus d'une heure, je m'ennuie et il parait que je lui manque. Sacré dilemme quand même.

s'éloigner

Sur cette partie de ma vie, je ne comprends plus rien. J'ai toujours été indépendante, j'ai toujours fait beaucoup de choses seule et jamais je n'ai ressenti le manque de l'autre ; c'est vraiment la première fois que je réagis comme cela en face de ma moitié. Pour lui, je veux bien croire que c'est pareil, car parfois il me cherche même quand je suis au petit coin. Quand il rentre du jardin, il veut savoir dans quelle pièce de la grande maison   je me trouve,  il m'appelle. Et cela ne me dérange absolument pas.

ne me quitte pas

Souvent, je suis étonnée de voir que certaines femmes appréhendent le moment de la retraite et de se retrouver tout le temps à deux. Ils disent : oh la la ! il va toujours être dans mes jambes, je ne vais plus pouvoir faire ce que je veux : moi ce n'est pas le cas. Petit mari a eu la chance d'être à la retraite à 53 ans, je ne l'ai vu travailler que deux mois au début de notre rencontre. Depuis nous faisons tout ensemble et j'aime. 

la retraite a deux

Alors, vais-je résister à cette solitude momentanée ? loin de tout, sans voiture et sans Internet, je vais très certainement en baver, je me connais. Pourtant je sais, c'est la dernière solution que j'ai trouvée pour savoir si vraiment il est capable de se remettre en question face aux décisions et au partage de la parole. J'ose espérer qu'il en tirera une leçon, mais le pire c'est que je n'en suis absolument pas certaine  et qu'après il reconnaîtra ses priorités. Maintenant, je veux que nous pensions à NOUS. Sinon je me connais,  fatiguée d'attendre je vais m'ennuyer et je risque de me renfermer dangereusement car vous savez quand on a fait une grave dépression dans sa vie on est jamais guéri, on reste fragile. Mais seuls ceux qui sont passés par là le comprenne.

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Rendez-vous dans un prochain billet pour savoir comment chacun de nous avons vécu le manque de l'autre.

 

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03 avril 2015

Facebook et les réseaux sociaux.

 Comme beaucoup de monde, j'ai un compte facebook. Certains pensent que c'est aussi une façon d'être un mouton de Panurge ! C'est faux, car personne ne m'a obligée à me mettre sur facebook et personne ne m'a obligée à faire un blog (simple petite aparté pour répondre à deux commentaires dans mon billet précédent).

Donc revenons à nos moutons. Le compte facebook que j'ai en ce moment, est le second. Le premier, je l'ai fermé, entre autre parce que je me suis aperçue que l'on y parlait pour ne rien dire.

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On lance une phrase insignifiante et l'on attend que les autres mordent à l'hameçon. Parfois la pêche est plutôt prolifique et parfois aussi, on se laisse dépasser par ses propos.

exprimez vous

Au premier compte facebook, je n'avais pas compris toutes les ficelles du jeu. Et, je me suis attirée de désagréables réflexions ; il m'a fallu un certain temps pour tout comprendre. J'ai même eu les amis de certains de mes amis qui m'ont agressée.

agression

C'est tellement facile d'agresser verbalement les autres, quand on est caché derrière un écran. Écoeurée, j'ai voulu me retirer, mais ça n'a pas été facile, un vrai parcours du combattant, il paraît que maintenant il y a sur Internet des Tuto pour se retirer.

 se retirer

J'ai tenu plusieurs mois, jusqu'au jour ou je me suis rendu compte que les jours, les mois passaient et nous n'avions plus beaucoup de contacts  avec nos proches, tous accros à ce nouveau moyen de communication. Ils quitteraient ce monde, on ne le saurait même pas. Car l'emploi du stylo ça n'existe presque plus et même le téléphone ne sonne que très rarement. Il faut vivre avec son temps diront certains !

moyen de com

Alors, j'ai ré-ouvert un nouveau compte, pour déceler des indices dans certains "exprimez-vous" qui me donneraient quelques nouvelles. Mais avec la ferme intention de modérer mes appréciations. Difficile parfois, car je suis assez impulsive. J'ai essayé aussi l'humour, en oubliant que l'humour n'était pas toujours compris de la même façon chez les uns ou chez les autres. Puisque une inconnue amie d'une de mes proches, m'a encore agressée en prenant pour argent comptant ce que j'avais mis à ma personne proche, alors que cela ne lui était pas adressée. J'ai donc décidé de ne plus mettre aucun commentaire sur ce "exprimez-vous", mais en revanche je continuerai à lire ce qu'elle mettra car sinon nous pourrions passer à côté d'une information importante.

humour

Malgré tout, pour certains de mes contacts, j'apprécie les photos qu'elles partagent, comme ça, j'ai l'impression de participer de loin à leur vie ; car vous le savez, nous sommes une famille très éparpillée. Mais dans l'ensemble je maintiens ce que j'ai dit au début : Facebook, reste bien un moyen de parler pour ne rien dire. 

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C'est la mode de collectionner "des amis", il y en a qui plus ils ont d'amis plus ils sont fiers. Mais seulement, ils ne se rendent pas compte que le terme "Amis" dans ce concept ne veut pas dire grand chose, c'est même galvauder l'amitié. Pour moi un ami c'est plus précieux que cela.

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Ne croyez pas que je suis ringarde et que je n'apprécie pas les nouvelles technologies. En 1968, j'étais une des rares à posséder un lave vaisselle. En 1987, j'ai eu mon premier ordinateur, j'ai même eu beaucoup de mal à me faire ensuite à la souris, car les premiers ordinateurs ne possédaient pas de souris, on faisait contrôle et autre chose. Dès que Internet est apparu, je m'y suis mise tout de suite et j'ai beaucoup aimé, bon il faut dire que j'ai une formation de secrétariat, alors les traitements de texte des ordinateurs un vrai miracle. S'en est suivi du téléphone portable, j'en ai eu un tout de suite et même avant, j'avais un téléphone dans ma voiture, alors ceux qui me disent qu'il faut que je vive avec mon temps, me font bien rire. Et je vais même vous confier, j'ai rencontré petit mari sur Internet. Alors pour quelqu'un qui ne serait pas de sont temps, ça m'amuse drôlement.

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Mais pour toutes ces modernités de notre époque, j'ai su faire des choix et modérer certaines inventions en restant toujours vigilante pour qu'elles ne remplacent pas définitivement les moyens de communication plus cordiaux et chaleureux. Quand on gratte bien, si on est pas trop idiots on se rencontre vite, que beaucoup sont éphémères et détruisent certaines de nos valeurs.

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Malgré tout, je m'informe toujours sur les nouveautés, pour ne pas être déconnectée de mes petits enfants. Mais parfois, quand ils sont à la maison je modère et je détourne certaines de leurs activités.

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celles que je déteste le plus et que je ne comprends absolument pas, ce sont les jeux violents comme les jeux de guerre.

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 Comme je le laisse entendre dans mon précédent billet, il n'est encore pas né, celui qui décidera pour moi et qui influencera certaines de mes idées. J'ai même un internaute qui en a déduit, que j'avais certainement été la seule à ne pas être modelée par mon éducation. 

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Comme tout le monde, j'ai certainement été modelée par mon éducation. Mais en tout, j'ai toujours voulu garder mon bon sens et ne pas me laisser manipuler. J'avoue, j'ai du caractère, mais pas un mauvais caractère ; c'est pourquoi le monde dans lequel nous vivons me déplait de plus en plus et que je me réfugie beaucoup dans mes rêves et dans mes secrets.

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