17 mai 2015

Chrystel Vidal-Magnez 30 mars 1968/17 mai 2002

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Ce n'est pas juste, tu n'es plus. Et pourtant, tu as été présente dans toutes mes galères. Tu as été une des rares avec mon amie Renée à me soutenir quand je traversais le désert. Tu n'avais pas honte de la maman que j'étais devenue avec cette vilaine dépression qui m'envahissait. Je ne t'ai pas dit assez MERCI et maintenant que le soleil est revenu, tu n'es plus là pour profiter avec moi, de ces petits bonheurs de tous les jours qui sont revenus. Tu as, à peine connu le dernier homme de ma vie qui a comblé mes jours et qui m'a apporté la quiétude, le calme et l'équilibre dont j'avais  besoin de retrouver.

J'aurais tellement voulu te faire partager ma nouvelle région, si belle à toutes les saisons et cette grande maison dont tu le savais, je rêvais depuis toujours. Tu aurais adoré la façon dont je l'ai meublée, arrangée, sublimée. Tu partageais avec moi ce goût des vieilles choses. Je suis certaine, tu aurais aimé la nouvelle maman et grand-maman que je suis devenue.

Vraiment ce n'est pas juste. La vie a repris, mais il ne se passe pas une journée  ou je ne pense pas à toi. Cet été, nous partirons avec ton fils Léo à Venise et à Florence, mais je suis certaine que tu m'accompagneras, comme tu l'as fait à Rio de Janeiro quand tu avais 15 ans. Je suis contente, d'avoir découvert ce bout du monde avec toi. Merci ma Chrystel pour tout ce que tu as été. Je t'aime et je t'aimerai toujours.

A cet hommage pour toi ma belle, j'associe ton papa à qui tu manques beaucoup. On parle souvent des chagrins des mamans quand on perd un enfant, et rarement celui du papa et surtout quand celui-ci, par les aléas de la vie a été séparé de son enfant et qu'il n'a pas pu profiter autant de lui. Les séparations des couples, c'est parfois,  aussi ça. Alors ce sont à tes deux parents  que tu manques  autant et bien évidemment à tes soeurs, mais c'est encore autre chose. 

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C'est rare, quand je m'épanche ainsi devant tout le monde. C'est simplement pour redonner du courage à celles et ceux qui traversent comme moi le désert et qui n'aperçoivent pas la fin de la route. Ne craignez rien, accrochez-vous au bout de la route il y a le soleil. N'hésitez pas à faire ressortir vos peines en écrivant cela fait aussi parti de la thérapie et je vous assure ça fait du bien.

Posté par manouedith à 10:53 - - Commentaires [21] - Permalien [#]