26 juin 2015

L'Escarpin !!!!! Avoir été et ne plus être.

Ce matin, j'ai reçu une superbe paire d'escarpins, comme je les aime. Je n'ai pas su résister ; je sais très bien que je ne les porterai pas et pourtant, c'était un coup de coeur. Vraiment ridicule quand même ! En les essayant, elles ne me font pas mal aux pieds, sauf que mon pied n'est absolument pas maintenu, alors il fout le camp, le meilleur moyen de me faire une entorse. Bon, il faut dire aussi que je n'ai plus du tout l'habitude de porter ce genre de chaussures. Pourtant, le talon n'est pas haut. Après tout, on à le droit de rêver  sur ce que nous avons été et que nous ne sommes plus.

 

escarpins

 

Encore un privilège qui s'en va. On a beau ne pas paraître son âge, les méfaits de la vieillesse sont là. Et vous savez quoi ? Ils s'installent doucement sans que nous nous en rendions compte. Un vrai intrus,  mal élevé. Pour vous les jeunes, qui passez par ici et qui vous dites : on s'en moque, ce n'est pas encore pour demain. Rassurez-vous, c'est seulement pour après-demain, et après-demain c'est presque demain et ça arrive plus vite que vous ne pensez. 

 

Tout commence discrètement au moment de la cinquantaine. La première alerte, elle vous arrive quand votre horloge biologique ne peut plus vous rendre maman et que vous avez l'impression d'être devenue un fruit mort. Presque en même temps et même parfois avant, quand vous lisez, vous vous rapprochez de plus en plus et voilà, les lunettes sont arrivées. Ce n'est pas trop grave, vous jouez les coquettes en cachant cet handicap avec des lentilles. Ceci dit, j'y suis arrivée, une quinzaine d'années, mais moi, en même temps, la vue de loin s'est gâtée. Ensuite quelques difficultés sont apparues, j'ai été obligée de les quitter et  rechausser mes carreaux.

Un jour, de jolis fils d'argent se mêlent à vos beaux cheveux, c'est bizarre cela aussi, mais pour les brunes c'est encore plus visible et souvent plus tôt, pas de chance. Bon, ce n'est pas le plus grave, avec les teintures on fait des miracles. Moi, je me teins les cheveux depuis le jour ou ma mère m'a dit que j'avais les cheveux de la couleur des poux. Donc je ne me suis pas sentie concernée et je n'ai rien vu venir.  

 

 

Si vous avez la malchance d'être d'une famille d'arthrosiques, c'est rare que vous échappiez aux douleurs des mains, des pieds, enfin de toutes les articulations et je peux vous dire, que cela ne s'arrange pas de jour en jour et les remèdes ne font aucun miracle. Vous vous résignez et vous faites avec. Un jour, je ne pourrai plus écrire même à l'ordinateur et j'aurai certainement de plus en plus de mal à marcher, bon je porte des semelles orthopédiques, pas drôle ça non plus. Malgré tout depuis ma dernière visite chez un nouveau podologue, il semblerait qu'il y ait du mieux, je dit bien : il semblerait. Il faut dire que si je suis ressortie à ma première visite avec les semelles, sans avoir à attendre plusieurs jours après la prise d'empreintes, mais, j'ai senti passer la facture, le double de mes anciennes d'il y a 2 ans. 

 

Bon, là, je ne vous ai parlé que des pieds, des mains, des yeux et des douleurs et je ne suis pas encore arrivée aux dents. Jusqu'à présent j'avais de bonnes dents ou presque. Sauf, elles aussi s'usent et elles m' obligent à rendre visite plus souvent à mon arracheur. Et là, catastrophe dès qu'il faut en remplacer vous choisissez soit les dents ou les vacances ! Depuis deux ans entre opérations, lunettes et dents, j'ai fait un trou dans mes économies, qui ne se rebouchera jamais, car comme on s'aime tellement petit mari et moi, on a tout fait à deux.

 

Image du Blog petitemimine.centerblog.net

 

 

 

 dans toute cette histoire c'est quand vous voulez vous agenouiller par terre, vous ne pouvez pas le faire sans réfléchir ; avant je vous conseille de repérer bien autour de vous, l'objet, la chose sur laquelle vous  pourrez vous appuyer pour vous relever et attention pas n'importe quoi, il faut que la chose soit solide et stable. 

 

 

 

 Et je ne vous parle pas des vilaines maladies qui sont au-dessus de votre tête, comme une épée de Damoclès ; mais pour celles-là, heureusement il y en a qui passent à travers, donc espérons qu'elles nous oublierons. Ou qu'elles se feront oublier si par malchance elles vous ont déjà fait un clin d'oeil.

 

Mais celles dont je vous ai parlées, elles n'échappent à personne. Alors, ne vous en faites pas, tout vient à point qui sait attendre. Ne voyez pas face à cette énumération un excès de ma part de pessimisme, mon billet ne se veut qu'humouristique, puisque j'ai la gentillesse de bien vouloir vous prévenir de ce qui vous attend. Alors vous comprendrez mieux peut être mon achat compulsif, il faut savoir entretenir ses rêves.

 

 

 

Je vous assure, gardez le moral, la vie est belle.

A part cela, tout va très bien Madame la Marquise, oui, oui, oui, tout va très bien.

 

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21 juin 2015

La fête des pères.

A tous les papas, aujourd'hui je dis :

BONNE FÊTE

 

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Le mien est parti, mon beau-père aussi. Jamais nous ne passions ce jour, sans aller les voir ou alors, leur téléphoner et leur faire envoyer des fleurs, ou leur offrir un petit cadeau. Une question toute bête, pourquoi n'oublient-on jamais la fête des mères ?  A Elles, les privilégiés on envoie des fleurs, on leur fait un petite cadeau, mais rarement aux papas. Je connais des papas qui jamais ne reçoivent une fleur ou autre ce jour là, moi je n'ai pas peur d'offrir une rose à un homme que j'aime.

rose de Renescure

 

En ce moment, les jardins regorgent de  roses, plus jolies les unes des autres. Moi je les préfère à un cadeau, car je n'aime pas l'idée de commercialiser les sentiments.

Alors !

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Quand nous sommes éloignés les uns des autres, ou pas éloignés du tout.

La mode actuelle c'est, au pire aller un SMS.

C'est moyen dirions-nous !

Un coup de téléphone, quand les kilomètres nous séparent

c'est bien  et c'est mieux que rien.

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Mais un baiser quand on le peut, c'est beaucoup mieux.

Avant, à la rigueur, on lui choisissait une jolie carte que nous lui adressions par la poste, mais de nos jours ce n'est même plus la peine d'y songer. Pourtant ces cartes étaient conservées précieusement et relues de temps à autre. Quand j'ai vidé le grenier de mes grands-parents, j'en ai retrouvé un carton entier, une vie de cartes postales pour toutes les occasions.

Mes grands-parents, avaient l'habitude d'exposer dans leur salle à manger, les cartes reçues toute l'année, il y avait une vitrine consacrée à ça. C'était même amusant, quand nous arrivions, à chaque fois nous étions curieux d'aller les admirer et les lire, c'était parfois le seul lien que les cousins de Bordeaux gardaient avec eux

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On pense souvent aux sentiments qu'éprouvent les femmes, jamais ceux qu'éprouvent les hommes.

Dans une autre de mes vies, j'ai vu un papa, attendre le jour de la fête des pères le coup de téléphone hypotétique de ses enfants plutôt que d'aller déjeuner avec moi chez mes enfants. Ils habitaient seulement à 25 kilomètres de chez lui. Quand je suis rentrée il pleurait.

Dernièrement, le papa de ma fille partie à lu mon billet d'hommage sur le blog à notre Chrystel, il m'a écrit pour me remercier en me disant qu'à lui aussi Elle manquait et m'a raconté son chagrin, c'est vrai je n'avais pas vu la chose comme ça et c'est là, que j'ai réalisé que trop souvent on oubliait les papas.

Et je ne parle même pas des papas éloignés par une séparation, un divorce, qui jamais ne reçoivent une carte ou un coup de téléphone ce jour là.  

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Alors, aujourd'hui, ne les oubliez pas et ne vous contentez pas d'un SMS. Ils méritent autre chose.

 

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19 juin 2015

Cluny, son village et son abbaye

Deuxième escapade en Bourgogne du Sud. Comme la semaine précédente nous prenons la route à 9 heures. Le programme doit nous amener pour un premier arrêt le matin à Cluny, joli village médiéval. Il est toujours préférable de se promener dans les rues d'un village le matin quand il ne fait pas trop chaud.

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Le saviez-vous : Cluny offre en Europe l'une des plus importantes densités de maisons médiévales, principalement romanes, encore sur pieds. Plus de 140 maisons érigées entre le XIème et XIVème siècle sont encore en place, dont une cinquantaine possède tout ou partie du décor de façade.

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.Pour atteindre l'enceinte de l'Abbaye, depuis le parking à l'extérieur du bourg où se trouve la billetterie, c'est très simple vous suivez toujours ces clous en bronze au sol, représentant l'agneau pascal et sa flèche vous indiquant le sens du parcours, impossible de se tromper et de faire des pas inutiles

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Avant notre premier arrêt à la Tour des fromages, nous découvrons une rue commerçante où tous les magasins ont une devanture ancienne, refaite dans l'esprit des époques précédentes. Dans l'une d'elle, je n'ai pas résisté à pousser la porte  pour me retrouver dans une librairie un peu particulière, puisqu'elle ne possède que des livres anciens, une remontée dans mon enfance et dans celle de mes grands-parents.

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 En haut de la Tour des fromages. Avant le XVIIIè siècle, elle s'appelait la Tour des Fèves. on découvre le plus beau panorama sur la Cité-Abbaye.

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Voici l'entrée historique de l'Abbaye. Les Portes d'Honneur. Sous ses portes sont passés : Saint Louis, l'empereur de Constantinople, Richelieu et bien d'autres. Toujours très émouvant quand vous- mêmes passez en dessous.

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L'Abbaye fut fondée en 909 ou 910 par le Duc d'Aquitaine et Comte d'Auvergne Guillaume 1er. Elle fut un foyer de réformation de la règle Bénédictine ainsi qu'un centre intellectuel de premier plan au Moyen-Âge classique. Il n'en subsiste aujourd'hui qu'une toute petite partie des bâtiments faisant l'objet de protections au titre des monuments historiques. Dans la partie habitable, se trouve l'école prestigieuse des Arts et Métiers "Paris-Tech ou appelé depuis des générations "les Gad'Zarts", du reste il n'est pas surprenant de les croiser dans les cours avec leur longue blouse grise.

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En 1789, l'Abbaye devient bien national. La période révolutionnaire fut fatale à l'ensemble des bâtiments monastiques. et à son église. Il faut quand même se souvenir, que l'Abbatiale a été pendant trois siècles, le plus grand  édifice religieux d'Occident (187 mètres de long), jusqu'à la reconstruction de la basilique Saint Pierre de Rome en 1506.

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Les révolutionnaires détruisirent le bâtiment qui était en bon état à l'aide de mines dès 1791, en ayant préalablement vendu tapisseries et mobiliers, ainsi que tous les objets de culte. Les archives furent brûlées en 1793 et l'église fut livrée aux pillages. Le domaine fut vendu en 1798 pour 2,14 millions de francs. Le 8 mai 1810, on fit exploser la façade et le grand portail. Ensuite, elle servit de carrière de pierres jusqu'en 1813 pour les maisons du bourg. Il ne reste actuellement que 8% de l'édifice initial.

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Croyants ou non croyants, pratiquants ou non, on ne peut pas rester indifférents face à de tels évènements qui ont endommagé une partie du patrimoine de l'humanité. Entre 1810 et 1813, certains, ont du s'en mettre plein les poches au détriment des autres. J'ose néanmoins soulever une toute petite chose , tous ces actes révolutionnaires, ont été commis par des FRANCAIS, avec la seule  excuse leur bêtise, leur indifférence et leur ignorance. 

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Je ne soulignerai jamais assez, que ces évènements n'ont qu'un peu plus de 200 ans. Avant Cluny, était la plus grandiose des églises de son temps. Un patrimoine mondial a été détruit par des imbéciles, tout comme à notre époque les Bouddhas de Bamiyan en Afganistan. Ce qui veut dire que les années passent et que rien ne change et que la race humaine n'est pas toujours belle. Maintenant que l'on diminue de plus en plus l'Histoire de France dans les établissements scolaires, dans une cinquantaine d'années qui se souviendra de cette Abbaye ???? et même de la révolution française ???

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Maintenant refermons la porte de ce bel endroit et allons pique niquer et dirigeons-nous vers  le Château de Drée.

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17 juin 2015

La jeunesse fout le camp !

Alternons un peu nos visites châtelaines, tout le monde n'est pas une mordue de belles demeures. Revenons un peu sur des instants de vie, qui ressemblent  à ceux de tout le monde ou presque.

 

Le Bilan

 Toute ma vie a été basée sur « la famille et l’amour » L’amour de mes proches, l’amour pour mes enfants, l’amour pour celui qui partage ma vie. Du reste, j’ai toujours couru après ce sentiment, parfois si difficile à attraper et surtout encore plus difficile à garder.

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  J’ai laissé filer ma jeunesse en donnant beaucoup aux autres, en ne mettant pas toujours les priorités où il fallait. A 20 ans, la mode, les « yéyés » les flirts ne faisaient pas parti de mes pensées, ou alors vraiment très peu. L’important pour moi, c’était de fonder une famille différente de celle que j’avais eu et surtout ne pas reproduire le schéma de maman. Je me suis agrippée à celui qui a bien voulu m’épouser rapidement. Les années ont passé et je me suis rendue compte que c’était une erreur de vouloir sauter des étapes. Avec lui, je n’ai pas été malheureuse, bien au contraire, c’était un gentil garçon, je l’aimais bien mais cela ne suffisait pas. Au bout de 10 ans, nous nous sommes quittés.

  

J’ai toujours été une passionnée en tout. Quand j’entreprends quelque chose, je vais jusqu’au bout. A 30 ans, j’ai rencontré la « folie » avec un jeune homme plus jeune que moi. L’âge n’avait pas d’importance, je n’ai jamais paru le mien et notre différence ne se remarquait pas. J’ai vécu l’amour passionnel, je me suis là aussi agrippée à lui ; mais nous étions si différents. Souvent je me suis posée la question : qu’ai-je aimé en lui ? Son côté provocateur, ou celui de jeune homme de bonne famille ? Avec lui, j’ai évolué dans une famille comme celle que j’aurais aimé avoir. Longtemps, j’ai été fascinée par le couple de son frère, la façon dont ils élevaient leurs enfants. J’aurais tellement voulu être cette famille là. De l’extérieur, ils étaient aux yeux de tous, un couple parfait ; de l’intérieur on ne peut pas savoir. Longtemps après, j’ai su qu’il y avait eu des tempêtes ; tout n’avait pas été rose. Mais, la force de leur amour et la foi en Dieu, les avaient fait résister et n’avaient jamais fait couler leur navire. Je les envie encore et je suis toujours admirative de constater que leurs cinq enfants, maintenant parents évoluent de la même façon, ce qui me conforte dans l’idée que les valeurs données, ressortent toujours un jour ou l’autre. J’ai beaucoup aimé cette famille  et elle a toujours une place dans mon cœur. Si la mienne n’a pas ressemblée à la leur, c’est en grande partie parce qu’elle avait été scellée sur de mauvais choix et guidée par un côté passionnel qui détruit plus qu’il ne construit.

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Pendant tout ce temps, la vie a passé, la vie a évolué, a changé et n’a pas laissé la place qu’aux bons sentiments. Après quelques sérieuses tempêtes, j’ai repris mon chemin  avec la même énergie que celle de mes jeunes années.

J’ai retrouvé un nouvel amour, beaucoup plus sage à qui je dois l’équilibre retrouvé et qui est fondé sur d’autres bases beaucoup plus solide, pour lesquelles je fais le vœu que ça dure encore très longtemps. D’autres soucis, sont apparus dont j’ai vaguement parlé il y a quelques mois (mais rien n’est parfait). Ma retraite montagnarde du début du printemps a changé la façon de poursuivre ma route et j’ai enfin trouvé où sont mes véritables priorités ; nous n’avons plus de temps à perdre maintenant. Je continue à croquer la vie en pensant d’abord à nous. Alors, là aussi je m’agrippe à cet amour.

 

 

Les années sont passées aussi vite que la vie, les chagrins se sont estompés mais ils sont restés dans mon cœur. En faisant le bilan, je ne regrette rien. Nous ne sommes pas sur la terre pour vivre un long fleuve tranquille. J’ai beaucoup pardonné, mais je n’ai pas oublié. Je suis contente, malgré tout d’avoir gardé un lien plus ou moins épisodique avec les deux premiers hommes qui ont partagé ma route ; ils ont fait parti de ma vie et ils ont encore leur place dans le livre de celle-ci. Car souvenez-vous, la vie est un gros livre, nous écrivons les pages chaque jour, à chaque tournant, elle change de chapitre, mais rien ne s'efface, c'est seulement quand elle s'arrête que le point final est mis et que le livre se referme.

 

 

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