29 avril 2016

DU BONHEUR POUR CEUX QUE J'AIME.

Ce week-end, c'est le premier Mai. Je vous souhate à tous beaucoup de bonheur.

N'oubliez pas votre petit brin pour tous ceux que vous aimez.

Voici le mien

 

 

 

à bientôt.................

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22 avril 2016

Vive certains locataires !

Pendant deux semaines, je ne suis pas là. Un petit tour en Picardie, pour jouer les peintres, les bricoleurs et remettre une maison en état après le départ de locataires peu scrupuleux. En 15 ans de location, jamais je n'ai eu des locataires honnêtes et propres. Soit qu'ils ne paient pas leur loyer, soit qu'ils le paient, mais en partant laissent la maison dans un état incroyable. Même les gens avec lesquels vous avez été compréhensif souvent et que vous avez  participé financièrement à moderniser la cuisine équipée en chêne pour qu'elle soit blanche comme on le fait maintenant. Chaque réparations à faire, signalées  aussitôt faites.

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il ne faut pas avoir fait d'études à Polytechnique pour savoir qu'un lierre se taille !

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Mais cette fois-ci c'est le pompon. Bien évidemment je ne rends pas la caution, ils s'en moquent seulement un mois de loyer c'est rien à côté de 6.000 euros factures en main de réparations obligées, plus tout ce qui va être fait pas nos petites mains de papy et mamy (pourtant ce n'est plus de notre âge !).  Aucun amour propre, les toiles d'araignées pendent de partout, les moquettes sont a changer les tapisseries aussi, ils ont même laissé pendouiller dans toutes les pièces des collants tue mouche avec les mouches dessus et alors je ne parle même pas des volets qui n'ont pas été entretenus, alors qu'ils s'étaient engagés par écrit à mettre chaque année une couche de lazure. Il n'y a même plus de pelouse, leur petit roquet à tout saccagé.

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Les locataires sont plus protégés que les propriétaires,  jamais on ne pense aux propriétaires qui louent des biens pour se faire une retraite. C'est écoeurant, pourtant ce sont des gens tout propres sur eux.  Madame est même infirmière à l'hôpital.

J'ai eu également une fois un médecin et sa famille, une autre fois des enseignants et j'ai même eu une aide soignante qui est partie à la cloche de bois.  Tous m'ont rendu la maison dans à peu près le même état.

Je suis droite dans mes bottes, j'ai toujours été honnête et scrupuleuse, j'avoue, là,  je suis écoeurée. Jusqu'à laisser envahir la toiture et la cheminée par un lierre grimpant.

C'est facile, on loue un bien pendant 5 ans on n'y fait aucun travaux d'entretien et au bout de 5 ans, on va ailleurs et on redémarre dans une maison plus neuve. Vous me direz, c'est même un conseil publicitaire que l'on voit à la télévision.

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tapisserie refaite il y a moins de 4 ans, super les gens qui fument !

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Vous qui me connaissez maintenant. Vous savez que je suis amoureuse de mes maisons et que j'aime les jolies choses, vous comprendrez mieux ma peine et mon écoeurement. J'ai même eu l'appartement de  mes parents, rendu dans un état équivalent, la dame seule était resté 25 ans et n'avait jamais fait les peintures, ni entretenu le parquet, je l'ai vendu, mais là je ne peux pas.

Mon notaire et mon amie qui est dans l'immobilier, m'ont dit que de plus en plus il y avait des locataires aussi peu scrupuleux et pas simplement dans les jeunes !

 

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15 avril 2016

René-Just et Valentin Hauÿ

En ce moment, je suis très occupée. J'ai ré ouvert mon second blog, sur la Généalogie. J'ai commencé un journal de famille, en espérant qu'il intéressera mes enfants, ou à défaut, donnera l'idée à ceux qui comme moi sont passionnés de Généalogie et d'Histoire d'en faire un. L'idée, beaucoup l'ont eu. Mais pour la concrétiser ce n'est pas si facile que ça, si l'on veut le rendre attractif. Je n'ai donc pas voulu seulement aligner les dates en l'agrémentant seulement des métiers et des villages habités par mes aïeux. Je pense avoir fait mieux. Je fouille dans ma bibliothèque pour raconter mon village.

Si j'arrive au bout de mon histoire, peut être pourrai-je en faire un livre.

st just pihan

Je veux vous faire partager cette semaine une partie de cette monographie que j'ai faite sur Saint Just en Chaussée. Tout le monde à certainement entendu parler de Valentin Hauÿ. Mais très peu de gens savent qui est son frère René-Just, tout aussi célèbre. 

 

Biographie de  René-Just Hauÿ

établie pour l'inauguration du monument en leur honneur à St. Just en 1902

(vous pouvez constater que mon grand-père et moi sommes conservateurs !)

Les Hauys2

René-Just et Valentin voient le jour chez un couple de tisserands assez pauvres en 1743 et 1745. Ils furent  remarqués,  par le moine prieur de l’abbaye, et ils firent leurs études sous sa direction.

 

René-Just devint professeur, il fut ordonné prêtre et nommé régent de seconde au collège du Cardinal Lemoine à Paris. Là, avec son grand ami Lhomond, auteur de la grammaire latine, il se mit à l’étude des plantes et des minéraux. Or, un jour, visitant chez un ami, une collection de cristaux, il laisse tomber par maladresse, un bloc de spath calcaire, dont les morceaux font autant de prismes cristallisés. Ce fut pour lui un trait de lumière ! Il demanda la permission de ramasser les morceaux, les emporta chez lui, les étudia, et…. Les lois de la cristallisation des métaux étaient découvertes ! Pour calculer les proportions exactes des prismes, il se mit à étudier la géométrie et il en appliqua les principes à la cristallisation des minéraux. Les mémoires qu’il en fit paraître, excitèrent l’admiration de Lavoisier, Laplace, Cuvier et Daubenton, son professeur, qui, émerveillé, le fit entrer à l’Institut des Sciences à la chaire de minéralogie. Il publia plusieurs ouvrages. Mais la révolution arriva et comme il restait toujours prêtre, fidèle, insermenté, il fut jeté en prison dans les locaux désaffectés du séminaire St. Firmin, il échappa aux massacres grâce aux démarches de Geoffroy Saint Hilaire et d’un marchand de vin, commissaire de section, qui pris d’intérêt pour ce savant si tranquille, le fit élargir !   Hauÿ ne fut plus inquiété et il continua ses ouvrages scientifiques. Il fit paraître un traité de minéralogie en quatre volumes, un traité de physique etc… Tout le monde rendait hommage à sa science ; Napoléon le combla d’honneurs et lui dit un jour devant toute sa cour, qu’il avait  emporté à l’île d’Elbe  son traité de physique et qu’il l’avait relu avec le plus grand intérêt. L’Empereur de Russie lui avait offert six cent mille francs de sa collection minéralogique : il refusa, et elle est maintenant au Muséum de France.

A sa mort, le  3juin 1822, Cuvier prononça sur sa tombe, au nom de l’Institut l’éloge de « ce génie qui avait su découvrir les lois définitives de la structure des cristaux, comme Newton avait su découvrir les lois du système du monde.

7 St

 

Nous connaissons un peu plus Valentin. Mais son histoire mérite elle aussi d’être détaillée ici. Toujours depuis les mêmes sources.

Elevé comme son frère par les moines de l’abbaye. Valentin vint à Paris chercher fortune, et il établit « une Ecole de calligraphie »  qui lui valut un poste de commis aux écritures au ministère des affaires étrangères. C’est par hasard, lui aussi, que lui vint l’idée de trouver une écriture spéciale pour faire lire les aveugles.

Biographie de Valentin Just Hauÿ

 Il assistait à des soirées musicales  donnée à Paris par une célèbre pianiste, Mademoiselle Paradis, devenue aveugle. Or, elle écrivait ses notes de musique au moyen  d’épingles piquées sur des pelotes, et elle expliquait les cartes de géographie par des perles mises en relief  sur les cartes. Valentin Hauÿ, par une admirable intuition, compris tout l’intérêt qu’il y aurait à trouver un système généralisé d’écriture en relief, facile à apprendre par les aveugles, au touché si développé. Dans ce but, pour commencer ses expériences, il alla choisir, comme sujet un jeune aveugle de 16 ans qui mendiait sur le parvis   de Saint-Germain-des-Prés. Celui-ci fit deux parts de ses journées : le matin, il gagnait sa subsistance en mendiant, le soir, il étudiait avec Valentin. Huit mois après, il savait lire, compter avec ses doigts connaissait un peu de musique et de géographie. Le frère aîné René-Just  Hauÿ  étant de l’Académie put présenter son frère et son élève à ses collègues. Ceux-ci furent émerveillés des résultats obtenus, et ils firent un rapport fort élogieux de « professeur qui emploie des caractères mobiles en relief que l’aveugle s’habitue à reconnaître au toucher. »

Alors, aidé par le ministère des Affaires étrangères, Valentin Hauÿ fonde une école gratuite pour 12 aveugles. Ceux-ci, bien formés, donnent des séances qui attirent l’attention. Le roi Louis XVI s’y intéresse, lui donne avec le local nécessaire, de quoi recevoir 120 élèves aveugles. Valentin les instruit lui-même, leur apprend à lire d’après sa méthode, mais il ne peut toutefois arriver à les faire écrire eux-mêmes. C’est Charles Barbier, ancien officier d’artillerie, qui inventa le système des points en relief. Braille, professeur à l’institut des jeunes aveugles, aveugle lui-même, ne fit  que le perfectionner.

 En 1790, le duc de la Rochefoucault-Liancourt voulut fusionner l’école de Valentin Hauÿ pour aveugles avec celles des sourds-muets, dirigée par l’abbé Sicard. Mais Valentin Hauÿ, d’une imagination exaltée, adopta les idées de la Révolution, entra en lutte avec l’abbé Sicard, resté fidèle, devint adepte de Larevellière-Lepeaux, théophilanthrope, et…. Se maria avec une marchande de quatre saisons ! Résultat : son établissement, n’ayant plus ni règle, ni conduite, péréclita, et fut fusionné d’autorité avec l’hospice des  Quinze-Vingts. Alors, Valentin passa en Russie pour y fonder un établissement d’aveugles. Il échoua, et après plusieurs autres essais infructueux, il vint se réfugier chez son respectable aîné René-Just, près duquel il mourut assagi, le 18 mars 1822 à l’âge de 77 ans.

 Les   aveugles reconnaissants exécutèrent, à ses funérailles, une messe de Requiem composée par eux, et lui élevèrent, au cimetière du Père Lachaise à Paris, un monument où l’on peut lire cette inscription : A Valentin Hauÿ 1745/1822 – Les aveugles reconnaissants.

 

Sources : Tiré des notes biographiques sur les frères René- Just et Valentin Hauÿ à l’occasion de l’inauguration du monument érigé en leur honneur devant la mairie de St. Just le 24 février 1902. 

En terminant ce billet sur ma ville tant aimée Saint Just-en-Chaussée. J'ai eu le plaisir de me replonger dans les livres anciens du Chanoine Pihan, ainsi que dans les Précis Statistiques de Louis Graves, dont je possède certaines éditions. Ces deux écrivains d'un autre siècle ont fait partis de ma vie depuis plus de 50 ans. Je les ai découverts d'abord aux archives de Beauvais et ensuite pour certains autres livres historiques, dans la bibliothèque de mon cousin Paul Bernard. J'espère que cet extrait de mon journal de famille vous plaira.

 

livre historique

 

 

Rendez-vous chaque lundi : Manouedith3 

 

 

 

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08 avril 2016

L'hospitalité et les secrets de famille

Je vais vous parler cette semaine du sens de l’accueil de mes grands-parents dont j’ai très certainement hérité. Toute leur vie, j’ai vu prendre place à notre table familiale des amis dans le besoin.  Parfois cela allait même plus loin, comme l’histoire que je vais vous raconter. Ma grand-mère disait toujours, quand il y  a à manger pour deux, il y en a pour trois.

 

Marcelle 1916 2

 

Dans les années 1900, tous les enfants d’un village ou d’une petite ville jouaient ensemble dans la rue ; tout le monde se connaissait.

Rue de Montdidier à St

Mon grand-père avait partagé toute son enfance avec la famille du cordonnier qui habitait à côté de chez lui. Une fratrie de 7 filles. Souvent elles venaient manger chez ses parents, certaines étaient amies avec ses sœurs. Parmi elles, deux sont restées présentes dans sa vie : Henriette et Emilienne et elles sont devenues les amies de ma grand-mère.

 

Emilienne Marville amie d'Adrien et Marcelle 2

 

Quand grand-père est revenu de la guerre de 1914, Henriette s’était mariée et elle avait une jolie petite fille « Paulette » qui est vite devenue par la suite amie avec, ma maman. Toutes deux avaient cinq ans d’écart ; bien vite l’une est devenue  la grande sœur de l’autre.

Renée 12 ans

Un jour Henriette se retrouva seule avec Paulette, son mari les avait  abandonnées en les laissant dans la misère. Ses maigres revenus de couturière  ne suffisaient plus pour manger tous les jours, elle a donc demandé de l’aide à ses sœurs, aucune ne lui a tendu la main. Heureusement chez Marcelle et Adrien il y avait toujours une place à table. Les années se sont écoulées et en 1933, Henriette a attrapé la tuberculose, et s’est retrouvée à l’hôpital de la ville voisine. Cet hôpital était tenu par les religieuses de St. Thomas de Villeneuve, elles ont  accepté de prendre dans leur communauté Paulette en attendant que sa maman guérisse, ce qui permettait à la mère et à la fille de ne pas se séparer.

clermont 

Malheureusement, Henriette ne s’en sortira pas. Quand elle a réalisé qu’elle allait mourir elle s’est tournée vers ma grand-mère et lui a fait promettre de s’occuper de sa fille et de finir de l’élever comme la sienne. C’est quelques jours avant Noël 1934  qu’Elle partira tranquille en sachant que son amie s’occupera de son bien le plus précieux. Sauf que l’avenir allait être tout à fait différent de celui auquel elle aurait pu penser.

 

Adrien et Marcelle vers 1920 2

 

Pendant son séjour forcé chez les religieuses, Paulette s’est découverte la vocation religieuse et rien n’y a fait pour la faire changer d’idée ; pourtant les vacances suivantes ma grand-mère a décidé qu’elle partirait avec sa marraine et ma maman en vacances dans le Jura à Arinthod, en espérant la distraire et lui  faire oublier ses "drôles d’idées", mais rien n’y a fait,  en rentrant de vacances, elle a demandé à rentrer à la maison mère de la Congrégation pour y faire son noviciat.

 

Paulette Lecomte Marville 1946 prenant le voile 2

 Mes grands-parents se sont inclinés et l’ont aidée dans sa nouvelle démarche, ils sont restés présents dans sa vie et l’ont accompagnée sur le chemin qu’elle s’était choisie. Jusqu’au décès de mes grands-parents elle les appellera « Petit Père et Petite Mère.

 

Le départ de Paulette en Amérique 2

 Son destin n’a pas été le même que celui de maman, différent et enrichissant aussi. Puisque après quelques années de noviciat à Sanvic au Bon pasteur  elle est partie une quinzaine d’années aux Etats Unis dans un séminaire que les religieuses avait dans le Connecticut. A partir des années 1948, une longue correspondance s’est échangée avec mes grands-parents ; à chaque fête religieuse et évènements familiaux. Je me souviens des belles cartes articulées avec de jolis motifs religieux ou pas, des cartes que nous n’avions pas en France à l’époque. C’est à Elle que je dois mes premières colonies de vacances à partir des années 1950 dans le château de St. Jouin en Normandie. Quand maman a décidé de me mettre en pension, c’est encore vers Elle que la famille s’est tournée pour que j’intègre l’internat de St. Germain en Laye et ensuite celui de Bry sur Marne. Pendant ses années américaines, elle n’est revenue qu’une seule fois en 1958 dans sa famille. Elle rentrera définitivement en France dans les années 1960.

 

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 Son influence a continué, elle viendra chaque année quelques jours en vacances à la maison. Quand ma grand-mère s’est retrouvée seule, elle la fait entrer dans la maison de retraite où elle exerçait. Ma grand-mère aura une fin de vie tellement différente de sa propre vie en province. Il faut savoir que cette maison de retraite se trouve dans l’annexe du Château de madame Adélaïde à Neuilly sur Seine, un endroit magnifique, que je connais bien et où je suis souvent allée, puisque c’est la maison mère des Religieuses de St. Thomas de Villeneuve.

 

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Petite anecdote dont je me souviens. Quand elle est arrivée là bas, Elle a demandé à ma maman de lui acheter une belle canne et un joli chapeau, car quand elle sortait dans Neuilly et qu’elle allait s’asseoir sur un banc du boulevard du Château ou d’Argenson elle parlait avec des dames « biens » comme elle disait et il fallait qu’elle soit à la hauteur.

 

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Malheureusement après le décès de maman et de ma grand-mère, quand Paulette a commencé à vieillir, les religieuses  l’ont transférée dans une de leur maison en Bretagne et je n’ai pas pu aller la voir. Cette période était celle de ma période noire. Elle est décédée en janvier 1995 et les religieuses ne m’ont même pas prévenue, je l’ai appris par le courrier du jour de l’an qui m’est revenu. J’avoue avoir été très peinée, car nous étions sa famille pendant tellement d’années. Je savais qu’elle avait renoué avec ses tantes, mais cela ne l’empêchait pas de toujours nous considérer comme sa famille aussi.

 

1958 au Péreu2

 Les moyens modernes actuels m’ont réservé la semaine dernière une sacrée surprise. Comme je vous l’ai dit je me suis remise à la généalogie et en fouillant sur un site auquel je suis abonnée je suis tombée nez à nez (c’est le cas de le dire) avec une photo de Paulette en religieuse, sur un arbre généalogique que je consultais et qui s’est avéré être l’arbre d’une de ses petites cousines.

1958 au Péreu

Je me suis empressée de la contacter, nous avons parlé au téléphone et elle m’a raconté justement sa fin de vie en Bretagne. Et cerise sur le gâteau j’ai appris également qu’elle aussi avait fait ses études chez les mêmes religieuses que moi au même endroit que moi, où elle était externe quand j’étais interne et surtout  en même temps.

bry sur marne2

Alors pour ma conclusion, je dirai que Sœur Ernestine « alias » Paulette, celle que j’ai toujours considérée comme ma tante et que j’aimais beaucoup,  était une bonne VRP pour sa Congrégation Religieuse, car en plus de la cousine et moi qui étions au même endroit sans le savoir. Mes séjours à la colonie de vacances que j’ai fréquentée à la fin des années 1940. Ensuite, ma grand-mère et celle de la petite cousine, qui ont rejoint la même maison de retraite aux mêmes années. Ça aurait valu une promotion !

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Et tout ça sans le dire aux unes et aux autres. Ma grand-mère à l’époque aurait certainement été contente de savoir que parmi les autres colocataires de la maison de retraite il y en avait une qui avait partagé l’enfance de son mari et dont-elle aurait pu par la force des choses se sentir plus proche !! Bon, je pense que ma tante avait peur que certains griefs ressortent et mettre le désordre dans la communauté.

 Afficher l'image d'origine

 Mais il est vrai, chez nous les Secrets de famille ont toujours été bien gardés.

 

Si vous êtes autant passionnés que moi pour la généalogie et l'Histoire des familles, je vous invite tous les lundis sur mon autre blog consacré uniquement à ma passion :

Manouedith 3

 

 

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01 avril 2016

Samedi Saint : Château Pierre de Bresse

La veille de Pâques. Petit mari me dit :"si tu veux aller te promener, c'est aujoud'hui, demain ce sera trop tard, le temps va être pluvieux et froid. Alors, allons-y. Mais où ? 

Direction le sud de la Bourgogne. La saison pour la visite des châteaux commence à Pâques bien souvent. Nous commencerons par celui de Pierre de Bresse, qui semble réunir deux qualités que j'aime particulièrement. 

1) il est beau extérieurement (super pour faire des photos.)

2) il renferme un Écomusée sur la vie de la Bourgogne Bressane.

Comme j'aime les écomusées. Rien de tel pour découvrir la vie de nos aïeux dans cette région française.

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Mais celui-ci, je vous assure il se cache vraiment au milieu de la campagne. Dans un village banal d'environ 1980 habitants. Il faut vraiment que je sois mordue de châteaux pour faire 2 heures de route.

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Nous le découvrons au milieu du village. Pour être imposant, il l'est. Les jardins sont en accès libre pour tout le monde. C'est une belle balade pour les habitants de cette commune. Sa construction a commencé en 1680 et il a été le berceau de la famille de Thyard et d'Etampes, jusqu'en 1956. En 1945, il a été inscrit aux monuments historiques.

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Tout de suite on est frappé par les imposantes grilles et les  belles balustrades qui  entourent les douves.

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J'ai toujours eu une admiration pour les ferronniers d'art, certainement en souvenir de mon grand-père que je me souviens avoir vu exécuter le même genre de merveille. On ne peut pas rester insensible aux marques de savoir-faire à travers des ouvrages remarquables. En entrant dans le hall, tout de suite notre regard se pose sur ce majestueux escalier d'honneur, à la rampe qui mérite d'être regardée avec attention.

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A la moitié des marches de marbre, on peut admirer deux magnifiques poteries de François Fresnay :

Les grandes Lucie.

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Tout au long de notre visite, nous remarquerons de nombreuses poteries vernissées régionales très jolies.

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Il renferme de nombreuses collections. Par exemple des vieux papiers peints, décollés précieusement par endroit et pour certains refaits  à l'identique avec les méthodes du 17ème siècle par une artiste "Françoise Blanc-Subes". Il s'agit d'un travail de longue haleine, qui à partir de quelques morceaux subsistants . Elle a réussi d'une part à identifier et dater le papier peint et d'autre part à le fabriquer à l'identique.

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Sous les combles est représentée la vie rurale et les différents métiers du bâtiment, nous y trouvons plusieurs portes et fenêtres anciennes des habitats de la région.

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Nous trouvons également, une belle exposition de maquettes réalisées par Monsieur Bernard Ciel. Les églises représentées, sont celles du Canton de Verdun sur le Doubs, nous pouvons dire qu'elles sont faites avec beaucoup de minutie et de talent.

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Dans une des tours, une belle collection d'oiseaux d'un grand taxidermiste de la région.

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Voici un fauteuil que petit mari a reconnu comme le sien. Lui a qui je reproche souvent de ne pas savoir s'asseoir sur une chaise ou un fauteuil ancien. Plus souvent  il est a moitié allongé au lieu d'être assis.

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J'aime beaucoup les jeux anciens et je ne passe jamais à côté sans m'y intéresser. 

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Petit clin d'oeil pour terminer à deux célébrités de la région et du nord de la nôtre.

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Alors, vous avez aimé ? Bien confortablement assis devant votre ordinateur, mais si vous passez par là, je vous invite à vous y rendre. Les photos sont toutes les miennes et je me suis inspirée des nombreuses indications données par le Musée, que je remercie de l'avoir rendu aussi attractif.

 

 

 

 

 

 

 

 

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