24 juin 2016

S'évader une fois de plus par la lecture.

 

Je vous ai déjà parlé de mon amour pour les livres. En principe, j’aime les posséder. Il y en a, environ  1.000 dans le grenier, tous répertoriés par étagères et sur un cahier pour les retrouver facilement. Le problème en revanche, j’ai de moins en moins de place pour les entreposer. J’aime le regard sur cette partie du grenier. Mais évidemment rien que l’achat revient cher, même si j’étais passé ces derniers temps aux livres de poche et aux occasions. J'ai franchi un nouveau pas, pourtant je n'aimais pas trop. Trois bibliothèques municipales m’entourent. Mais le problème, je n’aime pas le temps imparti pour lire et rendre les livres éventuellement  avec petite prolongation. Car il y a des moments, ou je dévore et d’autes ou je prends mon temps. J’aime  diversifier  mes occupations. En ce moment je suis très occupée par l’édition de mon journal de famille.

Afficher l'image d'origine

Depuis deux mois, je me suis inscrite à la Médiathèque de Culoz, elle est pratique, il y a un parking et elle est sur mon chemin quand je sors d’Artemare. Elle est moderne et elle est tenue par une jeune femme très sympathique, on peut se mettre dans un endroit réservé pour feuilleter les livres et elle est informatisée. Celle de mon village a moins de livres et l’ambiance n’est pas la même. A Champagne, nous en avons aussi une très bien, mais il faut faire un détour, ou y aller spécialement. Enfin, pour 25 euros par an, je peux emprunter 5 livres par semaine pour 15 jours avec prolongation. A moi de m’organiser, pour cela je suis la reine de l’organisation. On y trouve des livres que l’on ne trouve plus souvent dans le commerce, des livres plus récents et un bibliobus en complément qui passe une fois par semaine.  On peut également emprunter des CD.

Afficher l'image d'origine

 

Mes sujets de lecture sont assez variés. J’aime toutes les biographies, certainement mon côté « curieuse de tout ». Les livres historiques, mais ça, vous vous en doutez. Tous les romans qu’ils soient d’amour ou autre à condition qu’ils aient une belle histoire et qui ne tombe pas dans la mièvrerie. Quand je ne veux pas me prendre la tête je me délasse avec Danielle Steel et Françoise Bourdin. Et quand je suis plus en forme, je replonge dans les classiques comme Stendal et tous les auteurs du XIXème siècle.

 Afficher l'image d'origine

Cette semaine, je viens de terminer une saga que j’ai bien aimé de Sarah Frydman qui commence à la fin du XIXème siècle et se termine en 1945. Un sujet fort. Malheureusement encore d’actualité de nos jours « l’antisémitisme » : Les moissons mortes, raconte le vie de quatre familles juives. Elle commence quand débarquent à Vienne, 4 jeunes rêvant d’un avenir prestigieux. Vienne n’est pas celle qu’ils croyaient. Ils se voyaient déjà célèbres, tout en haut de l’affiche. Mais avec la montée de l’antisémitisme, le sombre réquiem de la première guerre  et le  crescendo du nazisme, la musique a changé et les 4 amis ont été dispersés par les tempêtes de l’histoire ; bien loin du mirage viennois. Une fresque malheureusement authentique et bouleversante. Sarah Frydman nous bouleverse par son talent romanesque et sensible très prononcé. Elle connaît son sujet par cœur, ayant eu un père Russe et une mère Autrichienne.

Afficher l'image d'origine

s’est la seconde fois que je rentre dans un sujet aussi sensible, j’ai vu plusieurs films parlant de ce grand malheur. La première fois c’est dans les années 1970, quand j’ai lu « Au nom de tous les miens ». Martin Gray m’a énormément bouleversé par l’histoire de sa vie qu’il avait écrite avec la collaboration de Max Galo. S’en est suivi des polémiques disant que ce n’était pas vrai. En attendant, on ne peut pas rester insensible au sort des Juifs dans de nombreux pays et à la cruauté des humains. Je n’ai jamais pu comprendre et je cherche encore comment on a pu laisser faire cela. Et je me révolte de constater que ça existe encore de nos jours .A côté de chez moi il y a Izieu, ce joli petit village où étaient cachés des enfants juifs qui ont été dénoncés par un villageois. Il faut parler raconter,  sans arrêt ces tristes évènements, pour que jamais nous ne revoyons de tels génocides et ne pas se contenter de lire, mais il faut aussi crier son dégoût. Martin Gray,  nous a quitté il y a seulement deux mois il avait 94 ans et traversé de douloureux épisodes dans sa vie, difficile d'oublier.

Afficher l'image d'origine 

 Ce livre était dur, maintenant j’ai besoin de légèreté. J’ai retrouvé sur les rayons de la bibliothèque Maurice Denuzière, un auteur de ma jeunesse qui m’avait fait craquer avec « Louisiane », j’ai emprunté 4 volumes de 650 pages chacun  racontant une série de destins soumis aux intrigues, aux antagonismes religieux et à l’affairisme ; il montre paraît-il comment était l’idée européenne dès 1800 sur les bords du Léman. Alors, j’ai de quoi m’occuper, je vous redirai si mon

choix a été le bon. A bientôt.

Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine

 

Posté par manouedith à 08:46 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,


16 juin 2016

Coup de colère d'une mamie

 

 Pour moi et les autres

2016 : Annus horribilis.

 

 

Pour moi, l’année a mal commencé. Souvenez-vous, je vous ai raconté. Je ne m’en suis toujours pas remise. Quelque chose est cassée.  Depuis, plusieurs autres déceptions, comme pour notre escapade d’avril dernier.

Le mauvais temps, n’arrange pas les choses et il sape notre moral. Il nous empêche de repartir sur les routes de Bourgogne pour découvrir d’autres châteaux. Et empêche petit mari de sortir son canoë, abîme mes beaux rosiers ainsi que ma jolie petite cour devant la maison pour laquelle j’avais fait un gros effort de décoration.

0

 

Mais pour moi et les autres : Il y a encore plus grave. Tous ces attentats qui grimpent partout  et atteignent des degrés d’horreur incroyable. Si nous écoutons certains grands analystes politiques, nous en avons encore pour 20 ans. Alors on va s’y habituer ? Bientôt, on ne fermera plus ses volets sans avoir peur du fou qui pourrait passer et nous allons être toujours sur la défensive quand nous irons dans des endroits très fréquentés. Sait-on jamais. C’est très sérieux tout ça, j’essaie de continuer à vivre normalement, et je ne suis pas comme tous ces « idiots » qui clament bien haut et bien fort : « même pas peur », afin de se convaincre eux-mêmes. Moi, je préfère ne rien dire.

2001

tout a commencé en 2001 

Et toutes ces catastrophes naturelles qui se produisent dans le monde entier et ces dernières semaines dans la région parisienne et dans d’autres régions ; tous ces pauvres gens qui ont « morflés » comme diraient certains. Pas un jour, je n’ai arrêtée de penser à eux,  prisonniers des eaux,  devant l’anéantissement de leurs biens, pour certains si difficilement acquis.

Afficher l'image d'origine

Comme si cela ne suffisait pas, l’arrivée des grèves des transports  dont les dirigeants n’ont même pas eu  la décence de suspendre pendant les inondations. Je plains de tout cœur les habitants qui devaient subir les deux à la fois. Et comme cela ne suffisait pas encore, tous ces casseurs (mais pas uniquement que des casseurs, des militants aussi !) qui en ont profité pour jouer à la guérilla et lancer des pavés comme en mai 1968.  Et pour enfoncer encore plus le clou, s’en prendre à un hôpital, quelle horreur, quelle honte pour ces gens, tous confondus. Le monde est fou et tout ça, simplement pour avoir le plaisir de casser, détruire, et saccager. Pendant ce temps, un gouvernement mollasson, dépassé, qui menace et qui fait les gros yeux comme pour des gamins. Mais quand cela va-t-il s’arrêter ? En ce moment, j’ai honte d’être française et de constater le triste résultat d’avoir voulu  niveler depuis de nombreuses années la société française par le bas. Parfois il faut savoir s'arrêter avant que la France entière se soulève.

 

Afficher l'image d'origine

La France va de plus en plus mal et l’on dépense des millions pour l’Euro, sous prétexte des retombées économiques. Allez demander aux victimes des magasins saccagés, si les retombées ont été bonnes. Oui, je suis très en colère et j’en ai marre. Pour une fois, je le fais savoir bien haut et bien fort. Rien ne va plus. La haine apporte la haine et la guerre. La France était un beau pays, respecté ; maintenant elle devient la risée des autres pays, uniquement par la faute de tous ces laxistes qui nous entourent et tout ceux qui n’en ont jamais assez et qui en veulent toujours plus. Maintenant il va falloir payer tout ça, et c’est qui, qui va payer ?Je rêve d’un endroit calme et arboré loin de tous les médias et fermer les oreilles pour ne rien entendre. Je suis contre cette loi, mais pas à ce prix là. De toute façon elle passera, même si la majorité des français est contre. Alors  Monsieur le responsable  de ces grèves, vous pouvez encore vous regarder dans une glace ? Monsieur le Président vous pouvez encore vous aussi vous regarder dans une glace ? Vous êtes autant fautif l'un que l'autre pour tous ces dégâts.

Afficher l'image d'origine

Posté par manouedith à 23:40 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 juin 2016

13 ans, les siens et les miens.

Pour une petite fille 13 ans ça change tout. Son corps change, elle grandit et prend des formes. De fillette elle passe

à petite jeune fille. Première grande étape.

La semaine dernière, une de mes princesses Héloïse a soufflé ses 13 bougies. Mon Dieu, où sont mes 13 ans !

 

Nos 13 ans

Pour Emilie, nous dirons aux alentours de 13 ans ! 

Héloïse, devient une belle jeune fille aux magnifiques cheveux bruns brillants dans lesquels il y a de jolis reflets naturels ; souvent en jean comme beaucoup de copines de son âge. Mais aussi souvent en mini jupe.  Moi, à cet âge là, je portais des jupes plissées jusqu’au genoux.et des socquettes blanches. Ma mère n’ayant jamais voulu que je laisse pousser mes cheveux, Depuis l’âge de 10 ans, je n’étais pas très mignonne, avec mes cheveux courts et ma raie sur le côté. L’année de mes 13 ans j’ai eu le droit à un indéfrisable pour les rendre un peu plus souple. Celles qui ont le même âge que moi, se souviennent certainement les bigoudis chauffants arrosés d’un produit hautement chimique qui fixait l’intensité de la frisure, et encore, quand ils ne vous brûlaient pas les cheveux et nous les rendaient tout crépus et secs comme du foin.

8

 

Mes cadeaux d’anniversaire, se résumaient très souvent à un livre ou un objet d’utilité, rarement en rapport avec la coquetterie. Ma Princesse, Elle, elle a reçu par sa maman un BaByliss chauffant pour faire des jolies boucles. Un bluetooth pour écouter sa musique offert par son beau-père et par nous un petit bracelet en argent, très apprécié pour ses breloques et un livre demandé de sa série préférée.

Afficher l'image d'origine 

Maintenant, bien avant l’âge de 10 ans, les petites filles s’intéressent à la mode. A mon époque, il a fallu attendre les années 1959 pour copier les jolies robes en vichy de Brigitte Bardot et les premières ballerines mythiques « Repetto » assorties à nos jolies jupes gonflantes, sous lesquelles nous mettions un jupon très amidonné. Pour qu’ils soient encore plus raides, parfois nous le trempions dans du sucre.

Afficher l'image d'origine 

Avant, ce débordement de vichy de toutes les couleurs, nous portions, de jolies robes fraîches et pimpantes avec de beaux cols « claudine », réservées souvent pour le dimanche. Il faut savoir, que l’on changeait la façon de s’habiller, deux fois dans l’année. La Toussaint donnait la note hiver et la messe de Pâques la note printanière. L' "endimanchement" a été de mise jusqu’aux années 1960. 

Afficher l'image d'origine 

 Parlons un peu de nos loisirs. Pas de télévision, elle a commencé à se répandre dans certaines familles dans les  années 1950. Chez moi, il a fallu que je me marie en 1963, pour avoir une télévision ; mes parents ont acheté la leur qu’après mon départ. Les ordinateurs étaient loin d’avoir le look de nos premiers ordinateurs des années 1980. Et en ce qui concerne le téléphone portable, nous n’aurions  même pas imaginé que cela existerait. La majorité des gens,  n’avait déjà pas le téléphone à la maison. Il était réservé seulement pour les gens riches, les commerçants et encore pas tous, en un mot, réservé à des privilégiés, on allait au café d’à côté pour les urgences ou à la poste. Dans les années 1960, quand les particuliers ont commencé à demander une ligne., l’attente pouvait être de 3 ans.

 Afficher l'image d'origine

Souvent le dimanche nous allions à la fête foraine ou dans les zoos, quand nous n‘allions pas un dimanche manger chez les grands parents maternels et l’autre dimanche chez les grands parents paternels. Les repas de famille étaient beaucoup plus nombreux que maintenant. Une chose qui a complètement changé, c’est : quand les grands-parents ne pouvaient plus nous recevoir car préparer les repas pour plusieurs personnes commençaient à leur peser ; le relais était  automatiquement repris par nos parents ou nos oncles et tantes. Ce qui est rarement le cas au XXIème siècle. Je serais curieuse de savoir à notre époque, combien de fois, allons nous manger chez nos enfants dans l’année ? Il est vrai maintenant beaucoup de couples travaillent !

Afficher l'image d'origine

De la communion solennelle à l’âge de 15 ans, rarement les filles sortaient de chez leurs parents. Le père avait toujours un œil sévère sur la moralité de ses demoiselles. Beaucoup d’entre nous arrêtaient les études quand elles avaient obtenu le Certificat ou le Brevet élémentaire. Ne pas oublier que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, que seulement depuis 1959. Pour nous les mamies nées pendant et après la guerre ce n’est pas si loin que ça puisque nous l’avons vécu. Les jeunes filles qui ne se dirigeaient pas dans  les usines pour travailler, s’inscrivaient dans une filière comme les Cours Pigier, pour apprendre la sténo, la dactylo et la comptabilité. Quelques unes allaient en apprentissage chez un coiffeur. Mais il restait quand même beaucoup de jeunes filles dans les milieux modestes où l’usine était la seule solution. Les 2 baccalauréats avaient une autre valeur que celui de maintenant, souvent c’était les enfants d’un milieu favorisé qui allaient au lycée et faisaient de grandes études et commençaient à acquérir un avant goût de liberté.

0

 Néanmoins celles qui avaient la chance de poursuivre leurs études, la discipline était de rigueur, le pantalon était proscrit pour les demoiselles et ne parlons même pas des mini jupes qui n’étaient pas encore sorties et encore moins du maquillage.

 Un souvenir encore présent dans ma mémoire et qui aurait encore sa place dans toutes les classes primaires françaises. Quand nous rentrions chaque matin, une phrase de morale était inscrite sur le tableau, et l’enseignant commençait sa journée en développant la phrase du jour.

Afficher l'image d'origine 

Tous les jeunes ne possédaient pas leur chambre personnelle et quand ils avaient la chance d’en avoir une pour eux tout seul, leur mobilier était choisi par leur parent. Bien souvent ils ne pouvaient pas y installer ce qu’ils voulaient,  les plus audacieux bravaient les interdits et accrochaient des posters de leur acteur ou chanteur préféré. Les filles choisissaient avec leur mère le tissu de leurs doubles rideaux et  le dessus de lit assorti. Je  me souviens avoir été obligée de demander à ma mère l’autorisation d’accrocher un poster de Françoise Hardy  et un autre de Salvatoré Adamo. J’ai obtenu la permission à condition que je n’abîme pas le papier peint.

 Afficher l'image d'origine

 Une chose en revanche qui ressemble à mon époque. Héloïse a découvert la lecture et elle aime beaucoup les histoires qui se rapprochent de sa vie d’adolescente, de ses rêves, le tout agrémenté de sentiments et de situations romantiques. En 1956, je commençais à lire du Delly et du Max du Veuzit petits romans d’amour populaires. 2016, c’est Cassidy Cathy et sa série Cœur Poivré, qui est à la une. Ma Princesse, pense déjà aux premiers flirts.

 

00000

Néanmoins, je reste toujours aussi surprise en regardant mes petits enfants vivre leur vie. Certaines évolutions de société me dépassent un peu ; pas toujours facile à accepter, mais c’est normal, pour avancer il faut que la vie évolue. Alors, oui 13 ans est un tournant important, plus du tout petite fille et pas encore une femme, mais le virage est bien amorcé. Et pour moi, mes 13 ans sont loin, mais ils me semblent que c’était avant, avant-hier.

 

 

 

Posté par manouedith à 00:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 juin 2016

Vilain mois de Mai 2016

Chaque année, le mois de Mai fait exploser les centaines de roses qui nous entourent. L'entrée de la maison est toujours splendide.

maison

2012

27

2016

Depuis que nous sommes rentrés de notre escapade picarde 1 seule journée de beau temps, ou nous avons profité d'un après-midi dehors.

29

le 8 mai quand nous sommes rentrés, je me suis empressée d'aller photographier, les 4 seules pivoines, j'ai bien fait le lendemain elles n'existaient plus, j'ai photographié également toutes les fleurs du jardin sans oublier, le lilas que je n'ai pas pu profiter. C'était beau.

25

23 jours après que c'est moche, mes fleurs pleurent.

000

Souvent nous prenons à 17h le thé dehors, samedi entre deux éclaircies, nous nous sommes mis sur le balcon, surtout que le matin j'avais reçu un joli bougainvilliers accompagné de délicieux macarons, pour la fête des mères.

21

Depuis, on n'est pas ressortis. Comme Igor ne sort plus dans le jardin, il lui reste seulement le toit du garage pour respirer l'air pur ; alors il s'occupe comme il peut. Il donne un coup de main à petit mari pour l'épluchage des pommes de terre. Il m'assiste dans la salle de bains ! Et il dort beaucoup.

igor

23

un soir du mois de mai !

Croyez-vous que le mois de juin va être meilleur ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par manouedith à 00:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , ,