25 novembre 2016

Vilain mois de novembre.

 

Le mois de novembre s’en va ! Je ne le regretterai pas, car c’est un mois que je n’aime pas du tout. Tout d’abord parce qu’il nous enlève 1 heure de clarté et que bien vite après le déjeuner, le jour baisse et la nuit est vite arrivée. Souvent il pleut, il vente et tout est gris. La pluie amène de nouvelles catastrophes.  Le vent dépouille les arbres et les feuilles, recouvrent le sol, chez nous il faut régulièrement balayer et ramasser, sinon on risque de glisser. Noël est encore loin et la vie semble encore plus triste.

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Alors, pour égayer notre journée, un après-midi de la semaine dernière, nous sommes allés découvrir l’espace Noël du Jardin des Plantes dans la grande ville « Chambéry » 45 kilomètres pour essayer d’avoir un peu de lumière, de gaîté et d’ambiance. Au centre ville, les chalets commencent à ouvrir, ils s’installent doucement. Malheureusement, de plus en plus de magasins ferment dans cet espace historique si charmant l’été à la saison touristique. Mais là, j’avoue : que c’est drôlement triste. Tout comme notre ville proche « Belley » la rue piétonne se désertifie de plus en plus, là aussi beaucoup de rideaux sont tirés en attendant des repreneurs, vraiment on ne s’y bouscule pas.

 

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Nous avons donc terminé notre balade par le Jardin des Plantes. Là aussi, déception. « le royaume du made-in-china ». L’agencement est fait pour tout acheter, même le gros Père Noël qui ressort tous les ans et est installé à chaque fois différemment, cette année du haut de son perchoir il brandit son prix 650 euros.  Tout comme les deux grandes crèches à 1.990 euros, pour ce prix là,  je pense que nous pouvons espérer l’enfant Jésus, ses parents et les Rois mages. Moi je préfère les crèches provençales faites de santons et de vieux villages. Mais celles-ci, sont plutôt pour des vitrines ou des espaces commerciaux, ah ! Oui mais, j’oubliais, la mode est aux décrets d’interdiction dans certains lieux publics, au gommage de nos traditions au profit de cette sacro sainte laïcité ! Pauvre France, où allons-nous ?

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Les mises en scène d’une année sur l’autre  changent, il y a des thèmes qui sont plus sympathiques que d’autres. Les animations des peluches sont malgré tout sympa, pour les enfants. Cette année, je me demande si cela a été judicieux de mettre la tente dans l’espace plantes, car les lumières ne brillent pas autant, pas rapport aux rayons voisins ;  pas encore d’ambiance, la musique semble être en sourdine. Il faudra revenir en plein mois de décembre pour voir si l’ambiance s’y trouve ? Non, j’avoue la balade de cette semaine ne m’a pas mis de baume au cœur.

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Novembre est aussi le mois, ou je finalise mon album de photos annuel. Et là, j’avoue, je me régale. Depuis quelques années je privilégie « Albelli », car c’est le seul vendeur de livres photos (mais aussi le plus cher) qui propose avec supplément une qualité de photos exemplaire. Et propose également des idées de création en grand nombre, de quoi se lacher. Choisir mes plus jolies photos et les sublimer reste pour moi un jeu, une passion et je choisis évidemment le format XL, qui renferme tout ce que nous avons fait dans l’année et toutes les personnes qui sont passées par chez nous, je veux aussi  que cet album ait du caractère et donne l’envie de l’ouvrir facilement ; celui de l’année précédente est souvent sur la table du salon. Tous nos invités le regarde et sont heureux de s’y retrouver quand ils sont venus nous rendre visite. J’aimerai tellement qu’après nous, ils soient distribués en souvenir à nos petits enfants et que les miens se souviennent de mon amour pour la photographie tout au long de ma vie. Jusqu’à présent il y en a une trentaine, dont 9 XL.

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 A la maison, je suis allée faire un tour au grenier, pour faire l’inventaire des boules et sujets de Noël et j’ai commencé ma couronne de l’Avent. Comme l’année dernière, nous avons passé les fêtes de fin d’année à Pralognan, beaucoup s’y trouve, donc un voyage rapide s’impose la semaine prochaine.

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 Non vraiment Novembre peut s’en aller. Et en plus pour couronner le tout, cet over dose de politique depuis cet été, qui se prolongera sans aucun arrêt jusque et après les élections, vraiment trop c’est trop. Il faudrait avoir la volonté de fermer la télé et le poste et ne les ouvrir qu’après un choix d’émission, mais quand on est en couple, bien souvent il faut subir, les hommes aiment ce genre d’émissions, j’avoue que parfois petit mari s’isole et regarde sur sa tablette avec des écouteurs, mais il a un besoin des médias, pas moi. Néanmoins, merci pour sa délicatesse.  Alors ouvrons nos portes au mois de décembre  et plongeons nous,  dans les traditions, ça j’adore.

Je vous invite à feuilleter mon livre annuel 2016

 

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18 novembre 2016

Lettres à Anne...

Des explications s’imposent, car il est trop facile de juger des faits ou des idées. En postant mon billet la semaine dernière, je me doutais que les réactions seraient celles qu’elles ont été. François Mitterrand, on l’aimait ou on le détestait. OK, l’homme politique était controversé : (sournois et manipulateur). Mais tous les autres politiques depuis, ont été plus ou moins pareil. 

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 En ce qui concerne l’homme tout court. OK parce qu’il était un homme public, ses frasques étaient connues et encore s’il avait vécu en ce moment, cela aurait été  pire, car il n’aurait pas pu museler les médias. Mais l’homme, était aussi un humain, avec un cœur et des sentiments. Pour moi, c’est uniquement cette facette qui m’intéresse ; même si c’est celle d’un homme qui trompait son épouse. Oui c’est moche, cela n’est pas bien aux yeux de tous, mais combien d’hommes ou de femmes l’ont faits et le feront encore ?   Une fois les volets fermés nous ne savons pas ce qu’il se passe dans un couple et quels sont leurs accords. Tromper l’autre, c’est une chose, mais le faire souffrir consciemment c’est autre chose.

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A mon âge, je peux me permettre de vous dire, vous qui croyez n’avoir jamais été trompé, souvent vous rêvez. Personne ne peut être certain que cela ne lui a jamais arrivé. Alors, les indignations que l’on peut porter quand nous pensons ne pas être concernés, sont inutiles. A la lecture de vos commentaires, j’ai fait des recherches sur Internet, pour mieux comprendre l’interrogation de tous et je vais éclairer vos lanternes. En cherchant bien, j’ai trouvé le seul interview qu’Anne Pingeot a donné à la presse à la sortie de son livre. Voici ce que j’en ai tiré, loin de moi l’idée de la juger ou de la critiquer. Mais je peux la comprendre.

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1) le coup de foudre d’une gamine, bien sagement installée dans une famille bourgeoise du XXème siècle. Un bel homme de 40 ans, cultivé, ayant un passé peu ordinaire, ce sont tous les ingrédients pour faire rêver une jeune fille des années juste avant 1960. J’ai le même âge et je me souviens de mes 14 ans. Moi aussi, j’ai fait des choix contestables. Croyez-moi à cette époque cela n’avait rien d’exceptionnel.

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2) Anne, s’interroge encore, sur le bienfait de laisser publier ces lettres ? Elle s’est laissée convaincre par Jean Noël Jeanneney et avoue que cela a été une épreuve et une façon assez étonnante de revivre toute sa vie. Là aussi, je la comprends. Quand je me souviens de mes jeunes années, que je les commente, ou quand je sélectionne des photos pour les partager avec vous, à chaque fois je revis les moments.

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3) Après avoir longtemps hésitée, elle avoue aussi qu’elle tenait à ce que ces lettres soient publiées de son vivant (une façon de contrôler l’exactitude des faits retranscrits). Elle dit : j’ai 73 ans, je mets en ordre (à cet âge, moi aussi j’aime mettre en ordre). Elle est à peu près certaine, et moi aussi je le suis, qu’après sa mort, elles auraient été publiées. Mais comment ? Alors que là, elle avait le moyen de guider ces écrits. C’est un argument qui se tient.

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4) Ah ! Le côté « argent » auquel tout le monde pense qui soulève tant de critiques et  devient tout de suite vénal. Elle y a pensé et précise que le contrat qu’elle a passé avec Gallimard autorisant cette publication a été fait d’un commun accord avec les fils de François Mitterrand et sa fille Mazarine et qu’ils se partageront tous les trois les droits. Alors, en y réfléchissant bien, pourquoi pas ? Puisque de toutes les façons sans son œil vigilant de son vivant, ces lettres auraient quand même été publiées un jour ou l’autre, au nom du patrimoine culturel et historique français. L’historien membre de l’Institut François Mitterrand, trouve que la publication de cette correspondance intime ainsi que celle du « Journal pour Anne » s’imposaient car elle apporte une meilleure compréhension d’un des personnages majeurs  (que l’on veuille ou non) de notre histoire nationale du XXème siècle. Contrairement à ce que dit un des commentaires sur le billet précédent « je n’ai pas envie de lire ces lettres, ça ne représente finalement que les cinq premières années, après…. » Voici un jugement sans avoir lu le livre. Non, ce livre représente 33 ans  d’une vie et pas simplement 5 ans.

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Maintenant, j’avoue beaucoup mieux comprendre et une fois de plus, je note qu’il faut faire attention aux idées toutes faites, que chacun de nous peut avoir. Je n’ai pas encore terminé, loin de là, car ce livre, ne se lit pas de la même façon qu’un roman. Il faut parfois, relire des passages pour mieux les comprendre, car un monologue continuel sans réponse de l’intéressée ce n’est pas si simple que ça. Mais contrairement à ce que l’on peut penser : Rien n’est impudique dans ces lignes.

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Le feuilleter en librairie, ne vous dira rien, car c’est un ensemble, qui ne peut se comprendre qu’au fil des pages. Pour d’autres le personnage est antipathique, ce qui ne donne pas l’envie de le lire, là aussi je peux comprendre, car pour moi le personnage m’a toujours été désagréable. Mais justement, j’ai voulu dépasser cela, car dans tous les êtres humains il y a du bon comme du mauvais. Ma curiosité l’a emportée et le côté historique m‘a fasciné.

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Non, il n’y a pas d’impudeur de la part de Anne. Ce ne sont pas  des lettres d’amour comme nous pouvons les imaginer, ce sont des lettres qui mêlent la vie quotidienne avec des sentiments profonds. Elles ne retirent rien aux trésors qu’il faut garder au fond de nous. C’est simplement le choix d’une femme aimante et consciente d’avoir aimé  un grand homme. Dans tout êtres humains il y a des phases cachées qui atténuent le plus mauvais de la personne.

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C’est vrai, que l’on pouvait être choqué à la parution de ce livre. Mais c’est facile de l’être, quand on ne connaît pas le fin mot de l’histoire. Oui, cette histoire est belle et elle mérite le respect, même si le choix des uns  n’est pas approuvé par les autres. Je vais donc prendre le temps de lire ce pavé de littérature et avec son acolyte : Le Journal pour Anne, qui sont à eux deux des documents les plus extraordinaires que l’on puisse lire, d’une importance historique majeure. Jamais on a pu connaître aussi intimement l’esprit d’un Président et croyez moi, un livre bien écrit cela fait du bien tout comme cette cour amoureuse d’un autre temps.

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11 novembre 2016

L'Homme qui adorait la littérature.

Plusieurs fois, je vous ai parlé de ma passion pour les livres : « les posséder, les toucher, les sentir ». Au cours de ma vie, j’en ai acquis environ mille. Tous sont répertoriés dans un gros cahier par catégories, afin de les retrouver facilement, quand l’envie me prend d’en relire un. J’ai aménagé à cet effet les murs de notre grenier que j’appelle pompeusement « ma bibliothèque ». J’adore les belles bibliothèques anciennes aux rayonnages de livres magnifiquement reliés, ou tout simplement les vieilles librairies qui ont une âme.

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Bibliothèque de Vienne

 Les années passant, la place commence à me manquer. Cette année, pour la première fois, je me suis inscrite dans une bibliothèque municipale, même si je n’aime pas le côté « temps imparti », j’aime lire à mon rythme, parfois je dévore un livre en une journée ; mais parfois aussi, je prends le temps et je peux dépasser la date butoir,  heureusement la responsable accepte le prolongement. Je n’aime pas non plus lire sur une tablette, il me faut le contact avec le livre.

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Librairie Auguste Blaizot à Paris 

 Quand est sorti le livre de François Mitterrand » Lettres à Anne » j’ai voulu l’acheter, deux jours après il était déjà en réédition et se vendait le double de son prix en occasion sur Internet. Bien entendu j’ai préféré attendre. Ce matin, je viens de le recevoir, c’est un  pavé de 1.246 pages ! Il me semble, facile à lire ; il peut s’abandonner quelques jours et donner la priorité à un autre livre en cours. Je n’ai jamais aimé l’homme politique, mais j’ai toujours admiré l’homme qui aimait la littérature et l’homme qui savait parler d’amour. Il a eu beaucoup de maîtresses « soit ». Mais la façon dont il a aimé Anne Pingeot mérite le respect. Je garderai en mémoire, comme tout le monde, l’accompagnement de ces deux familles vers sa dernière demeure. Et j’ai admiré l’intelligence du cœur dont a faitpreuve son épouse légitime.

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 Maintenant, je n’ai pas compris pourquoi Anne Pingeot a voulu faire un livre avec ses lettres  personnelles et je suis certaine qu’un film suivra. Mais, je ne suis pas là pour critiquer, juger, mais simplement  pour comprendre l’Amour, ce sentiment si précieux qui parfois trop souvent est galvaudé, moqué. Pourtant aimé et être aimé, c’est une des plus belle chose de la vie. Ce n’est pas à la portée de tout le monde d’Aimer profondément, sincèrement. Donc respect à ceux qui savent.

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04 novembre 2016

Ma passion la généalogie

Je vais donc vous parler aujourd'hui, de ma passion principale : la généalogie et j'agrémenterai mon billet des photos réalisées au sein de ma seconde passion : la photographie. 

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Depuis toujours, la généalogie me passionne. Un jour mon grand-père m’a dit : Nous descendons d’Aliénor d’Aquitaine, il avait toujours entendu dire cela dans sa famille. Cette simple phrase m’a interpellée et c’est comme ça que tout a  commencé. Sans savoir que ça deviendrait une véritable passion qui alimenterait toute ma vie. J’ai commencé par fréquenter les mairies ensuite les archives départementales, les cimetières de ma région. Et j’ai beaucoup interrogé grand-père. Ma grand-mère était plus réticente, car d’après Elle, j’étais une curieuse de fouiller dans la vie des autres. Elle avait certainement peur que je découvre des secrets de famille, des choses qu’elle ne voulait pas que je découvre surtout concernant mon père biologique.

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 De son côté à Elle, sur plusieurs générations et plusieurs branches, rien n’a été trop difficile beaucoup étaient de Picardie, donc au début quand les enfants étaient à l’école, j’avais tout le temps pour faire mes recherches. Beauvais n’était  qu’à une vingtaine de kilomètres de chez moi et les archives étaient ouvertes comme les mairies aux heures de bureau et comme je ne travaillais pas, rien de plus facile. Nous étions encore loin de faire notre marché su Internet comme maintenant. J’ai même pris des cours chez les Mormont à Paris, j’ai assisté à des conférences, J’ai appris un peu la paléographie et j’étais abonnée à toutes les revues concernant la recherche de nos aïeux. Il faut dire qu’à l’époque Internet n’était pas aussi répandu. Nous étions dans les années 1980.

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 En grandissant chacune de mes filles m’ont accompagnée pendant leurs vacances scolaires et elles se prenaient au jeu du détective.  Ensuite je me suis rendue à Strasbourg plusieurs fois sur les traces de ma souche alsacienne : les « Kuom ». Là, cela s’est compliqué, car avec le passé historique des Alsaciens plusieurs fois annexés par l’Allemagne, les actes rédigés en Allemand, en alsacien et aussi en latin à la fin du XVIIIème siècle, cela n’a pas été facile du tout. A l’époque à Strasbourg, il fallait retenir ses places aux archives, donc il fallait que je prévoie mes déplacements longtemps à l’avance.

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 Du côté de mon grand-père bien vite les vacances se sont dirigées vers Bordeaux. Je louais un gîte pour une semaine, à 9 heures j’étais sur place jusqu’à environ 16 heures et comme je choisissais toujours mes déplacements au printemps quand les journées sont les plus longues, nous avions le temps de nous rendre dans les villages rencontrés durant la journée de travail. J’ai souvent procédé ainsi à chaque fois qu’il fallait aller loin. En plus j’aime tellement l’histoire que je me suis imprégnée de celle des régions rencontrées et ma passion est devenue très vite un virus dont je ne me suis jamais guérie. 

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Aliénor d’Aquitaine en fin de compte a été seulement le départ pour me mettre le pied à l’étrier. Jamais je n’ai couru après notre Reine d’Aquitaine ou de Guyenne. Je l’ai vite oubliée, car pour atteindre le XIIIème siècle, il m’aurait fallu d’autres cordes à mon arc et des connaissances plus pointues que celles que j’aie. Très vite je me suis prise moi aussi  au jeu.

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 Au gré des années, le nombre de jours de recherches s‘est multiplié. Quand les enfants ont commencé à quitter la maison pour aller étudier un peu plus loin, moi aussi je me suis rendue dans les départements limitrophes. La passion grandissant, j’ai proposé de faire des recherches pour celles qui ne pouvaient pas les faire à cause de leur travail. J’ai même fait pendant 10 ans, des recherches ponctuelles pour un Cabinet de recherches d’héritiers de Bretagne.

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 Malgré tout, j’ai eu quelques périodes d’arrêt pendant ma période de descente aux enfers, mais j’ai toujours gardé le fil de cette passion. Car je trouvais autant de plaisir à rechercher mes aïeux que ceux des autres. Je me rendais même chez les notaires pour fouiller dans leurs actes. Beaucoup à cette époque ne déposaient pas leurs archives au département, même les mairies se faisaient tirer les oreilles pour déposer leurs registres, surtout quand ils les avaient faites restaurer. Dans certaines archives départementales la place manquait c’est pour cela qu’ils n’étaient pas trop sévères avec ceux qui traînaient les pieds.

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parmi cette envolée, il y a un intrus, lequel ? 

 Mon rêve aurait été  d’ouvrir un cabinet généalogique. Mais là, à cette époque dans la profession, les femmes n’étaient pas les bienvenues. Pour m’installer il ne fallait pas de diplômes, ma ténacité, mon sérieux et mon sens du travail consciencieux étaient mon point fort. J’avais simplement besoin d’un coup de pouce d’encouragement de mon entourage. Mais les personnes proches à chaque fois, m’ont dissuadée et m’ont montré tous les inconvénients q’il y avait en me disant que je ne pourrais pas en vivre, j’aurais de grosses charges  et patati et patata… En un mot tous les arguments qu’il fallait pour me décourager. En plus un mariage qui se terminait, un manque de confiance en moi et la peur d’échouer ont fait que je n’ai jamais installé le cabinet « Le Temps qui passe » dont je rêvais. Maintenant que je suis au soir de ma vie, je peux dire que cela a été mon plus grand regret.

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 Une petite anecdote qui vous expliquera la mesure de ma passion. Un jour, le fils d' une personne que je connaissais m’a demandé de lui faire des recherches pour la naissance de son  fils. On venait de lui offrir un joli arbre généalogique sur 4 générations. Et il voulait remplir les cases. Je suis allée un peu plus loin et au moment ou il a voulu que j’arrête, je m’orientais sur une aïeule qui avait travaillée à la cour du Roi de France. Qu’elle frustration d’avoir à arrêter. J’aurais aimé en savoir plus. Et j’aurais été fouiller dans les archives de Versailles au Caran. Plusieurs autres fois j’y suis allée et je me suis régalée.

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 En 2009, un évènement important dans ma vie m’a éloigné de la généalogie et a ébranlé mes convictions et mes certitudes. En février de cette année là, ma dernière petite merveille est née « Théma ». Cet enfant du côté paternel n’aura jamais la possibilité de trouver ses racines, puisqu’il est le fruit d’une procréation  assistée et qu’il n’aura jamais de papa. Pour moi, c’est tellement important des racines connues et je suis convaincue que nous avons  besoin de les connaître. Je suis bien placée pour le savoir puisque j’ai tout fait pour retrouver mon père biologique et que j’ai manqué toute ma vie de ces racines, j’ai toujours couru après, même  encore maintenant et pourtant j’ai eu un père que j’ai aimé et qui m’a aimé. Le mari de maman  est rentré dans ma vie quand j’avais 8 ans.

 

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Quand j’ai faite les démarches pour retrouver mon père biologique, ma mère n’était pas contente du tout et me trouvait ingrate. Du vivant de mes parents jamais je n’ai voulu entamer les recherches généalogiques de ce côté là, de peur de faire mal à celui qui avait pris sa place. Mais souvent j’y ai pensé.

 

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  J’ai mis 7 ans pour reprendre le chemin des archives, c’est seulement cette année que j’ai entrepris les recherches généalogiques concernant ma branche paternelle. Dès le début, elles ne s’annoncent pas facile du tout, car elles sont entourées de mensonges et de beaucoup de bizarreries.  Je sens que cela va être long, mais j’ai assez de persévérance, de patience, et le manque de ces racines (encore maintenant !) est tellement fort que je vaincrai les obstacles.  C’est donc l’objectif que je me suis fixée pour les années qui viennent.  Je vous raconterai plus tard mes démarches et mon trouvail pour atteindre mon but.

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