La Picardie où j’ai vécu mes premières années se trouve assez loin  des montagnes. Dans les années 1955 ont eu lieu les premières « classes de neige »,  Mes amies ont été les premières à profiter de ces nouvelles mesures loin de chez elles. Moi, ayant intégré depuis deux ans un pensionnat privé de la région parisienne, je n’ai donc jamais eu cette opportunité.

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Il me semble me souvenir, qu’elles sont parties trois semaines la première année. Ma meilleure amie Maud, m’a montré aux vacances suivantes quelques photos et m’a raconté ses premières vacances loin de chez elle et ses débuts sur les planches qui glissent appelées « des skis». La neige nous connaissions, car nous en avions chaque hiver à peu près partout en France à cette époque, c’était joli sur les arbres, alors, je supposais qu’en montagne cela devait être encore plus beau. Mais, jamais je n’y étais allée et je me disais :  j’irai quand je serai grande.

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Quand j’ai eu 31 ans, un ami, qui est devenu ensuite mon mari a voulu me faire découvrir lors d’un week-end prolongé la montagne enneigée, Pas  pour faire du ski, seulement pour la beauté de la nature. Nous étions en 1974. L’été précédent il avait découvert avec sa mère et son frère « Pralognan la Vanoise »  ils étaient tombés amoureux de cet endroit encore très authentique et il était curieux de voir comment c’était l’hiver.

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La première fois que je suis allée à la montagne l’été je devais avoir 18 ans et j’y suis allée avec le voyage des pompiers de Saint Just en Chaussée. La seconde fois trois semaines en vacances,  dans les Pyrénées à Saint Lary avec mes parents ; mais l’hiver jamais. Alors inutile de dire que cette escapade était la bienvenue. Bizarre la vie parfois, car pour cette première fois, nous avons logé dans un petit hôtel qui s’appelait : le Parisien et qui maintenant s’appelle : Le Montana et se trouve juste devant l’immeuble où je suis actuellement. Notre résidence devait être en construction.

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Je me souviens l’émerveillement quand j’ai pris le télésiège et le téléphérique, je n’avais pas assez de mes yeux pour admirer tout ce qui m’entourait. Les années ont continué à s’écouler sans que j’y retourne. Les sports d’hiver c’est cher et avec 4 et 5 enfants ; nous ne pouvions pas nous le permettre d’autant plus, que je ne travaillais pas.

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La première année où j’ai rencontré petit mari déjà 18 ans !  Mes premiers sports d’hiver à Val Cenis, cette année là, pas beaucoup de neige, mais assez pour Marc qui lui, habitué aux sports d’hiver aime la glisse, pour moi pas du tout l’envie d’apprendre, En revanche de belles promenades. L’année suivante, seconde rencontre avec Pralognan la Vanoise, pour les sports d’hiver habituels pour Monsieur, nous nous sommes retrouvés dans une maison de vacances de l’armée ;  ma belle fille étant secrétaire à cette  époque dans un Ministère parisien elle avait retenu  avec son comité d’entreprise, une semaine à l’IGESA. Pendant qu’ils étaient partis skier , moi je visitais des appartements.

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 Venant de vendre ma maison, puisque je venais de me remarier, j’ai décidé d’acheter un appartement dans cette station prédestinée qui me plaisait énormément. J’aimais déjà l’ambiance de cette station familiale loin des grosses stations qui pour moi sont des usines à ski, la plupart des touristes qui y viennent ne visitent même pas les environs, Uniquement sur les skis du matin au soir. Je peux dire que d’une pierre, j’ai fait  deux bons  coups, j’ai fait d’abord une opération financière en transformant indirectement ma maison de famille où mes enfants avaient été  élevés en un bel appartement de famille où tous peuvent venir profiter des périodes de vacances aussi bien l’été que l’hiver. Et puis, pour petit mari tous les ans le sport d’hiver assuré. Pour moi, de belles balades et de jolies photos même si, souvent j’ai déjà photographié les paysages, mais ils ne sont jamais identiques et bientôt cela fera 20 ans ; jamais je ne m’en suis lassée ; même que ma troisième fille a acheté l’appartement mitoyen, car elle et sa famille  adorent Pralognan (et pour cause),  mon petit fils Théma à fait son premier grand voyage en sortant de la maternité pour Pralognan il avait que quelques jours.

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 Alors, ainsi vont les années. Petit mari fait beaucoup moins de ski, l’âge étant,  mais nous ne nous lassons jamais des promenades   même si cette année elles sont un peu plus compliquées. Bon, il y a une excuse, il neige beaucoup en ce mois de janvier la neige est plus difficile à fouler ! Ceci dit, hier par exemple j’ai voulu faire une des promenades que j’aime particulièrement : le Hameau de Cholière et comme mon corps n'est pas du tout entretenu par le sport ; je n'en fais jamais, je suis rentrée fatiguée et très mal aux cuisses,   pour  la première fois j’ai eu d’énormes difficultés à rejoindre mon lit le soir ; faire une dizaine de mètres a été un supplice et croyez moi je n’exagère rien, je me suis faite peur mais ce matin tout allait bien, j’ai encore légèrement mal mais pas plus que les autres jours. Conclusion : Alerte pour les prochaines promenades, ne pas en faire autant sans préparation. On n’a plus 20 ans !!!  

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 Chaque fin d'hiver, quand nous repartons  de Pralognan, quand nous nous retrouvons après le panneau du village face à "Crève-Tête" au loin et entourés de toutes ces montagnes  toutes blanches, à chaque fois au fond de moi je me dis :" A bientôt Pralognan, je ne serai jamais rassasiée de toute ta beauté".

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J'aime les paysages escarpés, montagneux. Ce n'est pas par hasard que j'ai choisi le Bugey comme résidence principale, là aussi, je ne m'en lasse jamais. Et nous terminons l'hiver dans les dernières montagnes du Jura, c'est moins haut mais aussi joli. Certains aprés midi ensoleillés, il nous suffit de prendre la voiture et vingt minutes plus tard nous sommes sur le plateau du Retord. Alors pourquoi s'en priver.

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