26 février 2019

Les sentiments.

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Quand nous  analysons le mot : sentiment, il semble complexe. En un mot je dirai, que les sentiments sont la composante de l’émotion. Le dictionnaire dit aussi que c’est une tendance affective durable ; liée à des émotions, des représentations, des sensations, à l’état qu’il en résulte. C’est aussi un état affectif d’origine moral.

Aujourd’hui je vous parlerai du sentiment affectif et du sentiment d’amour, très proche l’un de l’autre, sans lequel je ne peux vivre. Et pourquoi j’en suis autant tributaire.

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Pourquoi ai-je un sentiment affectif ou amoureux à fleur de peau ? Je ne peux vivre sans et je suis de plus en plus triste par le monde qui m’entoure et qui de plus en plus est entrain de donner raison à la citation de George Orwell : Dans notre monde, il n’y aura plus de sentiments sauf la peur, la rage, le triomphe et l’auto humiliation. Tout le reste nous le détruirons, TOUT. 

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Même nos jeunes ne croient plus à ce beau sentiment, qu’est celui de l’amour. Se protègent-ils ? Dès notre toute petite enfance, il est indispensable pour grandir. Si vous n’avez pas été cajolé, vous aurez beaucoup de mal à aimer. Saviez-vous, que tout se joue avant 5 ans. C’est pendant cette période que l’humain installe inconsciemment  ses prédispositions pour sa vie d’adulte. Souvent, je me pose la question : Comment serai-je devenue si pendant les premières années de mon enfance j’avais été câlinée, choyée, si j’avais été entourée d’amour et que je n’aurais pas vécu plusieurs abandons ? Certainement plus équilibrée et mes choix n’auraient pas été les mêmes.

 

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Maxime, Héloïse et Thaïs il y a 12 ans environ

 Pour mieux comprendre, pourquoi toute ma vie, j’ai couru après ce sentiment d’amour et d’affection, je n’en serai jamais rassasiée. Revenons, sur ce qu’ont été mes premières années et ensuite mes choix.

Quand je suis née, aucun lit ne m’attendait chez mes parents. Je suis née à Paris  en 1943, chez une sage-femme. Quand maman est sortie, aussitôt elle m’a confiée à des parents nourriciers : Monsieur et Madame Parent à Herblay,  de braves gens, chez qui je devais être bien.

 

Edith 4 ans 4 2

 

 Maman venait me voir le dimanche, une fois par mois ma grand-mère l’accompagnait. Mon père je n’ai jamais su s’il me rendait visite, pourtant il vivait avec ma mère. Elle m’a raconté, que parfois j’allais chez elle mais assez rarement, elle me faisait dormir sur deux chaises mises bout à bout, appuyée  contre le mur, sur lesquelles elle mettait une grosse couverture. Je n’ai jamais eu de lit chez elle, plusieurs années après quand je venais lui rendre visite avec ma grand-mère et qu’elle vivait seule, je couchais à leurs pieds.

 

Edith chez M et Mme Parent

 Un dimanche qui n’a pas été comme les autres. Grand-mère ne supportant plus de voir que je commençais à m’attacher à mes parents nourriciers et à leur dire « papa et maman », sans aucune préparation sur un coup de tête, elle a décidé de me ramener chez elle et mettre mon grand-père devant le fait accompli, car il ne savait pas que j’existais. Je ne reverrai plus Monsieur et Madame Parent, sauf deux fois quand ils sont venus me voir et à la seconde fois, on leur a fait comprendre qu’il  ne fallait pas qu’ils reviennent.

Edith 20 mois Mai 1945 2b

 J’ai vécu 7 ans chez eux, j’ai grandi gentiment jusqu’au jour ou maman a refait sa vie et s’est mariée. Je n’ai jamais revu mon père, alors j’étais heureuse d’en avoir un nouveau, je m’entendais bien avec lui  je pensais qu’ils allaient me reprendre pour vivre avec eux.  Mais non, ils ont décidé de me mettre en pension chez les religieuses, je rentrerai chez eux le samedi en fin d’après-midi et je repartirai le lundi matin. Toutes les vacances scolaires, je les passais chez mes grands-parents, quelquefois en juillet je partais 3 semaines avec eux.  Une banquette d’une personne, que l’on ouvrait dans la salle à manger me servait de lit. L’année de mon certificat d’études primaires, nous avons fait un essai de cohabitation pendant deux ans, cela ne s’est pas très bien passé, je suis donc repartie en pension jusqu’à mes 18 ans.

 

bry sur marne

le château de Bry sur Marne ma seconde pension 

A 19 ans, j’ai commencé à travailler comme sténodactylo et aide comptable, dans une grande entreprise d’électricité. J’habitais chez mes parents, ils avaient déménagé afin que je puisse avoir ma chambre. Mais les relations étaient toujours les mêmes. Je n’avais qu’une seule hâte partir et pour cela la seule solution à l’époque, me marier pour avoir ma liberté. Il n’était pas question de m’en aller sans avoir ce sésame.  J’ai très vite rencontré mon premier mari. Je ne sortais pas, mais j’ai eu l’autorisation d’aller à un dîner organisé par le bureau d’études de ma société qui fêtait la fin des installations électriques dans le château de Versailles, nous étions dans les années 1960. Après le dîner, nous avons également visité les coulisses du château pour voir nos installations.  Belle soirée, qui changera le cours de ma vie. Quelques mois après je me suis mariée et enfin « vive la liberté. » 14 mois après, l’arrivée de mon premier bébé

Un mariage heureux pendant 10 ans. Mais malheureusement un mariage programmé, pas vraiment un mariage d’amour.

3 août 1963 Edith et Philippe

 Il y aura encore plusieurs autres abandons, de grandes périodes sans affection, de mauvais choix, une vie pas très heureuse dans l’ensemble. Pour arriver  à 57 ans et avoir enfin une vie stable et équilibrée. Je suis convaincue que mes premières années d’abandons et de manque  d’amour  ont été déterminants pour le reste de ma vie. J’ai eu la chance malgré tout d’avoir du caractère, d’être une battante et de tout faire pour devenir la femme que je suis. Alors toutes les femmes qui comme moi ont eu un parcours chaotique, il ne faut jamais perdre espoir et prendre pour devise : Après la pluie, le beau temps revient toujours. 

 

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17 février 2019

Souvenir d’enfance : Le Chemin des Dames.

Aujourd’hui, petit retour sur mon enfance : Une balade en 2 CV dans les années 1950.

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J’ai 8 ans  environ. J’habite chez mes grands-parents dans l’Oise à Saint Just en Chaussée. C’est la partie de mon enfance ou je suis heureuse.

Ma grand-mère, est une femme au grand cœur, discrète, aimante, soumise.

Mon grand-père, affectueux, intelligent, connaissant beaucoup de choses, mais très soupe au lait et marqué par  la guerre de 1914. Il en parle tout le temps. Contrairement à d’autres qui restent silencieux sur ce sujet. Lui a besoin d’en parler. Je peux dire que mon enfance est bercée par ce douloureux évènement qui a tant endeuillé la France au début du XXème siecle.

 

chemin des dames Paul edith2

 

Mes grands-parents n’ont eu qu’un enfant ma mère. Mais ils se sont beaucoup occupés de leur neveu Paul, le fils de la sœur de grand-père et ils  sont restés toute leur vie très attachés à lui. Pour mon grand-père, c’est le fils qu’il n’a jamais eu. Délaissé par ses parents trop souvent absents il en a beaucoup souffert. A vingt ans, il est comptable dans une grande société et tombe en amour pour une secrétaire de 30 ans sont aînée. Pas du tout dans la « normalité » de l’époque. Marguerite sait se faire une place dans sa nouvelle vie, elle est aimée par la plupart des gens de la famille, elle est très intelligente, le cœur sur la main. Mes grands-parents l’ont beaucoup appréciée et moi je l’ai beaucoup aimée ; je garde d’Elle un souvenir d’une femme gentille qui aime partager et m’a beaucoup appris. Ils  se marient en 1942 et n’auront pas d’enfants, mais ils auront une vie heureuse pendant 32 ans, très soudés l’un à l’autre, partageant les mêmes goûts.

 

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Ils voyagent beaucoup à travers la France ; au début avec une moto et dans les années 1950, ils achètent une 2 CV première génération. Inutile de vous dire que pour cette voiture mythique, le confort n’est pas la première de ses qualités. On la nomme même : la boîte à sardines. A l’avant le tableau de bord est simple, les deux sièges aux armatures en fer  et à la toile sont  peu confortables  pour les passagers. A l’arrière une banquette deux places de la même structure que les sièges de devant. Il n’est pas envisageable d’y mettre trois personnes. Le tout est recouvert d’une capote imperméable mais l’été très souvent roulée et mise en fonction décapotable pour mieux profiter de la nature et des petits oiseaux. 

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 Paul et Marguerite sont très fiers de leur acquisition. Ils viennent  à St Just la montrer à toute la famille. Grand-père l’inspecte sur toutes ses coutures  et la trouve bien légère : lui qui a possédé plusieurs voitures avant la guerre, beaucoup plus confortables et aux allures plus sérieuses. Il reste dubitatif en la découvrant. Paul a la bonne idée de lui dire : je vous invite un dimanche de printemps à faire une grande balade pour que vous puissiez vous faire une idée. Mon oncle, où veux tu aller ?

 

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Grand-père a répondu aussitôt. Tu sais ce qui me ferait plaisir : c’est de revoir le Chemin des Dames, celui dont je parle si souvent. D’ici il y a environ 200 kilomètres à peine ! Si nous partons le matin, nous aurons une pleine journée  de découverte et pour moi, ce sera un beau pèlerinage sur le lieu de mes vacances forcées ! Ni une ni deux, ils décident tous que le jour de la Pentecôte est l’idéal.

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Le jour arrive. Tout le monde est prêt à l’heure convenue. Grand-père assis à côté du chauffeur, règne en prince. Pendant  tout le trajet il nous raconte inlassablement ce qu’il a vécu là bas. Quant à moi, bien calée sur un oreiller en plume, entre ma grand-mère et Marguerite deux femmes de bonne corpulence, je n’ai pas beaucoup de manœuvre    pour bouger quand la barre de fer commence à me faire mal aux fesses. Le lendemain, mon postérieur s’en souviendra.

Adrien PASCAUT 1914 

Pour rafraîchir la mémoire de tous. Revenons un peu sur le Chemin des Dames. Pourquoi s’appelle-t-il comme cela, où se trouve-t-il et pourquoi est-il si célèbre ? C’est en Picardie que nous le trouvons, sur la départementale 18 CD dans le département de l’Aisne, entre Laon, Soisson et Reims. Il doit son nom au chemin surplombant la vallée de l’Aisne que les filles de Louis XV « Adélaïde et Victoire » Dames de France, empruntaient pour aller rende visite à leur gouvernante au château de la Bôve près de Vauclair, ce chemin avait été empierré à cette occasion. Et malheureusement il est devenu célèbre pour avoir été le théâtre de plusieurs batailles meurtrières de la première guerre mondiale.

 

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 Notre premier arrêt eut lieu à Liesse, pour assister à la messe et visiter la basilique, construite au 11 et 12ème siècle, dédiée à Notre Dame et représentée par une superbe vierge noire en référence à la fille du Sultan du Caire El-Afdhal, qui s’est converti à la religion catholique après avoir sauvé la vie de chevaliers français pendant les croisades,. Ce lieu devient lieu de pèlerinage. Louis XIII et Anne d’Autriche y viennent souvent pour implorer la vierge noire afin qu’elle leur envoie un  héritier le futur Louis XIV.

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 Paul est un amateur d’art, d’histoire de la France. C’est à lui que je dois mon amour pour les châteaux. l’architecture, les vieilles pierres et la photographie ainsi que tant d’autres choses ; car n’ayant pas d’enfants, sa femme et lui me font découvrir tous les endroits historiques de la Picardie. Ils aiment également s’arrêter dans de bons restaurants, dans toutes ses voitures par la suite il y a toujours un guide touristique et le guide Michelin pour les étapes gourmandes. Ce jour là, il est fier aussi de faire découvrir  à son oncle et à sa tante un gastronomique de l’époque.

 

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 le premier château qu'il me fait découvrir celui de Compiègne

L’après-midi ce sera sur les lieux de batailles que nous arpenterons en essayant de retrouver le moindre indice laissé par cette ignoble guerre. Une belle journée bien remplie, dont je me souviens encore 67 ans après. Même si pour moi le voyage était loin d’être confortable, il restera un souvenir précieux à ma mémoire.

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Avec mes grands-parents, Paul et Marguerite sont les seuls de mon enfance qui ont compté autant pour moi. 

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 Doux instants. Un dimanche après-midi musique et diaporama

Mes parents - Mes grands-parents - Marguerite et sa belle mère.

 

 

 

 

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07 février 2019

Les vacances de neige sont terminée !

Le mois de  Janvier s'est envolé, février a déjà avalé une semaine. Mon Dieu ! comme la vie passe vite.

 

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Il est temps de laisser notre nid enneigé à d'autres. Les enfants d'amis vont prendre la relève comme chaque année. Ce sont des picards, ils attendent avec impatience cette semaine à la neige. Ils ne veulent jamais perdre une journée, je suis certaine que dès le début de la matinée de vendredi, ils seront là. Ils auront certainement déjà été prendre le petit déjeuner dans la station et récupéré leurs forfaits. Lilirose et Gaspard vont attendre avec impatience l'arrivée de Théma dans la semaine. Cette année ils n'ont pas de chance les parents n'ont pas choisi la même semaine. Alors ils n'auront que deux jours ensemble.

026 décembre 2015

Théma et Annabelle

La semaine suivante une famille d'Aix les Bains qui échange avec nous des points pour que nous puissions aller ailleurs en vacances. Troc-Maison cette année à fusionné avec Guest Points.  Nos maisons ou appartements représentent suivant leur confort et le lieu où ils sont implantés  un nombre de points déterminés journellement et nous pouvons les grouper pour aller beaucoup plus loin, ou alors nous pouvons encore  faire l'échange réciproque comme avant en simultané ou non.

Comment ça Marche ? - Échange de Maison

A ce jour, pour la saison d'hiver et celle d'été, nous avons 2 familles Guest Points et 2 familles comme avant. Ce qui nous permettra d'aller en Ardèche et en Bretagne. Il va falloir que je cherche un échange Guest Points car j'ai beaucoup de points. Chercher peut être à l'étranger, il faut que je consacre un après-midi uniquement à ça. Mais cela vaut la peine car les séjours sont gratuits.

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 Un autre projet en gestation. A Noël, une de mes filles nous a offert un vol en montgolfière au-dessus de notre région. A partir du mois d'avril. Depuis très longtemps c'était un de mes rêves comme l'année dernière,  l'envie de faire du chien de traîneaux. Je suis donc ravie. De plus cette invitation était présentée d'une façon originale, confectionnée par les petites mains de ma fille. Médecin de profession, grande sportive pendant ses temps libres, compétitrice aussi en vélo, courses à pieds et autre. Et le soir au lieu de regarder la télévision ; depuis plusieurs années elle se penche sur les travaux manuels et confectionne entre autre  bijoux fantaisie ou comme là, travaux de cartonnage. Pour le sport elle n'a pas hérité de ses parents.  En revanche,  pour les travaux manuels  elle me ressemble, j'en ai beaucoup fait. Elle fait aussi de très jolies photos, ça c'est l'héritage familial.

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le thème étant les coquelicots, à l'intérieur il y avait aussi un sachet de coquelicots à planter. 

Vivre en appartement ce n'est pas spécialement ma tasse de thé, je suis malgré tout contente de redescendre. Mais ce mois à ne faire "presque rien" m'a permise de rêver et de m'échapper dans la lecture mais j'ai aussi  beaucoup réfléchi.  J'ai envie de restructurer ma vie et de m'obliger à être plus sérieuse dans mes recherches généalogiques afin d'arriver à mener à terme mon histoire familiale. Je suis une de celle, qui aime aller au bout de ce qu'elle entreprend, mais je me laisse trop souvent distraire par la télévision et ses séries plus ou moins intéressantes . J'aime aussi les émissions historiques et certains sujets de société. Dans mes bonnes résolutions il faudrait aussi que je marche un peu, mais alors là, je deviens paresseuse.

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 Nous allons remonter plusieurs fois pour assurer les arrivées de nos échanges et remettre en sommeil notre nid d'hiver fin mars. En attendant le printemps il y aura aussi quelques balades sur le Plateau de Retord. Entre parenthèse savez-vous que cette nuit sur mon cher Plateau il y a eu plusieurs secousses sismiques d'amplitude 3,4 ressenties dans notre village, ce qui a fait flipper ma fille de coeur qui n'a pas osé me réveiller mais qui s'est empressée de me téléphoner aux aurores ce matin.

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une balade parmi tant d'autres

 

Et, je vais attendre avec impatience l'arrivée des jonquilles et des narcisses, qui fleurissent là haut dans mes montagnes du Bugey

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A bientôt.....

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01 février 2019

Pralognan la Vanoise, une longue histoire !

La Picardie où j’ai vécu mes premières années se trouve assez loin  des montagnes. Dans les années 1955 ont eu lieu les premières « classes de neige »,  Mes amies ont été les premières à profiter de ces nouvelles mesures loin de chez elles. Moi, ayant intégré depuis deux ans un pensionnat privé de la région parisienne, je n’ai donc jamais eu cette opportunité.

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Il me semble me souvenir, qu’elles sont parties trois semaines la première année. Ma meilleure amie Maud, m’a montré aux vacances suivantes quelques photos et m’a raconté ses premières vacances loin de chez elle et ses débuts sur les planches qui glissent appelées « des skis». La neige nous connaissions, car nous en avions chaque hiver à peu près partout en France à cette époque, c’était joli sur les arbres, alors, je supposais qu’en montagne cela devait être encore plus beau. Mais, jamais je n’y étais allée et je me disais :  j’irai quand je serai grande.

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Quand j’ai eu 31 ans, un ami, qui est devenu ensuite mon mari a voulu me faire découvrir lors d’un week-end prolongé la montagne enneigée, Pas  pour faire du ski, seulement pour la beauté de la nature. Nous étions en 1974. L’été précédent il avait découvert avec sa mère et son frère « Pralognan la Vanoise »  ils étaient tombés amoureux de cet endroit encore très authentique et il était curieux de voir comment c’était l’hiver.

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La première fois que je suis allée à la montagne l’été je devais avoir 18 ans et j’y suis allée avec le voyage des pompiers de Saint Just en Chaussée. La seconde fois trois semaines en vacances,  dans les Pyrénées à Saint Lary avec mes parents ; mais l’hiver jamais. Alors inutile de dire que cette escapade était la bienvenue. Bizarre la vie parfois, car pour cette première fois, nous avons logé dans un petit hôtel qui s’appelait : le Parisien et qui maintenant s’appelle : Le Montana et se trouve juste devant l’immeuble où je suis actuellement. Notre résidence devait être en construction.

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Je me souviens l’émerveillement quand j’ai pris le télésiège et le téléphérique, je n’avais pas assez de mes yeux pour admirer tout ce qui m’entourait. Les années ont continué à s’écouler sans que j’y retourne. Les sports d’hiver c’est cher et avec 4 et 5 enfants ; nous ne pouvions pas nous le permettre d’autant plus, que je ne travaillais pas.

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La première année où j’ai rencontré petit mari déjà 18 ans !  Mes premiers sports d’hiver à Val Cenis, cette année là, pas beaucoup de neige, mais assez pour Marc qui lui, habitué aux sports d’hiver aime la glisse, pour moi pas du tout l’envie d’apprendre, En revanche de belles promenades. L’année suivante, seconde rencontre avec Pralognan la Vanoise, pour les sports d’hiver habituels pour Monsieur, nous nous sommes retrouvés dans une maison de vacances de l’armée ;  ma belle fille étant secrétaire à cette  époque dans un Ministère parisien elle avait retenu  avec son comité d’entreprise, une semaine à l’IGESA. Pendant qu’ils étaient partis skier , moi je visitais des appartements.

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 Venant de vendre ma maison, puisque je venais de me remarier, j’ai décidé d’acheter un appartement dans cette station prédestinée qui me plaisait énormément. J’aimais déjà l’ambiance de cette station familiale loin des grosses stations qui pour moi sont des usines à ski, la plupart des touristes qui y viennent ne visitent même pas les environs, Uniquement sur les skis du matin au soir. Je peux dire que d’une pierre, j’ai fait  deux bons  coups, j’ai fait d’abord une opération financière en transformant indirectement ma maison de famille où mes enfants avaient été  élevés en un bel appartement de famille où tous peuvent venir profiter des périodes de vacances aussi bien l’été que l’hiver. Et puis, pour petit mari tous les ans le sport d’hiver assuré. Pour moi, de belles balades et de jolies photos même si, souvent j’ai déjà photographié les paysages, mais ils ne sont jamais identiques et bientôt cela fera 20 ans ; jamais je ne m’en suis lassée ; même que ma troisième fille a acheté l’appartement mitoyen, car elle et sa famille  adorent Pralognan (et pour cause),  mon petit fils Théma à fait son premier grand voyage en sortant de la maternité pour Pralognan il avait que quelques jours.

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 Alors, ainsi vont les années. Petit mari fait beaucoup moins de ski, l’âge étant,  mais nous ne nous lassons jamais des promenades   même si cette année elles sont un peu plus compliquées. Bon, il y a une excuse, il neige beaucoup en ce mois de janvier la neige est plus difficile à fouler ! Ceci dit, hier par exemple j’ai voulu faire une des promenades que j’aime particulièrement : le Hameau de Cholière et comme mon corps n'est pas du tout entretenu par le sport ; je n'en fais jamais, je suis rentrée fatiguée et très mal aux cuisses,   pour  la première fois j’ai eu d’énormes difficultés à rejoindre mon lit le soir ; faire une dizaine de mètres a été un supplice et croyez moi je n’exagère rien, je me suis faite peur mais ce matin tout allait bien, j’ai encore légèrement mal mais pas plus que les autres jours. Conclusion : Alerte pour les prochaines promenades, ne pas en faire autant sans préparation. On n’a plus 20 ans !!!  

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 Chaque fin d'hiver, quand nous repartons  de Pralognan, quand nous nous retrouvons après le panneau du village face à "Crève-Tête" au loin et entourés de toutes ces montagnes  toutes blanches, à chaque fois au fond de moi je me dis :" A bientôt Pralognan, je ne serai jamais rassasiée de toute ta beauté".

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J'aime les paysages escarpés, montagneux. Ce n'est pas par hasard que j'ai choisi le Bugey comme résidence principale, là aussi, je ne m'en lasse jamais. Et nous terminons l'hiver dans les dernières montagnes du Jura, c'est moins haut mais aussi joli. Certains aprés midi ensoleillés, il nous suffit de prendre la voiture et vingt minutes plus tard nous sommes sur le plateau du Retord. Alors pourquoi s'en priver.

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