6 juin 2019

 

Il y a des cadeaux de Noël, qui se dégustent parfois, seulement au printemps. C’est le cas pour l’un d’entre eux. Ma fille Annabelle, nous a offert ainsi qu’à sa petite sœur Emilie, une soirée dans les airs, au gré du vent.

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 Il y a des rêves qui deviennent des réalités. Pour moi, l’année dernière, j’en avais résolu un : la ballade en chien de traîneau. Cette année, ce sera un baptême en Montgolfière. J’avoue que j’appréhendais un peu pour monter et descendre de la nacelle. Il faut être souple, ce n’est pas mon cas ! Et en plus mon opération de la hanche, me laisse quelques séquelles pour lever la jambe. Nous étions trois dans ce cas là. Petit mari très fier, n’aurait jamais voulu avoir l’air d’en souffrir : il a sauté comme un cabri. Quant à l’autre dame et moi, nous étions plus humbles et avons acceptées l’aide de ma fille et des autres. Alors, réflexion faite, nous nous en sommes bien sorties. Même si j’ai sauté un peu lourdement, une vive douleur sur le moment qui s’est vite évanouie.

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 Un vraie aventure cette expérience. Après un rendez-vous confirmé au début de l’après-midi pour le départ vers 19h30. Nous sommes arrivés une bonne demi heure en avance. Il faut dire que Chatillon sur Chalaronne se trouve quand même à un peu plus d’1h1/2 de la maison. Il faut quitter notre Bugey pour la Dombes, à l’autre extrémité de notre département.

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 Grâce aux informations transmises, nous sommes arrivés très en avance. Que cela ne tienne ! Nous avons assisté à toutes les préparations. Défense de s’approcher. Contrairement au matin, il faisait beau, pas froid et nous étions à l’écart de la ville en plein champ. Le rêve pouvait commencer. Très vite, nous sommes tous montés à bord en suivant bien les consignes. Il y avait de la place pour 12 personnes, nous étions 11. Séparés par groupe de trois dans des cases. Au milieu le pilote et ses bouteilles de gaz. Qu’il actionnait  de temps à autre pour nous élever.

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 L’immensité est grande. Lentement nous avons atteint  la hauteur prévue, nos yeux n’étaient pas assez grands pour tout admirer. Une impression de calme quand Alex ne mettait pas les gaz. Les couleurs défilaient en dessous de nous et dans le lointain, elles changeaient sans arrêt, un camaïeu de vert du plus clair au plus foncé. Des champs, des étangs, il ne faut pas oublier, que nous sommes dans la Dombes d’une superficie de 10.000 km², sa particularité est son nombre d’étangs creusés par la main de l’homme environ 1100 sur 12.000 hectares de surface d’eau. Tout cela pour assainir la région, il y  a 900 ans pour les premiers. C'est une aventure inoubliable que nous avons vécue. 

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Une heure dans les airs, c’est assez long pour admirer et photographier. Etant donné l’heure du début de soirée, les couleurs changent tout le temps et elles sont superbes. Plus bas les gens dans leur jardin nous font des signes, les vaches courent, elles sont des points qui se déplacent dans leur pâture ; les étangs sont comme des trous d’eau posés au sol, entourés de bordure d’arbres qui font penser aux bocages normands. Le Rhône et la Saône serpentent paisiblement et forment des barrières lumineuses. Au loin, nos montagnes du Bugey et celles des coteaux lyonnais. 

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 Nous ne savons pas, où nous allons nous poser. De préférence dans un champ où les cultures ne sont pas semées. Heureusement à cette saison, c’est les fenaisons, des prairies entières ont été fauchées, le foin est rassemblé en rouleaux parsemés partout dans le champ. Notre pilote Alex, essaie de joindre ses coéquipiers pour qu’ils viennent nous rechercher et nous rejoindre au milieu de nulle part, surtout que les chemins qui y conduisent ne sont pas toujours faciles à trouver. Nous avons attendu plus d’une demi-heure.

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 Les hommes de la nacelle ont été largués les premiers, seules les personnes les plus lourdes sont restées à bord. Ces derniers, à l’aide de cordes, maintenaient le ballon pour qu’il puisse s’affaisser  lentement du bon côté. Seulement quand le ballon est stable nous avons pu descendre. Pas facile du tout pour les personnes qui, comme moi, ne sont pas souples et qui ont été opérées de la hanche. Mais heureusement les uns aident les autres.

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 Une fois que nous sommes tous descendus, nous aidons ensemble à plier la toile, en la maîtrisant pour qu’elle puisse relâcher son air. Ensuite, une fois réduite en boudin Alex, l’attache de mètre en mètre avec des sangles et tout le monde la porte sur la remorque réservée à cet effet. Comme il reste encore un peu d’air, une fois dans la remorque, deux volontaires s’allongent dessus pour l’évacuer. Et la dernière étape, monter la nacelle sur le véhicule. 

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 Pendant ce temps, tout autour de nous, la lumière change de plus en plus et l’horizon à l’ouest est rouge, le soleil se couche et l’obscurité prend place. C’est seulement à ce moment là, qu’enfin arrive les deux 4X4 qui doivent nous ramener à la base des montgolfières où attendent nos voitures. 

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Avant de nous quitter, nous sommes gentiment invités à venir prendre le pot de l’amitié et recevoir notre diplôme. Il est déjà, 22h30 ; nous reprenons la route vers notre maison, et nous arriverons tout juste à minuit, heureux par cette expérience en famille. Merci encore à ma fille Annabelle pour ce beau cadeau.

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