09 septembre 2016

Les jeunes années de Marie

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C’était il y a fort longtemps. Mon mari et moi, avions l’envie d’agrandir notre famille, en adoptant des enfants du tiers monde. Après plusieurs démarches pour obtenir un agrément. Nous sommes passés devant une psychologue qui nous a dit :" pourquoi, aller à  l‘autre bout du monde pour adopter un enfant ?"   Savez-vous que vous pourriez donner de l’amour à des enfants français qui sont en recherche de famille d’accueil, qui ont encore des parents, soit très absents ou dans l’impossibilité de les garder chez eux. Ils ne seront peut être pas adoptables, mais ils ont besoin d’affection. Et vous serez rémunérés. Je précise, dans les années 1985, la politique des service sociaux n’était pas celle de maintenant.

Résultat d’images pour enfant du tiers monde dessin 

Alors, oui, pourquoi pas. Etant donné que notre première démarche n’était pas celle de prendre un enfant des services sociaux, mais l’adoption. Ils nous ont confié une petite fille, qui n’aurait jamais la possibilité de retourner vivre dans sa famille. Une assistante sociale, très gentille est venue nous voir pour nous raconter la courte vie de notre future demoiselle et nous confier son lit qu’elle avait pris avec elle lorsqu'elle l'avait  retirée à ses parents et qu’elle détenait toujours dans son bureau (fait exceptionnel à cette époque). C’est la seule assistante sociale que j’ai connue à cette époque, qui avait autant d’humanité et dérogeait aux ordres de ses supérieurs, malheureusement quelques mois après, elle a été mutée ailleurs et remplacée par une gamine qui n’avait pas les mêmes sentiments et les mêmes qualités de coeur.

Shirley Temple Portrait aquarelle peinture Print - petit enfant Portrait - Blonde cheveux bouclés

Je me souviens la première fois que nous avons fait sa connaissance, une jolie poupée aux cheveux blonds, qui n’avait pas encore trois ans. Depuis qu’elle avait été retirée à sa famille, elle avait été placée dans une famille avec laquelle cela ne s’était pas très bien passé. Avant de nous la confier il a fallu y aller par plusieurs étapes. D’abord,  quelques heures, après une matinée et ensuite une journée entière. La première fois, en découvrant notre univers, elle s’est rendu compte que notre chien «  Raspoutine » un épagneul breton, très gentil avec les enfants, allait demander de l’eau en mordant le robinet du bidet. Elle a voulu faire pareil, et elle s’est cassée sa toute jeune dent de lait de devant. Inutile de dire, que nous étions inquiets de la réaction de l’assistante sociale qui allait venir la rechercher. Bon, elle en a rit.

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 Au bout de trois semaines, elle s’est mise à pleurer, quand il fallait repartir le soir. Mais le protocole établi par les services sociaux était d’abord 6 semaines d’essai. A plusieurs reprises, nous avons demandé à écourter, mais en vain. A chaque fois, la voir pleurer et s’accrocher à nous au moment de repartir, cela nous faisait beaucoup de mal à tous.

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 Avant de prendre cette décision familiale, nous avions réuni nos filles, tout au moins les trois qui étaient encore à la maison et nous leur avons demandé leur avis. A l’unanimité, la réponse a été « oui ». Pour Chrystel, qui avait 17 ans et qui allait et venait avec ses copines et habitait toujours à la maison, elle s’est tout de suite attachée à Elle, tout comme  son petit copain Christophe, elle aimait coiffer ses jolis cheveux blonds et lui mettre de jolies barrettes dans les cheveux. Pour Gratienne et Bérangère, pour Elles deux,  c’étaient une nouvelle petite sœur. Elle a été dès son arrivée notre cinquième fille, mon mari s’en occupait comme  de la sienne, il lui faisait découvrir un tas de nouvelles choses. Je me souviens d’une visite à Nausicaa, à chaque borne il lui expliquait la naissance des poissons. Dans toute la famille, il n’y a jamais eu de différence. Les cadeaux de Noël ou d’anniversaire étaient les mêmes.

Peintre célèbre - Pierre Auguste Renoir 

Quand elle est arrivée à la maison, elle avait un petit problème urinaire, elle s’est faite opérer et de sa fenêtre d’hôpital, elle voyait l’endroit où elle s’était cassée le bras et la fenêtre où habitait l’assistante maternelle précédente, de chez qui elle avait de mauvais souvenirs, elle n’arrêtait pas de dire, c’est « chez tata méchante ». Il faut dire qu’elle était tombée d’une cage à poule dans l’espace jeux, l’assistante maternelle ne l’a pas faite soigner tout de suite et elle a été  opérée quelques jours plus tard. Le chirurgien n’a pas pu lui réparer correctement le bras, elle gardera un bras abîmé et une très vilaine cicatrice.

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Comme tous les enfants, elle a fait quelques bêtises aussi. Par exemple une des premières fois ou nous sommes allés rendre visite à ma fille aînée qui était déjà mariée.  En allant aux WC, elle s’y est attardée et a dégustée le produit de détartrage bleu qui se trouvait accroché dans la cuvette. Résultat premier passage avec nous, aux urgences de l'hôpital de la région. Quelques années plus tard, elle a échangé avec une petite copine de l’école la bague de fiançailles de ma grand-mère, elle me l’avait donnée avant de mourir et j'y tenais beaucoup, contre une bague de pacotille. Ceci dit, je n’ai jamais pu récupérer ma bague. Je ne lui en ai pas voulu, car c’est une bêtise d’un enfant de 4 ou 5 ans. Mais j’avoue en avoir eu beaucoup de peine, car elle m’avait été offerte à un moment tragique de ma vie et ma grand-mère avait prononcé en me l’offrant, des mots que je n’oublierai jamais.

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 Quand elle a eu 3 ans ses parents qui à cette époque venaient régulièrement la voir à la maison, nous ont demandé si nous pouvions la faire baptiser et ils aimeraient que nous soyons ses parrain et marraine. Nous avons accepté et ce dimanche là, nous avons fait un copieux goûter après la cérémonie. Bel après-midi de partage, ils s’étaient tous les deux mis sur leur trente et un et ils étaient fiers en sortant de l’église de la tenir par la main. C’étaient des gens simples, que la vie avait bousculés  plus que les autres et les avait privé d’une vie comme "tout le monde". Ils aimaient leur fille, les deux premières années ils venaient la voir à la maison régulièrement, ensuite le papa a changé de route et n’a plus donné signe de vie. Mais la maman très courageuse, trouvait toujours un petit boulot des appartements de fortune, avait une vie très compliquée, mais jamais elle n'a coupé le lien avec sa fille. Parfois en venant en bus à la maison, elle demandait une pièce aux gens dans le bus pour retourner chez elle, et leur disait qu’elle venait voir sa fille qui était placée et qu’elle n’avait plus de sou pour rentrer. Une femme que j’appréciais et avec laquelle je n’ai jamais coupé le maigre fil  qui s’était tissée entre nous il y a si longtemps et il est resté ainsi jusqu’à sa mort. Elle aimait bavarder avec moi et me raconter ses misères. Du baptême j’ai toujours gardé la jolie boite de dragées qu’ils nous avaient offert et prochainement je vais la redonner à Marie.

Résultat d’images pour parents avec leur enfant 

La première année, Marie  nous a appelé Parrain et Marraine ; mais quand Dominique est arrivé à la maison, à l’âge de 9 ans, n’ayant jamais appelé une femme « maman », il a voulu m'appeler ainsi, comme c’est lui qui avait choisi, nous avons laissé faire, ça fait du bien de dire « maman » pour la première fois à quelqu’un qui remplace sa maman. Pour Elle ce n’était pas normal qu’elle ne puisse pas m’appeler « maman », donc d’elle-même elle a pris l’habitude de m’appeler comme ça. Elle disait à tout le monde qu'elle, elle avait de la chance elle avait deux mamans.  Je me rappelle le premier jour qu’elle l'a fait, nous étions sur une brocante et toute la journée, elle n’a pas arrêté pour un oui et pour un non de chanter « maman, papa ».  Inutile de dire que les services sociaux n’ont pas apprécié du tout. Je n’ai jamais cédé aux ordres qu’ils me donnaient, et je leur ai souvent rappelé que notre démarche au début était de vouloir adopter un enfant sans amour de l'autre bout du monde et que c’est eux qui nous ont persuadé de prendre un enfant de leur service et que l'amour à donner est pour tous les enfants le même. Je n’ai jamais été docile avec eux, mon côté rebelle ne m’a pas servi quelques années plus tard. Mais je leur ai toujours tenu tête. Et l'avenir m'a prouvé que j'avais eu raison.

Image du Blog lilinewinnie.centerblog.net

  Ainsi s’en sont allées les neuf premières années de cette jolie poupée blonde. Mais, au moment du départ de mon mari et de la galère qui s’en est suivie. En 8 jours de temps, elle m'a étéreprise  et ils m’ont laissé Dominique, qui avait 16 ans. Comme à leur habitude, une assistante sociale est allée la chercher à l’école et sur le chemin de la maison, lui a fait miroiter les avantages du foyer dans lequel ils allaient la mettre.

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Quand le jour du départ est arrivé, le matin j’ai préparé toutes ses affaires, sans oublier le joli landau qu’elle avait eu à Noël, je lui ai mis sa plus jolie robe, je lui ai fait une belle coiffure et nous avons attendu l’arrivée de la personne qui devait venir la chercher. En principe à cette époque là, quand un enfant  était retiré, il repartait avec sa petite valise mais pas question d’emporter les jouets. C’était ne pas me connaître, j’ai obligé celle-ci à tout prendre, elle a bien essayé de dire que sa voiture était trop petite. Je lui ai répondu pas de problèmes Madame, vous retirez les sièges arrière de votre R5, je vous les garde dans mon garage, vous les reprendrez au retour, mais vous emmenez tout. Dominique, s’est fait un plaisir de lui retirer ses sièges et de tout mettre dans la voiture.

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Je me souviens de cette petite princesse qui nous faisait au revoir sur le pas de la porte, assise à côté de Madame .… Dominique content lui de rester. Et moi déboussolée. Malgré tout j’ai gardé assez de sang froid ce jour là pour ne pas lui montrer mes larmes. Une fois la porte refermée, c’est vers le téléphone que je me suis dirigée pour appeler ma fille Chrystel qui travaillait dans la ville de la préfecture et je lui ai demandé d’aller au Tribunal de Grande Instance et de me rapporter des imprimés pour solliciter un droit de visite et d’hébergement  mensuel. Inutile de vous dire que les services sociaux n’ont pas du tout apprécié et tout fait pour que je ne l’obtienne pas, mais manque de chance mon dossier était conséquent et bien ficelé, ce qu’ils ne savaient pas c’était que j’étais une passionnée d’écriture et de photos et que dès le premier jour de son arrivée et même pendant sa période d’adaptation, je lui avais fait un livre, racontant l’histoire  de sa vie et de tous ces instants  passés chez nous en famille. En partant je l’avais confié à la directrice du foyer dans lequel elle avait été acceptée, celle-ci l’ayant lu après, a essayé de faire croire que je racontais des mensonges et que j'avais enjolivé. Mais je suis certainement tombée sur un juge intelligent et sensible, car j’ai obtenu une garde avec hébergement une fois par mois. Ce qui ne s’était jamais vu à l'époque dans mon département.

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 Ma vie cette année là, était assez chaotique, mon mari m’avait quitté, c’était ma période de grande dépression. J’ai assuré mes visites et c’est avec joie que j’allais la récupérer dans son foyer et la reconduire le dimanche soir. J’ai participé à sa communion solennelle. Ensuite j’ai voulu refaire ma vie, le nouvel homme qui a partagé ma vie pendant 3 ans l’a très bien accepté, il l’aimait bien, elle a été aussi très acceptée dans ma nouvelle belle famille. Elle avait 15 ans, nous avons entrepris une nouvelle demande pour qu’elle vienne revivre avec nous. Nouvelle enquête, nouveau psychologue et là, la sentence : "NON",  raison qui m’a été donnée verbalement : « Vous êtes une famille trop bourgeoise ». Inutile de vous dire c’est une douche froide que j’ai reçue ce jour là. Elle a continué à venir périodiquement et les années se sont écoulées. Mon mari est décédé l’année suivante.

 

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vous êtes une famille bourgeoise ! 

Elle voulait être esthéticienne, des études trop chers à ce moment là, à 18 ans, elle s’est retrouvée dans une autre filière. Et mise avec une autre jeune des services sociaux dans un appartement thérapeutique surveillée chaque jour par des éducateurs. Première liberté. Elle devait passer son permis de conduire que je m’étais promise de lui payer, elle a commencé, et un beau jour, elle a tout laissé tomber. Marie, avait 7 demi frères et demi sœurs, elle  s’est mise à vouloir retrouver sa sœur aînée, elle la retrouvée et elle est partie vivre chez elle, au début cela s’est bien passé, mais au bout de quelques mois, elle est repartie et a commencé à vivre avec une colocataire, cela s'est très mal terminé. Elle s’est éloignée de moi mais elle  avait gardé un petit lien avec une de mes filles ; qui un jour m’a dit qu’elle n‘osait plus me recontacter et qu’elle était en difficulté. Nous nous sommes retrouvées et de ce jour là, plus jamais nous n’avons rompu le lien, pas toujours bien tendu, mais un lien qui lui était indispensable et qui jamais ne s’est cassé.

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A  partir de là, quelques années de galères, une grossesse pas facile, un petit ami encore trop jeune qui enchaînait les bêtises et pas simplement les petites. J’avoue, je n’étais pas très contente par cette grossesse avec un garçon imprévisible. De dures épreuves, pendant sa grossesse, j’ai toujours été là, pour la sortir de ses galères, mais à chaque fois elle retombait et retournait vers lui,. Une vie compliquée, mais une grande qualité héritée de sa maman, une fille super courageuse, enchaînant les intérims et restant rarement au chômage. Des périodes partagées avec le papa de sa fille, des périodes seules, des périodes ou elles ne me disaient pas toute la vérité, car elle savait que je ne comprenais pas ses choix.

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 En faisant ses choix de femme, elle a préféré retrouver les gens du milieu d'où elle venait, et ça pour moi c’était difficile à admettre. Elle vivait dans une HLM d’une ville très populaire avec tous les inconvénients qui sont loin de mes critères. Il a vraiment fallu que je travaille sur moi, pour enfin accepter sans juger. Et, il leur a falu du temps pour mûrir.

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 Il y a deux ans, j’ai invité Clara, sa fille à venir passer des vacances d’été à la maison ; nous avons découvert une petite puce attachante, très menue, fragile avec un eczéma galopant par poussées imprévisibles sur les pieds et les mains et partout sur le corps. L’année dernière elle est revenue, mais n’est pas restée très longtemps, car petite fille unique depuis 9 ans, en juin 2015,   un petit frère est arrivé, elle avait envie de venir, mais aussi envie de rester auprès de son petit frère.

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Marie et le papa sont venus la rechercher et là, ils sont tombés amoureux de notre région et se sont jurés de venir l’habiter. J’avoue je n’y croyais pas trop, pas de travail et surtout le papa n’a pas de permis de conduire. Alors, les difficultés ne sont pas moindres.  Toute l’année elle a continué à regarder les annonces des HLM et un jour du mois de juin dernier,  elle est tombée sur une annonce, qui semblait leur convenir. Elle m’a demandé d’aller  visiter l'appartement ; il se trouve à 5 minutes à pied de la maison, c’est un appartement très correct, donnant sur nos montagnes, "notre château" et le Grand Colombier, à peu près la même vue que depuis chez nous. Elle avait pris une année sabbatique pour élever Théo, donc elle reprendra  ses intérims ici. Le papa pense s’acheter un scooter. Tout a été réglé en 1  mois et depuis le 29 juillet, une nouvelle vie s’ouvre à eux, il ne reste plus qu’à leur souhaiter beaucoup de chance.

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Il y a quelques temps, par l’intermédiaire de Facebook, elle avait retrouvé son papa dans un triste état, elle s’en est occupée quelques mois avant qu’il ne décède. Les liens tissés n’ont pas résisté à l’envie de vivre à côté de nous et de Bérangère. Elle était très attachée à Chrystel, et elle avait besoin de retisser un nouveau lien avec mon autre fille. Et puis, m’a-t-elle dit : tu vieillis et je veux encore pouvoir profiter de toi  et t’aider si tu as besoin.

J’ai toujours eu comme devise : Quand on veut on peut. La preuve.

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Alors Bonne Chance Marie et Fabrice.

 

 

les prénoms des personnes vivantes ont été changés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2016

13 ans, les siens et les miens.

Pour une petite fille 13 ans ça change tout. Son corps change, elle grandit et prend des formes. De fillette elle passe

à petite jeune fille. Première grande étape.

La semaine dernière, une de mes princesses Héloïse a soufflé ses 13 bougies. Mon Dieu, où sont mes 13 ans !

 

Nos 13 ans

Pour Emilie, nous dirons aux alentours de 13 ans ! 

Héloïse, devient une belle jeune fille aux magnifiques cheveux bruns brillants dans lesquels il y a de jolis reflets naturels ; souvent en jean comme beaucoup de copines de son âge. Mais aussi souvent en mini jupe.  Moi, à cet âge là, je portais des jupes plissées jusqu’au genoux.et des socquettes blanches. Ma mère n’ayant jamais voulu que je laisse pousser mes cheveux, Depuis l’âge de 10 ans, je n’étais pas très mignonne, avec mes cheveux courts et ma raie sur le côté. L’année de mes 13 ans j’ai eu le droit à un indéfrisable pour les rendre un peu plus souple. Celles qui ont le même âge que moi, se souviennent certainement les bigoudis chauffants arrosés d’un produit hautement chimique qui fixait l’intensité de la frisure, et encore, quand ils ne vous brûlaient pas les cheveux et nous les rendaient tout crépus et secs comme du foin.

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Mes cadeaux d’anniversaire, se résumaient très souvent à un livre ou un objet d’utilité, rarement en rapport avec la coquetterie. Ma Princesse, Elle, elle a reçu par sa maman un BaByliss chauffant pour faire des jolies boucles. Un bluetooth pour écouter sa musique offert par son beau-père et par nous un petit bracelet en argent, très apprécié pour ses breloques et un livre demandé de sa série préférée.

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Maintenant, bien avant l’âge de 10 ans, les petites filles s’intéressent à la mode. A mon époque, il a fallu attendre les années 1959 pour copier les jolies robes en vichy de Brigitte Bardot et les premières ballerines mythiques « Repetto » assorties à nos jolies jupes gonflantes, sous lesquelles nous mettions un jupon très amidonné. Pour qu’ils soient encore plus raides, parfois nous le trempions dans du sucre.

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Avant, ce débordement de vichy de toutes les couleurs, nous portions, de jolies robes fraîches et pimpantes avec de beaux cols « claudine », réservées souvent pour le dimanche. Il faut savoir, que l’on changeait la façon de s’habiller, deux fois dans l’année. La Toussaint donnait la note hiver et la messe de Pâques la note printanière. L' "endimanchement" a été de mise jusqu’aux années 1960. 

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 Parlons un peu de nos loisirs. Pas de télévision, elle a commencé à se répandre dans certaines familles dans les  années 1950. Chez moi, il a fallu que je me marie en 1963, pour avoir une télévision ; mes parents ont acheté la leur qu’après mon départ. Les ordinateurs étaient loin d’avoir le look de nos premiers ordinateurs des années 1980. Et en ce qui concerne le téléphone portable, nous n’aurions  même pas imaginé que cela existerait. La majorité des gens,  n’avait déjà pas le téléphone à la maison. Il était réservé seulement pour les gens riches, les commerçants et encore pas tous, en un mot, réservé à des privilégiés, on allait au café d’à côté pour les urgences ou à la poste. Dans les années 1960, quand les particuliers ont commencé à demander une ligne., l’attente pouvait être de 3 ans.

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Souvent le dimanche nous allions à la fête foraine ou dans les zoos, quand nous n‘allions pas un dimanche manger chez les grands parents maternels et l’autre dimanche chez les grands parents paternels. Les repas de famille étaient beaucoup plus nombreux que maintenant. Une chose qui a complètement changé, c’est : quand les grands-parents ne pouvaient plus nous recevoir car préparer les repas pour plusieurs personnes commençaient à leur peser ; le relais était  automatiquement repris par nos parents ou nos oncles et tantes. Ce qui est rarement le cas au XXIème siècle. Je serais curieuse de savoir à notre époque, combien de fois, allons nous manger chez nos enfants dans l’année ? Il est vrai maintenant beaucoup de couples travaillent !

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De la communion solennelle à l’âge de 15 ans, rarement les filles sortaient de chez leurs parents. Le père avait toujours un œil sévère sur la moralité de ses demoiselles. Beaucoup d’entre nous arrêtaient les études quand elles avaient obtenu le Certificat ou le Brevet élémentaire. Ne pas oublier que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, que seulement depuis 1959. Pour nous les mamies nées pendant et après la guerre ce n’est pas si loin que ça puisque nous l’avons vécu. Les jeunes filles qui ne se dirigeaient pas dans  les usines pour travailler, s’inscrivaient dans une filière comme les Cours Pigier, pour apprendre la sténo, la dactylo et la comptabilité. Quelques unes allaient en apprentissage chez un coiffeur. Mais il restait quand même beaucoup de jeunes filles dans les milieux modestes où l’usine était la seule solution. Les 2 baccalauréats avaient une autre valeur que celui de maintenant, souvent c’était les enfants d’un milieu favorisé qui allaient au lycée et faisaient de grandes études et commençaient à acquérir un avant goût de liberté.

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 Néanmoins celles qui avaient la chance de poursuivre leurs études, la discipline était de rigueur, le pantalon était proscrit pour les demoiselles et ne parlons même pas des mini jupes qui n’étaient pas encore sorties et encore moins du maquillage.

 Un souvenir encore présent dans ma mémoire et qui aurait encore sa place dans toutes les classes primaires françaises. Quand nous rentrions chaque matin, une phrase de morale était inscrite sur le tableau, et l’enseignant commençait sa journée en développant la phrase du jour.

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Tous les jeunes ne possédaient pas leur chambre personnelle et quand ils avaient la chance d’en avoir une pour eux tout seul, leur mobilier était choisi par leur parent. Bien souvent ils ne pouvaient pas y installer ce qu’ils voulaient,  les plus audacieux bravaient les interdits et accrochaient des posters de leur acteur ou chanteur préféré. Les filles choisissaient avec leur mère le tissu de leurs doubles rideaux et  le dessus de lit assorti. Je  me souviens avoir été obligée de demander à ma mère l’autorisation d’accrocher un poster de Françoise Hardy  et un autre de Salvatoré Adamo. J’ai obtenu la permission à condition que je n’abîme pas le papier peint.

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 Une chose en revanche qui ressemble à mon époque. Héloïse a découvert la lecture et elle aime beaucoup les histoires qui se rapprochent de sa vie d’adolescente, de ses rêves, le tout agrémenté de sentiments et de situations romantiques. En 1956, je commençais à lire du Delly et du Max du Veuzit petits romans d’amour populaires. 2016, c’est Cassidy Cathy et sa série Cœur Poivré, qui est à la une. Ma Princesse, pense déjà aux premiers flirts.

 

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Néanmoins, je reste toujours aussi surprise en regardant mes petits enfants vivre leur vie. Certaines évolutions de société me dépassent un peu ; pas toujours facile à accepter, mais c’est normal, pour avancer il faut que la vie évolue. Alors, oui 13 ans est un tournant important, plus du tout petite fille et pas encore une femme, mais le virage est bien amorcé. Et pour moi, mes 13 ans sont loin, mais ils me semblent que c’était avant, avant-hier.

 

 

 

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17 mai 2016

Chrystel VIDAL/MAGNEZ

Encore une année de plus que tu nous as quittés.

Depuis le 17 mai 2002, plus rien n'a jamais été pareil. Tu nous manques.

Ne plus pouvoir partager avec toi tout ce que tu aimais.

Personne à mes côtés pour parler de toi aujourd'hui !

ça fait mal.....

0chrystel 13 ans

Mais je sais qu'il y a au moins une autre personne à l'autre bout de la France, qui a autant de mal que moi.

Depuis que tu es partie, il compte les jours, les semaines, les mois et les heures.

Je m'associe de tout coeur à ton papa, à qui tu manques autant qu'à moi.

Nous t'aimons notre Chrystel et nous ne t'oublierons jamais.

 

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22 janvier 2016

Mon Amour pour Pralgognan la Vanoise

 

 Du plus loin que je me souvienne, la montagne m’attire, tout d’abord pour son relief fait de pentes plus ou moins abruptes avec ses sommets vertigineux ou pas. Ses bois et ses plaines.

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Je suis née à Paris, ma famille maternelle était en Picardie depuis le  XIXème siècle. Quant à ma famille paternelle, je ne connais pas son histoire et je ne sais pas où sont ancrés ses racines. C’est donc en Picardie que je passe toutes mes vacances enfantines ; dans une petite ville « Saint Just en Chaussée » entre Beauvais et Compiègne. Mis à part les collines du bois de Mermont qui n’ont plus de secrets pour moi. Entre les années cinquante et les années soixante, elles sont mes montagnes.

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 C’est seulement à l’âge de 17 ans que je découvre les Alpes. Grâce à un voyage organisé par l’amicale des pompiers de Saint Just en Chaussée. Quelques jours pour découvrir le plateau d’Assis, le Mont Blanc. La même année mes parents décident d’aller en vacances au mois d’août dans les Pyrénées du côté de Saint Lary-Soulans. Je me souviens des balades sur les chemins escarpés avec notre bâton de berger, c’est cette année là, que je découvre le cirque de Gavarnie, je reste émerveillée. Mais je ne sais pas encore que je ne reverrai plus les montagnes avant 1973.

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 Un aléa de la vie, fait que j’ai l’opportunité d’un WE prolongé à Pralognan la Vanoise. La montagne l’été n’a rien à voir avec celle de l’hiver. C’est la première fois que je découvre les sommets enneigés, que je prends le télésiège pour aller encore plus haut ; sans savoir non plus que j’emprunterai plus souvent ce télésiège 30 ans plus tard, le même qui a certainement été modernisé.

 

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L’idée de venir à Pralognan est celle du papa de mes deux dernières filles, l’été précédent il était venu passer 15 jours de vacances et il était revenu enthousiasmé par la beauté des paysages, il avait l’envie de les connaître l’hiver.

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 J’avoue être revenue enchantée et je me souviens avoir pensée : si un jour j’ai l’occasion j’achèterai une résidence secondaire dans cet endroit. Mais avant que cela arrive, il m’a fallu 30 ans. Quand j'ai connu Petit mari, pour renouer avec la montagne,  nous sommes allés passer 8 jours en hiver à Val Cenis en Haute Maurienne afin d’apprécier vraiment la montagne l’hiver. Lui fait du ski, pas moi.

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C’est un évènement de la vie : mon divorce avec celui qui m’avait fait découvrir ce beau village qui m’a donné la chance de réaliser mon rêve. Je me souvenais d’un endroit calme au charme familial. Et il est vrai je ne connaissais rien ailleurs.

En 2004, ma belle fille et son compagnon ont loué une semaine de vacances justement à Pralogan et ils nous ont invité à venir avec eux. Pendant que petit mari, sa fille et son gendre sont sur les pistes,  je me suis amusée à visiter des appartements dans la station  avec une idée bien arrêtée. La chance me permettait de réaliser mon rêve, en fait pas tout à fait mais presque.

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 Je me souviens quand je suis rentrée dans l’agence : j’ai dit, voilà mon rêve serait d’acheter un chalet au bord d’un lac de préférence. Sauf qu’à Pralognan il n’y pas de lacs, les lacs j’apprendrais plus tard, ils sont loin dans la  montagne, perdu au milieu de nulle part et ne ressemblent pas à ceux que je pensais. Bon, ce n’est pas grave, je peux faire une impasse sur le lac, mais j’allais faire aussi l’impasse sur le chalet, pas du tout dans mon budget. Alors voyons pour un appartement, mais au moins un appartement aux allures montagnardes. Là aussi, je vais avoir tout faux.

 

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 La dame me propose un bel appartement qui rentre dans mon budget mais pas du tout du style que je prévoyais. Elle a de très bons arguments, s’il n’est pas tout à fait comme je le souhaite, il est spacieux, possède deux balcons, une luminosité très agréable, de vraies pièces avec une hauteur normale, pas de chambre cabine comme dans beaucoup de résidences moins anciennes et une chambre en sous-sol, aménagée pour 3 enfants ; la cerise sur le gâteau il est entièrement meublé, ça c’est un plus pour une résidence secondaire à 50 km d’une grande ville. Les résidents sont les mêmes depuis la construction du bâtiment, et ne viennent qu’aux vacances.

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 Après tout, je n’ai rien d’autre à faire, je décide d’aller le visiter. Et là, coup de foudre, cet appartement est super, propre il n’y a rien à y faire que déposer ses valises. Les propriétaires sont des gens âgés, aisés qui ont entretenu leur bien au fur et à mesure des années avec des prestations  de qualité. Les meubles feront l'affaire un certain temps, mais par la suite je les ai changés pour mettre du chêne clair et j'ai fait refaire les tapisseries des lits, car j'aime leurs boiseries.

appartements pralognan au début1

Il n’y a pas de lac, ce n’est pas un chalet, mais après tout un chalet chaque hiver il aurait fallu déblayer la neige à notre arrivée, c’est plus difficile à chauffer, et c’est donc mon côté réfléchi qui l’emporte. Mais avant de dire oui, il faut quand même que je le fasse visiter à petit mari.

 

chalet

L’après-midi, ils ne vont pas skier, je leur dis : j’ai une surprise, suivez-moi, je veux vous montrer quelque chose, la dame de l’agence m’a laissé les clefs. Pour une surprise c’est une surprise, on reste un certain temps à examiner l’appartement dans tous les coins et quand nous redescendons, ma décision est prise, ce sera celui-là et pas la peine d’en visiter d’autres.

 

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Le 14 avril suivant, nous revenons et nous sommes chez nous. A cette époque, nous habitions du côté d’Amiens 900 kilomètres, nous décidons d’y rester 3 mois l’été, 3 mois l’hiver. Après plusieurs années, nous décidons de nous rapprocher pour avoir moins de trajet à faire. En 2004, nous sommes encore très vaillants, inutile de vous dire que l’été et l'hiver nous sommes tout le temps sur les chemins de randonnées et croyez-moi dans le parc de la Vanoise, ce n’est pas ça qui manque. 

 

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Quand nous y sommes, l’appartement ne désemplit pas, c’est le lieu de partage tel que je le souhaitais, réservé à la famille et aux amis proches. Presque tous les Noëls se feront à la montagne, nous irons chaque année été comme hiver (sauf l’année de nos opérations) et maintenant que nous n’habitons plus très loin exactement à 2h1/4 de la maison, nous montons souvent en inter saison.

 231famille et amis pralognan

Ce ne sont que ceux qui viennent l'hiver, il y en a d'autres qui sont plutôt fan de l'été.  

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Petite  anecdote, l’hôtel où nous étions venus l’hiver 1974 se trouve juste devant notre immeuble, c’est simplement son nom qui a changé. A l’époque il s’appelait « le Parisien » Maintenant il a été transformé en résidence de vacances et s’appelle : le Montana. En 1974, la station n’était pas celle de maintenant, il y a eu beaucoup de constructions de chalets et d’immeubles, mais jamais comme dans les autres stations, pas de grands immeubles, l’aspect général est resté le même, très familial.

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L’hiver aux vacances scolaires nous croisons que des jeunes ou des familles en vacances. Seulement     24    pistes de ski alpin,   25   de ski de fond, de nombreuses balades en forêt que l’on peut effectuer en raquettes ou pas. Nous ne nous sommes jamais lassés et à chaque fois c’est le bonheur. Nous aimons Pralognan. Petit mari fait moins de ski mais nous nous promenons ou nous restons bien au chaud chez nous.

 

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 L’été, les départs des chemins de randonnée sont de vrais boulevards ou tout le monde se salue. Mais la montagne est tellement grande que chacun peut y trouver son bonheur. Seul petit inconvénient hors saison, un seul commerce est ouvert et il n’y a que 744 habitants. Nous sommes tellement rodés, que nous montons nos courses.

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 Au début, petit mari partait souvent l’hiver avec notre voisin qui était guide "Laurent", il a fait des balades que plus jamais il ne fera. Il a vu des paysages grandioses, pour lui, ce ne sont plus que des souvenirs, mais vraiment de bons souvenirs, il a même fait faire ce panoramique qui est installé dans le séjour. A la place du guide, c’est ma fille Annabelle et Valérie

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qui ont acheté l’appartement et depuis  Elles ne manquent jamais de venir à chaque vacances scolaires. Nous espérons pouvoir garder cet appartement de famille, le plus longtemps possible, même si petit mari fait de moins en moins de ski, il nous reste le bon air , la beauté des paysages et les belles balades quand nous le souhaitons. Pour nous, Pralognan la Vanoise est notre paradis sur terre.

 

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les balades avec Laurent.

 

et voici pour terminer, une petite balade pendant notre séjour de janvier 2016.

Mon seul regret, ne pas avoir 10 ans de moins quand j'ai acheté cet appartement, car l'été dans le Parc de la Vanoise il y a des balades encore plus superbes par exemple, partir du village pendant 4 jours et aller de refuge en refuge,  du refuge de la Vanoise aux glaciers. La nature est gratuite et si belle à admirer loin des soucis du monde. Une cure de beauté.

 

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15 janvier 2016

Le Taiseux et l'Autre.

 

Quand un taiseux partage la vie d’un bavard !

 Pas toujours facile de vivre avec lui. Quand de son côté l’autre a toujours quelque chose à dire, et aimerait être écouté, pour lui donner l’envie de répondre, dialoguer, partager.

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 Un taiseux n’a jamais rien à vous dire, quand il est rentré dans la spirale de la routine de sa vie quotidienne, il est compliqué de l’en extraire. Au début quand un taiseux apprend à connaître l’autre, il fait l’effort de parler, il se dévoile un peu, raconte sa vie précédente ; mais au bout de plusieurs années de vie commune, le naturel revient au galop ; le taiseux ne trouve plus rien à dire. Un taiseux n’est jamais à l’écoute de celui ou de celle qui parle à côté de lui, quand c’est le cas, il n’entend qu’un ronronnement routinier dans son oreille, mais les trois quart du temps il n’écoute pas et il n’entend même plus celui qui est à côté de lui et qui  lui parle, pourtant l'autre a simplement le désir d’échanger. Il ne se rend même pas compte qu’un éloignement discret s’installe et qu’il pourrait déboucher sur une rupture, mais quand cela arrive, bien souvent Il n’a rien vu venir et il est même étonné que tout s’écroule autour de lui. Certains, pleurent se lamentent et font une grosse dépression. Mais rarement ne se remettent en question, s’ils le font cela ne dure que le temps de se reprendre et se réinstaller dans le confort de l’habitude. 

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 Le taiseux, donne l’impression de ne rien imprimer dans son cerveau. Il fait répéter les gens sans arrêt car il ne les entend pas ou ne les comprend pas du premier coup, c’est une des choses les plus désagréables pour l’autre. Comme il n’écoute pas, il ne se souvient jamais de ce que l’autre a dit. Et lui dit sans arrêt ; « mais non, tu ne m’as pas dit » ! Et quand il n’est plus très jeune, l’autre s’interroge et appréhende une maladie dégénérative car c’est compliqué de reconnaître le bien du mal si l’on peut dire.

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Le taiseux n’exprime jamais ce qu’il ressent, on a l’impression qu’il n’a pas de sentiments. Pour lui aimer, c’est automatique ; on aime sa femme ou son mari, ses enfants car c’est normal et obligatoire et c’est comme ça. Il ne leur dit pas « je t’aime ». Il est tellement ancré dans ses habitudes, qu’il ne lui viendrait même pas à l’idée qu’il serait bon de se remettre en question et de se poser les bonnes questions. Lui semble heureux. Pendant ce temps là, l’autre a l’impression d’être enfermé dans une maison bouclée à double tour et qu’il a perdu la clef pour ouvrir la porte. Le taiseux ne prend jamais la défense de l’autre, ne s’intéresse pas aux autres, et donne l’impression d’être égoïste.

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Le taiseux donne l’impression dans son entourage qu’il est bon, gentil et ceux qui le rencontre disent sans arrêt ; Mon Dieu,  comme Gustave ou Pauline  est gentil(le), c’est un bon mari, une bonne épouse, un bon père, il ne dit jamais rien.  Oui, c’est justement ça le problème il ne dit jamais rien et quand il ose dire quelque chose il tombe bien souvent à côté de la plaque, l’autre n’ayant pas l’habitude de l’entendre. Il ui arrive quand même de dire ce qu'il en pense, mais alors là, il faut vraiment que l'évènement l'ait choqué très fort.  Les enfants grandissent en pensant qu’ils sont très heureux puisque jamais on ne leur dit quelque chose même si parfois ils essaient de provoquer le taiseux ;  pourtant celui-ci  aurait besoin souvent de recadrer sa marmaille. Quant ils arrivent à l’âge adulte, ils disent : j’ai eu une enfance super, j’étais très heureux ; sauf que souvent ils ne sont pas armés pour affronter la vraie vie. Le manque de communication, se fait toujours un jour ou l’autre ressentir.

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 Le taiseux se fait dominer par la routine. Les catastrophes ne lui servent jamais de leçon. Le taiseux ne connaît pas l’autre et ne le défend jamais. Il ne pose jamais de questions. Il a une sainte horreur des conflits et il préfère ne rien dire pour les éviter. Il n’aime pas prendre les décisions. Alors je peux vous dire quand l’autre est un bavard, il fulmine plus d’une fois et comme une soupape de sécurité parfois il explose, eh bien même ça, ne change pas la façon de faire du taiseux.

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 Vu de l’extérieur, c’est le taiseux qui est le meilleur. L’autre, est toujours le méchant, celui qui parle trop. Le taiseux c’est la personne qui ne dérange personne et pour beaucoup, c’est l’idéal comme il est contre les conflits, jamais il n’en provoquera. Le taiseux ne dit jamais les choses en face, ni derrière le dos, on sait rarement ce qu’il pense au fond de lui.

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 En un mot, le taiseux donne l’apparence d’une personne qui subit la vie, qui accepte beaucoup, et qui manque de personnalité. Pas toujours simple pour l’autre qui au fil des mois et des années a de longs moments de solitude.

Moi, je vis avec un taiseux. Mais mon Dieu comme je l'aime mon taiseux.

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03 janvier 2016

Réveillon du 31 décembre 2015, au goût amer !

 

Tout le monde a passé une année difficile, beaucoup de choses ont été remises en question, nos déplacements n’ont plus la même insouciance. Partout, malgré les slogans « on a pas peur » on se rend bien compte que tout n’est plus tout à fait pareil. Dans ces moments là, rien de tel que de se rapprocher des siens pour ressentir leur chaleur et leur affection en se montrant combien les uns comptent pour les autres et en osant même se dire « je t’aime ». Il n’y a plus de place pour les chamailleries, les méchancetés et les rancœurs.

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 C’est avec cet état d’esprit que j’ai préparé les fêtes de fin d’année, en me réjouissant de retrouver les trois filles qui me restent, tout en faisant une place dans mon cœur à celle qui me manque toujours autant.

 chrystel ses yeux

 A Noël, tout s’est bien passé, dans la joie et la bonne humeur, la semaine qui a suivi était celle des retrouvailles avec mon aînée des îles, des papotages sympas, un petit restaurant agréable tous ensemble, à 2000 m, avec déjeuner sur la terrasse face aux belles montagnes, dans un cadre idyllique, des dîners partagés,  des repas préparés soit par ma belle-fille, soit par petit mari ; vraiment j’avais l’impression d’un bonheur absolu. Depuis notre arrivée à Pralognan, j’étais sur mon nuage.

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Le soir de Noël c’était chez nous, celui du 31 décembre c’était chez nos voisines. Nous devions être que tous les cinq. Annabelle et Théma en fin d’après-midi étaient au cinéma, Valérie aux fourneaux et moi à la décoration de la table, petit mari content de ne rien faire. Tout s’annonçait comme la semaine précédente. J’étais loin de me douter de ce qu’il allait se dérouler et que j’allais redescendre sur terre a une vitesse grand « V » et me rendre compte que le bonheur est éphémère.

 

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Pendant l’apéritif tout est parfait, conversation banale. Le plat principal se compose d’un filet de bœuf que seule ma belle fille a le secret, d’une tendresse à l’extrême, une cuisson divine. D’un seul coup sans que personne ne voit arriver le mot de travers qui va mettre le feu aux poudres, tout explose, le ton monte, ma fille sans aucune retenue me fait des reproches à la limite de l’horreur et du dégoût, très loin de la correction entre une fille et sa mère. La conversation prend des allures de guerre.

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Il est 22h30, déconcertée, nous préférons nous lever et rentrer chez nous.

Je sais qu’Elle a toujours  été soupe au lait comme son père . Mais il y avait si longtemps que tout allait bien entre nous, que je n’ai rien vu venir. Rentrés chez nous, écroulé sur la banquette, je reste hébétée, peinée. Déçue, écoeurée. Petit mari qui ne dit jamais rien est scandalisé il me dit : on ne me l’a jamais fait un réveillon comme ça, j’ai un sentiment de dégoût. Pour que lui ose le dire comme ça, je n’en reviens pas, il faut vraiment qu’elle ait dépassé les bornes des limites comme dirait une certaine anecdote télévisée.

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 Nous avons allumé la télévision pour attendre minuit. Nous avons regardé le feu d’artifice tiré pour la première fois face à notre balcon. Nous étions aux premières loges, mais tellement écoeurés que nous en avons profité que moyennement, alors que nous reconnaissons que la municipalité a fait l’effort pour qu’il soit vu depuis tout le village. A minuit fille aînée a téléphoné, surprise de me sentir toute drôle, après lui avoir expliqué ce que nous venions de subir a été étonnée qu’à moitié car elle avait remarqué la semaine précédente quelques petits détails qui m’avaient échappés.

bonne année

 

Nous avons traîné devant la télévision jusque 2 heures du matin, inutile de dire que le sommeil a pris son temps pour m’atteindre et a inondé ma nuit de rêves étranges et violents.

PEUR Coloriage 

 Vendredi 1er janvier, une nouvelle année commence, de nouveaux espoirs, mais quand même un peu ternie par la fin de 2015. Pas trop de courage pour affronter la journée. Le premier à venir nous souhaiter la bonne année avec toute son insouciance et pourtant il a assisté au spectacle ; mon petit Théma, que j’ai serré un peu plus fort que les autres jours en lui disant : « une bonne année à toi mon bonhomme et j’espère que tu seras très heureux toute ta vie. ». Dans la matinée sa maman est venue nous rapporter les ustensiles prêtés, s’est excusée, n’a pas formulé de vœux spéciaux, mais toujours dans le même état d’esprit que la veille, en donnant des explications vaseuses sur son comportement en niant la plus part de ses attitudes et en essayant de me faire passer pour une menteuse ; pour moi encore plus écoeurée j’ai clos le débat.

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Valérie à son tour est venue nous présenter ses vœux, encore peinée, gênée ; en nous serrant dans ses bras elle pleurait. Ma belle fille a une qualité que je lui reconnais, elle reste neutre sur ce genre d’échanges. Elle a eu néanmoins une phrase qui m’a beaucoup étonnée, c’est une habituée depuis 18 ans du caractère de ma fille, elle m’a dit : vous deux ça toujours été comme ça. Non cela, n’a pas toujours été comme ça, avant nous étions très proche quand elle était à la maison, nous étions même complices. Mais cette phrase m’a trottée dans la tête toute la matinée et a fait remonter en moi, une réflexion que ses parents m’ont faite au début de mon mariage avec petit mari.  Alors, combien de mensonges ou de mauvaises interprétations circulent encore  derrière mon dos ?

valérie morville2

 

 En fin de matinée, comme chaque année, nous avons regardé le concert du jour de l’An à Vienne, pas avec la même ferveur que le autres  années, j’ai même piqué du nez par moment. Je n’ai pas déjeunée, j’ai traînée l’air absent toute la journée devant la télé. Ce n’ai que vers 18h que je me suis sortie de ma léthargie en regardant le Concert de Venise sur ARTE, un concert de toute beauté avec de jolis ballets à la villa Pisani à Padoue, il est vrai je préfère Vivaldi à Strauss.

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Cette première journée 2016 s’est déroulée bien étrangement avec un poids sur l’estomac qui a beaucoup de mal à passer. Je pense que lundi seulement je pourrai reprendre ma quiétude habituelle quand tout le monde sera reparti et que nous serons plus que très peu dans l’immeuble.

 

Edith

 

Mais franchement à mon âge cette nouvelle désillusion ajoutée à quelques soucis qui vont m’obliger à prendre certaines décisions qui vont modifier notre vie, ne me laissent pas sereine pour débuter 2016. J’ai toujours su que la vie n’était pas un long fleuve tranquille, que l’humain n’avait pas toujours un beau visage, mais pour moi justement je croyais que la famille était une valeur sûre !!!. J’ai toujours été naïve dans ma vie, en pensant que tout le monde était beau, tout le monde était gentil, ce qui rend certains réveils douloureux.

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Dimanche matin

Hier soir Elles sont venues nous dire au revoir, comme si de rien n’était ;  elles ont repris la route ce matin vers 8 heures, rendez-vous à Moutiers à 8h30.  Avec deux « blablacar » qui remontent dans le nord. J’espère que tout se passera bien.

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Pour nous les vraies vacances vont seulement commencées puisque la neige tombe depuis 24 heures et nos paysages ont repris leurs allures hivernales. Mais en attendant à l’aube de cette nouvelle année, je me sens un peu déstabilisée.

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18 décembre 2015

Les préparations de Noël à la montagne

Cette année 10 jours avant Noël, il fait un temps ensoleillé, l’automne se prolonge. Nous avons décidé de fêter le grand jour à Pralognan. J’ai pour habitude de tout préparer dès les premiers jours du mois de décembre afin de profiter un maximum de l’ambiance de Noël. L’amour inconditionnel pour mes maisons est tellement grand, que j’aime pouvoir l’admirer et revoir par-ci par-là tous les détails. Cette année je me sens donc frustrée,

 

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Dans la grande maison, j’ai voulu mettre l’ambiance au moins dans le boudoir pour sentir la fête arriver. Mais cette semaine, je n’ai pas pu résister, il fallait que nous montions préparer l’appartement, l’excuse était toute trouvée, étant donné le nombre de choses que nous avons à monter en plus de celles pour notre hibernage, aucune autre solution dans ce cas que de prévoir deux voyages. Heureusement nous ne sommes qu’à 170 kilomètres.

 

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Cette année, j’ai décidé que notre Noël serait blanc et argent. Pour moi, les moments qui précèdent les fêtes sont toujours des moments de créations intellectuelles. J’y pense longtemps à l’avance et j’organise tout dans ma tête. Je suis donc monter faire mon marché au grenier dans mes nombreuses malles où je garde toutes mes décorations depuis les années 1965. Je suis une conservatrice. Certaines boules ou sujets me rappellent parfois un Noël ancien ou des personnes qui ne sont plus.

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J’avais pourtant dit que je n’irai rien racheter, mais il me manquait encore quelques bricoles, un petit détour par Casa et hop ! 30 euros en plus. Chaque année il y a des nouveautés et j’avoue que les bougies avec leds sont très tentantes pour mettre sur la table. Le détecteur de fumée étant juste au-dessus ne se mettra pas en marche, elles sont pratiques mais moins vivantes, petit mari n’aime pas.

 

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 Petit mari participe pour deux choses, mettre l’étoile en haut du sapin et installer la guirlande électrique et une troisième chose quand  c'est l'année où nous mettons l'artificiel, il le monte branche par branche., le reste je fais toute seule. Après un après-midi de piétinement j’ai enfin terminé. Il me reste à imaginer la table du réveillon, mais là, c’est une autre affaire, j’y reviendrai. Je me suis couchée satisfaite et heureuse, c’est joli et différent des autres années, il y a ça aussi de compliqué, ne pas refaire deux fois la même chose.

 

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on a l'impression qu'il est bleu, non c'est la guirlande qui donne cette impression.

Etant fatiguée, je pensais m’endormir facilement, sauf que je me suis trompée, mentalement, je continuais à construire ma table, alors inutile de vous dire, je n’ai pas trouvé le soleil tout de suite. Quant au dîner et au repas du 25, petit mari et moi, nous avons choisi, il restera les courses, je pense que nous les ferons avant de partir. Je me réjouis d’avance et je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de malade le jour « j » comme l’année dernière. Deux semaines qui seront bien remplies puisque nous attendons la semaine suivante nos guadeloupéens.

 

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  Recevoir à la montagne un jour de Noël, rajoute de la magie je vous assure, c’est super sympa, sauf que quand on passe d’une maison de plus de 200 m² et qu’on se retrouve dans un appartement d’à peine 60 m² c’est un peu plus compliqué. Un dernier desiderata pour que tout soit parfait,  que le Bon Dieu nous envoie de la neige, car pour l’instant, il y en a qu'un tout petit peu juste pour faire beau, mais quand même pas assez.

 

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J’aime ces réunions familiales, j’aimerai même que les enfants de petit mari participent avec nous, mais c’est beaucoup plus compliqué de ce côté-là, beaucoup de contraintes de tout genre pour pouvoir réunir tout le monde.  Dommage ! 

 

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17 mai 2015

Chrystel Vidal-Magnez 30 mars 1968/17 mai 2002

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Ce n'est pas juste, tu n'es plus. Et pourtant, tu as été présente dans toutes mes galères. Tu as été une des rares avec mon amie Renée à me soutenir quand je traversais le désert. Tu n'avais pas honte de la maman que j'étais devenue avec cette vilaine dépression qui m'envahissait. Je ne t'ai pas dit assez MERCI et maintenant que le soleil est revenu, tu n'es plus là pour profiter avec moi, de ces petits bonheurs de tous les jours qui sont revenus. Tu as, à peine connu le dernier homme de ma vie qui a comblé mes jours et qui m'a apporté la quiétude, le calme et l'équilibre dont j'avais  besoin de retrouver.

J'aurais tellement voulu te faire partager ma nouvelle région, si belle à toutes les saisons et cette grande maison dont tu le savais, je rêvais depuis toujours. Tu aurais adoré la façon dont je l'ai meublée, arrangée, sublimée. Tu partageais avec moi ce goût des vieilles choses. Je suis certaine, tu aurais aimé la nouvelle maman et grand-maman que je suis devenue.

Vraiment ce n'est pas juste. La vie a repris, mais il ne se passe pas une journée  ou je ne pense pas à toi. Cet été, nous partirons avec ton fils Léo à Venise et à Florence, mais je suis certaine que tu m'accompagneras, comme tu l'as fait à Rio de Janeiro quand tu avais 15 ans. Je suis contente, d'avoir découvert ce bout du monde avec toi. Merci ma Chrystel pour tout ce que tu as été. Je t'aime et je t'aimerai toujours.

A cet hommage pour toi ma belle, j'associe ton papa à qui tu manques beaucoup. On parle souvent des chagrins des mamans quand on perd un enfant, et rarement celui du papa et surtout quand celui-ci, par les aléas de la vie a été séparé de son enfant et qu'il n'a pas pu profiter autant de lui. Les séparations des couples, c'est parfois,  aussi ça. Alors ce sont à tes deux parents  que tu manques  autant et bien évidemment à tes soeurs, mais c'est encore autre chose. 

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C'est rare, quand je m'épanche ainsi devant tout le monde. C'est simplement pour redonner du courage à celles et ceux qui traversent comme moi le désert et qui n'aperçoivent pas la fin de la route. Ne craignez rien, accrochez-vous au bout de la route il y a le soleil. N'hésitez pas à faire ressortir vos peines en écrivant cela fait aussi parti de la thérapie et je vous assure ça fait du bien.

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20 février 2015

20 février1894 - 20 février 2009

 

Cent quinze ans, jour pour jour après la naissance de mon grand père bien aimé.

Adrien Pascaut 2

Est arrivé mon dernier petit enfant, le numéro 10. Déjà 6 ans ! Quand on nous a annoncé son arrivée, nous n'en revenions pas ; pour nous chez Annabelle, il n'y aurait pas d'enfants et pourtant comme toutes les femmes, elle a eu l'envie d'être mère. Inutile que cette décision mûrement réfléchie nous a beaucoup étonnés, mon petit prince aura deux mamans et pas de papa. Regardez comme il est beau. Il a deux mamans géniales, il est certainement beaucoup plus heureux que dans certaines familles avec un papa et une maman.

0 théma noel 2014

Joyeux Anniversaire mon Petit Prince, j'espère que tu auras certains gènes de ton arrière arrière grand-père, qui s'il avait été encore là, t'aurait fait sauter sur ses genoux en faisant "a dada sur mon bidet".

théma joue du piano

Depuis que tu es né mon petit Prince, tu as une grande complicité avec ton papy de coeur "Marc", il t'apprend à jouer au piano, maintenant que tu es grand à siffler dans de l'herbe et à faire  des gâteaux.

théma apprend à siffler

théma fait des gâteaux

Mais en fouillant dans mes archives photographiques, ce sont ces photos qui me plaisent le plus et qui démontrent la complicité entre deux générations..

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théma complice avec Marc

Cette année, nous ne serons pas là, pour te souhaiter un Joyeux Anniversaire, alors avant de partir, je vais laisser chez toi sur la table ce petit cadeau.

anniversaire 6 ans

JOYEUX ANNIVERSAIRE MON PETIT PRINCE

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06 février 2015

La famille : une valeur sûre.

 

grande famille

 

Quand j'étais enfant, je regrettais de ne pas avoir une grande famille. J'étais fille unique, maman aussi. Il fallait sauter une génération pour avoir des petits cousins et encore, ils n'étaient pas très nombreux.

Du côté de ma grand-mère maternelle, elle avait un frère et une soeur, tous les deux un seul enfant, et en plus ils habitaient très loin. Mon grand-père avait une soeur qui avait deux garçons, l'un n'avait pas d'enfant, l'autre est décédé très jeune, après, je n'ai plus revu ses deux enfants.

Du côté de mon papa, il avait un frère qui a eu 3 enfants tous plus jeunes que moi et nous ne nous sommes pas beaucoup fréquentés.

Du plus loin que je me souvienne, je disais : "Moi, j'aurai au moins quatre enfants,  je les éleverai et je ne travaillerai pas, pour qu'ils soient heureux et n'aient pas l'enfance que j'ai eue." J'ai eu la chance de réaliser ce rêve.

 

4 enfants

Mes grands-parents, chez qui j'étais très souvent en dehors de la pension étaient très chaleureux et accueillaient chez eux, beaucoup d'amis en détresse, la porte était toujours ouverte, la table aussi pour ceux et celles qui n'avaient pas grand chose, ils avaient l'habitude de dire : quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre. Ce partage, je l'ai vécu dès mes plus jeunes années et je suis certaine que c'est cet exemple qui a forgé ma vie et m'a souvent aidé à accueillir les autres. 

 

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Souvent, je vous ai parlé de ma jeunesse et de la nombreuse famille qui m'entoure. Aujourd'hui, je vais vous la montrer au complet. Vous y verrez mes filles et leurs enfants, mais aussi ceux de petit mari, sans oublier tous les petits enfants de coeur, que nous accueillons au gré des familles recomposées chez nos enfants.

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si le diaporama ne fonctionne pas appuyez :

http://www.kizoa.fr/Montage-Photo/d17569606kP167014506o1l1/la-famille-blog-2

Petit mari, lui aussi est fils unique, en revanche il a été entouré de plusieurs cousins et cousines ; il n'a absolument pas vécu les mêmes choses que moi et jamais il n'a regretté son statut de fils unique. Il n'avait pas du tout les mêmes convictions que les miennes, en ce qui concerne le partage avec les autres. Depuis que nous sommes mariés, il a bien changé ; car je reste convaincue qu'Aimer, Donner et Partager (c'est ma devise) est une des choses  les plus importantes de la vie. Il a vite appris et il remplit son rôle de grand-père par substitution à merveille, avec tous les enfants qui passent chez nous.  

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Et  vous, partagez-vous ma devise ?

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