18 novembre 2016

Lettres à Anne...

Des explications s’imposent, car il est trop facile de juger des faits ou des idées. En postant mon billet la semaine dernière, je me doutais que les réactions seraient celles qu’elles ont été. François Mitterrand, on l’aimait ou on le détestait. OK, l’homme politique était controversé : (sournois et manipulateur). Mais tous les autres politiques depuis, ont été plus ou moins pareil. 

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 En ce qui concerne l’homme tout court. OK parce qu’il était un homme public, ses frasques étaient connues et encore s’il avait vécu en ce moment, cela aurait été  pire, car il n’aurait pas pu museler les médias. Mais l’homme, était aussi un humain, avec un cœur et des sentiments. Pour moi, c’est uniquement cette facette qui m’intéresse ; même si c’est celle d’un homme qui trompait son épouse. Oui c’est moche, cela n’est pas bien aux yeux de tous, mais combien d’hommes ou de femmes l’ont faits et le feront encore ?   Une fois les volets fermés nous ne savons pas ce qu’il se passe dans un couple et quels sont leurs accords. Tromper l’autre, c’est une chose, mais le faire souffrir consciemment c’est autre chose.

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A mon âge, je peux me permettre de vous dire, vous qui croyez n’avoir jamais été trompé, souvent vous rêvez. Personne ne peut être certain que cela ne lui a jamais arrivé. Alors, les indignations que l’on peut porter quand nous pensons ne pas être concernés, sont inutiles. A la lecture de vos commentaires, j’ai fait des recherches sur Internet, pour mieux comprendre l’interrogation de tous et je vais éclairer vos lanternes. En cherchant bien, j’ai trouvé le seul interview qu’Anne Pingeot a donné à la presse à la sortie de son livre. Voici ce que j’en ai tiré, loin de moi l’idée de la juger ou de la critiquer. Mais je peux la comprendre.

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1) le coup de foudre d’une gamine, bien sagement installée dans une famille bourgeoise du XXème siècle. Un bel homme de 40 ans, cultivé, ayant un passé peu ordinaire, ce sont tous les ingrédients pour faire rêver une jeune fille des années juste avant 1960. J’ai le même âge et je me souviens de mes 14 ans. Moi aussi, j’ai fait des choix contestables. Croyez-moi à cette époque cela n’avait rien d’exceptionnel.

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2) Anne, s’interroge encore, sur le bienfait de laisser publier ces lettres ? Elle s’est laissée convaincre par Jean Noël Jeanneney et avoue que cela a été une épreuve et une façon assez étonnante de revivre toute sa vie. Là aussi, je la comprends. Quand je me souviens de mes jeunes années, que je les commente, ou quand je sélectionne des photos pour les partager avec vous, à chaque fois je revis les moments.

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3) Après avoir longtemps hésitée, elle avoue aussi qu’elle tenait à ce que ces lettres soient publiées de son vivant (une façon de contrôler l’exactitude des faits retranscrits). Elle dit : j’ai 73 ans, je mets en ordre (à cet âge, moi aussi j’aime mettre en ordre). Elle est à peu près certaine, et moi aussi je le suis, qu’après sa mort, elles auraient été publiées. Mais comment ? Alors que là, elle avait le moyen de guider ces écrits. C’est un argument qui se tient.

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4) Ah ! Le côté « argent » auquel tout le monde pense qui soulève tant de critiques et  devient tout de suite vénal. Elle y a pensé et précise que le contrat qu’elle a passé avec Gallimard autorisant cette publication a été fait d’un commun accord avec les fils de François Mitterrand et sa fille Mazarine et qu’ils se partageront tous les trois les droits. Alors, en y réfléchissant bien, pourquoi pas ? Puisque de toutes les façons sans son œil vigilant de son vivant, ces lettres auraient quand même été publiées un jour ou l’autre, au nom du patrimoine culturel et historique français. L’historien membre de l’Institut François Mitterrand, trouve que la publication de cette correspondance intime ainsi que celle du « Journal pour Anne » s’imposaient car elle apporte une meilleure compréhension d’un des personnages majeurs  (que l’on veuille ou non) de notre histoire nationale du XXème siècle. Contrairement à ce que dit un des commentaires sur le billet précédent « je n’ai pas envie de lire ces lettres, ça ne représente finalement que les cinq premières années, après…. » Voici un jugement sans avoir lu le livre. Non, ce livre représente 33 ans  d’une vie et pas simplement 5 ans.

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Maintenant, j’avoue beaucoup mieux comprendre et une fois de plus, je note qu’il faut faire attention aux idées toutes faites, que chacun de nous peut avoir. Je n’ai pas encore terminé, loin de là, car ce livre, ne se lit pas de la même façon qu’un roman. Il faut parfois, relire des passages pour mieux les comprendre, car un monologue continuel sans réponse de l’intéressée ce n’est pas si simple que ça. Mais contrairement à ce que l’on peut penser : Rien n’est impudique dans ces lignes.

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Le feuilleter en librairie, ne vous dira rien, car c’est un ensemble, qui ne peut se comprendre qu’au fil des pages. Pour d’autres le personnage est antipathique, ce qui ne donne pas l’envie de le lire, là aussi je peux comprendre, car pour moi le personnage m’a toujours été désagréable. Mais justement, j’ai voulu dépasser cela, car dans tous les êtres humains il y a du bon comme du mauvais. Ma curiosité l’a emportée et le côté historique m‘a fasciné.

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Non, il n’y a pas d’impudeur de la part de Anne. Ce ne sont pas  des lettres d’amour comme nous pouvons les imaginer, ce sont des lettres qui mêlent la vie quotidienne avec des sentiments profonds. Elles ne retirent rien aux trésors qu’il faut garder au fond de nous. C’est simplement le choix d’une femme aimante et consciente d’avoir aimé  un grand homme. Dans tout êtres humains il y a des phases cachées qui atténuent le plus mauvais de la personne.

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C’est vrai, que l’on pouvait être choqué à la parution de ce livre. Mais c’est facile de l’être, quand on ne connaît pas le fin mot de l’histoire. Oui, cette histoire est belle et elle mérite le respect, même si le choix des uns  n’est pas approuvé par les autres. Je vais donc prendre le temps de lire ce pavé de littérature et avec son acolyte : Le Journal pour Anne, qui sont à eux deux des documents les plus extraordinaires que l’on puisse lire, d’une importance historique majeure. Jamais on a pu connaître aussi intimement l’esprit d’un Président et croyez moi, un livre bien écrit cela fait du bien tout comme cette cour amoureuse d’un autre temps.

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11 novembre 2016

L'Homme qui adorait la littérature.

Plusieurs fois, je vous ai parlé de ma passion pour les livres : « les posséder, les toucher, les sentir ». Au cours de ma vie, j’en ai acquis environ mille. Tous sont répertoriés dans un gros cahier par catégories, afin de les retrouver facilement, quand l’envie me prend d’en relire un. J’ai aménagé à cet effet les murs de notre grenier que j’appelle pompeusement « ma bibliothèque ». J’adore les belles bibliothèques anciennes aux rayonnages de livres magnifiquement reliés, ou tout simplement les vieilles librairies qui ont une âme.

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Bibliothèque de Vienne

 Les années passant, la place commence à me manquer. Cette année, pour la première fois, je me suis inscrite dans une bibliothèque municipale, même si je n’aime pas le côté « temps imparti », j’aime lire à mon rythme, parfois je dévore un livre en une journée ; mais parfois aussi, je prends le temps et je peux dépasser la date butoir,  heureusement la responsable accepte le prolongement. Je n’aime pas non plus lire sur une tablette, il me faut le contact avec le livre.

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Librairie Auguste Blaizot à Paris 

 Quand est sorti le livre de François Mitterrand » Lettres à Anne » j’ai voulu l’acheter, deux jours après il était déjà en réédition et se vendait le double de son prix en occasion sur Internet. Bien entendu j’ai préféré attendre. Ce matin, je viens de le recevoir, c’est un  pavé de 1.246 pages ! Il me semble, facile à lire ; il peut s’abandonner quelques jours et donner la priorité à un autre livre en cours. Je n’ai jamais aimé l’homme politique, mais j’ai toujours admiré l’homme qui aimait la littérature et l’homme qui savait parler d’amour. Il a eu beaucoup de maîtresses « soit ». Mais la façon dont il a aimé Anne Pingeot mérite le respect. Je garderai en mémoire, comme tout le monde, l’accompagnement de ces deux familles vers sa dernière demeure. Et j’ai admiré l’intelligence du cœur dont a faitpreuve son épouse légitime.

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 Maintenant, je n’ai pas compris pourquoi Anne Pingeot a voulu faire un livre avec ses lettres  personnelles et je suis certaine qu’un film suivra. Mais, je ne suis pas là pour critiquer, juger, mais simplement  pour comprendre l’Amour, ce sentiment si précieux qui parfois trop souvent est galvaudé, moqué. Pourtant aimé et être aimé, c’est une des plus belle chose de la vie. Ce n’est pas à la portée de tout le monde d’Aimer profondément, sincèrement. Donc respect à ceux qui savent.

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04 novembre 2016

Ma passion la généalogie

Je vais donc vous parler aujourd'hui, de ma passion principale : la généalogie et j'agrémenterai mon billet des photos réalisées au sein de ma seconde passion : la photographie. 

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Depuis toujours, la généalogie me passionne. Un jour mon grand-père m’a dit : Nous descendons d’Aliénor d’Aquitaine, il avait toujours entendu dire cela dans sa famille. Cette simple phrase m’a interpellée et c’est comme ça que tout a  commencé. Sans savoir que ça deviendrait une véritable passion qui alimenterait toute ma vie. J’ai commencé par fréquenter les mairies ensuite les archives départementales, les cimetières de ma région. Et j’ai beaucoup interrogé grand-père. Ma grand-mère était plus réticente, car d’après Elle, j’étais une curieuse de fouiller dans la vie des autres. Elle avait certainement peur que je découvre des secrets de famille, des choses qu’elle ne voulait pas que je découvre surtout concernant mon père biologique.

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 De son côté à Elle, sur plusieurs générations et plusieurs branches, rien n’a été trop difficile beaucoup étaient de Picardie, donc au début quand les enfants étaient à l’école, j’avais tout le temps pour faire mes recherches. Beauvais n’était  qu’à une vingtaine de kilomètres de chez moi et les archives étaient ouvertes comme les mairies aux heures de bureau et comme je ne travaillais pas, rien de plus facile. Nous étions encore loin de faire notre marché su Internet comme maintenant. J’ai même pris des cours chez les Mormont à Paris, j’ai assisté à des conférences, J’ai appris un peu la paléographie et j’étais abonnée à toutes les revues concernant la recherche de nos aïeux. Il faut dire qu’à l’époque Internet n’était pas aussi répandu. Nous étions dans les années 1980.

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 En grandissant chacune de mes filles m’ont accompagnée pendant leurs vacances scolaires et elles se prenaient au jeu du détective.  Ensuite je me suis rendue à Strasbourg plusieurs fois sur les traces de ma souche alsacienne : les « Kuom ». Là, cela s’est compliqué, car avec le passé historique des Alsaciens plusieurs fois annexés par l’Allemagne, les actes rédigés en Allemand, en alsacien et aussi en latin à la fin du XVIIIème siècle, cela n’a pas été facile du tout. A l’époque à Strasbourg, il fallait retenir ses places aux archives, donc il fallait que je prévoie mes déplacements longtemps à l’avance.

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 Du côté de mon grand-père bien vite les vacances se sont dirigées vers Bordeaux. Je louais un gîte pour une semaine, à 9 heures j’étais sur place jusqu’à environ 16 heures et comme je choisissais toujours mes déplacements au printemps quand les journées sont les plus longues, nous avions le temps de nous rendre dans les villages rencontrés durant la journée de travail. J’ai souvent procédé ainsi à chaque fois qu’il fallait aller loin. En plus j’aime tellement l’histoire que je me suis imprégnée de celle des régions rencontrées et ma passion est devenue très vite un virus dont je ne me suis jamais guérie. 

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Aliénor d’Aquitaine en fin de compte a été seulement le départ pour me mettre le pied à l’étrier. Jamais je n’ai couru après notre Reine d’Aquitaine ou de Guyenne. Je l’ai vite oubliée, car pour atteindre le XIIIème siècle, il m’aurait fallu d’autres cordes à mon arc et des connaissances plus pointues que celles que j’aie. Très vite je me suis prise moi aussi  au jeu.

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 Au gré des années, le nombre de jours de recherches s‘est multiplié. Quand les enfants ont commencé à quitter la maison pour aller étudier un peu plus loin, moi aussi je me suis rendue dans les départements limitrophes. La passion grandissant, j’ai proposé de faire des recherches pour celles qui ne pouvaient pas les faire à cause de leur travail. J’ai même fait pendant 10 ans, des recherches ponctuelles pour un Cabinet de recherches d’héritiers de Bretagne.

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 Malgré tout, j’ai eu quelques périodes d’arrêt pendant ma période de descente aux enfers, mais j’ai toujours gardé le fil de cette passion. Car je trouvais autant de plaisir à rechercher mes aïeux que ceux des autres. Je me rendais même chez les notaires pour fouiller dans leurs actes. Beaucoup à cette époque ne déposaient pas leurs archives au département, même les mairies se faisaient tirer les oreilles pour déposer leurs registres, surtout quand ils les avaient faites restaurer. Dans certaines archives départementales la place manquait c’est pour cela qu’ils n’étaient pas trop sévères avec ceux qui traînaient les pieds.

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parmi cette envolée, il y a un intrus, lequel ? 

 Mon rêve aurait été  d’ouvrir un cabinet généalogique. Mais là, à cette époque dans la profession, les femmes n’étaient pas les bienvenues. Pour m’installer il ne fallait pas de diplômes, ma ténacité, mon sérieux et mon sens du travail consciencieux étaient mon point fort. J’avais simplement besoin d’un coup de pouce d’encouragement de mon entourage. Mais les personnes proches à chaque fois, m’ont dissuadée et m’ont montré tous les inconvénients q’il y avait en me disant que je ne pourrais pas en vivre, j’aurais de grosses charges  et patati et patata… En un mot tous les arguments qu’il fallait pour me décourager. En plus un mariage qui se terminait, un manque de confiance en moi et la peur d’échouer ont fait que je n’ai jamais installé le cabinet « Le Temps qui passe » dont je rêvais. Maintenant que je suis au soir de ma vie, je peux dire que cela a été mon plus grand regret.

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 Une petite anecdote qui vous expliquera la mesure de ma passion. Un jour, le fils d' une personne que je connaissais m’a demandé de lui faire des recherches pour la naissance de son  fils. On venait de lui offrir un joli arbre généalogique sur 4 générations. Et il voulait remplir les cases. Je suis allée un peu plus loin et au moment ou il a voulu que j’arrête, je m’orientais sur une aïeule qui avait travaillée à la cour du Roi de France. Qu’elle frustration d’avoir à arrêter. J’aurais aimé en savoir plus. Et j’aurais été fouiller dans les archives de Versailles au Caran. Plusieurs autres fois j’y suis allée et je me suis régalée.

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 En 2009, un évènement important dans ma vie m’a éloigné de la généalogie et a ébranlé mes convictions et mes certitudes. En février de cette année là, ma dernière petite merveille est née « Théma ». Cet enfant du côté paternel n’aura jamais la possibilité de trouver ses racines, puisqu’il est le fruit d’une procréation  assistée et qu’il n’aura jamais de papa. Pour moi, c’est tellement important des racines connues et je suis convaincue que nous avons  besoin de les connaître. Je suis bien placée pour le savoir puisque j’ai tout fait pour retrouver mon père biologique et que j’ai manqué toute ma vie de ces racines, j’ai toujours couru après, même  encore maintenant et pourtant j’ai eu un père que j’ai aimé et qui m’a aimé. Le mari de maman  est rentré dans ma vie quand j’avais 8 ans.

 

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Quand j’ai faite les démarches pour retrouver mon père biologique, ma mère n’était pas contente du tout et me trouvait ingrate. Du vivant de mes parents jamais je n’ai voulu entamer les recherches généalogiques de ce côté là, de peur de faire mal à celui qui avait pris sa place. Mais souvent j’y ai pensé.

 

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  J’ai mis 7 ans pour reprendre le chemin des archives, c’est seulement cette année que j’ai entrepris les recherches généalogiques concernant ma branche paternelle. Dès le début, elles ne s’annoncent pas facile du tout, car elles sont entourées de mensonges et de beaucoup de bizarreries.  Je sens que cela va être long, mais j’ai assez de persévérance, de patience, et le manque de ces racines (encore maintenant !) est tellement fort que je vaincrai les obstacles.  C’est donc l’objectif que je me suis fixée pour les années qui viennent.  Je vous raconterai plus tard mes démarches et mon trouvail pour atteindre mon but.

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28 octobre 2016

Mon blog a 10 ans !

 

Cette semaine, mon blog aura 10 ans. Je n’en reviens pas encore. Pendant toutes ces longues années, chaque vendredi, j’ai pris le temps de venir bavarder avec vous. Rarement j’ai fait des pauses. Tout ce que je vous ai raconté est vrai. Le fil conducteur a toujours été « mes passions ». Et comme j’en ai beaucoup j’ai toujours quelque chose à vous dire. Je suis une grande bavarde.

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 Ma vie a toujours été basée sur le partage, alors vous faire découvrir les endroits où j’ai eu l’opportunité d’aller me semble être normal. Jamais je ne l’ai fait pour me vanter, je n’ai pas toujours eu de chance dans ma vie, mais malgré tout, je suis quelqu’un de foncièrement optimiste, alors je m’en suis toujours sortie, pourtant croyez-moi, parfois j’ai touché le fond. Je voudrais dire à tous, que la vie n’est pas un long fleuve tranquille,  mais je suis certaine que vous le savez. N’oubliez jamais, qu’après la tempête, le soleil revient toujours, il ne faut jamais cesser d’y croire, jamais désespérer.

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 Je vous ai ouvert, mon cœur, raconté mes souvenirs et entraîné parfois aux portes de mon intimité. En 10 ans, mon blog a évolué et c’est normal. Un grand merci à celles et ceux qui me suivent depuis le début, malheureusement ils ne sont plus très nombreux, mais c’est ainsi que va la vie. Moi-même je ne vais plus souvent sur vos blogs, le manque de temps et comme je trouve que la vie passe de plus en plus vite, j’essaie de découvrir de nouvelles choses et mes intérêts ne sont plus les mêmes qu’au début.  Pour avoir de nombreux commentaires, il faut être plus disponibles et rendre visite aux autres plus souvent, ce que je fais beaucoup moins, alors je ne me plains pas, Je suis quand même fière d’avoir une progression régulière et je remercie du fond du cœur, mes 119 abonnés et mes 605.534 visiteurs. Je sais pour certaines, ce n’est pas beaucoup, mais le nombre ne compte pas et ce n’est pas important pour moi.

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Combien de temps, vais-je encore continuer ? Je n’en sais rien, Mais ce que je sais, c’est que jusqu’à présent j’y trouve un certain plaisir, quand cela deviendra un ennui, une corvée, je tirerai ma révérence. Ceci dit, étant donné que souvent pour agrémenter mes sujets, je fais des recherches et alors ça, c’est un bon moyen pour faire travailler mes méninges et cela ne peut être que positif. J’aime apprendre et j’aime partager, alors !  

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 Rendez-vous vendredi prochain.

Pour vous remercier je vous offre ce diaporama sur l’automne dans ma maison. Vous le savez, je suis une amoureuse de ma maison je m’y sens bien et je suis une amoureuse des belles choses. Alors je vais continuer à cultiver mon Art de Vivre.

                                           

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21 octobre 2016

Fierloz un site remarquable dans l'Ain

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 Nous habitons ici depuis bientôt 10 ans et je n’avais jamais faite cette magnifique balade, bon il est vrai pendant plusieurs années la marche m’était interdite, j’ai donc d’un côté des excuses et de l’autre des promenades à rattraper. Alors l’été indien se prolongeant, il fallait en profiter. Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir les « lapiaz » exceptionnels que nous trouvons à cet endroit.

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 Le massif du Ferlioz, est une petite merveille calcaire « de karst » constituée de drôles de pierres : les lapiaz, puisqu’elles ont été formées par la nature. Pour faire simple, nous dirons que le lapiaz est une formation géologique de surface dans les roches calcaires et dolomitiques créée par le ruissellement des eaux de pluie qui dissolvent la roche, ou par la cryoclastie ce qui forme un grand entablement rocheux parcourus de réseaux de diaclases ou fissures.

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Sans compter, que ce site historiquement a laissé des traces puisqu’il a été occupé par un camp de Sarrasins au Xème siècle vers les années 975 ; ils y avaient construits des fortins pour surveiller toute la vallée d’Artemare. Cette occupation n’a pas été sans entraîner des souffrances aux populations locales, victime de pillages et de massacres. Souvenez-vous, ce que nous apprenions à l’école : les Sarrasins n’étaient pas des tendres !

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Ce bel endroit, bien entretenu par la mairie est un des plus beaux endroits de notre village. Nous y rencontrons beaucoup de marcheurs et de coureurs du matin ou du soir. Pendant trois heures on peut découvrir un environnement extraordinaire, avec une végétation constituée de buis (pas encore attaqués par la pyrale), des pins maritimes, plusieurs sortes d’orchidées. Cette végétation sauvage exceptionnelle à cette latitude, nous  la devons à la présence d’un micro climat.

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 Et pourtant ce site est la convoitise depuis plusieurs années de « carriers » qui voudraient   l’exploiter afin d’en extraire 120.000 tonnes  par an de granulats, et répandre également des matériaux inertes pendant 30 ans. Incroyable, mais vrai. Deux principales communes sont l’enjeu de cette future catastrophe, celle qui nous est voisine au sud-ouest avec un élu favorable face à la manne financière que cela pourrait lui procurer puisque les dotations de l’état se raréfient (ce sont ses mots), elle ne tient absolument pas compte du désastre écologique que cela provoquerait. En revanche, notre élue s’y oppose farouchement et je la comprends, ce site géologique est unique en France et possède l’un des plus beaux lapiaz français. Pourtant, il paraît que nous sommes à une époque où l’écologie prend une grande importance ! Moi j’aurais tendance à penser que l’écologie pour certains est un effet de mode, puisqu’il semblerait que pour d’autres l’appât du gain domine au détriment de la nature ! Je trouve déjà, que nous l’avons bien abîmé cette nature. Si cela se réalisait ce serait une nouvelle catastrophe écologique et une bêtise humaine indéfinissable. N’oublions pas que ce plateau calcaire de lapiaz s’est formé il y a 140 millions d’années.

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 la bouche de notre célèbre cascade de Cerveyrieux sans une goutte d'eau exceptionnel à cette époque.

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 Cette promenade, est à faire à toutes les saisons de l’année, le matin comme le soir au coucher du soleil et aussi à chaque moment de la journée, nous y rencontrons des marcheurs et des coureurs. A chaque fois c’est différent. J’ai oublié de vous dire puisque d’après petit mari je fais une petite fixette, attention il y a des reptiles protégés tout comme les orchidées qu’il ne faut pas cueillir, donc les vipères ne les dérangez pas et évitez de marcher dessus. Je ne fais pas de fixette, mais j’avoue j’ai été très traumatisée cette année, d’avoir été mordue sans rien sentir, ni rien voir.

 

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Au début de la promenade, on peut s’arrêter à la vierge qui regarde Artemare depuis 1886, elle a été installée pour commémorer le 14ème centenaire du baptême de Clovis, premier roi barbare catholique. Du haut de cette statue, on peut admirer tous les alentours et même voir notre maison.

 

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Nous avions un chanteur régional, qui a écrit beaucoup de chansons sur le Bugey et le Valromey, je veux lui rendre hommage, dernièrement nous avons inauguré sa statue au pied du Fierloz puisqu'il a chanté cet endroit magique.

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14 octobre 2016

La Chartreuse Notre Dame de Portes dans l'Ain

 

Dans notre région d’adoption, je suis toujours à la recherche d’endroits nouveaux, oui, ceux que nous n’avons pas encore découverts. Cette semaine, nos pas nous ont conduits dans un endroit bien caché. Mais quelle surprise !

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 photo prise sur le Net

Dans mon enfance, j’ai beaucoup fréquenté ces lieux qui sont parsemés dans toute la  France. La vie retirée au milieu de nulle part, m’a toujours fascinée. Beaucoup d’interrogations, le pourquoi du comment ! Mais cela ne m’a jamais laissée indifférente. Je savais que N.D. de Portes était perdue dans nos montagnes du Bugey. Mais depuis notre arrivée il y a 10 ans, nos pas ne nous avaient pas encore transportés là. Il m’a fallu une jolie photo du monastère pour que nous décidions que la visite serait ce jour là. Pour y aller, il faut se munir d’une carte de la région bien détaillée, car vous ne trouverez aucun panneau indiquant dans quelle direction elle se trouve.

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 Mais avant, vous vous arrêterez à un endroit sympathique qui monte au calvaire de Portes situé sur un sommet, le mont Frioland et qui vous offrira une belle vue sur toute la chaîne des Alpes du Nord. Le chemin est large bien dégagé vous verrez les éventuels serpents ! Avec 12 degrés je pense qu’ils ont commencés à hiberner, j’ai donc emprunté ce chemin sans crainte.

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Il y a des endroits mystérieux qui méritent d’être abordés dans une ambiance particulière. Je peux vous assurer que la Chartreuse nous est apparue caressée par les nuages qui la rendait encore plus mystérieuse. Un peu plus bas dans la vallée il faisait 14 degrés, là haut à 1000 mètres d’altitude 16h de l’après-midi il n’y a plus que 8 degrés. Nous sommes au fin fond des bois, il fait sombre et ce halo de mystère nous la rend encore plus belle.

 

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il faut lire ND de Portes 

A l’entrée, un panneau indique que c’est un lieu de recueillement et de silence et qu’il faut le respecter (attention aux enfants qui vous accompagnent). Elle est retirée au milieu des bois à 7 kilomètres du premier village. Mais la grille est ouverte, vous pouvez donc y aller. Tout cet environnement incite au recueillement.

 

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Que de questions ! Pourquoi 15 moines dont 4 en formation trouvent ils le besoin un jour, de tout quitter pour vivre une telle solitude loin de tout ? La foi ! Il semblerait qu'ils soient entourés de deux familles laïcs qui les aident, leur travail consiste à entretenir toute l’année la forêt avoisinante, prier et quelque petit artisanat dans leur cellule. Ces hommes ont divers âges dont plusieurs grands anciens mais aussi, un bon groupe de moines jeunes qui mènent la vie particulière qu’ils se sont choisies.

 

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Une grande partie de la journée est consacrée à la prière, les chants en latin, les lectures, les psaumes etc…. Mais il faut bien une vie économique pour vivre. Celle-ci est assurée  par un petit artisanat réalisé par les moines dans leur cellule ils confectionnent des boites en bois qui servent pour l’emballage des bouteilles de la liqueur de chartreuse des autres monastères. Les frères assurent le service quotidien de la communauté et l’entretien de la maison. Ils reçoivent également quelques dons.

 

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Petit mari s'interroge ! Un jour, il m'a dit : si tu pars la première, je me retirerai dans un monstère, je ne serai pas seul, comme je ne parle pas beaucoup, je méditerai et je serai dans un bel endroit. !!! J'avoue jai souvent repensé à cette phrase et pourtant il n'a jamais été pratiquant !

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Il y a également, une toute petite partie d’hôtellerie qui n’est ouverte que pour les familles des moines qui viennent leur rendre visite une fois par an. Néanmoins, cette communauté solitaire et silencieuse a un caractère familial qui répond très bien à l’idéal de la vocation cartusienne qu’ils ont choisie et partagent en commun chaque jour 3 offices en commun : l’office de nuit, la Sainte Messe et les vêpres.

 

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Des chartreuses comme celle de ND de Porte il y en a dans le monde entier. Dans l’Ain, nous en avons deux, celle-ci et celle de Sélignac à l’est de Bourg en Bresse. Que ce soit vos idées ou non, ces choix différents des nôtres méritent un grand respect, ils ne gênent et ne fond de mal à personne. Je retire de cette visite quelques interrogations et surtout une belle journée.

 

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07 octobre 2016

A la Croix du Nivolet : Morsure de serpent.

 

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Le premier dimanche du mois de septembre 2016, aurait pu très mal tourner. Depuis, longtemps, l’envie de grimper jusqu’à la Croix du Nivolet nous taraudait. A chaque fois que nous passions à ses pieds nous disions : « il va falloir que nous y montions Pour rafraîchir la mémoire géographique de ceux et de celles qui s’arrêtent ici. La croix du Nivolet est une monumentale croix sommitale chrétienne qui se trouve dans le massif des Bauges, dominant le Nivolet et surplombant Chambéry.

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 Ce jour là, le temps était brumeux, mais il faisait beau et surtout il ne pleuvait pas. Le sommet est à 1537 m ; nous avons donc décidé de nous diriger vers la Féclaz, au-dessus de Chambéry et d’abandonner notre voiture au parking devant l’auberge. Face aux pistes de ski l’hiver, mais aux prairies en fleurs l’été. Pour démarrer, la grimpette est plutôt ardu pour un début. Au pied des chalets de Sire, de nombreux parapentes sont prèts à l’envol.

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Nous n’étions pas seuls. L’été, les chemins de randonnées en montagne sont de vrais boulevards, où en principe chacun se salue en se croisant. Il y a des jeunes, des moins jeunes, des enfants qui comme les chiens vont et viennent en courant d’un sens de l’autre ils ne sont jamais fatigués. Alors que nous et notre grand âge, nous y allons plus calmement, nous prenons le temps de nous arrêter et d’admirer les merveilleux paysages. On se retourne et l’on peut voir le lac du Bourget sous toute sa splendeur en bas.

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Après cette première escalade, le chemin se réduit dans les herbes et ensuite c’est là, où les choses se compliquent un peu, dans la forêt, nous devons crapahuter dans les pierres tout en profitant de plus en plus du dénivelé. J’avoue, au bout d’un certain temps, pour moi ce n’est plus drôle, il y a encore des années, je persistais et j’allais jusqu’en haut. Maintenant je me ménage. C’est ainsi que j’ai abandonné  la partie en laissant petit mari y aller à ma place et en redescendant piano, piano jusqu’à la voiture. Tout va bien, la balade est superbe. Une fois à la voiture, j’ai encore attendu 1h ½ dans la voiture, mais j’avais un bouquin, donc le temps ne m’a pas paru trop long. Ensuite la nuit tombait doucement, nous avons repris le chemin de la maison.

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C’est dans la soirée après le dîner, qu’allongée sur la banquette, mes jambes sur celles de ma douce moitié. Il y a avait environ 2 heures que nous étions rentrés. Tout d’un coup, petit mari me dit : dit donc, il semblerait que tu ais été mordu par un serpent, et en plus à deux reprises. Sur le coup, je lui réponds, tu rigoles ! Non il ne rigolait pas. En deux secondes je me suis relevée pour mieux constater. Effectivement à environ 15 cm sur le côté du mollet 4 superbes crocs avec des points de sang, une très légère inflammation autour.

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Alors là, on ne rigole plus. Je n’ai rien vu, absolument rien senti et je n’ai pas de signes aussi bien extérieur qu’intérieur de la moindre allergie et du moindre malaise. Premier réflexe : regarder sur Internet ; alors là, les images ne sont pas toujours belles, mais il y en a une du même genre que la mienne. Second réflexe : téléphoner à ma fille médecin, à qui j’envoie la photo, elle m’interroge : tu n’as vraiment rien, bon alors cela peut être rassurant, mais si jamais le moindre symptôme apparaît, direction l’hôpital. Tout le monde sait, qu’un dimanche soir aux urgences, on n’aime pas ça. Donc nous allons attendre un peu.

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Rien ne se produit de la soirée, je décide de me coucher.  5 Heures se sont écoulée. Le lendemain, je me réveille toujours aussi bien. Néanmoins, je décide d’aller dès l’ouverture de mon pharmacien lui demander conseil. Celui-ci confirme, effectivement ce sont bien des morsures de serpent. Allez quand même voir votre médecin, qui vous mettra certainement sous antibiotiques.

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 Oui mais pour aller voir le médecin c’est pas toujours facile. Le mien ne prend pas de rendez-vous, alors quand j’arrive il y a une vingtaine de personnes devant moi, comme l’urgence n’est plus réelle, j’essaie le cabinet médical de ma ville, sauf que là, comme mon médecin d’avant n’est plus mon référant et que les trois autres sont surchargés, on me refuse. C’est vraiment super maintenant en France. Les médecins ne se dérangent plus à domicile à moins d’être impotent, sinon ils nous donnent rendez-vous au cabinet et pendant les heures de consultations nous attendons dans la salle d’attente de longs moments en compagnie l’hiver par exemple des microbes et des virus qui se propagent. Alors si nous sommes passés à travers, là nous avons une seconde chance d’attraper n’importe quoi. Nous, les personnes d’un âge certain, nous nous souvenons de nos médecins de campagne qui se déplaçaient à pas d’heure. C’est normal tout évolue dans la vie, nos médecins modernes ont compris qu’ils avaient aussi le droit à plus de repos et à une vie familiale.

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 Donc revenons à nos moutons, il ne me restait plus qu’une solution, comme il n’y a pas besoin de m’ausculter puisque tout va bien, j’ose demander à ma fille une ordonnance par email. Heureusement d’un sens, je fais partie des privilégiés. L’ordonnance est arrivée, je me suis rassurée en prenant consciencieusement les médicaments, alors que je n’ai rien eu de ma morsure, en revanche, j’ai eu les intestins détraqués pendant plusieurs jours.

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Conclusion de ma mésaventure. Comme je dis toujours cela n’arrive pas qu’aux autres. Y regarder à deux fois quand nous posons les pieds sur nos chemins de randonnées et vous savez contrairement à l’idée reçue, on ne sent pas toujours la morsure, je pense que j’ai été épargnée de suites indésirables et même fatales parce que j’étais en pantalon. Du reste à l’endroit en lavant mon pantalon, je me suis aperçue de plusieurs fils tirés. Ne vous promenez donc jamais la cuisse et les jambes à l’air, le meilleur c’est le bon jean pas trop serré, tout l’inverse de la pluart des randonneurs que nous croisons l’été sur nos chemins de montagne. Je peux vous dire que la semaine suivante je partais 8 jours à Pralognan et que je n’ai pas profité de la même façon de mes balades, que j’ai du reste réduites. Je me sens un tant soit peu traumatisée par le fait que je n’ai rien vu et rien senti.

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Pour terminer, je vais vous raconter une histoire vraie, que m’avait raconté un médecin de mon village. L’été suivant cette histoire, une de ses patientes est venu le voir en lui disant qu’elle avait perdu son petit garçon de 4 ans. En vacances avec lui, du côté de la Rochelle, un après-midi il est allé faire un tour de manège sur un manège de chevaux de bois comme il y en a beaucoup sur les places ou les plages. Quand l’enfant est redescendu, il a dit à sa grand-mère : le cheval m’a fait un bisou. C’est tout. Les grands-parents ont souris à l’imagination de leur petit fils, l’enfant semblait bien aller, il courait gambadait à côté d’eux. Le soir à table il s’est senti mal et de plus en plus mal, ils l’ont emmené à l’hôpital où malheureusement il est décédé dans la nuit. La grand-mère s’est souvenue de ce qu’il lui avait dit en descendant du manège ; une enquête a été faite et il s’est avéré que le forain, l’hiver rangeait son manège dans une remise à côté d’un tas de bois. Et qu’une vipère avait hiberné dans le manège et fait ses petits sous le cheval. Ceci explique malheureusement cela.

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 Chambéry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2016

Vacances 2016 de nos enfants

 Les deux mois de vacances sont passés. Cette année, seulement deux groupes se sont arrêtés ici : Fille numéro 1 de petit mari, avec son conjoint et leurs deux enfants. Ont suivis : Valérie et Théma. Quant à nous, quelques soucis de restriction budgétaire ne nous ont pas permis de partir en vacances. Mais ce n’est pas grave, nous sommes dans une belle région et nous sommes en vacances tous les jours.

 

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J’aime toujours autant recevoir. Petit mari beaucoup moins. Je dis qu’il vieillit plus vite que moi. Je suis toujours prête à sortir, lui, maintenant il y regarde à deux fois, il faut qu’il y ait un but motivant et attractif. Alors, à moi de trouver les lieux pas encore découverts.

 

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 Vous savez, c’est du boulot de tout organiser et cela me prend beaucoup de temps. Il faut penser à tout : le budget, l’endroit méconnu, prévoir le temps et les plans B et pour certains endroits, retenir par Internet. Sans compter, toujours trouver en fonction plus ou moins des goûts. Etant très ordonnée et organisatrice, j’adore. Alors, où les ai-je emmenés ? J’ai quand même simplifié, pour les deux familles, j’ai fait à peu près la même chose à l‘exception de deux sorties.

 

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Etant donné l’âge des enfants et des parents, un après-midi « acrobranche », c’est deux après-midi obligatoirement réussies. Moi, à ce genre d’activité je me contente de suivre pour prendre les photos. Petit mari ronge son frein de ne plus pouvoir grimper avec eux dans les arbres.

 

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S’en est suivi, une sortie culturelle à l’observatoire du col de la Lèbe, pour admirer le soleil avec une leçon d’astronomie, sortie appréciée par Nathan et Théma. Le grand-père se rattrape avec ses sorties « canoë » ; il adore emmener chacun leur tour petits et grands. Cette année, il a même confié son joujou à sa fille. Pour moi, c’est toujours avec bonheur que je bouquine en levant de temps à autre un œil sur ceux qui se baignent et je joue les paparazzi, pour la mémoire familiale.

 

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Ah oui ! Il y a eu aussi, la journée randonnée « Mandrin » avec la visite du Musée de Saint Genix qui nous raconte sa vie. Bon, celle-ci, nous ne l’avons pas faite avec Théma, ce sera pour l’année prochaine. Lors de l’escale au château Montfleury, nous nous sommes arrêtés pour un atelier « poterie », sous la direction d’un papy fort sympathique qui attendait les visiteurs. Les enfants étaient heureux de repartir avec leur œuvre.

 

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Cette balade « Mandrin », je la recommande à tous ceux qui s’arrêtent en vacances dans la région avec leurs enfants. C’est une journée très sympa, le matin, nous visitons le repaire de Mandrin à l’office de tourisme de ce charmant village à cheval sur l’ancienne douane française et savoyarde. Ensuite, nous partons à la poursuite du célèbre contrebandier et nous nous arrêtons à chaque endroit signalé, pour relever des indices et en fin de parcours nous les ramenons à l’Office de tourisme pour recevoir une petite surprise. Ainsi nous parcourons une belle région, admirons de splendides panoramas. Alors je vous y invite et n’oubliez pas le pique-nique.

 

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Il y a eu également, le Moulin à papier de la Tourne, au pied du Granier (un sommet des Alpes en Isère) perdu dans les vignes d’Entremont. Savez-vous, qu’une grande partie du Granier s’est détachée en 1248 provoquant un gigantesque raz de marée de pierres qui a fait de nombreux dégâts à des kilomètres à la ronde. C’est probablement le plus grand éboulement connu de l’histoire de l’Europe et cette catastrophe a donné naissance à l’une des plus grandes falaises calcaire de France avec 700 m d’à-pic.

 

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Des éboulis de pierre il y en a souvent en montagne, mais celui-ci, on le surveille tout le temps, car l’hiver dernier deux sérieuses coulées se sont produites des deux côtés et ont réveillé les souvenirs écrits. Rien à voir bien entendu, mais assez conséquent quand même pour les remarquer depuis l’autoroute du côté de Chambéry. Parmi les balades du savoir faire, la roulotte à savons a beaucoup plu, par tous nos visiteurs.

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Avec Théma et Valérie, pour remplacer les sorties « Mandrin » et canoë. Il y a eu la Suisse et la visite des mines de Sel à Bex. Après la visite du moulin à papier, le lendemain il y a eu celle du moulin à huile de Chanaz, pour montrer à Théma, l’importance des moulins dans les siècles passés.

 

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Avec Théma, petit mari et moi, nous adorons les visites culturelles. Parmi tous nos petits enfants, nous avons rarement vu autant d’intérêts et de participation lors des visites. Il n’hésite pas à poser des questions parfois pertinentes au guide et ça depuis son plus jeune âge. Je me souviens de visites de grottes à 5 ans, ou il monopolisait les questions toutes plus réfléchies les unes des autres. C’est réellement un plaisir de lui faire découvrir le monde qui nous entoure.

 

 

 

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Un jour il avait entre 3 et 4 ans, nous lui avons expliqué la naissance de notre rivière communale « Le Séran » qui traverse le Valromey depuis sa source à Petit Abergement et qui se jette dans le Rhône, nous lui avions fait parcourir son cours sur plusieurs endroits jusqu’à ce qu’il rejoigne le fleuve. Je peux dire qu’il s’en souvient encore et nous en a parlé dernièrement.

 

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Alors, voyez-vous, un mois d’août bien rempli. Avec notre nouvelle petite fille à côté de chez nous, nous continuons les découvertes, mais elle est moins attentive. En ce moment c’est la recherche de graminées pour faire des bouquets secs. Nous espérons que les graines du savoir que nous semons, germeront doucement.

 

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23 septembre 2016

Un dimanche d'un col à un autre : La Madeleine et L'Iseran

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Par un dimanche de fin d’été où partout sur le territoire français sévit la canicule. Nous, nous sommes allés rechercher la fraîcheur sur les sommets dans notre belle région des Alpes françaises. Notre point de départ et d’arrivée : Pralognan la Vanoise.

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 Direction le col de la Madeleine.

 

Autrefois nommé : Col de la colombe, le nom « Madeleine » viendrait d’un hospice (une maladerie) construit par les moines Cordeliers de la Chambre. Ce nom, pourrait également s’expliquer par la présence de la chapelle dédiée à Marie-Madeleine, patronne des voyageurs. Dressée au col afin d’effectuer son franchissement sous les meilleurs auspices ; elle fut détruite partiellement pendant la révolution française.

 

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Le Fort Marie-Thérèse ou plutôt : La Redoute Marie-Thérèse.

 

 

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Il se trouve à 1239 m dans un village de la Maurienne : Avrieux. Il fait parti des cinqs forts (Marie-Christine, Charles-Albert, Charles-Félix, Victor-Emmanuel) de la barrière de l’Esseillon, situé en Haute Maurienne. Cet ensemble fortifié a été construit par le Royaume de Sardaigne au début du XIXème siècle sur la route du col du Mont Cenis, alors principale voie de passage des Alpes occidentales.

 

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Bonneval sur Arc

 

 

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En Haute Maurienne, tout au bout de la vallée de l’Arc se trouve un joli village ancien fait de pierres et de lauzes. Pas d’autre passage pour se rendre au col de Liseran.

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 La première fois que j’ai découvert cette merveille, c’est il y a environ 15 ans, c’était la première fois que je me rendais au ski (sans en faire). C’est aussi nos premières vacances d’hiver petit mari et moi. C’est aussi face à ces panoramas grandioses qu’il a demandé ma main. Que de beaux souvenirs cet hiver là.

 

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 Nous y sommes retournés quelques étés plus loin. Dans ce village, il y a un petit restaurant à la décoration des années 1950, désuet et plein de charme. Nous nous sommes promenés une fois de plus dans ces vieilles ruelles pavées. La plupart des maisons sont toujours aussi belles ; mais, nous avons été un peu déçus par le manque d’entretien des espaces communaux, beaucoup de mauvaises herbes et d’orties dans les venelles. Je veux bien et je suis pour que l’on emploie plus de produits chimiques pour les faire mourir, que les produits « bio » ne soient pas toujours très efficaces ; mais la binette ça existe toujours ainsi que l’huile de coude. Les massifs de fleurs sont tous fanés envahis par les mauvaises herbes. Dommage, pour un si beau village au charme fou.

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Heureusement les petits restaurants et le salon de thé sont fleuris et entretenus, néanmoins, je vous laisse admirer mes photos, j’ai évité les petits endroits négligés.

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Une fois le village traversé, plus nous montons, plus nous découvrons des paysages de plus en plus arides et de toute beauté, l’alchimie avec les nuages gris est superbe. Quand nous le pouvons, nous nous arrêtons, il y a toujours un endroit magique que je veux immortaliser. Pas toujours drôle de se promener avec une passionnée de photographie.

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 Col de Liseran.

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 En arrivant au col de Liseran, nous sommes à 2770 m, un petit vent frisquet nous surprend, ce qui nous change de la canicule d’en bas. Il y a quelques voitures sur le parking et beaucoup de motos avec des touristes allemands peu disciplinés qui s’arrêtent n’importe où.

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Dans cet endroit magique : Notre Dame de Toute-Prudence, malheureusement souvent fermée, cette chapelle a été construite en 1939. Le col de Liseran, est le plus haut col routier de toutes les Alpes et de France et reste aussi un haut lieu du tour de France cycliste et nous sommes toujours dans le parc de la Vanoise.

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En reprenant la route, nous redescendons vers Val d’Isère, station hivernale très connue avec de grands immeubles modernes sans aucun charme. Je sais, je suis chauvine Pralognan c’est beaucoup mieux. Mais il faut savoir ce que l’on veut. Soit, de nombreuses pistes enneigées, pour s’éclater l’hiver et faire la fête dans la station, ou Pralognan, sa vie plus calme et familiale dans un endroit protégé ? Le samedi suivant il neigeait au col du Liseran.

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Un dimanche génial avec pique nique dans un endroit charmant ; mais quand on additionne on est surpris d’avoir parcouru 244 kilomètres pour boucler la boucle, mais tellement heureux de ce bonheur simple.

 

je me suis aidée d'Internet pour certaines précisions historiques, sinon photos et textes sont de moi. 

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16 septembre 2016

La Pyrale du Buis Catastrophe écologique qui envahit la France

La Pyrale du Buis

Catastrophe écologique qui envahit la France.

  

Tout a commencé il y a trois ans. Les premiers dégâts se sont vus dans la Drôme. Le phénomène s’est développé et a remonté la vallée du Rhône, pour arriver aux pieds de nos belles montagnes, dans « l’avant  pays savoyard. » et le sud du Jura.

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Au début comme je le dis plus haut, seul la Drôme était infestée L’année dernière dans note jardin nous avons commencé à voir nos buis, qui avaient plus de cinquante ans dépérir et nous avons été obligés de les retirer. Cette année re belotte pour ceux qui restent.

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Nous nous sommes rendu compte que le coupable était une chenille verte se nourrissant des feuilles; aucun insecticide n’en vient à bout. Certains diront il faut se procurer des pièges à phéromones à mettre aux pieds des arbustes, je vois mal les jardiniers des châteaux environnant en mettre à tous les pieds, surtout quand certains recouvrent de grands espaces de jardins à la française. Ces sacs sont parait-il plus écologiques (peut être ?  et chers) et cela demande a être prouvé.

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Cette année dans notre région les dégâts se sont tellement amplifiés que nous en entendons beaucoup parler. Nous avons des coins de forêt entièrement ravagés par cette chenille ; il suffit de regarder depuis l’autre versant de la montagne pour constater les ravages. Des tâches marron clair qui au début nous faisaient penser à un automne précoce avec ses couleurs changeantes début août (un peu tôt quand même !).

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Dans nos  journaux locaux et nos radios locales, les avis sont multiples. Certains chemins de montagne ou de plaine sont fermés aux randonneurs, de peur qu’ils soient pris dans un départ de feu. Du reste en ce moment les pompiers ne chôment pas par chez nous, surtout le dimanche. Plusieurs feux se sont allumés dans ces fourrés.

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 Il semblerait que le papillon mis en cause vient de Chine, certainement apporté dans les marchandises venant de ce pays. Mais en attendant à la nuit tombée, par endroit, ils sont des milliers autour de nous. Vers le 20 août, de nombreux automobilistes circulant à la tombée de la nuit ont été envahis par ces lépidoptères. Ils disent même que les routes à certains endroits ressemblaient à des tapis de neige.

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Soit, ils ne sont paraît-il absolument pas dangereux ni urticants pour l’homme, mais en attendant fort ennuyeux pour la nature. Combien de temps vont-ils encore nous envahir et détruire tous nos buis ? Au XXème siècle plusieurs sortes d’arbres ont été décimés à tout jamais. Quand ? Notre tour arrivera ?

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