06 mai 2011

Aiguebelette - Première sortie du canoë

 

Depuis le début du mois d'avril, le soleil est au rendez-vous. L'envie à "petit n'amour" de sortir le canoë grandit de jour en jours.

En avant pour l'avant pays savoyard.

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18 avril 2011

Ce midi, il m'annonce que cet après-midi, nous allons au lac d'Aiguebelette, l'Otarie 2 n'a pas encore glissé sur ces flots là. Le lac se trouve à environ une trentaine de kilomètres de la maison. C'est le seul lac de la région où l'on ne trouve pas de bâteaux à moteur. Ont le droit de naviguer "si l'on peut dire ça comme cela" les embarcations qui ne font pas de bruit et qui ne polluent pas. C'est peut être pour cela que l'on dit que ce lac est une perle d'émeraude dans son écrin de verdure. 

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Pendant ce temps , je profite du soleil sur la plage en compagnie de quelques touristes et surtout d'une famille de cygnes se faisant la cour à moins de 2 mètres de moi.

 

 

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Bel après-midi au calme c'est super. Après une heure de balade, mon homme revient et nous décidons d'aller faire le tour du lac et de nous arrêter au port d'Aiguebelette, regardez comme c'est bucolique.

 

 

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si moi j'aime photographier la nature en général et surtout quand elle est encadrée d'eau, petit n'amour adore saisir les oiseaux.

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La photographie est pour moi ma seconde passion après la généalogie. Je fais de la photo, j'ai fait de nombreux concours depuis mes 20 ans et j'ai toujours eu des appareils de chez "Canon". A l'époque ou le numérique n'existait pas, je faisais déjà des centaines de photos, que je répertoriais dans des albums ; à la maison une armoire entière est consacrée à cette passion, j'ai également développé longtemps mes noirs et blancs. 

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Bon, maintenant c'est le moment de rentrer.

 Dans la région on ne passe pas inaperçu avec le canoë sur le toit de la voiture, un canoë comme celui-ci ce n'est pas courant du tout et il n'est pas peu fier mon  homme.

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29 avril 2011

Avril, le mois où nous aimons aller au Col de la Biche

 

Cette année, depuis le début avril le printemps est là.

C'est le moment de ressortir la plancha

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Dans le jardin les fleurs nous font des clins d'oeil

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le mois d'avril c'est aussi celui du lilas et des premières brocantes

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Pour 1 euro, cette composition de vases sur ma première brocante, suivant la luminosité la couleur change.

Mais il y a aussi la traditionnelle sortie "jonquilles" 

Dès la première semaine du mois, nous ne manquons jamais d'y aller.

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Nous avons un endroit magique au-dessus de Seyssel à 1345 m d'altitude

Le Col de la Biche

La première semaine, le col est encore fermé, mais nous y montons quand-même, il y a de la neige dans les endroits à l'ombre, mais au soleil elles sont là. La semaine suivante. Elles sont dans un creux on ne les voient pas de la route.

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et le 15 avril plus de neige des fleurs partout, magnifique malgré l'heure tardive 18 h, les enfants sont heureux car cela fait plusieurs années que nous les emmenons après l'école.

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le lendemain midi, elles fleurissent la table du déjeuner.

L'endroit est sublime, regardez :

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les couleurs ne sont pas celles qu'elles devraient être puisqu'il est tard

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 J'adore les fleurs, hier j'ai été surprise, je croyais que tout le monde aimaient les fleurs. Ayant du joli lilas dans le jardin, je demande à ma fille, "veux tu que  je te coupe un beau bouquet" ? elle me répond "non, merci" et elle m'avoue qu'elle n'aime pas les fleurs coupées, son mari ne lui en offre jamais. Ils n'ont aucune fleurs dans leur jardin. 

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Moi qui adore les traditions, qu'elles soient coupées ou qu'elles soient en pot ; j'aime quand au 1er mai celui que j'aime vient tendrement m'offrir  ces quelques brins.

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 gage de bonheur, mais pas la peine d'aller chez le fleuriste quand il y en a dans le jardin. La première année de notre rencontre "petit n'amour" ne m'en a pas offert j'étais déçue car c'était la première fois que je n'en recevais pas. Tous les hommes avec lesquels j'ai partagé ma vie n'ont jamais oublié. Je lui ai expliqué l'importance malgré tout de faire un geste ce jour là. Quand j'habitais en Picardie, ma fille aînée passait simplement 5 minutes chaque 1ermai pour m'apporter ce brin du bonheur.

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Sous prétexte parfois que c'est ringard, que l'on est pas obligé d'offrir  une fleur un jour précis, les années passent et on ne s'en offre de plus en plus rarement. Quel dommage toutes ces petites intentions qui sont peut être d'un autre temps mettent un peu de sel dans la vie de tous les jours, alors pourquoi faire celui ou celle qui s'en moque ? 

Messieurs, même si vous n'avez pas l'habitude, demain n'oubliez pas ces jolies clochettes, celle qui vous aime en sera touchée même si elle dit ne pas aimer les fleurs !!! N'oubliez jamais que ce sont les petites intentions de tous les jours qui sont la clef de la réussite d'un foyer.  Et celles des jours pas comme les autres comme le 1er mai lui rappellent votre amour. Inutile de dire "Elle n'a pas besoin de ça" qu'en savez-vous ? Chaque femme au fond de son coeur à un jardin secret que vous ne connaissez pas.  Et si vous avez des fils, chaque année s'ils vous voient apporter des fleurs à votre épouse, ils n'oublieront jamais la leur. 

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22 avril 2011

Pâques chez Manouedith

 

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J'ai souvent fêté Pâques chez moi avec mes enfants et petits enfants. Mais pour arriver à  les réunir tous ensemble, c'est un peu compliqué, il faut compter avec les beaux-parents, les familles recomposées, et  prendre son tour. Je vais rouvrir avec vous l'album de 1999, à  cette époque je n'avais que 6 petits enfants et j'habitais dans la même région, c'était un peu plus facile.


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Cette année la , le lundi avait été choisi.


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Léo, commençait à  marcher, c'était tout récent.


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Pas certain qu'il puisse aller jusqu'à  la porte de la maison !

 

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Annabelle est interrogative ?


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Pressés d'aller à  la chasse aux oeufs


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cliquez pour un peu de lecture.


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Léo et Clément


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Le jardin n'était pas aussi grand que celui  que nous avons aujourd'hui, mais suffisamment pour cacher les oeufs.


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Remarquez, Clément explique à  sa cousine Mélanie.


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Yannick n'a plus assez de place dans son panier.


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Tata "folle" (elle a toujours été appelée comme-ça par ses neveux et nièces, c'était devenu un jeu, sauf que maintenant qu'elle est maman ils sont plus grands et osent moins) fait le partage.


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c'est chouette !


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Tout le monde suit.


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Comme vous voyez, toujours de jolies tables, ce n'est pas d'aujourd'hui !


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Manou est heureuse avec deux de ses petits garçons, à  cette époque déjà  les garçons étaient majoritaire.


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Les derniers Pâques de Chrystel à  la maison  !


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"Maintenant, il faut attendre l'année prochaine". Sauf qu'on ne connaissait pas l'avenir. Les mois qui allaient suivre verraient  la naissance d'un autre de mes petits garçons "Maxime", mais aussi le départ de mon mari et de ma fille.  Dans cette maison il n'y a plus eu de chasses à  l'oeufs et les nouvelles chasses à  l'oeufs n'ont jamais plus été pareil ; elles n'ont jamais réunis tous mes petits enfants ensemble. Ainsi va la vie !


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JOYEUSES PAQUES A TOUS


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16 avril 2011

Une grosse bêtise !

 

Quand vous étiez enfant. Qu'elle a été votre plus grosse bêtise ?

A 5 ans, Manouedith est une petite fille qui à toujours de bonnes idées et même des moins bonnes. Elle aime l'aventure et adore encore plus les expériences. Sa meilleure amie s'appelle "Maud", chaque jour après l'école, les jeudis et les vacances scolaires Elles se retrouvent chez l'une ou chez l'autre pour jouer.

 

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 Un après-midi d'été,  il fait beau, elles sont toutes les deux chez Manouedith et jouent dans la cour. Manouedith propose à son amie de jouer à la coiffeuse.

Toi Maud, tu es la dame et moi  je suis la coiffeuse.

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Tu t'assois dans ce fauteuil et je vais te peigner.

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       (On garde tout chez Manouedith, voici le fauteuil en question)

Sitôt dit, sitôt fait. C'est drôlement chouette de laisser glisser le peigne dans ces longs cheveux blonds. Au début, la coiffeuse s'applique, brosse doucement pour ne pas faire de mal à sa cliente. Elle lui met des bigoudis en enroulant mèche par mèche autour d'un morceau en caoutchouc  auquel elle fait un noeud quand elle arrive à la racine (elle à souvent vu sa grand-mère lui faire pareil quand elle lui lave les cheveux, une fois terminé, de jolis macarons sont parsemés sur toute la tête, le lendemain matin, quand on enlève le tout Manouedith est frisée comme un petit mouton) . 

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(sans ce subterfuge Manouedith a les cheveux raident comme des baquettes de tambour.)

D'un seul coup, Manouedith à une idée géniale : " et si j'en coupe un peu Maud qu'en dis-tu ? Oui, mais un tout petit peu. Alors ne bouge pas, je reviens. Elle courre dans la maison et se dirige vers le buffet de la cuisine, dans le tiroir il y a une paire de ciseaux et dans le placard les bols du petit déjeuner. Grand-père se sert toujours du même, un gros bol en faïence blanche, c'est celui là qui fera l'affaire son diamètre est assez grand ; avant de ressortir Elle attrape un miroir au passage.

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       Celui de son grand-père ressemblait beaucoup à celui-ci. 

Munit de ses outils, l'apprenti coiffeuse rejoint sa cliente, sans aucune hésitation, Elle renverse le bol sur la jolie tête blonde et en avant les ciseaux, tout ce qui dépasse tombe sur le sol. Maud se met à crier, Elle veut que la coiffeuse arrête. Attends un peu, il faut que je termine. Quand Elle a terminé, fière d'Elle Manouedith tend le miroir et lui dit : "regardes comme tu es belle".

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Stupeur la cliente n'est pas contente du tout, elle se met à pleurer et s'enfuit en courant vers sa maison. Prise de panique la coiffeuse réalise qu'elle va passer un sale quart d'heure, quand Elle voit la maman de Maud se diriger vers Elle.

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Ni une, ni deux, Elle prend ses jambes à son cou et n'a qu'une seule idée, se réfugier à l'autre bout de la rue chez Madame Tachevin, une très vieille dame presque centenaire. Tous les enfants du quartier aiment venir lui rendre visite, car à chaque fois ils repartent avec des bonbons.

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la maman de Maud, n'osera pas devant la vieille dame donner une correction à la coiffeuse, qui a réalisé une si jolie coupe "bol" sur la tête de sa fille ! Mais vraisemblablement Elles n'ont pas les mêmes goûts, puisqu'Elle sera obligée d'emmener Maud chez une vraie coiffeuse pour égaliser l'oeuvre de Manouedith.

En vous racontant cette histoire, 60 ans après, je revois la scène comme si nous y étions encore. Et vous, racontez moi vos bêtises ?

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09 avril 2011

Voyages - Le partage des cultures

Pour moi, quand je visite d'autres pays, j'aime partager avec ceux qui les représentent et ne pas jouer au voyeurisme et consommer sans comprendre la vie du pays .

 

J'ai commencé à voyager à partir des années 1980. La première fois que j'ai pris l'avion, c'est au départ du Tillé à Beauvais, sur un avion à hélices qui nous emmenait passer une journée à Jersey.

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Je n'étais pas très fière, car au-dessus de la Manche ça tanguait sérieusement, en plus le beau temps n'était pas au rendez-vous.

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Le premier grand voyage beaucoup plus sérieux c'est en 1983, quand Chrystel et moi nous nous sommes envolées d'Orly pour Rio de Janeiro sur une boeing 747, pour aller rejoindre mon mari qui travaillait là-bas. Aucune comparaison avec l'avion à hélices de Jersey.

 

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Quelque temps après le retour de mon mari en France. J'ai eu envie de reprendre l'avion et de retrouver des similitudes portugaises. Pendant un an, j'ai préparé un voyage d'une semaine sur l'île de Madère. C'est donc cette fois ci sur un boeing 727 que nous nous sommes envolés pour Funchal le 3 juin 1985.


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Madère est une très jolie île portuguaise dans l'Atlantique que je vous conseille de visiter au printemps. Ne dit-on pas, qu'elle ressemble à un jardin de fleurs posé sur la mer.


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Depuis longtemps, j'avaie envie de connaître l'Est Asiatique. Dans les années 1980, la Thaïlande n'était pas encore très fréquentée, c'était un des seuls pays ouvert au tourisme. Le lendemain de Noël 1987, nous nous y envolions pour ce lointain pays. A cette époque c'était une destination qui revenait pas trop cher.


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Le circuit s'appelait : "Pagodes et Tribus". C'était mon premier grand circuit de 15 jours, qui allait me faire découvrir d'autres coutumes, d'autres vies et m'apporterait beaucoup de dépaysement ; j'allais vraiment voir un autre monde. Dès notre arrivée, j'ai sympathisé avec notre guide parlant français : "Pomponette", souvent je me suis rapprochée d'elle pour en savoir plus sur son pays et partager le mien.

 

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Quand je suis rentrée en France. A l'aide de cartes postales j'ai confectionné un album des plus jolis endroits français et le samedi suivant, je me suis rendue à l'aéroport Charles de Gaule au départ des voyageurs pour la Thaïlande, j'ai recherché l'agence de voyages qui proposait le circuit que nous avions fait et j'ai remis à un voyageur mon petit cadeau pour qu'il le donne à l'arrivée au responsable de son circuit et le fasse suivre à Pomponette. C'est à partir de ce voyage, que j'ai réalisé les échanges enrichissants que nous pourrions faire avec nos guides parlant français.

 

Paris 

 

A l'avenir je garderai donc contact avec tous ces guides qui jalonneront mes voyages. Un simple petit mot chaque année au 1er janvier, des réponses en retour ne nous fons pas perdre le fil et sait-on jamais....


En 1988, ma banque a organisé un voyage en Turquie, je m'y suis inscrite avec une amie sans me douter que 22 ans après j'aurais encore des échanges avec "Halit". Pendant une semaine, nous avons partagé nos cultures et l'année suivante il est venu passer quelques jours à la maison et à mes trois derniers voyages en Turquie il était là pour m'encadrer ou me faire faire découvrir son pays.

 

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22 ans après !

quand nous avons fait escale à Istambul, un de ses amis nous a emmené visiter des lieux insolites et déjeuner dans un grand restaurant panoramique . Avec les moyens modernes de nos jours c'est assez facile de garder le fil et de savoir ce que nous devenons, merci facebook.

 

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Pamukkale

 

Il y a eu Isaac, au Mexique en 1993, revu en 1998. José, au second voyage au Brésil. Ann, au Vietnam. Kong, en Chine, sans oublier Bun, au Cambodge et bien d'autres....

 

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Bun, au Cambodge m'avait beaucoup touché. Son pays n'était ouvert au tourisme que depuis 4 ans. Les atrocités que tous les intellectuels et les porteurs de lunettes avaient subies étaient encore présentes dans son coeur et dans celui des cambodgiens. Il avait besoin d'en parler et de nous raconter ce que lui et sa famille avaient vécu.

 

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J'ai été une oreille très attentive, j'avais l'impression d'entendre mon grand-père qui ne pouvait pas s'empécher de nous raconter tout le temps "sa guerre de 1914" ; tout comme Bun on sentait l'Amour de son pays à travers les malheurs qui les avaient fait tant souffrir. Comme si Bun voulait nous rappeler ce génocide des temps modernes.


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Chaque année, j'ai appris à connaître un peu plus sa famille. Sa femme "Kiribo", son fils "Sinaro". Aux derniers voeux, il m'a annoncé ses vacances en France en juin prochain. C'est donc avec plaisir que 13 ans après notre première rencontre, à mon tour je vais lui faire découvrir ma région. Son séjour en France est programmé pour tout le mois de juin. Après avoir été à Toulouse, Montpellier, La Rochelle il terminera avec Kiribo son séjour par la visite de la région Rhône Alpes.  

 

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Nous sommes vraiment ravis de leur visite chez nous, nous allons pouvoir  partager nos deux cultures et apprendre à nous connaître.

 

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Et vous, quand vous vous promenez à travers le monde ; essayez-vous d'en apprendre encore plus avec ceux qui vous font partager leur pays ?

  

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03 avril 2011

Lire, lire, lire.....

 

Comme je vous l'ai déjà dit : j'aime beaucoup lire, il y a des périodes ou je lis plus que d'autres. C'est ainsi depuis mon enfance et "Les Petites Filles modèles". Je devais avoir 8 ou 9 ans, j'ai découvert qu'en lisant on pouvait s'échapper loin de chez soi, avoir des rêves, avoir des jardins secrets. La seule période de ma vie ou la lecture a été abstente,  c'est les 3 ou 4 ans de dépression que j'ai faite, la lecture ne me captivait plus, autre chose de plus grave occupait mon esprit, longtemps après quand je lisais j'étais obligée de revenir sur les châpitres pour les comprendre. Je vous avoue qu'à cette époque j'ai eu peur que mon goût pour la lecture ne revienne jamais. Quand on dit qu'il faut du temps au temps, là j'ai pu le constater ; maintenant tout est revenu dans l'ordre .

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Je fais partie des plus anciennes adhérentes de France Loisirs, avril 1978. J'ai le droit à la carte privilège. Je reçois depuis cette date là tous les trimestres le catalogue et je me dois de choisir un livre avant une date déterminée, sinon je recevrai la sélection du trimestre choisie par la maison d'édition.

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Quand je reçois la sélection, soit je la lis, soit je la mets dans mon armoire cadeaux et je l'offrirai  un jour à une lectrice ou un lecteur que j'aime. Tout cela pour vous dire que dans la dernière sélection il y avait ce livre :

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Je ne connaissais pas du tout Marie Bernadette Dupuy.

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Elle a la cinquantaine, elle est née à Angoulême et elle a écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages. Elle aborde avec le même talent les romans d'amour, les biographies historiques, les mystères du surnaturel, les intrigues policières, sans oublier les romans du terroir comme la saga du Moulin du Loup que je ne connais pas encore mais dont je vais m'empresser d'acheter. Vous me direz peut-être pourquoi ne t'inscris-tu pas dans une bibliothèque. Pour plusieurs raisons, la première j'aime posséder les livres, j'en ai déjà parlé dans un précédent billet, la seconde le livre que je souhaite n'est pas toujours déjà acheté par la bibliothèque ou alors il est déjà emprunté, il faut attentre et manouedith n'est pas une patiente.

Alors revenons aux Fiancés du Rhin

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Dès les premières pages je savais qu'il allait me captiver, l'histoire se passe en Alsace avant et pendant la dernière guerre. En ce moment je me documente beaucoup sur l'Alsace, car c'est la région du berceau familial des femmes de ma famille, vous savez je vous en ai déjà parlé : de ma mère à sa mère et ainsi de suite. Je veux comprendre l'histoire toute particulière de cette belle région française. L'Alsace est française depuis Louis XIV, mais avec de tristes périodes ou elle redevient allemande plusieurs fois dans son histoire, particulièrement entre 1871 et 1918, ainsi que pendant la dernière guerre. En 1871, les alsaciens ont  eu le droit de choisir leur camp : opter pour la France ou pour l'Allemagne. Mais ceux qui sont restés sont devenus allemands et comment ont-ils vécu ce dilemme ?? L'histoire raconte très bien justement cette particularité pas facile à vivre pour tout le monde. Une histoire d'amour captivante qui garde son lecteur en haleine depuis le début jusqu'à la dernière page la 784. Je vous recommande donc ce livre.

 

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Et je profite de ce billet pour faire un petit appel. J'aimerais corresponde avec une Alsacienne dont la famille a vécu ces difficiles moments et qui connaît bien l'histoire de sa région. Et si elle connaît le pays d'Hannau du côté de Dosseinheim sur Zinzel ce serait parfait. Peut-on me dire aussi, si il y a une association historique à Saverne ?

 

Maintenant revenons à nos moutons.

Voici le monument auquel je vais m'attaquer.

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et pas n'importe lequel, l'édition de sortie de 1936, regardez il y en a pour plus de 700 pages en toute petite écriture, pas facile à lire au lit, la reliure est molle et je ne voudrais pas l'abimer.

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30 mars 2011

Chrystel Vidal

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Pour moi, aujourd'hui c'est un jour tout particulier.

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L'anniversaire de la naissance de ma seconde fille. Pour la petite histoire en 1968, pour faire accepter ce joli prénom à la mairie des Lilas, mon mari a mis plus d'une heure, l'employée de mairie de l'état civil, ne l'avait jamais entendu proposé et ne voulait pas l'accepter, c'était une dure à cuire cette dame là, après l'orthographe ne lui convenait pas, mon mari ne voulait pas qu'il soit écrit autrement et a décidé qu'il ne cèderait pas. Pour le dernier prénom nous avions choisi "Philippine" ; mais là rien à faire elle n'a pas cédée, elle l'a transformée en Marie-Philippe. Je vous le dis elle voulait avoir le dernier mot, ce qui prouve que l'autorité emporte toujours le dernier mot ; la petite plaisanterie durait depuis plus d'une heure et la maternité était juste à côté de la mairie, je commençais à m'inquiétter. Tout cela pour dire que 25 ans après il n'en serait plus de même, on verrait fleurir les "Liseron", les "Fleur", les "Capucine", les "Cerise" et j'en passe. Je suis certaine que les Théma et les Thaïs n'auraient pas été acceptés par cette dame ; mais dans la famille on a toujours préféré ce qui  sortait un peu de l'ordinaire.

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Que de plus merveilleux que d'admirer son enfant et d'essayer de lui trouver des ressemblances. Pour ma Chrystel il n'y avait aucun doute, elle ressemblait à son papa.

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C'était un bébé souriant, on la prénommait "Miss Sourire"

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La voici sur un char à la fête du village, elle était un peu fière je vous assure.

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Cette année là, elle faisait du théâtre, la voici dans un de ses rôles, je ne me souviens plus de la pièce, certainement du Feydeau ou du Anouilh. Chantal ou Anne-Marie si vous passez par ici, vous vous souvenez peut-être ?

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Malheureusement tu n'es plus là Ma jolie Chrystel pour que je puisse te souhaiter un Joyeux Anniversaire, je pense particulièrement à toi et je rappelle à tous qu'un enfant quand il vient au monde, il nous est seulement que "prêté" et il peut nous être enlevé dans tous les sens du terme à tout moment, alors heureuses mamans profitez de tous les jours qui passent avec votre petit. Et quand il est grand préparez le à vivre sa propre vie, car quand il quitte le nid, après plus jamais c'est pareil. 

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24 mars 2011

Pralognan la Vanoise le Jour du Printemps

 

Le jour du Printemps.

Dernière neige à Pralognan la Vanoise

 

A Pralognan la Vanoise, il y a un endroit que j'aime par dessus tout. Nous y allons au moins une fois par an. Mais uniquement quand la saison se termine, car en bas la neige fond de plus en plus, les rues sont enfin praticables pour les "grand-mères" comme moi. Et là-haut à 2010 m d'altitude, avec le soleil c'est tout simplement superbe.


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Pour atteindre cet endroit, il faut prendre deux télésièges.


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Vingt minutes au milieu de la nature et des petits oiseaux qui vous annoncent justement le printemps. Tout ça, pour vous attabler à la terrasse de ce restaurant d'altitude, loin du bruit et de la foule.


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Voici Les Barmettes


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De là, vous pouvez admirer les bouquetins et tous les sommets environnants


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Vous êtes aux pieds du pic de la Vanoise. L'hiver c'est assez simple vous prenez les télésièges, mais l'été la nature est bien évidemment différente mais toute aussi belle, le calme est animé par les cloches des vaches, mais avant d'atteindre cet endroit vous aurez mis 2 heures de marche, je l'ai fait plusieurs fois et je suis même allée encore plus loin jusqu'au lac des vaches et les plus courageux poursuivent jusqu'au refuge de la Vanoise. Au retour on s'arrête aux Barmettes pour y déguster de délicieuses tarte aux myrtilles et reprendre des forces pour attaquer la dernière descente.


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Nous avons même assisté à plusieurs petites avalanches.


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c'est incroyable comme elle augmente de plus en plus en descendant.


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Une fois arrivés dans la station, nous avons fait un petit tour par "le Pachnée" pour faire un clin d'oeil à l'internaute qui visite mon blog et dont les enfants en ont la gérance.


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Très beau Week-end. Maintenant il faut fermer l'appartement pour qu'il s'endorme tranquillement jusqu'à cet été.


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 nous allons pouvoir préparer les balades pour cet été et nos vacances. Mais avant nettoyer le jardin. Regardez comme petit n'Amour s'active dès le lendemain.....


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Après les dernières neiges, 170 kilomètres plus bas, mon balcon me donne des envies de fleurs.


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A Bientôt

 

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19 mars 2011

St. Thomas de Villeneuve - Mon enfance

La petite fille, dont je vous ai parlé la dernière fois, a une année pour se faire à l'idée du pensionnat avant de faire connaissance avec la vie en communauté. Une année d'anxiété en se demandant comment c'était "ailleurs" que chez ses grands-parents ; l'idée d'être arrachée pour la seconde fois aux personnes qu'elle aime, lui fait beaucoup de mal.

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La fin du mois de septembre 1952 arrive vite. Elle se retrouve à Paris chez ses parents pour aller acheter le trousseau qu'il lui faut pour l'internat. Sa maman, aime les vêtements de qualité ; la petite fille lui a toujours reproché son manque d'affection, mais elle n'a jamais manqué de rien d'autre...

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mis à part la collerette petit bateau, l'uniforme ressemblait à ça.

Sa grand-mère, a déjà cousu sur tout son linge le numéro 97, qui lui permettra de retrouver ses affaires parmi celles des autres internes. Elle a choisi dans le service de table de ses grands-parents les assiettes, les couverts qu'elle emportera ; comme cela elle se sentira moins loin d'eux.

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Je suis conservatrice, j'ai retrouvé un porte serviette , des assiettes et des couverts de cette époque !

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Mais il reste à acheter l'essentiel : "l'uniforme bleu marine" manteau, jupe plissée, pulls, chaussures, corsages blancs, socquettes et chaussettes blanches. Pour cela, c'est dans un grand magasin parisien réputé pour sa qualité et pour la confection des uniformes : "La Belle Jardinière"  qu'elles iront.

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Le concept de ce magasin fondé à la fin du XIXème siècle, propose de la confection fine et en série. Les établissements scolaires y font faire leurs uniformes comme entre autre le collège Stanislas renommé à Paris. La Belle jardinière cesse son activité en 1970.

 

A la pension, elle recevra un magnifique beret bleu-marine aux armes de la ville de St. Germain en Laye, qui représente le berceau de naissance de Louis XIV

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Je regrette tellement de ne pas avoir conservé ce béret.

 

La petite fille, ne rentre pas dans n'importe quel pensionnat. Le sien a une histoire. Les premières religieuses de l'Institution St. Thomas de Villeneuve s'y installent en 1698. Au XVIIIème siècle on l'appelait "le Très noble pensionnat de la Reine". En 1700, il accueille les jeunes irlandaises et écossaises exilées avec Jacques II Stuart. C'est le premier établissement de la congrégation qui ne correspond pas tout à fait au désir du fondateur le Père Ange Pierre le Proust, qui voulait qu'il se consacre uniquement au service des pauvres.

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Il est né à Chatellerault en 1624. Il rentre ches les Augustins à Poitiers en 1640 y étudie la philosophie et la théologie. Il voue une grande admiration à Thomas de Villeneuve  évêque espagnol aux vertus religieuses et le prend pour modèle. Il est ordonné prêtre en 1649.

 

Mais pouvait-on résister au Roi Soleil ?

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 Malgré tout, pour sauver les apparences, afin de correspondre au souhait du fondateur très rapidement une petite école s'ouvre et accueille des orphelines pauvres.

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Malheureusement la révolution met un point final à la 1ère période de la maison de St. Thomas de Villeneuve de St. Germain en Laye. Elle rouvre ses portes pour la seconde période en 1808, elle n'acueille plus les filles de Roi, c'est le siècle du Grand Pensionnat. Les enfants bourgeois ont remplacé les filles nobles et ensuite les filles de familles aisées. A l'époque ou les filles apprennent la couture, la musique et les bonnes manières, il y a dans cette école un professeur de mathématique, des cours de philosophie et de sciences y sont donnés.

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Au moment de la séparation de l'église et de l'état, le pensionnat s'exile en Angleterre, seules restent les orphelines qui vont en classe à l'extérieur. Ce n'est qu'en 1941, que les enfants reviennent et que les soeurs ont à nouveau l'autorisation d'enseigner. L'école n'est plus le Pensionnat de la Reine, ni le Grand Pensionnat. A l'époque ou la petite fille y rentre il est une école et un collège d'enseignement général privé. Au XXIème siècle l'école existe toujours et c'est aussi un établissement supérieur privé ou les religieuses n'enseignent plus, mais ou la direction de la maison est encore tenue par un petit groupe de religieuses.

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La petite fille devenue grand-mère est repassée il y a quelques années à St. Germain en Laye et elle est allée rendre visite aux religieuses, elle est montée dans son dortoir transformé en plusieurs sales de classes, elle a reconnu l'endroit ou était son lit à cause des colonnes qu'il y avait dans la pièce.

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Les années passées à l'Institution Saint Thomas de Villeneuve à Saint Germain en Laye sont malgré tout de bons souvenirs. J'aime me rappeler les longues promenades en uniforme des jeudis après-midi dans le parc du château, où depuis la Terrasse on peut admirer l'ouest parisien.

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Je vais partager avec vous, un autre moment émouvant de mon passage dans cet établissement. Le jour de ma Profession de Foi le 4 juin 1954.

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La supérieure s'appelait "Mère Saint Maurice"

Le matin, avant  la cérémonie, les religieuses avaient réunis toutes les communiantes dans le grand parloir divisé en deux, d'un côté se trouvaient les petite filles agenouillées et de l'autre les parents. Elles ont ouvert la porte du milieu et tout le monde a écouté la prière qu'elles adressaient à leur famille pour demander pardon des petites fautes qu'elle avaient pu commettre. Cet instant émouvant 57 ans après je m'en souviens comme si c'était aujourd'hui.

 

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 Chateau de Bry sur Marne fréquenté entre 1957 et 1960

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Je n'étais pas avec mes parents chaque jour, il me manquait l'essentiel "le baiser du soir". Mais j'avoue que cette vie m'a apporté une solide et bonne éducation et m'a armée pour affronter la suite et je remercie toutes ces religieuses qui sont passées dans ma vie soit à Saint Germain en Laye ou a Bry sur Marne car grâce à Elles j'ai pu inculquer à mes enfants les vraies valeurs de la vie.

 

 

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12 mars 2011

L'enfance d'une petite fille

 

A notre époque, quant on attend un enfant, c'est une heureuse nouvelle, C'est la joie et toute la famille entoure la future maman.


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Pour cette petite fille là :

 

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en 1943, ce n'est pas la même chose, elle est comme on lui a dit souvent : "un accident". Pas de lit préparé à la maison, pas de jouets, pas de câlin. Née à Paris dans le petit pavillon d'une sage femme du côté de la Butte aux cailles.

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Dès sa sortie, la maman la dépose chez une nourrice à Herblay ; de braves gens Monsieur et Madame Parent, ils lui donnent certainement de l'affection. Ils ont une brave tête ces gens là.


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Le dimanche, la maman vient la voir, la promène, la photographie. Au bout d'une année, la grand-mère mise dans la confidence vient elle aussi lui rendre visite. Elle revient plusieurs fois, mais à chaque fois le grand-père n'est pas là ; il ne sait pas.

 

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Au bout de 24 mois ; un dimanche la grand-mère dit : "cette petiote, elle va bientôt dire papa et maman à des étrangers, ce n'est pas normal", c'est décidé, je la ramène chez moi. Le grand-père sera bien obligé de craquer, elle est si mignonne.

 

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Ni une, ni deux, la petite fille va effectuer son premier voyage par le train. Nous sommes les derniers jours de la guerre. Pendant le trajet une alerte, le train s'arrête, les voyageurs descendent, se blottissent dans le fossé. Sous le vacarme des avions et des bombes, la petite fille se serre contre sa grand-mère, tellement elle à peur ; longtemps après le tonnerre lui fera le même effet. L'alerte passée, le train poursuit son chemin.

 

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Le grand-père ne s'attend pas à voir rentrer sa femme de Paris, avec une si jolie petite fille dans ses bagages. Il tombe rapidement sous le charme et lui ouvre sa maison et son coeur.


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La maman continue à venir voir sa fille une fois par mois. Un jour elle vient avec le papa ; mais voyez-vous la photo familiale est coupée, car le papa n'est pas le bienvenu.

 

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La petite fille grandit, entourée de l'affection de ses grands-parents. Une seule fois elle revoit ses parents nourriciers qui viennent lui rendre visite. Ensuite, plus jamais. Elle ne sait pas ce qu'ils deviennent. Souvent, en grandissant elle se pose la question "que deviennent-ils" ?. Elle essaie d'en parler, mais bien vite elle comprend qu'il vaut mieux oublier. Il ne faut pas s'attacher à des étrangers.....

 

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Remarquez, la petite fille est toujours  souriante, tout comme la jeune femme d'hier, tout comme la grand-mère d'aujourd'hui.

 

Le papa est divorcé, il a un garçon un peu plus grand "Claude", une fois il vient  rendre visite à sa petite soeur ; mais lui non plus n'est pas le bienvenu, il ne reviendra jamais.


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Quand la petite fille a les oreillons, on immortalise l'évènement. Il faut savoir que dans cette famille on aime photographier.

 

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Il y a également la première photo de la fête de l'école. Les grands-parents confectionnent l'habit du jour, la grand mère se met à la couture et le grand-père aux armatures en fer, après tout c'est son métier le fer. Superbe n'est-ce-pas le joli papillon ?

 

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En 1949, la maman amène à la maison un nouveau papa. En 1951, ils se marient, elle n'est pas peu fière la petite fille d'aller au mariage de sa maman, le nouveau papa est gentil, et il est beau, il a même dit :"je prends la mère, je prends la fille" ; banal maintenant, sauf qu'à cette époque c'est loin d'être fréquent.

 

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Il a toujours été son papa, même si à un moment de sa vie elle a recherché son papa biologique.

 

La petite fille pense, qu'elle va aller vivre avec eux. C'est mal connaître sa maman, tous les deux travaillent et un enfant "soit disant" ne se fait pas garder dans la journée.... Donc la solution c'est : la pension.

 

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     Saint Thomas de Villeneuve à St. Germain en Laye

 

La petite fille n'a que 9 ans, pas facile de se retrouver entourée de petites filles du même âge, de religieuses qu'elle ne connaît pas ; obligée d'apprendre à faire son lit toute seule, à tout partager  en ne voyant ses parents qu'en fin de  semaine, et retourner aux vacances scolaires auprès de ses grands-parents.


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Soeur Jean Climaque, celle qui durant ces nombreuses années sera sa maman de substitution, à qui elle confiera beaucoup de ses secrets, qui chaque samedi à 16 heures conduira tous les enfants qui sortent chez leurs parents jusqu'à la gare St. Lazare et qu'elle reprendra le lundi matin.

 

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Un dimanche après-midi dans le parc du château de Versailles. La petite fille fière d'arborer la croix d'honneur.

 

Cette vie, loin d'une vie familiale comme elle souhaite, dure jusqu'à ses 18 ans.


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Entrecoupée de chaque année 3 semaines de grandes vacances avec ses parents, seuls moments de partage journalier avec eux. Un des moments précieux qu'elle garde au fond de son coeur.


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Alors, comment se construire une vie d'adulte toute lisse dans ces conditions ? Heureusement la petite fille en grandissant a du caractère, de l'ambition et apprend à se débrouiller seule. La seule chose qui la poursuit toute sa vie, c'est le manque d'amour visible, le manque de complicité avec sa maman, le manque d'être comme les autres petites filles.

 

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Rien n'est facile. Mais à l'automne de sa vie, la petite fille fait le bilan en regardant dans le rétroviseur et elle se dit : "Ma vie n'est pas celle que j'ai souhaitée, mais "Bon Dieu" comme elle est enrichissante cette vie, j'ai fait des choses sympas et maintenant je suis une femme épanouie et une grand-mère comblée". Alors que demander de mieux.

 

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 Je ne voudrais pas que l'on pense que je me plains et que j'ai eu une enfance malheureuse. Non mon enfance n'a pas été malheureuse, elle a seulement manquer des ingrédients essentiels pour avoir une vie équilibrée et heureuse.

Toutes nos vies sont différentes, il faut savoir en tirer le meilleur et toujours garder l'espoir.

Posté par manouedith à 11:26 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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