30 décembre 2015

Noël 2015

Comme je l'avais dit, cette année nous avions prévu depuis longtemps que le réveillon de Noël se ferait à la montagne, sauf que nous avions pas prévu qu'il y aurait si peu de neige même à 2000 mètres. En 10 ans, c'est la première fois qu'il y en a si peu.

 

26 décembre 13

Famille partagée, Maxime et Héloïse, étaient chez leur père, les enfants de Paul chez leur mère, nos tourtereaux étaient seuls pour le réveillon, donc ils sont montés nous rejoindre. Théma et ses mamans étant aussi ici dans l'appartement d'à côté donc comme Manou avait fait un superbe sapin et une belle décoration. Le réveillon était tout naturellement ici. Il faut avouer que quand il y a encore un jeune enfant, c'et génial la magie de Noël est encore là.

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Ma petite dernière ayant multipliée sa famille. Elle s'est mise sérieusement à la cuisine, je ne l'avais jamais vu comme ça, elle s'est achetée un super joujou qui donne envie de faire de la cuisine. Elle nous avait fait du foie gras et une belle bûche de Noël au chocolat blanc et aux framboises.

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Pendant que le père Noël déposait les cadeaux au pied du sapin, nous sommes allés prendre l'apéritif à côté. 

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Avant leur arrivée, je leur avais fait un petit sapin et mis une petite crèche. Ensuite de retour chez nous (la porte d'à côté) Théma est heureux de découvrir ses cadeaux. Dans 6 semaines il aura 7 ans, je pense donc que c'est le dernier Noël ou il croit encore à l'homme en rouge. Pour lui c'est assez bizarre car comme il est allé en Laponie il y a deux ans et qu'il a vu le père Noël ; il dit : moi j'ai vu le vrai, ceux d'ici sont des faux.

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Je reçois moins qu'avant, mais j'ai toujours autant de plaisir à faire une jolie table ; cette année, elle était aux couleurs de ma déco et du sapin : blanche et argent. J'ai autant de plaisir à tout organiser qu'à préparer. Mes proches ont tellement l'habitude qu'ils ne me félicitent même plus. Je pense que la prochaine fois pour avoir le plaisir d'être félicitée (ça fait tellement de bien !), on mangera sur la toile cirée avec des assiettes en carton et comme déco, je mettrai un bazar monstre tout en me mettant à table en soutien gorge. Vous croyez que l'on me félicitera ? Ceci dit, je plaisante. On ne fait pas les choses pour être félicité, mais pour avoir le plaisir d'être ensemble.

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décors noel 2015

 

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Le temps de se reposer une journée et arriveront les guadeloupéennes Sandrine et Thaïs, pendant que le mari-papa répare chez leur fils une fuite d'eau. Pour moi, un bonheur de partager cette semaine avec mes trois filles, je ne peux m'empécher de souligner le manque de ma Chrystel, elle n'aura pas connu cet appartement et pourtant je suis certaine qu'elle aurait aimé et qu'elle aurait été présente avec nous, pour moi elle était présente.

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Thaïs n'a pas fait de ski depuis deux ans, elle a hâte de voir si malgré le peu de neige et surtout avec de la neige verglacée elle est encore au top ! Rien que pour faire des photos et les envoyer à ses amies du collège en Guadeloupe.

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Le midi nous nous sommes tous retrouvés au restaurant d'altitude des Barmettes pour déjeuner sur la terrasse. Que du bonheur. Une semaine bien remplie. Maintenant ma grande est repartie avec sa fille fêter la nouvelle année à Toulon chez sa fille aînée. Quand on est grands-parents et que nos enfants ont des enfants déjà dans la vie active, on ne peut plus toujours se réunir tous ensemble, il faut partager, comme avec les familles recomposées. Mais ces instants de bonheur font du bien et s'inscrivent dans nos livres de la vie et c'est toujours tellement agréable d'en feuilleter les pages quand le moral est en baisse.

 

 

 

 

 

 

 

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24 décembre 2015

Noël 2015

Ce soir, est particulier c'est NOEL.

Malheureusement il ne sera pas pour tous, fêté dans la joie.

Comme chaque année, j'ai une affectueuse pensée :

-  Pour ceux et celles qui n'ont personne autour d'eux, j'ai vécu cela et je sais ce que ça fait.

-  Pour ceux et celles qui sont malades.

-  Pour ceux et celles qui sont sans travail.

- Pour ceux et celles qui ont perdu un être cher.

Mais cette année, j'aurai une pensée toute particulière :

- Pour tous ceux et celles qui ont perdu un proche dans les attentats. Je connais la douleur de perdre un enfant.

- Pour toutes ces familles et ces jeunes  réfugiés, qui vont d'un pays à l'autre et qui sont souvent repoussés brutalement, méchamment. Pourtant ils veulent tout simplement  déposer leurs valises dans le pays de leurs rêves  reconstruire une autre vie et être HEUREUX. Tout le monde à le droit au bonheur.

Je suis de plus en plus choquée par ceux qui les rejettent avec autant de haine. L'humain a la mémoire courte. Pour certains  avant la guerre, leurs parents se sont exilés en France, leurs racines étaient et sont  : italiennes, espagnols, polonais et j'en passe. D'autres leurs familles au moment de la débâcle en 1940 ont été contents d'être hébergés dans le sud de la France en quittant tout et pour beaucoup à pied depuis le nord de la France jusqu'au sud, sous les bombes, sans savoir s'ils retrouveraient un jour leur maison. Les générations nées dans les années 1960/1970 et longtemps après n'ont pas vécu cela et leur famille leur en ont très peu parlé, mais réfléchissez c'est pas si loin ! Alors, un peu de compassion pour tous ces nouvelles personnes qui fuient leur pays.

Donc à tous ceux là, j'ai une pensée particulière car beaucoup ne savent pas ce que c'est NOEL.

 

 AIMER DONNER PARTAGER

devrait être la devise de tout le monde. Voici le poème que j'ai écris en juillet 1988. 

 

Il y a mille façons pour Aimer.

Il y a mille façons pour Donner.

 

Mais il ne faut pas oublier

Aussi le verbe Partager.

 

Ainsi tous les trois réunis

Ils donnent les joies de la vie.

 

Aimer un ami, un amant

Sans oublier tous les enfants.

 

Donner à ceux qui ont faim

Sans oublier son prochain.

 

Partager les joies et les peines

Mais il faut oublier la haine !

 

AIMER, DONNER, PARTAGER

Trois verbes à respecter.

 

 

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18 décembre 2015

Les préparations de Noël à la montagne

Cette année 10 jours avant Noël, il fait un temps ensoleillé, l’automne se prolonge. Nous avons décidé de fêter le grand jour à Pralognan. J’ai pour habitude de tout préparer dès les premiers jours du mois de décembre afin de profiter un maximum de l’ambiance de Noël. L’amour inconditionnel pour mes maisons est tellement grand, que j’aime pouvoir l’admirer et revoir par-ci par-là tous les détails. Cette année je me sens donc frustrée,

 

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Dans la grande maison, j’ai voulu mettre l’ambiance au moins dans le boudoir pour sentir la fête arriver. Mais cette semaine, je n’ai pas pu résister, il fallait que nous montions préparer l’appartement, l’excuse était toute trouvée, étant donné le nombre de choses que nous avons à monter en plus de celles pour notre hibernage, aucune autre solution dans ce cas que de prévoir deux voyages. Heureusement nous ne sommes qu’à 170 kilomètres.

 

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Cette année, j’ai décidé que notre Noël serait blanc et argent. Pour moi, les moments qui précèdent les fêtes sont toujours des moments de créations intellectuelles. J’y pense longtemps à l’avance et j’organise tout dans ma tête. Je suis donc monter faire mon marché au grenier dans mes nombreuses malles où je garde toutes mes décorations depuis les années 1965. Je suis une conservatrice. Certaines boules ou sujets me rappellent parfois un Noël ancien ou des personnes qui ne sont plus.

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J’avais pourtant dit que je n’irai rien racheter, mais il me manquait encore quelques bricoles, un petit détour par Casa et hop ! 30 euros en plus. Chaque année il y a des nouveautés et j’avoue que les bougies avec leds sont très tentantes pour mettre sur la table. Le détecteur de fumée étant juste au-dessus ne se mettra pas en marche, elles sont pratiques mais moins vivantes, petit mari n’aime pas.

 

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 Petit mari participe pour deux choses, mettre l’étoile en haut du sapin et installer la guirlande électrique et une troisième chose quand  c'est l'année où nous mettons l'artificiel, il le monte branche par branche., le reste je fais toute seule. Après un après-midi de piétinement j’ai enfin terminé. Il me reste à imaginer la table du réveillon, mais là, c’est une autre affaire, j’y reviendrai. Je me suis couchée satisfaite et heureuse, c’est joli et différent des autres années, il y a ça aussi de compliqué, ne pas refaire deux fois la même chose.

 

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on a l'impression qu'il est bleu, non c'est la guirlande qui donne cette impression.

Etant fatiguée, je pensais m’endormir facilement, sauf que je me suis trompée, mentalement, je continuais à construire ma table, alors inutile de vous dire, je n’ai pas trouvé le soleil tout de suite. Quant au dîner et au repas du 25, petit mari et moi, nous avons choisi, il restera les courses, je pense que nous les ferons avant de partir. Je me réjouis d’avance et je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de malade le jour « j » comme l’année dernière. Deux semaines qui seront bien remplies puisque nous attendons la semaine suivante nos guadeloupéens.

 

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  Recevoir à la montagne un jour de Noël, rajoute de la magie je vous assure, c’est super sympa, sauf que quand on passe d’une maison de plus de 200 m² et qu’on se retrouve dans un appartement d’à peine 60 m² c’est un peu plus compliqué. Un dernier desiderata pour que tout soit parfait,  que le Bon Dieu nous envoie de la neige, car pour l’instant, il y en a qu'un tout petit peu juste pour faire beau, mais quand même pas assez.

 

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J’aime ces réunions familiales, j’aimerai même que les enfants de petit mari participent avec nous, mais c’est beaucoup plus compliqué de ce côté-là, beaucoup de contraintes de tout genre pour pouvoir réunir tout le monde.  Dommage ! 

 

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11 décembre 2015

Décembre - Fabriquer l'ambiance.

Cette année, nous faisons Noël à la montagne en toute simplicité avec Annabelle et Emilie  et leur famille,  en espérant que cette année Emilie viendra, car l'année dernière tous chez elle étaient cloués au lit par la grippe. Noël est là. Il faut le marquer, l’honorer, croyances ou pas.

 

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Dans ma toute petite enfance, dans les années que je me souviens encore. Rarement il y avait  un sapin de Noël, je crois me rappeler d’une seule fois ; pépère avait mis un sapin dans un baquet auprès de la cuisinière Godin, là où il mettait aussi les petits poussins éclorent car l’endroit était propice près du feu, là, aussi où mon arrière grand-père se reposait  en attendant le dîner du soir. Notre maison était grande, mais tout se passait dans la cuisine, la salle à manger ne servait qu’aux repas du 1er janvier et quelques autres dimanches dans l’année, quand mes grands-parents invitaient la famille. Sinon, dans notre monde la cuisine était reine, car c’était une des seules pièces que l’on chauffait. En revanche je me souviens des Noëls ou maman arrivait de Paris avec ses cadeaux, l’année ou elle a rencontré papa, j’ai eu un joli baigneur en celluloïd habillé d’une barboteuse rouge avec ses chaussons et son bonnet tricotés par ma grand-mère recouvert d’un burnous rose aux bords de satin. L’année de mon cours préparatoire, j’ai reçu un superbe livre des fables de la Fontaine.

 

 

1 les fables de la fontaine

 

 Un peu plus tard dans mes années pension, à Paris, chez mes parents ou mes autres grands-parents je ne me souviens pas de sapin de Noël ; il a fallu que j’ai environ 12/13 ans pour en réclamer un. Et le décorer moi-même.  Ce que je me souviens très bien par contre, ce sont les Noëls merveilleux pour les enfants du personnel des employées du Printemps où maman travaillait, un sapin gigantesque comme je n’en avais jamais vus aux pieds du grand escalier. La configuration intérieure du rez-de-chaussée du Printemps n’était pas celle de maintenant. Je me souviens en 1951 aussi du premier Noêl au Centre National du Cinéma où mon nouveau papa travaillait, c’est cette année là, que j’ai vu le film d’Alice aux pays des merveilles ; le seul Disney de ma vie.

 

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à mon époque c'était un vrai 

Je m’étais toujours dit, chez moi il y aura chaque année un sapin, une crèche. Même pendant mes  années de galère, j’ai fait mon sapin et ma crèche pour moi toute seule. Une année cela a été l’horreur, j’ai passé Noêl et le Jour de l’An sans personne autour de moi, alors que j’allais tellement mal. J’ai pardonné aux absents mais je n’ai jamais oublié. Je l’ai déjà raconté, un coup de téléphone qui ne m’était pas destiné m’a surprise pleurant un soir de réveillon, des inconnus au bout du fil tellement émus se sont proposés de venir me chercher et de m’emmener avec eux chez leurs parents.

 

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Il y a encore quelques années, nous commencions à sortir des placards du grenier les boules et les guirlandes 15 jours avant le 25 et même parfois seulement une semaine avant. Je me souviens, j’ai été très longtemps à ressortir les mêmes décorations d’une année sur l’autre, rarement j’achetais des nouvelles, du reste j’ai encore les boules des années 1964 de mon premier Noêl de femme mariée. Ces dix dernières années, j’ai cédé aux nouveautés du monde de consommation dans lequel nous vivons : j’ai renouvelé, racheté, fait des sapins à thème, mais, depuis deux ans je me suis rendu compte que tout ça c’était inutile et revenait cher, donc je n’achète plus rien de nouveau et je retourne faire mon marché au grenier.

 

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Depuis que nous habitons ici, je commence mon ambiance de Noël dès le 1er dimanche de l’avent, en arpentant les magasins de décos dès le début du mois de décembre pour me donner des idées et je débute mes décorations, au début du mois,  j’étudie le thème que je vais faire pour le jour « J. » Pour me donner des idées, j’aime aller au Jardin des Plantes de Chambéry pour admirer leurs installations illuminées féeriques. Ma déception a commencé il y a deux ans,  j’ai eu l’impression que l’espace Noël n’était plus aussi bien décoré avec moins de goût, plus fouillis, mais cette année, c’est le pompon ; à croire que les employées qui sont chargées d’installer n’ont plus le même goût de l’élégance comme certaines autres années. Je peux dire que c’est vraiment décevant. L’ambiance n’y est même pas. Cette année, je n’ai même pas pris de photos. Je retournerai dans quelques jours pour voir si je ressens la même chose.

 

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photo prise il y a plusieurs années. 

 

Ce qui ne m’empêche pas de cogiter en pensant comment je vais faire pour mon Noël 2015. Depuis deux jours, je vais, je viens du grenier au boudoir, car malgré que nous ne partons que vers le 20, je veux donner l’ambiance feutrée et chaleureuse au moins dans le boudoir, c’est la pièce  où nous sommes le plus dans la journée. Alors je ressors mes livres de Noël et j’étudie les possibilités. Vous savez j’ai quelques livres de déco sur Noël splendides. Cette année, j’ai découvert les ampoules Led pour les bougies, ça c’est génial, le rendu est satisfaisant et elles ne fumeront pas quand nous les éteindrons ainsi, elles éviteront de déclencher l’alarme pour la fumée.

Noël 2015

Nous n’attendons personne de particulier avant notre départ vers la montagne, mais c’est pour nous deux seulement que je souhaite cette belle ambiance du mois de décembre. Pourquoi se priver de merveilleux. Le sapin je le ferai à Pralognan

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04 décembre 2015

L'automne 2015 - Le pouvoir de la lecture

 

Toute ma vie, j’ai aimé lire. Souvent le soir avant de m’endormir. Mais, maintenant plus j’avance, je m’aperçois, que sans m’en rendre compte, je remanie ma façon de vivre. Les rituels journaliers qui ont jalonné tous mes instants changent. Je suis de celles qui ont besoin d’avoir continuellement des repères. Pour certains, par obligation c’est : « métro, boulot, dodo ». Pour celles qui restent à la maison c’est à peu près pareil, tout tourne autour de la maison et des enfants ; ponctué par les horaires scolaires ou celui de leurs activités. Au fur et à mesure qu’un enfant part de la maison, le rituel change mais  : ménage, préparations des repas continuent malgré tout.

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J’ai l’impression que ces obligations que je me suis imposées et que j’aime bien, sont toujours pour moi un gage d’équilibre ; étant donné les nombreuses périodes de turbulences que j’ai traversées à certains moments, c’est ma façon de tenir debout. Mais, néanmoins quand je regarde dans le rétroviseur, je me rends compte, que mes plus belles années sont passées et qu’elles ont été souvent très chaotiques, donc inutile de gâcher les dernières.

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 A certaine période, il m’était impossible de lire par manque de concentration. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre.  Depuis pas très longtemps, j’ai réalisé que je n’ai plus autant de temps devant moi et j’ai eu l’envie de mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière des planifications journalières. Vivre au jour le jour, même si je ne fais rien ; car pour moi lire, c’est ne rien faire, mais le faire sans complexe et le faire à l’instant décidé sans m’imposer d’obligations. Je rentre donc en ce moment dans ma période « lecture à outrance ». Ça tombe bien, figurez-vous que l’autre jour, petit mari est revenu de chez la boulangère avec en plus du pain, un pavé de plus de 800 pages à lire. Oui, nous avons un boulanger dans notre village qui a aménagé une de ses anciennes étagères à pain en bibliothèque pour tous, nous pouvons nous servir et prendre gratuitement celui qui nous intéresse. Belle idée n’est ce pas ?

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 J’ai un sérieux problème, je suis incapable de lire plusieurs livres à la fois, tellement je les vis. Petit mari a toujours au moins 3 ou 4 livres en route ; moi vraiment je ne peux pas. En revanche si je n’accroche pas après une centaine de pages, j’abandonne. Ou alors, je dévore sans retenue ; néanmoins jamais avant avoir fait ma toilette, mon lit, récolter quelques poussières et ranger pour éviter le foutoir, car quand même il faut respecter mon côté maniaque !

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Il y a environ un mois, j’ai ouvert la première page du livre rapporté : « Le goût du bonheur » le tome 1 « Gabrielle ». C’est une canadienne « Marie Laberge » qui commence à raconter la vie d’une famille de 5 enfants à Québec dans les années 1930.  En débutant ma lecture, je n’ai pas compris que ce livre est en fait une trilogie, je me suis donc empressée d’acheter les deux suivants « Adélaïde » « Florent »  possédant chacun plus de 900 pages pour l’un et 1100 pour l’autre.

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Les 100 premières pages me semblent « plan plan » , peu d’action ni de suspens mais petit à petit je me suis prise au jeu de cette vie familiale entre Gabrielle et Edouard et leurs cinq enfants, tous différents. Pourquoi m’a-t-il fallu un certain temps pour rentrer dans le jeu ? Tout simplement parce que cette vie de famille semble heureuse. Rien ne la bouscule encore. Mais le bonheur est simple pourtant il fait froncer les sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément il est suspect en cette époque ou notre Sainte Mère l’église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir.

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Au fil des pages, on se rend compte que l’élégante Gabrielle qui évolue dans un milieu bourgeois a bien du mal à se soumettre au code strict de cette société sage et bien pensante. Pour elle, elle a envie de changer le monde autrement que par la prière. Marie Laberge raconte avec brio la vie du Quebec entre les deux guerres. Bien vite, je réalise qu’il faut que je m’installe confortablement dans un fauteuil de plus en plus souvent dans la journée pour reprendre le fil de l’histoire.

 

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Pendant ce temps là, dehors il fait un beau soleil et aux yeux de tous, nous vivons un bel été indien ; et si je vous dis que l’extérieur ne m’attire pas du tout, il me suffit d’un endroit ensoleillé  pour vivre à l’heure canadienne. Malgré tout, je culpabilise un peu de ne pas vouloir sortir pour profiter de cette extraordinaire saison qui joue les prolongations. Ma maison est grande, à chaque fois je choisis une pièce ensoleillée et je m’installe dans un fauteuil à l’endroit ou le soleil est le plus éclatant et je tourne avec lui de pièce en pièce. Le matin après ma toilette et quelques légers coups de torchon, je commence par m’installer vers  11 heures dans le bureau illuminé et je pars sans aucun scrupule à Québec ou à Montréal. Heureusement que petit mari est préposé à la préparation des repas, ce qui m’enlève une belle épine du pied. Pour me déculpabiliser je pense aux corvées ménagères indispensables que je me force à faire et à bien faire quand même : remplir les machines, repasser, ranger les paperasses sinon elles s’accumulent et je n’aime pas ça. Mais je fais tout cela vite fait, bien fait !

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L’après-midi après mon feuilleton, c’est dans ma chambre que je continue à vivre l’expérience de l’entre deux guerres de l’autre côté de l’atlantique. Dès que le soleil disparaît derrière la vierge qui domine mon village, je passe dans le boudoir pour m’allonger sur la banquette face au Grand Colombier et je termine mon après-midi bien remplie. De son côté, petit mari fait de même, mais lui n’étant pas soucieux du détail ensoleillé, s’installe toujours au même endroit dans le boudoir et s’occupe sur sa tablette avec différents jeux comme le scrabble ou se plonge dans l’intégral de l’Histoire de la Vie de Giacomo Casanova  une œuvre qui représente quand même environ 75 heures de lecture.

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Voyez-vous, un automne agréablement rempli quand même, choisi et assumé. C’est notre bonheur à nous pendant que d’autres se promènent dans la nature ou range consciencieusement leur jardin (le nôtre a été rangé, mais beaucoup plus vite ;  à chacun ses plaisirs.) Cette année, chez nous l’automne est ailleurs et nous le vivons autrement.

 

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Quand le premier tome de cette trilogie s’est terminé, aussitôt j’ai entamé le second :

« Adélaïde » et son parcours peu conventionnel pour son époque, mais tellement avant gardiste,  elle était simplement en avance sur son temps et elle a toujours assumé ses choix.  Ces derniers, ne lui ont pas toujours valu que du bonheur d’autant plus que sa vie de  jeune femme est entachée par la seconde guerre mondiale, vécue autrement que sur notre continent, mais avec tout autant de chagrins et de manque d’Amour.

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Pour moi, lire, c’est aussi m’impliquer au maximum dans l’histoire, mais dans laquelle je m’incruste discrètement ; je suis tellement entière que j’arrive même à vivre les évènements actuels autrement. Est-ce aussi une façon  de me  protéger, tout en ne restant pas indifférente   au monde qui nous entoure. Après tout, quand nous sommes à la retraite et dans la dernière partie de notre vie, nous avons le luxe de choisir comment être heureux. Pour moi, en ce moment c’est de cette façon que je vois mon bonheur. Je suis toujours étonnée d'entendre autour de moi, ces jeunes retraités qui n'ont jamais le temps de faire ceci ou cela. N'ayant pas beaucoup travaillé dans toute ma vie, j'ai fait beaucoup de bénévolat alors, je suis contente de laisser ma place aux autres. 

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 Je viens d’enchaîner le troisième tome consacré à l’ami de toujours « Florent » ; celui qui n’est pas un frère, ni un mari mais celui qui console, qui partage aussi bien les joies et les peines, qui s’interroge aussi. Nous sommes toujours à Montréal dans les années après la guerre et qui nous emmène jusqu’aux années 1970 ; ces années que j’ai vécues ici et dont je connais le déroulement. Il y a eu tellement de changement de part et d’autre des frontières  que les 20 ans de maintenant, ont beaucoup de mal à imaginer les 20 ans de ces temps là. Quand je refermerai la dernière page du tome 3, je regrouperai les 3 livres, je laisserai une petite carte dans le premier, j’entourerai le tout d’un joli ruban et j’irai reporter l’ensemble sur la belle étagère de mon boulanger ; en espérant que le prochain lecteur appréciera autant que moi.

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Voyez-vous, encore une de ces nouvelles idées de partage entre les uns et les autres que j’apprécie beaucoup. Tout comme l’idée du piano dans les gares, où s’installe Pierre ou Paul pour partager quelques minutes de musique. Ne déplaise à certains en ce moment, le Goût du Bonheur peut être aussi à la portée de tous et il l’emportera, il faut simplement savoir le saisir et ne pas le laisser passer.

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 Ma devise du bonheur pour le troisième âge, celui ou on a encore la chance d’être en forme : Faire ce que l’ont veut à l’instant que l’on veut, sans s’occuper des autres mais en donnant la priorité à SOI. Dans ma vie j’ai énormément donné, je n’ai jamais été égoïste, maintenant je me donne le luxe de faire ce que je veux, quand je veux et où je veux.

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26 novembre 2015

Le Marché aux fleurs et aux oiseaux

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Lorsque nous sommes allés à Paris dernièrement, ma douce moitié m'a fait découvrir un endroit plein de charme que je ne connaissais pas : "Le Marché aux fleurs et aux oiseaux".

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Il paraît qu'il y en a plusieurs dans Paris, mais celui-ci est exceptionnel, il est également le plus grand ; il se trouve dans l'île de la Cité le long de la Seine, tout à côté de Notre-Dame, place Louis Lépine et quai de la Corse  il y est depuis 1808. Ma petite femme n'est pas rancunière, elle va vous donner ses horaires d'ouverture, pourtant avec son appareil photo en bandoulière, elle n'a pas été bien accueilli, agressifs certains locataires de ces endroits si charmants, pourtant ce billet peut que leur faire de la publicité gratuite, donc je disais il est ouvert tous les jours de 8h à 19h et le dimanche c'est aussi un marché aux oiseaux.

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Vous y trouverez une offre importante de fleurs, de plantes et d'arbustes, je peux même dire qu'il y en a que je n'avais jamais vu dans la grande surface que je fréquente en province. Et pour rendre l'endroit encore plus charmant

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et romantique, les petites échoppes sont constituées de pavillons métalliques d'époque 1900.

 

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C'est vraiment très bucolique. Si vous voulez agrémenter vos balcons et vos jardins et à Paris vos terrasses si vous avez la chance d'en posséder une, Vous découvrirez également des décorations,  des lanternes de toutes les formes. Et le dimanche des oiseaux rares et tous les accessoires qui agrémentent leurs jolies cages.

 

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La plus grande partie du marché aux fleurs s'abrite sous six pavillons métalliques disposés de part et d'autre d'allées bordées d'arbres. Dernièrement, parce que la Reine Elisabeth y est venue avec notre Président lors de son dernier voyage pour la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement, la Mairie de Paris a rebaptisé ce lieu de charme en :

  

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C'est l'un des marchés les plus fréquentés au monde.

 

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une fontaine Wallace le rêve de ma petite femme, qui voudrait bien en posséder une.

A l'opposé des bords de Seine, il y a la seule station de métro de l'île de la Cité, l'entrée de la station est encore une des oeuvres de  Hervé Guimard ; conçu au début du XXème siècle une pure merveille de l'Art Nouveau.

 

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En quittant le marché aux fleurs, nous avons emprunté le pont au change, pour regagner l'autre rive et nous arrêter devant une autre curiosité parisienne : les bouquinistes.

 

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Vous en trouverez beaucoup sur les quais de la Seine rive droite du pont Marie au quai du Louvre, sur la rive gauche du quai de la Tournelle au quai Voltaire. La tradition des bouquinistes débute aux alentours du XVIème siècle avec des petits marchands colporteurs. En 1859, des concessions sont mises en place par la ville de Paris et les bouquinistes peuvent s'installer à des endroits fixes. Installés sur plus de trois kilomètres le long de la Seine et sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco en 1991. Ils exploitent environ 900 "boites vertes" d'une couleur réglementée  appelée "vert wagon", en référence à la signalétique du premier métropolitain et qui est aussi celui des fontaines Wallace.

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encore une belle découverte !

Pour terminer, ma douce moitié partagera avec vous un poème de Jacques Prévert qu'elle aime beaucoup et qui lui rappelle ses jeunes années.

 

Je suis allé au marché aux oiseaux

j'ai acheté des oiseaux

Pour Toi

mon amour.

Je suis allé au marché aux fleurs

Et j'ai acheté des fleurs

Pour toi

mon amour.

Je suis allé au marché à la ferraille

Et j'ai acheté des chaînes

de lourdes chaînes

Pour toi

mon amour.

Et je suis allé au marché aux esclaves

et je t'ai cherchée

Mais je ne t'ai pas trouvée

mon amour.

Prévert - Paroles 1945

 

les explications qui accompagnent ce billet ont été inspirés par mes recherches sur Internet.

 

20 novembre 2015

Mon exposition temporaire pour l'année 2015

Pour eux

 

Afficher l'image d'origine

 

Chaque année au mois de novembre, je fais un joli album photos, représentant tout ce que nous avons fait durant l'année et toutes les personnes que nous avons rencontrées chez nous.

C'est la huitième année. Chaque année, il est différent mais il est en version XXL c'est- à -dire 40 cm/30cm. Depuis l'année dernière il s'est même amélioré, puisque j'ai choisi la maison ALBELLI et ses nouvelles options, en qualité extra ; c'est beaucoup plus cher, mais le rendu est simplement divin. Je suis toujours à l'affut des promotions et là, justement j'ai pu profiter de leur 5ème anniversaire : 35%, ce qui pour 70 pages est très appréciable.

Je vais donc le partager avec vous :

 

http://www.albelli.fr/voir-livre-en-ligne/2d74f20d-eb81-403b-88c9-94c7a8e7f7fa

 

Je vous conseille de le regarder en plein écran, il ne sera pas aussi grand que celui sur papier mais vous donnera un bel aperçu du résultat. Il ne vous manquera que la brillance et l'effet grandiose du rendu, mais ce sera quand même un joli livre.

Cette année, j'ai voulu qu'il se présente sous forme d'une exposition temporaire, c'est pourquoi, j'ai encadré les photos et que j'ai fait attention à l'accrochage.

Pendant toute l'année, il sera sur la table du salon afin que tout ceux qui viennent à la maison puissent le regarder. J'ai remarqué que l'on regarde plus souvent un album posé sur une table que le dossier sur l'ordinateur.

Alors qu'en pensez-vous ?

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13 novembre 2015

La dynastie

 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une dynastie provinciale. Bien souvent on pense qu’à notre époque il n'y en a plus, ou chez les riches. Moi, j’en connais une, qui depuis 100 ans s’évertue à exister  avec l’esprit de « clan » même profession de père en fils et filles et surtout même lieu d’habitation. A l'évocation du mot dynastie, on pense tout de suite à celles des feuilletons américains.

 

les dynasties

 

  

Il y a quelque temps,, je faisais la queue aux caisses dans une grande surface. Je n’avais pas fait attention aux personnes qui attendaient derrière moi. J’entends une voie dire : ah ! c’est Edith. Je me retourne, Je remarque une dame élégante accompagnée d’un jeune homme,  ils me semblent tous les deux inconnus, je me retourne et je lui dis : « on se connaît ». Mais oui, tu ne te souviens pas de moi ?, je suis Marie-France, la fille de Maître B... Ben non  ! je ne l’avais pas reconnue. Il faut dire que la dernière fois que nous nous étions vues nous avions 18 ans. Moi, je venais de quitter la pension et Elle, commençait ses études pour devenir notaire. C’est la seconde fois qu’une personne me reconnaît dans un super marché. Alors, dites-moi vraiment je n’ai pas  changé ? j’avoue que je m’interroge.

Edith de 2 a 72

En l’espace de quelques secondes, je me suis retrouvée dans mon enfance. L’étude de son père et de son grand-père et même de son arrière grand-père m’est revenue à la mémoire. Cette étude était celle de mes grands-parents, de mes arrières grands-parents et a été la mienne pendant longtemps. J’ai même travaillé ponctuellement pour eux quand je faisais des recherches généalogiques. Enfant, nous nous sommes côtoyées car mon grand-père ferronnier d’art, travaillait souvent  pour sa famille. Dans les années 1950, la mode était revenue au fer forgé. Il nous arrivait donc d’aller l’une chez l’autre. Ensuite, nous nous sommes perdues de vue car nos chemins se sont séparés. Nos vies n’étaient pas les mêmes. Mon avenir n’était pas tracé, mais le sien l’était.

notaire

 Quelques semaines après cette rencontre, nous sommes allés déjeuner chez elle lors d’une virée dans le Nord. Et là, pas de grandes surprises, tout semblait être resté à la même place. La propriété avait été construite dans les années 1920 par son aïeul. La maison familiale trônait au milieu d’un immense parc et l’entrée n’était pas la même que celle de l'étude.  Celle-ci,   se faisait par une rue différente,  à l’autre bout du parc, une autre rue donnait sur l’autre entrée. Mon grand-père disait toujours, Maître B. a su marier l’utile et l’agréable », deux maisons bourgeoises bien distinctes et bien séparées l’une de l’autre, mais aux mêmes aspect. Je ne suis pas souvent rentrée par l’entrée principale. Enfant, je me souviens, quand nous allions dans cette petite ville de province, nous aimions aller nous promener dans ce quartier, car il était celui « aux belles maisons » en un mot celui des notables de la ville. Toutes les maisons environnantes avaient autant d’allure que celle de Marie-France.

dynastie 4

 

Quand j’étais adolescente, le rez-de-chaussée était habité par ses grands-parents et son arrière grand-père, les deux premiers notaires de la famille. Marie-France et son petit frère Henri, occupaient le premier étage avec leurs parents. Elle ressemblait à celle-ci que j'ai prise sur Internet.

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l'entrée de l'étude ressemblait à celle-ci.

 

Elle m’a raconté, quand elle est, elle-même devenue Notaire, ses parents lui ont fait aménager l’appartement au-dessus de l’Etude. Elle s’est mariée avec le premier clerc de son père et ils n’eurent qu’une seule fille qui a embrassé la même profession et ils ont habités dans cet appartement jusqu’au décès des grands-parents. Et la hiérarchie a continué dans la grande maison. L’appartement de l’Etude est resté inoccupé pendant plusieurs années, jusqu’à ce que son frère se marie, mais très vite, il a fait construire une grande maison dans un autre endroit du parc, car très vite sa famille s’est agrandie.

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Les époux et épouses souvent venant de la même profession se sont associés.

Les affaires de cette étude provinciale ont beaucoup progressées. Au fil des années,  ils ont racheté d’autres études des environs et se sont partagés le travail, mais ils ont toujours vécus groupés dans la maison familiale et ses annexes. En 2014,  La relève est assurée. Sa petite fille « Caroline » vient de terminer son notariat et deux de ses neveux Vincent et Charles sont sur le même chemin. Jusqu’à présent tout le monde a réussi à continuer à habiter dans le même environnement. Caroline vient d'emménager dans un studio, toujours sur la propriété.

 

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J’avoue que son histoire m’a laissé dubitative. C’est presque parfait, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander  comment se déroulait cette cohabitation depuis sa création ?  D’après Elle, pas plus mal qu’ailleurs. Personne ne se marche sur les pieds, la propriété est assez grande pour que chacun puisse avoir son intimité. Deux règles imposées par l’arrière grand-père et qui ne semblent n’avoir jamais été transgressées ou très occasionnellement :

  1) Une fois que l’Etude est fermée, personne ne doit parler de travail à la maison, ni dans les réunions familiales. Cette règle a toujours été préservée et tenue, c’est arrivé qu’il y ait eu une ou deux fois un dérapage mais très vite la conversation  a pris fin et s’est continuée ailleurs que sous le toit familial.  

 

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2) Au travail personne ne doit faire ressentir qu’il est de la même famille et doit faire son travail comme s’il travaillait ailleurs. Et surtout pas de passe droit. Pour la petite anecdote, il parait qu’à chaque fois qu’un jeune rentre dans le système, il essaie d’enfreindre les règles mais bien vite il a compris les règles ancestrales de la maison. Régulièrement il y a des réunions qui déterminent qui fait quoi et le partage des affaires est respecté. Quand l’un à un problème particulier il en parle aux autres pendant ces réunions et tout le monde essaie de l’aider.

 

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Chapeau tout ça parait idyllique et cela donne l’envie  d’un bonheur familial comme celui là. C’est le rêve quand même et le plus beau dans l’histoire c’est que les conjoints sont bien rentrés dans le moule. 

Marie-France me disait aussi qu'en dehors du bureau, tout le monde fait ce qu’il veut et ils se reçoivent comme dans toutes les familles, ils gèrent tous ensemble la propriété qui a été mise en  société civile familiale.

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Quand je suis repartie, j’ai continué à me poser des questions, mais néanmoins j’en suis restée admirative. C’est vraiment un idéal parfait ! Une dynastie, une castre, un clan cela peut encore exister au XXIème siècle la preuve que oui, mais pour combien de temps ? 

 

les photos sauf une ont été prises sur Internet.

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06 novembre 2015

L'automne à Pralognan comme nous l'avions jamais vu.

Je vais dédier ce billet à

Praline 

 

et à tous ceux et à toutes celles qui connaissent Pralognan la Vanoise, l'été ou l'hiver. Je suis certaine que vous ne l'avez jamais vu comme je vais vous le montrer.

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Mais avant je vais vous expliquer pourquoi nous sommes venus à cette époque. Je vous ai dit que nous avions échangé gratuitement notre appartement à Pralognan avec des Internautes qui nous ont prêté le leur à Paris. La cerise sur le gâteau, l'échange était non simultané, donc nous y sommes allés il y a 15 jours et eux qui sont dans l'enseignement ont profité des vacances de la Toussaint pour y venir.

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Ils s'y sont tellement bien plu, qu'ils sont restés deux fois plus de temps que nous,  chouette nous allons pouvoir compenser ces jours supplémentaires par un prochain voyage à Paris ; certainement au Printemps. Je peux vous dire que pour ce premier échange, nous sommes ravis, tout s'est bien passé et nous avons fait la connaissance avec des gens sympas.

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Justement, depuis que nous sommes rentrés de Paris, du balcon du boudoir, nous voyons les couleurs du paysage changer au jour le jour. C'est magnifique. Alors, nous avons décidé  d'aller passer le WE de la Toussaint à Pralognan la Vanoise après tout, il faut aller laver les draps et les serviettes de toilette de nos invités, bonne solution n'est-ce-pas ! 

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Depuis plusieurs jours en sortant de la supérette de mon village, je me disais, il faut que je vienne prendre en photo les érables, ils sont superbes et ils ne vont pas durer longtemps, il suffirait d'une bonne pluie et de vent pour que je sois obligée d'attendre l'année prochaine. Donc ça c'est fait. Maintenant direction Pralognan.

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Samedi matin en ouvrant mes fenêtres, le soleil vient de passer la montagne et voici ce que je peux admirer.

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ça tombe bien, j'ai oublié un petit truc que je dois aller acheter à la supérette du village. En dehors des deux saisons de tourisme, le village vit au ralenti. Une seule supérette d'ouverte, aucun restaurant, aucune boutique. Donc allons faire un petit tour dans le village, nous n'y rencontrerons pas grand monde et nous pourrons admirer le soleil qui baigne les maisons, car vous savez en haute montagne entouré des sommets, à cette époque le soleil ne fait pas son apparition en même temps qu'ailleurs et il se cache à 15h en franchissant les crêtes du côté de Courchevel.

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 après le déjeuner il ne faut pas s'attarder et partir tout de suite en randonnée si on veut profiter du meilleur de la journée. Bon ça, c'est pour ceux qui ne sont plus très jeunes, car la jeune génération à intérêt à partir avec son pique nique le matin vers 9 heures et bien évidemment les vrais sportifs et amoureux de la montagne c'est aux aurores qu'ils grimperont les petits chemins.

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C'est petit mari qui a décidé de la balade, il avait envie depuis longtemps de faire le Cirque de l'Arcelin, petite promenade sans difficultés importantes. Pour cela on va prendre la voiture jusqu'aux Fontanettes (restaurant fermé en ce moment), mais comme ce restaurant  est sur les pistes, l'hiver c'est la cantine de beaucoup le midi.

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Alors maintenant, chut, on ne dit plus rien, ouvrez vos grands yeux et admirez, c'est gratuit.

 

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Vous avez vu, il a plu une seule journée avant notre arrivée,  à l'endroit du Cirque de l'Arcelin qui est rarement au soleil, il y a des flaques d'eau gelée.

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vous avez vu, nous avons traversé un pierrier et un petit pont bricolé, car quand le torrent débite trop fort, le pont est emporté et nous ne pouvons plus passer.

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Première journée terminée, vous avez aimé ? La seconde journée a été plus calme, petit mari s'est réveillé avec mal aux reins, donc repos forcé, c'est dommage moi, je serais bien allée aux Prioux photographier le village endormi pour l'hiver !

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30 octobre 2015

Le Musée Grévin

Le Musée Grévin

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Lors de ma première visite au Musée Grévin, j'avais une dizaine d'années. A cette époque, les distractions n'étaient pas aussi nombreuses que maintenant. Je me souviens nettement du tableau  qui m'avait le plus marquée. Marat assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday, un fait historique, que je me suis rappelée toute ma vie. Cette scène, est toujours là.

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Une partie de l'histoire est bien représentée, mais en dernier dans le parcours fléché que nous sommes invités à emprunter.

 

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Fort d'un savoir-faire de plus de 130 ans, le Musée Grévin symbolise cet art si particulier de la cire qui restitue dans les moindres détails le réalisme des personnages historiques ou contemporains : l'attitude, le grain de la peau, le regard, le costume. Les années passant, les techniques se sont améliorées et nous pouvons le constater entre les personnages qui ont été faits au début du XXème siècle et ceux faits ces dernières années. Par exemple, je vous défie de voir une grande différence entre le pape François en cire et celui que l'on peut côtoyer dans ses sorties.

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 et que pensez- vous de ceux là : 

 

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Témoins d'un succès jamais démenti, plus de 2000 personnages de cire se sont succédés à Grévin depuis sa naissance le 5 juin 1882.

 

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J'avoue certains personnages sont époustouflants de réalisme.  

Régulièrement d'autres artistes entrent alors dans la ronde : les maquilleuses doivent retrouver avec leurs pinceaux et la peinture à l'huile, les nuances de la peau, sa couleur, sa transparence, ses détails : grains de beauté, tâches de rousseur, rides, cernes ou cicatrices ; le coiffeur se penche sur les cheveux ; les costumiers choisissent et fabriquent le costume qui évoquera le mieux le personnage, tel que le public le connaît et le reconnaît. Néanmoins, il arrive le plus souvent que la personnalité offre ses propres habits.

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Grévin, possède un remarquable patrimoine architectural du Paris 1900 dont un théâtre à l'italienne, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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La salle des colonnes et la coupole est une grandiose incarnation de l'art décoratif de cette époque, dans lesquelles viennent aujourd'hui se marier, décors épurés et contemporains, associant les dernières technologies.

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Depuis 2002, Grévin est un des sites de loisirs de la Compagnie des Alpes. Il est plus que jamais placé sous le signe de l'esprit de Paris, avec la création d'un espace mode en décembre 2014.

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Le palais des mirages joue avec des multitudes de couleurs qui rendent l'endroit voluptueux et magique avec un goût d'orientalisme. Un bel après-midi d'automne ou j'ai aimé faire découvrir à petit mari, un endroit particulier qui mérite le déplacement.

Je vous invite à vous rendre au Musée Grévin, c'est facile,vous le trouverez sur les "Grands Boulevards" à la station de métro du même nom, au 10, boulevard  Montmartre, vous ressortirez par le passage Jouffroy, une autre manière de découvrir l'importante évolution technologique du XIXème siècle et de la maîtrise des structures en fer c'est le premier passage parisien entièrement construit en métal et en verre. Seuls les éléments décoratifs sont en bois. Il s'agit également du premier passage chauffé par le sol.

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Tous mes commentaires qui accompagnent ce billet m'ont été inspirés par le  Flyers du Musée Grévin.

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, j'envoie une bouteille à la mer.

 

 

 

Je vais faire une annonce qui pourrait rendre un grand service à un Internaute qui m'a contacté sur mon blog de généalogie et qui n'a pas la possibilité de se déplacer au SHAT à Vincennes, puisqu'il habite MOSCOU.

 

 

 

C'est un Historien il s'apelle Nickolaï, il fait des recherches sur MATA HARI, et il aurait besoin de certaines informations archivées au château de Vincennes.

 

Si quelqu'un passant sur ce blog pouvait se rendre aux archives du SHAT et faire les recherches pour lui, ce serait un magnifique échange amical à l'autre bout de l'Europe. J'habite trop loin, je ne peux m'y rendre.

 

 

 

Prenez contact avec lui : Voici son email :

 

www://kachalin.nickolai@yandex.ru

 

 

 

je compte sur vous. Merci

 

 

 

 

 

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