04 décembre 2015

L'automne 2015 - Le pouvoir de la lecture

 

Toute ma vie, j’ai aimé lire. Souvent le soir avant de m’endormir. Mais, maintenant plus j’avance, je m’aperçois, que sans m’en rendre compte, je remanie ma façon de vivre. Les rituels journaliers qui ont jalonné tous mes instants changent. Je suis de celles qui ont besoin d’avoir continuellement des repères. Pour certains, par obligation c’est : « métro, boulot, dodo ». Pour celles qui restent à la maison c’est à peu près pareil, tout tourne autour de la maison et des enfants ; ponctué par les horaires scolaires ou celui de leurs activités. Au fur et à mesure qu’un enfant part de la maison, le rituel change mais  : ménage, préparations des repas continuent malgré tout.

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J’ai l’impression que ces obligations que je me suis imposées et que j’aime bien, sont toujours pour moi un gage d’équilibre ; étant donné les nombreuses périodes de turbulences que j’ai traversées à certains moments, c’est ma façon de tenir debout. Mais, néanmoins quand je regarde dans le rétroviseur, je me rends compte, que mes plus belles années sont passées et qu’elles ont été souvent très chaotiques, donc inutile de gâcher les dernières.

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 A certaine période, il m’était impossible de lire par manque de concentration. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre.  Depuis pas très longtemps, j’ai réalisé que je n’ai plus autant de temps devant moi et j’ai eu l’envie de mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière des planifications journalières. Vivre au jour le jour, même si je ne fais rien ; car pour moi lire, c’est ne rien faire, mais le faire sans complexe et le faire à l’instant décidé sans m’imposer d’obligations. Je rentre donc en ce moment dans ma période « lecture à outrance ». Ça tombe bien, figurez-vous que l’autre jour, petit mari est revenu de chez la boulangère avec en plus du pain, un pavé de plus de 800 pages à lire. Oui, nous avons un boulanger dans notre village qui a aménagé une de ses anciennes étagères à pain en bibliothèque pour tous, nous pouvons nous servir et prendre gratuitement celui qui nous intéresse. Belle idée n’est ce pas ?

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 J’ai un sérieux problème, je suis incapable de lire plusieurs livres à la fois, tellement je les vis. Petit mari a toujours au moins 3 ou 4 livres en route ; moi vraiment je ne peux pas. En revanche si je n’accroche pas après une centaine de pages, j’abandonne. Ou alors, je dévore sans retenue ; néanmoins jamais avant avoir fait ma toilette, mon lit, récolter quelques poussières et ranger pour éviter le foutoir, car quand même il faut respecter mon côté maniaque !

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Il y a environ un mois, j’ai ouvert la première page du livre rapporté : « Le goût du bonheur » le tome 1 « Gabrielle ». C’est une canadienne « Marie Laberge » qui commence à raconter la vie d’une famille de 5 enfants à Québec dans les années 1930.  En débutant ma lecture, je n’ai pas compris que ce livre est en fait une trilogie, je me suis donc empressée d’acheter les deux suivants « Adélaïde » « Florent »  possédant chacun plus de 900 pages pour l’un et 1100 pour l’autre.

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Les 100 premières pages me semblent « plan plan » , peu d’action ni de suspens mais petit à petit je me suis prise au jeu de cette vie familiale entre Gabrielle et Edouard et leurs cinq enfants, tous différents. Pourquoi m’a-t-il fallu un certain temps pour rentrer dans le jeu ? Tout simplement parce que cette vie de famille semble heureuse. Rien ne la bouscule encore. Mais le bonheur est simple pourtant il fait froncer les sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément il est suspect en cette époque ou notre Sainte Mère l’église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir.

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Au fil des pages, on se rend compte que l’élégante Gabrielle qui évolue dans un milieu bourgeois a bien du mal à se soumettre au code strict de cette société sage et bien pensante. Pour elle, elle a envie de changer le monde autrement que par la prière. Marie Laberge raconte avec brio la vie du Quebec entre les deux guerres. Bien vite, je réalise qu’il faut que je m’installe confortablement dans un fauteuil de plus en plus souvent dans la journée pour reprendre le fil de l’histoire.

 

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Pendant ce temps là, dehors il fait un beau soleil et aux yeux de tous, nous vivons un bel été indien ; et si je vous dis que l’extérieur ne m’attire pas du tout, il me suffit d’un endroit ensoleillé  pour vivre à l’heure canadienne. Malgré tout, je culpabilise un peu de ne pas vouloir sortir pour profiter de cette extraordinaire saison qui joue les prolongations. Ma maison est grande, à chaque fois je choisis une pièce ensoleillée et je m’installe dans un fauteuil à l’endroit ou le soleil est le plus éclatant et je tourne avec lui de pièce en pièce. Le matin après ma toilette et quelques légers coups de torchon, je commence par m’installer vers  11 heures dans le bureau illuminé et je pars sans aucun scrupule à Québec ou à Montréal. Heureusement que petit mari est préposé à la préparation des repas, ce qui m’enlève une belle épine du pied. Pour me déculpabiliser je pense aux corvées ménagères indispensables que je me force à faire et à bien faire quand même : remplir les machines, repasser, ranger les paperasses sinon elles s’accumulent et je n’aime pas ça. Mais je fais tout cela vite fait, bien fait !

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L’après-midi après mon feuilleton, c’est dans ma chambre que je continue à vivre l’expérience de l’entre deux guerres de l’autre côté de l’atlantique. Dès que le soleil disparaît derrière la vierge qui domine mon village, je passe dans le boudoir pour m’allonger sur la banquette face au Grand Colombier et je termine mon après-midi bien remplie. De son côté, petit mari fait de même, mais lui n’étant pas soucieux du détail ensoleillé, s’installe toujours au même endroit dans le boudoir et s’occupe sur sa tablette avec différents jeux comme le scrabble ou se plonge dans l’intégral de l’Histoire de la Vie de Giacomo Casanova  une œuvre qui représente quand même environ 75 heures de lecture.

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Voyez-vous, un automne agréablement rempli quand même, choisi et assumé. C’est notre bonheur à nous pendant que d’autres se promènent dans la nature ou range consciencieusement leur jardin (le nôtre a été rangé, mais beaucoup plus vite ;  à chacun ses plaisirs.) Cette année, chez nous l’automne est ailleurs et nous le vivons autrement.

 

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Quand le premier tome de cette trilogie s’est terminé, aussitôt j’ai entamé le second :

« Adélaïde » et son parcours peu conventionnel pour son époque, mais tellement avant gardiste,  elle était simplement en avance sur son temps et elle a toujours assumé ses choix.  Ces derniers, ne lui ont pas toujours valu que du bonheur d’autant plus que sa vie de  jeune femme est entachée par la seconde guerre mondiale, vécue autrement que sur notre continent, mais avec tout autant de chagrins et de manque d’Amour.

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Pour moi, lire, c’est aussi m’impliquer au maximum dans l’histoire, mais dans laquelle je m’incruste discrètement ; je suis tellement entière que j’arrive même à vivre les évènements actuels autrement. Est-ce aussi une façon  de me  protéger, tout en ne restant pas indifférente   au monde qui nous entoure. Après tout, quand nous sommes à la retraite et dans la dernière partie de notre vie, nous avons le luxe de choisir comment être heureux. Pour moi, en ce moment c’est de cette façon que je vois mon bonheur. Je suis toujours étonnée d'entendre autour de moi, ces jeunes retraités qui n'ont jamais le temps de faire ceci ou cela. N'ayant pas beaucoup travaillé dans toute ma vie, j'ai fait beaucoup de bénévolat alors, je suis contente de laisser ma place aux autres. 

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 Je viens d’enchaîner le troisième tome consacré à l’ami de toujours « Florent » ; celui qui n’est pas un frère, ni un mari mais celui qui console, qui partage aussi bien les joies et les peines, qui s’interroge aussi. Nous sommes toujours à Montréal dans les années après la guerre et qui nous emmène jusqu’aux années 1970 ; ces années que j’ai vécues ici et dont je connais le déroulement. Il y a eu tellement de changement de part et d’autre des frontières  que les 20 ans de maintenant, ont beaucoup de mal à imaginer les 20 ans de ces temps là. Quand je refermerai la dernière page du tome 3, je regrouperai les 3 livres, je laisserai une petite carte dans le premier, j’entourerai le tout d’un joli ruban et j’irai reporter l’ensemble sur la belle étagère de mon boulanger ; en espérant que le prochain lecteur appréciera autant que moi.

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Voyez-vous, encore une de ces nouvelles idées de partage entre les uns et les autres que j’apprécie beaucoup. Tout comme l’idée du piano dans les gares, où s’installe Pierre ou Paul pour partager quelques minutes de musique. Ne déplaise à certains en ce moment, le Goût du Bonheur peut être aussi à la portée de tous et il l’emportera, il faut simplement savoir le saisir et ne pas le laisser passer.

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 Ma devise du bonheur pour le troisième âge, celui ou on a encore la chance d’être en forme : Faire ce que l’ont veut à l’instant que l’on veut, sans s’occuper des autres mais en donnant la priorité à SOI. Dans ma vie j’ai énormément donné, je n’ai jamais été égoïste, maintenant je me donne le luxe de faire ce que je veux, quand je veux et où je veux.

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26 novembre 2015

Le Marché aux fleurs et aux oiseaux

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Lorsque nous sommes allés à Paris dernièrement, ma douce moitié m'a fait découvrir un endroit plein de charme que je ne connaissais pas : "Le Marché aux fleurs et aux oiseaux".

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Il paraît qu'il y en a plusieurs dans Paris, mais celui-ci est exceptionnel, il est également le plus grand ; il se trouve dans l'île de la Cité le long de la Seine, tout à côté de Notre-Dame, place Louis Lépine et quai de la Corse  il y est depuis 1808. Ma petite femme n'est pas rancunière, elle va vous donner ses horaires d'ouverture, pourtant avec son appareil photo en bandoulière, elle n'a pas été bien accueilli, agressifs certains locataires de ces endroits si charmants, pourtant ce billet peut que leur faire de la publicité gratuite, donc je disais il est ouvert tous les jours de 8h à 19h et le dimanche c'est aussi un marché aux oiseaux.

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Vous y trouverez une offre importante de fleurs, de plantes et d'arbustes, je peux même dire qu'il y en a que je n'avais jamais vu dans la grande surface que je fréquente en province. Et pour rendre l'endroit encore plus charmant

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et romantique, les petites échoppes sont constituées de pavillons métalliques d'époque 1900.

 

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C'est vraiment très bucolique. Si vous voulez agrémenter vos balcons et vos jardins et à Paris vos terrasses si vous avez la chance d'en posséder une, Vous découvrirez également des décorations,  des lanternes de toutes les formes. Et le dimanche des oiseaux rares et tous les accessoires qui agrémentent leurs jolies cages.

 

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La plus grande partie du marché aux fleurs s'abrite sous six pavillons métalliques disposés de part et d'autre d'allées bordées d'arbres. Dernièrement, parce que la Reine Elisabeth y est venue avec notre Président lors de son dernier voyage pour la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement, la Mairie de Paris a rebaptisé ce lieu de charme en :

  

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C'est l'un des marchés les plus fréquentés au monde.

 

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une fontaine Wallace le rêve de ma petite femme, qui voudrait bien en posséder une.

A l'opposé des bords de Seine, il y a la seule station de métro de l'île de la Cité, l'entrée de la station est encore une des oeuvres de  Hervé Guimard ; conçu au début du XXème siècle une pure merveille de l'Art Nouveau.

 

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En quittant le marché aux fleurs, nous avons emprunté le pont au change, pour regagner l'autre rive et nous arrêter devant une autre curiosité parisienne : les bouquinistes.

 

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Vous en trouverez beaucoup sur les quais de la Seine rive droite du pont Marie au quai du Louvre, sur la rive gauche du quai de la Tournelle au quai Voltaire. La tradition des bouquinistes débute aux alentours du XVIème siècle avec des petits marchands colporteurs. En 1859, des concessions sont mises en place par la ville de Paris et les bouquinistes peuvent s'installer à des endroits fixes. Installés sur plus de trois kilomètres le long de la Seine et sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco en 1991. Ils exploitent environ 900 "boites vertes" d'une couleur réglementée  appelée "vert wagon", en référence à la signalétique du premier métropolitain et qui est aussi celui des fontaines Wallace.

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encore une belle découverte !

Pour terminer, ma douce moitié partagera avec vous un poème de Jacques Prévert qu'elle aime beaucoup et qui lui rappelle ses jeunes années.

 

Je suis allé au marché aux oiseaux

j'ai acheté des oiseaux

Pour Toi

mon amour.

Je suis allé au marché aux fleurs

Et j'ai acheté des fleurs

Pour toi

mon amour.

Je suis allé au marché à la ferraille

Et j'ai acheté des chaînes

de lourdes chaînes

Pour toi

mon amour.

Et je suis allé au marché aux esclaves

et je t'ai cherchée

Mais je ne t'ai pas trouvée

mon amour.

Prévert - Paroles 1945

 

les explications qui accompagnent ce billet ont été inspirés par mes recherches sur Internet.

 

20 novembre 2015

Mon exposition temporaire pour l'année 2015

Pour eux

 

Afficher l'image d'origine

 

Chaque année au mois de novembre, je fais un joli album photos, représentant tout ce que nous avons fait durant l'année et toutes les personnes que nous avons rencontrées chez nous.

C'est la huitième année. Chaque année, il est différent mais il est en version XXL c'est- à -dire 40 cm/30cm. Depuis l'année dernière il s'est même amélioré, puisque j'ai choisi la maison ALBELLI et ses nouvelles options, en qualité extra ; c'est beaucoup plus cher, mais le rendu est simplement divin. Je suis toujours à l'affut des promotions et là, justement j'ai pu profiter de leur 5ème anniversaire : 35%, ce qui pour 70 pages est très appréciable.

Je vais donc le partager avec vous :

 

http://www.albelli.fr/voir-livre-en-ligne/2d74f20d-eb81-403b-88c9-94c7a8e7f7fa

 

Je vous conseille de le regarder en plein écran, il ne sera pas aussi grand que celui sur papier mais vous donnera un bel aperçu du résultat. Il ne vous manquera que la brillance et l'effet grandiose du rendu, mais ce sera quand même un joli livre.

Cette année, j'ai voulu qu'il se présente sous forme d'une exposition temporaire, c'est pourquoi, j'ai encadré les photos et que j'ai fait attention à l'accrochage.

Pendant toute l'année, il sera sur la table du salon afin que tout ceux qui viennent à la maison puissent le regarder. J'ai remarqué que l'on regarde plus souvent un album posé sur une table que le dossier sur l'ordinateur.

Alors qu'en pensez-vous ?

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13 novembre 2015

La dynastie

 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une dynastie provinciale. Bien souvent on pense qu’à notre époque il n'y en a plus, ou chez les riches. Moi, j’en connais une, qui depuis 100 ans s’évertue à exister  avec l’esprit de « clan » même profession de père en fils et filles et surtout même lieu d’habitation. A l'évocation du mot dynastie, on pense tout de suite à celles des feuilletons américains.

 

les dynasties

 

  

Il y a quelque temps,, je faisais la queue aux caisses dans une grande surface. Je n’avais pas fait attention aux personnes qui attendaient derrière moi. J’entends une voie dire : ah ! c’est Edith. Je me retourne, Je remarque une dame élégante accompagnée d’un jeune homme,  ils me semblent tous les deux inconnus, je me retourne et je lui dis : « on se connaît ». Mais oui, tu ne te souviens pas de moi ?, je suis Marie-France, la fille de Maître B... Ben non  ! je ne l’avais pas reconnue. Il faut dire que la dernière fois que nous nous étions vues nous avions 18 ans. Moi, je venais de quitter la pension et Elle, commençait ses études pour devenir notaire. C’est la seconde fois qu’une personne me reconnaît dans un super marché. Alors, dites-moi vraiment je n’ai pas  changé ? j’avoue que je m’interroge.

Edith de 2 a 72

En l’espace de quelques secondes, je me suis retrouvée dans mon enfance. L’étude de son père et de son grand-père et même de son arrière grand-père m’est revenue à la mémoire. Cette étude était celle de mes grands-parents, de mes arrières grands-parents et a été la mienne pendant longtemps. J’ai même travaillé ponctuellement pour eux quand je faisais des recherches généalogiques. Enfant, nous nous sommes côtoyées car mon grand-père ferronnier d’art, travaillait souvent  pour sa famille. Dans les années 1950, la mode était revenue au fer forgé. Il nous arrivait donc d’aller l’une chez l’autre. Ensuite, nous nous sommes perdues de vue car nos chemins se sont séparés. Nos vies n’étaient pas les mêmes. Mon avenir n’était pas tracé, mais le sien l’était.

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 Quelques semaines après cette rencontre, nous sommes allés déjeuner chez elle lors d’une virée dans le Nord. Et là, pas de grandes surprises, tout semblait être resté à la même place. La propriété avait été construite dans les années 1920 par son aïeul. La maison familiale trônait au milieu d’un immense parc et l’entrée n’était pas la même que celle de l'étude.  Celle-ci,   se faisait par une rue différente,  à l’autre bout du parc, une autre rue donnait sur l’autre entrée. Mon grand-père disait toujours, Maître B. a su marier l’utile et l’agréable », deux maisons bourgeoises bien distinctes et bien séparées l’une de l’autre, mais aux mêmes aspect. Je ne suis pas souvent rentrée par l’entrée principale. Enfant, je me souviens, quand nous allions dans cette petite ville de province, nous aimions aller nous promener dans ce quartier, car il était celui « aux belles maisons » en un mot celui des notables de la ville. Toutes les maisons environnantes avaient autant d’allure que celle de Marie-France.

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Quand j’étais adolescente, le rez-de-chaussée était habité par ses grands-parents et son arrière grand-père, les deux premiers notaires de la famille. Marie-France et son petit frère Henri, occupaient le premier étage avec leurs parents. Elle ressemblait à celle-ci que j'ai prise sur Internet.

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l'entrée de l'étude ressemblait à celle-ci.

 

Elle m’a raconté, quand elle est, elle-même devenue Notaire, ses parents lui ont fait aménager l’appartement au-dessus de l’Etude. Elle s’est mariée avec le premier clerc de son père et ils n’eurent qu’une seule fille qui a embrassé la même profession et ils ont habités dans cet appartement jusqu’au décès des grands-parents. Et la hiérarchie a continué dans la grande maison. L’appartement de l’Etude est resté inoccupé pendant plusieurs années, jusqu’à ce que son frère se marie, mais très vite, il a fait construire une grande maison dans un autre endroit du parc, car très vite sa famille s’est agrandie.

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Les époux et épouses souvent venant de la même profession se sont associés.

Les affaires de cette étude provinciale ont beaucoup progressées. Au fil des années,  ils ont racheté d’autres études des environs et se sont partagés le travail, mais ils ont toujours vécus groupés dans la maison familiale et ses annexes. En 2014,  La relève est assurée. Sa petite fille « Caroline » vient de terminer son notariat et deux de ses neveux Vincent et Charles sont sur le même chemin. Jusqu’à présent tout le monde a réussi à continuer à habiter dans le même environnement. Caroline vient d'emménager dans un studio, toujours sur la propriété.

 

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J’avoue que son histoire m’a laissé dubitative. C’est presque parfait, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander  comment se déroulait cette cohabitation depuis sa création ?  D’après Elle, pas plus mal qu’ailleurs. Personne ne se marche sur les pieds, la propriété est assez grande pour que chacun puisse avoir son intimité. Deux règles imposées par l’arrière grand-père et qui ne semblent n’avoir jamais été transgressées ou très occasionnellement :

  1) Une fois que l’Etude est fermée, personne ne doit parler de travail à la maison, ni dans les réunions familiales. Cette règle a toujours été préservée et tenue, c’est arrivé qu’il y ait eu une ou deux fois un dérapage mais très vite la conversation  a pris fin et s’est continuée ailleurs que sous le toit familial.  

 

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2) Au travail personne ne doit faire ressentir qu’il est de la même famille et doit faire son travail comme s’il travaillait ailleurs. Et surtout pas de passe droit. Pour la petite anecdote, il parait qu’à chaque fois qu’un jeune rentre dans le système, il essaie d’enfreindre les règles mais bien vite il a compris les règles ancestrales de la maison. Régulièrement il y a des réunions qui déterminent qui fait quoi et le partage des affaires est respecté. Quand l’un à un problème particulier il en parle aux autres pendant ces réunions et tout le monde essaie de l’aider.

 

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Chapeau tout ça parait idyllique et cela donne l’envie  d’un bonheur familial comme celui là. C’est le rêve quand même et le plus beau dans l’histoire c’est que les conjoints sont bien rentrés dans le moule. 

Marie-France me disait aussi qu'en dehors du bureau, tout le monde fait ce qu’il veut et ils se reçoivent comme dans toutes les familles, ils gèrent tous ensemble la propriété qui a été mise en  société civile familiale.

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Quand je suis repartie, j’ai continué à me poser des questions, mais néanmoins j’en suis restée admirative. C’est vraiment un idéal parfait ! Une dynastie, une castre, un clan cela peut encore exister au XXIème siècle la preuve que oui, mais pour combien de temps ? 

 

les photos sauf une ont été prises sur Internet.

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06 novembre 2015

L'automne à Pralognan comme nous l'avions jamais vu.

Je vais dédier ce billet à

Praline 

 

et à tous ceux et à toutes celles qui connaissent Pralognan la Vanoise, l'été ou l'hiver. Je suis certaine que vous ne l'avez jamais vu comme je vais vous le montrer.

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Mais avant je vais vous expliquer pourquoi nous sommes venus à cette époque. Je vous ai dit que nous avions échangé gratuitement notre appartement à Pralognan avec des Internautes qui nous ont prêté le leur à Paris. La cerise sur le gâteau, l'échange était non simultané, donc nous y sommes allés il y a 15 jours et eux qui sont dans l'enseignement ont profité des vacances de la Toussaint pour y venir.

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Ils s'y sont tellement bien plu, qu'ils sont restés deux fois plus de temps que nous,  chouette nous allons pouvoir compenser ces jours supplémentaires par un prochain voyage à Paris ; certainement au Printemps. Je peux vous dire que pour ce premier échange, nous sommes ravis, tout s'est bien passé et nous avons fait la connaissance avec des gens sympas.

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Justement, depuis que nous sommes rentrés de Paris, du balcon du boudoir, nous voyons les couleurs du paysage changer au jour le jour. C'est magnifique. Alors, nous avons décidé  d'aller passer le WE de la Toussaint à Pralognan la Vanoise après tout, il faut aller laver les draps et les serviettes de toilette de nos invités, bonne solution n'est-ce-pas ! 

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Depuis plusieurs jours en sortant de la supérette de mon village, je me disais, il faut que je vienne prendre en photo les érables, ils sont superbes et ils ne vont pas durer longtemps, il suffirait d'une bonne pluie et de vent pour que je sois obligée d'attendre l'année prochaine. Donc ça c'est fait. Maintenant direction Pralognan.

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Samedi matin en ouvrant mes fenêtres, le soleil vient de passer la montagne et voici ce que je peux admirer.

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ça tombe bien, j'ai oublié un petit truc que je dois aller acheter à la supérette du village. En dehors des deux saisons de tourisme, le village vit au ralenti. Une seule supérette d'ouverte, aucun restaurant, aucune boutique. Donc allons faire un petit tour dans le village, nous n'y rencontrerons pas grand monde et nous pourrons admirer le soleil qui baigne les maisons, car vous savez en haute montagne entouré des sommets, à cette époque le soleil ne fait pas son apparition en même temps qu'ailleurs et il se cache à 15h en franchissant les crêtes du côté de Courchevel.

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 après le déjeuner il ne faut pas s'attarder et partir tout de suite en randonnée si on veut profiter du meilleur de la journée. Bon ça, c'est pour ceux qui ne sont plus très jeunes, car la jeune génération à intérêt à partir avec son pique nique le matin vers 9 heures et bien évidemment les vrais sportifs et amoureux de la montagne c'est aux aurores qu'ils grimperont les petits chemins.

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C'est petit mari qui a décidé de la balade, il avait envie depuis longtemps de faire le Cirque de l'Arcelin, petite promenade sans difficultés importantes. Pour cela on va prendre la voiture jusqu'aux Fontanettes (restaurant fermé en ce moment), mais comme ce restaurant  est sur les pistes, l'hiver c'est la cantine de beaucoup le midi.

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Alors maintenant, chut, on ne dit plus rien, ouvrez vos grands yeux et admirez, c'est gratuit.

 

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Vous avez vu, il a plu une seule journée avant notre arrivée,  à l'endroit du Cirque de l'Arcelin qui est rarement au soleil, il y a des flaques d'eau gelée.

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vous avez vu, nous avons traversé un pierrier et un petit pont bricolé, car quand le torrent débite trop fort, le pont est emporté et nous ne pouvons plus passer.

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Première journée terminée, vous avez aimé ? La seconde journée a été plus calme, petit mari s'est réveillé avec mal aux reins, donc repos forcé, c'est dommage moi, je serais bien allée aux Prioux photographier le village endormi pour l'hiver !

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30 octobre 2015

Le Musée Grévin

Le Musée Grévin

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Lors de ma première visite au Musée Grévin, j'avais une dizaine d'années. A cette époque, les distractions n'étaient pas aussi nombreuses que maintenant. Je me souviens nettement du tableau  qui m'avait le plus marquée. Marat assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday, un fait historique, que je me suis rappelée toute ma vie. Cette scène, est toujours là.

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Une partie de l'histoire est bien représentée, mais en dernier dans le parcours fléché que nous sommes invités à emprunter.

 

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Fort d'un savoir-faire de plus de 130 ans, le Musée Grévin symbolise cet art si particulier de la cire qui restitue dans les moindres détails le réalisme des personnages historiques ou contemporains : l'attitude, le grain de la peau, le regard, le costume. Les années passant, les techniques se sont améliorées et nous pouvons le constater entre les personnages qui ont été faits au début du XXème siècle et ceux faits ces dernières années. Par exemple, je vous défie de voir une grande différence entre le pape François en cire et celui que l'on peut côtoyer dans ses sorties.

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 et que pensez- vous de ceux là : 

 

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Témoins d'un succès jamais démenti, plus de 2000 personnages de cire se sont succédés à Grévin depuis sa naissance le 5 juin 1882.

 

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J'avoue certains personnages sont époustouflants de réalisme.  

Régulièrement d'autres artistes entrent alors dans la ronde : les maquilleuses doivent retrouver avec leurs pinceaux et la peinture à l'huile, les nuances de la peau, sa couleur, sa transparence, ses détails : grains de beauté, tâches de rousseur, rides, cernes ou cicatrices ; le coiffeur se penche sur les cheveux ; les costumiers choisissent et fabriquent le costume qui évoquera le mieux le personnage, tel que le public le connaît et le reconnaît. Néanmoins, il arrive le plus souvent que la personnalité offre ses propres habits.

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Grévin, possède un remarquable patrimoine architectural du Paris 1900 dont un théâtre à l'italienne, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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La salle des colonnes et la coupole est une grandiose incarnation de l'art décoratif de cette époque, dans lesquelles viennent aujourd'hui se marier, décors épurés et contemporains, associant les dernières technologies.

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Depuis 2002, Grévin est un des sites de loisirs de la Compagnie des Alpes. Il est plus que jamais placé sous le signe de l'esprit de Paris, avec la création d'un espace mode en décembre 2014.

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Le palais des mirages joue avec des multitudes de couleurs qui rendent l'endroit voluptueux et magique avec un goût d'orientalisme. Un bel après-midi d'automne ou j'ai aimé faire découvrir à petit mari, un endroit particulier qui mérite le déplacement.

Je vous invite à vous rendre au Musée Grévin, c'est facile,vous le trouverez sur les "Grands Boulevards" à la station de métro du même nom, au 10, boulevard  Montmartre, vous ressortirez par le passage Jouffroy, une autre manière de découvrir l'importante évolution technologique du XIXème siècle et de la maîtrise des structures en fer c'est le premier passage parisien entièrement construit en métal et en verre. Seuls les éléments décoratifs sont en bois. Il s'agit également du premier passage chauffé par le sol.

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Tous mes commentaires qui accompagnent ce billet m'ont été inspirés par le  Flyers du Musée Grévin.

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, j'envoie une bouteille à la mer.

 

 

 

Je vais faire une annonce qui pourrait rendre un grand service à un Internaute qui m'a contacté sur mon blog de généalogie et qui n'a pas la possibilité de se déplacer au SHAT à Vincennes, puisqu'il habite MOSCOU.

 

 

 

C'est un Historien il s'apelle Nickolaï, il fait des recherches sur MATA HARI, et il aurait besoin de certaines informations archivées au château de Vincennes.

 

Si quelqu'un passant sur ce blog pouvait se rendre aux archives du SHAT et faire les recherches pour lui, ce serait un magnifique échange amical à l'autre bout de l'Europe. J'habite trop loin, je ne peux m'y rendre.

 

 

 

Prenez contact avec lui : Voici son email :

 

www://kachalin.nickolai@yandex.ru

 

 

 

je compte sur vous. Merci

 

 

 

 

 

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23 octobre 2015

Le Musée Nissim de Camondo

Musée NISSIM DE CAMONDO

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Voici un Musée qui ne m’a pas laissé indifférente.

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 D’abord, j’aime particulièrement l’époque du XVIII siècle. Si mes moyens me l’avaient permis, c’est cette époque que j’aurais représentée chez moi. Mais déjà, quand j’ai commencé ma vie de femme les vrais meubles de ce temps là étaient onéreux, beaucoup de copies ont été faites, mais elles n’ont pas le même charme et la même authenticité, donc je me suis rabattue sur le XIX siècle, très facile d’accès dans les années 1960. Dans nos familles beaucoup avaient encore ce genre de meubles et aimaient bien les changer au profit de ceux des années plus contemporaines ; moi, les contemporains des années 60, je ne les aimais pas du tout. Et ce qui est drôle, mes goûts n’ont jamais changés. Je sais que je passe pour ringarde aux yeux de beaucoup, car on me voit à l’âge que j’ai maintenant, mais on m’aurait connu dans mes jeunes années, beaucoup auraient été tout aussi étonné car ce n’était pas le goût de mes amis ou très peu, sauf ceux qui aimaient comme moi, avoir un intérieur différent des autres. Quand j’habitais Paris, j’avais une amie qui partageait ma passion et avec laquelle j’allais traîner dans les différents marchés aux puces de la capitale. Déjà à cette époque je détournais les objets, ce qui me fait sourire maintenant que cela est devenu à la mode.

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C’est donc pourquoi, je saute sur l’occasion quand je peux visiter des maisons ou des châteaux hors du commun. Et quand en plus, les meubles et les objets ont été choisis par des collectionneurs d’Art de cette époque là, inutile de vous dire que je suis aux anges.

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Sur les blogs, j’avais déjà admiré les Musées Nissim de Camondo et Jacquemart. Je m’étais jurée d’aller les visiter lors d’une escapade parisienne. Voici, c’est chose faite et croyez moi, je n’ai pas été déçue. Savoir qu’en tous temps, des gens fortunés ont eu le souci de réunir de beaux objets et de beaux meubles et ensuite surtout, d’en faire donation à la France, pour enrichir son patrimoine. Et partager ces beautés avec les autres générations, ça c’est génial.

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Avoir de l’argent, ce n’est pas toujours le bonheur absolu, car la vie parfois au-delà de ça, vous réserve de mauvaises surprises. C’est le cas de Moïse de Camondo qui pendant toute sa vie a eu le plaisir et la possibilité d’acheter et de réunir de jolies choses.

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Les Camondo viennent de Turquie. Deux frères inséparables Abraham-Béhor et Nissim,  ce sont de riches banquiers juifs.  Pour mieux les situer, je dirais qu'ils sont cousins avec les "Dassault".

Tous les deux deviennent des collectionneurs passionnés d’objets d’art d’Extrême-Orient Ils s’installent avec leur famille à Paris en 1869, pour y développer la banque familiale et achètent tous les deux des terrains en bordure du parc Monceau pour construire de belles maisons pour mettre à l’abri leurs trésors.

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Malheureusement ils décèdent tous les deux à quelque mois d’intervalle en 1889. Le fils d’Abraham-Béhor, Isaac se désengage progressivement des affaires pour se consacrer à ses passions : l’art et la musique. Son cousin germain, Moïse de Camondo, est plus discret et conventionnel dans ses choix. Il se marie en 1892 avec Irène Cahen d’Anvers, elle aussi issu d’une grande famille de financiers juifs ; mais le mariage ne dure que 5 ans, sa femme l'abandonne après la naissance de leur deuxième enfant.  Son divorce est prononcé en 1902, il obtient la garde de Nissim et de Béatrice et continue a assurer leur éducation.

Nissam de Camondo

Collectionneur érudit d’œuvres d’art décoratif français du XVIII siècle dès les années 1890, il est de plus en plus absorbé pas sa passion qui l’amène à faire reconstruire l’hôtel familial de la rue de Monceau entre 1911 et 1914.

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De son côté, son fils Nissim termine ses études au Lycée Janson de Sailly, il devance l’appel pour effectuer son service militaire. Il est libéré en novembre 1913, il entame sa formation de banquier à la banque de Paris et des Pays Bas. C’est un patriote convaincu, dès la mobilisation de la guerre en 1914, il devient vite sous Lieutenant en 1915, il passe dans l’aviation en qualité d’observateur et réussi un nombre considérable  de missions photographiques pendant les batailles de Verdun et de la Somme. Promu lieutenant en 1916, il obtient son brevet de pilote, malheureusement le 5 septembre 1917, lors d’une mission de reconnaissance, son avion est abattu en combat aérien en Lorraine.

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Geneviève Le Couteulx du Molay

par Elysabeth-Louise Vigée Lebrun

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 Cette tragique disparition plonge Moïse de Camondo dans le désespoir, puis le détermine à léguer par testament son hôtel et ses collections à l’Etat français en 1924. Dès son plus jeune âge, sa fille Béatrice se passionne d’équitation et se révèle une excellente cavalière, elle héritera de sa propriété à Aumont près de Chantilly dans l’Oise et elle veillera à l’exécution du testament : le musée Nissim de Camando du prénom de son frère, volonté de son père sera inauguré officiellement le 21 décembre 1936.

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 En 1919, Béatrice a épousé Léon Reinach, fils de Théodore Reinach, le célèbre helléniste et numismate, membre de l’Institut. Deux enfants naissent de leur union Fanny en 1920 et Bertrand en 1923. Se croyant intouchable par la notoriété de sa famille, et son amour pour la France, elle reste dans son pays pendant l’occupation et ne pense pas à s’éloigner pour éviter le danger de la montée du nazisme contre les juifs. Béatrice et toute sa famille sont arrêtées en 1942, internés au camp de Drancy, ils sont tous déportés à Auschwitz le 20 novembre 1943. Béatrice fait partie du convoi 69, qui part le 4 mars 1944. Aucun d’entre eux n’est revenu. Avec leur disparition s’éteint à jamais la famille de Camondo.

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 Triste histoire malgré la richesse de cette famille. Nous ne pouvons qu’être ému devant ce destin brisé par la bêtise humaine et remercier Moïse de Comando d’avoir eu la sagesse de léguer le fruit de ses passions à l’Etat français. Les amoureux de l’Art peuvent se promener dans sa maison et admirer l’abondance de mobilier, peintures, porcelaines, sculptures, tapis, tapisseries, qu’elle renferme. Jusqu’à sa mort en 1935, il poursuit ses acquisitions dans un souci de perfection et d’harmonie.

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 Je terminerai cette visite par un superbe tableau de Félix Philippoteaux (1815/1884) d'après une gouache de Carmontelle (1717/1806) "Les gentilhommes du Duc d'Orléans", l'aquarelle d'origine qui appartenait à l'ancienne Comtesse de Paris, vient d'être vendue aux enchères la semaine dernière pour la modique somme de plus de : 500.000 euros.

Je peux dire que la visite de cette maison est assez différente des autres, car on a l'impression que la famille va rentrer d'un moment à l'autre, elle est imprégnée, elle a une âme, elle a un destin. Pour ceux et celles qui comme moi veulent en savoir plus, je les invite à lire "Le dernier des Camondo" de Pierre Assouline, qui m'a été recommandé par une des Internautes qui vient sur mon blog. Vous ne serez pas déçus, dès les premières pages vous serez captivés.

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Mes sources : La revue des Arts décoratifs sur le Musée Nissim de Camando.

 

 

Petite aparté:

Dans 3 jours, cela fera 9 ans que j'ai ouvert ce blog. Au début plusieurs jours par semaine, ensuite au rythme régulier d'1 par semaine. Avec à chaque fois des billets différents. Rarement j'ai repris le même sujet, au début je parlais de mes travaux manuels beaucoup plus présents à l'époque que maintenant. Sont restées mes PASSIONS et Dieu sait ce que j'en ai eu dans ma vie. J'ai toujours voulu que mon blog soit à l'image de ma vie, je vous ai confié beaucoup, mais rassurez-vous j'ai des jardins secrets. Je n'ai pas beaucoup de commentaires à chaque fois, par rapport à certains blogs, mais en revanche des pics de visiteurs chaque vendredi, il y a même un vendredi ou j'ai eu 1253 visiteurs, oups ! De mon côté je rends visite chaque jour à une dizaine  de blogs et parfois moins, donc c'est normal que je n'ai pas des chiffres exorbitants, car pour cela il faut aller beaucoup sur les blogs et je n'en ai pas le temps et pas l'intérêt car beaucoup son éphémères. Les blogs qui ont mon intérêt, sont ceux qui racontent quelque chose, des instants de vie, des voyages, des petits riens de tous les jours, des sentiments ; c'est pour cela que le mien est inclassable, il vous raconte "la vie". Alors continuez à venir, je suis contente de ces échanges. Et Merci à mes fidèles internautes.

 

16 octobre 2015

Virée parisienne, échange d'appartements. Partage de maisons pour vacances

 

Cette virée, s’est décidée l’hiver dernier. Envie de revoir Paris.

Après avoir hésité à plusieurs reprises, nous avons choisi le début octobre.

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 Les nouveaux concepts de partage me plaisent beaucoup. A plusieurs reprises, nous avons fait du covoiturage. Nous partageons notre maison avec des gens pour garder nos animaux et nous leur donnons la possibilité de venir chez nous dans une maison agréable et ainsi, ils peuvent visiter une région qu’ils ne connaissent pas. Cette fois-ci, nous allons expérimenter l’échange de maison pour des vacances. Un concept qui semble bien rodé maintenant. Je vous explique, vous vous abonnez sur un site sérieux, sur lequel vous offrez votre maison gratuitement en échange d’une autre que vous choisissez sur le site, sur lequel la maison de votre choix est exposée ; elle peut être à l’autre bout du monde. Vous y allez pendant la même période, ou alors comme nous en décalé. C’est donc, voyager autrement. Nous avons seulement un abonnement annuel à payer à l’organisme et nous pouvons partir en vacances plusieurs fois dans l’année. Souvent, d’après le catalogue ce sont de très belles maisons et nous pouvons même avoir la chance de nous retrouver dans une maison de rêve. Ou tout simplement rester en France et aller dans une région que nous n’avons pas encore visitée. En y réfléchissant bien, l’abonnement pour une année est moins cher qu’une nuit à l’hôtel dans  Paris, donc comme nous resterons 4 ou 5 nuits, nous sommes vite gagnants.

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Pour notre première expérience, nous avons choisi un appartement dans le quartier du Marais contre notre appartement à Pralognan. J’ai sélectionné un studio rue des Tournelles,  chez Jean-Marc. C’est un adepte de ces échanges, il a déjà fait de nombreux voyages à travers le monde. Il viendra se ressourcer à la montagne dans la seconde partie du mois d’octobre. En principe, à cette époque, le temps est encore beau et les chemins de la Vanoise sont beaucoup moins fréquentés.

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Pour nous, c’est un grand évènement, nous n’avons pas pris le train et les transports parisiens depuis de nombreuses années. Je ne me souviens pas avoir voyagée de cette façon avec petit mari. En cherchant sur Internet, je me suis aperçue que les tickets de transports ne se limitaient plus qu’au simple billet de métro et d’autobus, plusieurs formules« forfait » sont proposées par jour pour nous rendre dans tout Paris et même jusqu’à Versailles ou Provins. Pour ne pas rencontrer les déconvenues que nous avons eues cet été en Italie, j’ai tout préparé minutieusement.

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Annabelle m’avait dit, que l’on pouvait réserver et acheter tous les billets des endroits que nous allons visiter sur Internet, plus de queue aux guichets, il paraît que ces coupes fils sont de vrais « sésame ouvre toi ». J’ai passé plusieurs jours à chercher avec le budget que je m’étais réservé. Le dimanche soir, tout était près. Alors, à nous l’aventure ! Il n’y a pas d’âge pour cela. !

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4 nuits à Paris. Tara ira chez sa nounou et Igor restera à la maison ; il ne va pas aimer, mais il aura comme bruit de fond, les couvreurs sur le toit et deux fois par jour une visite pour vérifier s’il mange bien. Héloïse viendra même lui faire un câlin vendredi.

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 Comme je vous l’ai déjà dit, je suis très organisée, pendant plusieurs jours, j’ai fouillé sur Internet pour prendre les billets, j’ai   préparé la valise en inscrivant tout à l’avance. Pour une fois nous allons voyager léger, chacun sa valise de cabine, de bonnes chaussures pour affronter en premier les escaliers du métro et les grandes marches dans les rues parisiennes. Quand j’habitais la capitale je préférais marcher que de prendre les transports en commun. Alors petit mari, il va falloir suivre.

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Un programme bien étudié.  L’après-midi, de notre arrivée tout le quartier Bastille côté Marais, petites pauses au square de la Place des Vosges, un quartier que je ne connais pas et que j’ai l’envie de visiter depuis fort longtemps. Mercredi, rendez-vous avec ma guadeloupéenne en fin de stage dans la région, et sa fille Mélanie qui se joindra à nous. Il est prévu d’aller rendre visite à Victor Hugo, traîner un peu Place des Vosges traverser la Maison de Sully, dommage, nous ne pourrons pas  voir les appartements de la Duchesse il paraît qu’il faut prendre rendez-vous.

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 Nous nous dirigerons en bus vers l’Opéra et nous déjeunerons au café de la Paix et ensuite nous visiterons les coulisses de la grande maison.

Sandrine et Mélanie aiment la danse, ma grande en a fait toute sa jeunesse et ses filles ont suivi le même chemin, alors quoi de mieux que de visiter les coulisses du Palais Garnier.

 

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 En sortant direction la butte Montmartre et la place du Tertre ; pendant que petit mari ira au Musée de la Marine tout seul. Le soir, j’ai réservé une surprise à Sandrine, vous vous souvenez la surprise l’année dernière pour ses 50 ans en Guadeloupe, là, nous serons la veille de son anniversaire puisqu’elle repart le lendemain, j’ai réservé une table dans une grande brasserie parisienne « Bofinger » à deux pas de l’endroit où nous logeons. Je ne sais pas encore que les serveurs nous surprendraient quand je lui donnerai son cadeau et qu’au dessert, ils amèneront un petit plus avec bougie étincelante, qui fera son effet puisque toute la salle et croyez-moi elle était pleine se mettra à chanter « joyeux anniversaire » et à applaudir. C’est encore un anniversaire que nous n’oublierons pas.

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Jeudi et vendredi l’Art du XVIIIème siècle s’ouvrira à nous,  en allant visiter deux célèbres musées de collectionneurs d’Art : le premier jour, Nous nous inviterons chez Moïse de Camondo et le lendemain chez les Jacquemart André et Nelly. Je reviendrai dans un autre billet vous parler en détail de ces visites fort intéressantes et je vous raconterai la triste histoire de la famille Camondo. Mais avant nous  flânerons au Parc Monceau.

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 J’aime faire des surprises. Sandrine a trouvé que son beau-père n’entretenait pas très bien sa barbe, elle m’a suggéré de l’emmener chez un barbier. J’ai trouvé l’idée super et j’ai réservé en première heure avant de commencer nos visites, chez une barbière rue Godot de Mauroy. Une expérience parisienne dont il se souviendra.

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 Vendredi matin, ce sera le second Musée et l’après-midi nous irons visiter la Sainte Chapelle, un endroit que je ne connais pas, nous en profiterons en sortant pour nous promener dans le palais de justice, c’est un endroit en revanche que je connais bien. Dans une autre de mes vies, j’ai fait des recherches dans les archives judiciaires pour un grand cabinet de généalogie. Et pour terminer l’après-midi, j’ai envie d’aller me promener au marché aux fleurs, c’est un endroit tellement romantique qui renferme des merveilles et ne ressemble nullement aux grandes surfaces que nous fréquentons tous maintenant. J’ai toujours été très étonnée de découvrir dans un si petit endroit des plantes inconnues et des fleurs de régions lointaines.

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Donc, mardi matin, direction la capitale. Après un changement de train à Lyon, nous sommes arrivés à 13h30, première expérience depuis bien longtemps : le métro, nous aurions pu rejoindre la rue des Tournelles à pied, il y aurait eu moins de couloirs et d’escaliers, c’est du reste ce que nous ferons samedi matin.

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Sans compter les endroits surprises comme la jolie église St.Paul et Saint Louis qu'une des  tantes du papa de mes filles, aimait tant qu'elle a voulu que son dernier office soit dans cette église. Il y aura aussi un après-midi au Musée Grévin.


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C’est dans un vieil immeuble d’époque XVIIIème siècle que nous sommes attendus, mais là, pas d’ascenseur, nous allons gravir nos 5 étages calmement sans nous presser.

  

 

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 Une belle rampe d’escalier  en chêne pour nous aider ;  au quatrième étage un poste d’eau ancien, qui devait être la seule alimentation d’eau des derniers étages. Un immeuble bien entretenu et réaménagé très certainement avec tout le confort. Dans les années 1950, je connaissais ce genre de cage d’escalier crasseuse et noire, maintenant tout est ciré.

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Au 5ème étage, nous découvrons une chambre de bonne avec une kitchenette et une minuscule salle de bains, le tout décoré avec goût, un vasistas et une grande fenêtre donnant sur les toits, un charme supplémentaire et typiquement parisien. C’est Ely qui nous reçoit, un jeune étudiant en médecine très gentil, agréable et bavard  qui est chargé de nous transmettre les secrets du quartier ; le propriétaire travaille et nous contactera le lendemain.

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Maintenant à nous l’aventure. Revenez vendredi prochain, je partagerai avec vous quelques unes de nos découvertes.

 

le marché au fleurs

Quand je me promenais ici, je me récitais :

POUR TOI MON AMOUR

 Je suis allé au marché aux oiseaux Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi mon amour Je suis allé au marché aux fleurs Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi mon amour Je suis allé au marché à la ferraille Et j'ai acheté des chaînes De lourdes chaînes
Pour toi mon amour
Et je suis allé au marché aux esclaves Et je t'ai cherchée Mais je ne t'ai pas trouvée mon amour
Jacques Prévert 1945.      

 

 

A bientôt.

09 octobre 2015

CROISIERE STEPHANE BERN LES SECRETS DES ROIS ET DES REINES 5

Dimanche 20 septembre 2015

 

Le grand jour est enfin arrivé, nous sommes à Valence et Stéphane Bern, nous rejoint cet après-midi. Nous ne descendons pas à terre, je dois mettre à jour mon journal et m’occuper de mes photos.

 

La journée commence par un rendez-vous avec Jean Charles notre Amiral, pour aller visiter les cuisines du Costa Fortuna avec le groupe « Secrets de Rois et de Reines ». Nous les avions déjà visitées sur d’autres bateaux. Mais nous ferons quand même la visite. Aujourd’hui dans la matinée à 11 h, il y a une réunion très importante que nous ne devons pas manquer : les informations pour notre débarquement mardi à Savone. Eh ! Oui la croisière touche à sa fin. Mais je peux dire dès maintenant que nous avons beaucoup apprécié cette dernière.

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Après-midi repos sur un pont à l’ombre dans le port de Valence en attendant notre soirée avec Stéphane Bern.

Pourquoi un tel engouement pour lui ? Je n’ai jamais été, même jeune, fan de quelqu’un, comme beaucoup l’était quand j’avais 20 ans d’acteurs ou de chanteurs. Cela n’a jamais été mon truc. Mais ce jeune homme, je l’ai pris en affection dès ses débuts. Oser à 17 ans se passionner pour les monarchies, c’était un créneau loin d’être gagné pour en faire sa profession. On avait l’habitude de suivre les royautés avec la voix particulière de Léon Zitrone, Et l'histoire de France est une matière peu appréciée et elle est, l’enfant pauvre de l’éducation nationale. A force de gentillesse, de travail, de culture, il s’est fait aimer et a su saisir les opportunités qu’ils se sont présentées à lui. A 52 ans, il peut dire qu’il a réussi son pari. Et malgré ce parcours pas toujours facile, il a su garder la tête froide et il est aimé de plus en plus par les français. Voilà, c’est tout simplement pour cela que j’aime Stéphane.

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 Au restaurant ce soir, c’est la soirée italienne, mais nous avons rendez-vous à la salle de conférence à 20h45 avec mon chouchou, nous privilégions donc « Secrets des Rois et des Reines » car nous avons attendu cette soirée différente des autres. Il va nous raconter ses anecdotes avec les rois et les reines de notre époque.

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Environ 1/2h plus tard, il arrive. Pas de surprise il est tel que nous le voyons à la télévision ou dans ses émissions historiques. Simple, courtois, bien élevé mais très fatigué, il travaille sans arrêt, pour lui pas de dimanche, ce WE il a assuré en direct les journées du patrimoine. C’est un fou du travail, toujours par monts et par vaux, il ne sait jamais dire non, et se laisse dépasser par tout ce qu’il entreprend, de peur qu’un jour tout s’arrête ! Dès son arrivée, il prend place face à nous et aussitôt sous forme de conversation se met à nous raconter quelques situations croustillantes avec certains rois et reines qu’il côtoie depuis plus de 25 ans. Il est devant nous comme s’il nous avait toujours connu et manie l’humour avec dextérité et naturel et il ne se gène pas pour en faire autant avec les têtes couronnées qui le reçoivent.

 

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 Il a longtemps été proche de l’ancien Comte de Paris, qui n’était pas un homme facile, il pouvait être charmant et le lendemain odieux. Pendant plusieurs années par amour de la royauté, il a été bénévole au sein du secrétariat du Prince. Il est également proche de la famille royale du Luxembourg, étant lui-même luxembourgeois par sa maman. Proche également du Prince Albert de Monaco et de la Reine d’Angleterre qu’il vénère autant qu’Isabelle Rivère. D’autant plus qu’il a eu l’honneur d’être décoré par la reine le 5 juin 2014, et a été fait Chevalier de l’Ordre de l’Empire pour avoir pendant des années promu la culture britannique auprès des français. La cérémonie a eu lieu à l’ambassade de Grande Bretagne lors du dernier voyage officiel de la Reine, en présence de son papa qui dans la conversation a glissé à sa Majesté : Mon fils est fou de vous depuis qu’il est enfant ! Loin de s’en formaliser, sa Majesté a ri de bon cœur. Il nous a également raconté les répétitions qui ont eu lieu avant le jour J en présence d’un haut fonctionnaire britannique et il nous raconte cet évènement avec l’humour qui le caractérise on dirait un enfant émerveillé.

 

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La Reine n'accroche sur la veste les distinctions, qu'aux britaniques.

 

 Pendant toute la soirée, nous ne nous sommes pas  rendu compte du temps qui passait. Avec gentillesse et inlassablement il partagera avec nous sa passion pour l’aristocratie, le plus simplement du monde. Pourtant je vous assure, il était très fatigué. La soirée s’est continuée autour d’une coupe de champagne italien tout en acceptant de faire des photos avec nous et en nous dédicaçant  ses livres. Pour l’occasion, j’avais amené son dernier livre  le tome 2 des "Pourquoi de l’histoire" paru en juin 2015.

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Nous avions été déçus au  début de la croisière par son intervention tardive, mais nous avons mieux compris pourquoi il ne pouvait pas nous consacrer plusieurs jours. Pourtant c’est avec plaisir que nous aurions aimé passer plus de temps avec lui. Les chanceux auront encore une heure le lendemain matin pour prendre un café avec lui autour de la piscine et refaire quelques photos tout en bavardant de tout et de rien. Cette heure supplémentaire s’est décidée après que nous ayons arrêté une excursion à Barcelone et comme nous n’avions qu’une demi journée d’escale, nous en avons profité pour retourner voir où en était la construction de la Sagrada Familia. C’est avec regret que nous le quitterons peu avant minuit.

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Lundi 21 septembre 2015

 

Nuit calme et courte par rapport aux autres jours, car nous partons visiter Barcelone à 8 heures. Le réveil sonnera à 6h30 pour que nous puissions faire notre toilette et prendre le petit déjeuner dans la cabine. Pour nous, c’est la seconde découverte de Barcelone aux immeubles à l’architecture art déco et à l’architecture de Gaudi. La dernière fois que nous avons visité la Sagrada Familia, les travaux de l’intérieur était loin d’être terminé, c’était du reste très désagréable de la visiter en chantier, les travaux ont débutés en 1882 et seront entièrement terminés aux alentours de 2016. Maintenant quand on rentre on peut admirer les vitraux qui éclaire : l’intimité et la vastitude d’une forêt ; ce sont les mots d’Antoni Gaudi qui résume bien l’esprit de cet espace dégagé où la clarté vient du plafond de la nef centrale, à 45 m de hauteur qui illumine les rangées de carreaux et en fait briller les triangles verts et dorés. Les nefs ayant été recouvertes, l’église possède 4500 mètres carrés destinés au culte et peut accueillir 8000 personnes. Le 7 novembre 2010, l’église de la Sagrada Familia a été solennellement dédiée et déclarée basilique par le Saint Père Benoît XVI, et elle est devenue un lieu saint ouvert au public et reçoit chaque année des milliers de touristes du monde entier.

 

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Nous nous arrêterons « Passeig de Gracia, le boulevard le plus à la mode avec des immeubles impressionnants et nous irons visiter la Casa Battlo, restauré par l’architecte catalan Antoni Gaudi et Josep Maria Jujol maison construite en 1887, remaniée entre 1904/1906, les murs recouverts de céramique les portes et le mobilier de Gaudi. 

 

De retour à bord vers 12h30, nous sommes aller déjeuner et nous avons repris la mer vers 13 h. Le prochain arrêt sera le dernier, puisque nous débarquerons.

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 Ce soir, nous irons dîner au restaurant club du bateau, notre ancienneté au Costa club, nous donne le droit d’aller dîner gratuitement dans ce restaurant chic où peu de personnes vont car en principe il est payant. Fidéliser leurs clients avec ce restaurant c’est une bonne manière de le remplir un peu chaque soir. 

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Nos valises sont bouclées, sans avoir oublié de laisser au dehors les habits que nous avons choisis pour débarquer. Le dernier soir, il faut avoir boucler ses valises et les mettre devant nos portes, pour que le personnel puisse dans la nuit les descendre dans les cales, nous les retrouverons par étiquette de couleur dans la salle de débarquement. Dans la même nuit, la facture de tout ce que nous avons dépensé à bord : petites fantaisies, bar, excursions Costa, coiffeur etc… apparaîtra comme un enchantement pendant que nous serons au restaurant. Afin de ne pas trop faire chauffer la carte Costa (l’équivalent de notre carte bleue), nous avons la possibilité de vérifier quand nous voulons sur les bornes interactives, la somme déjà utilisée, comme ça pas de surprise on peut suivre ses dépenses. Chez Costa tout est étudié avec méthode, une très bonne organisation, il y a rarement des surprises ; croyez moi c’est bien rodé. Maintenant plus la peine de faire la queue pour acheter nos excursions, on peut regarder toutes les excursions proposées sur la télévision dans notre cabine, tout comme le temps qu’il fait, l’animation, l’endroit où le bateau se trouve. Une fois notre choix fait pour les excursions, on peut aller retirer le billet aux bornes interactives.

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Nous irons donc au restaurant club ce soir pour fêter nos 13 ans de mariage. C’est la seconde fois que nous fêtons notre anniversaire de mariage à bord. L’ambiance est vraiment sympa, mais avant, nous assisterons depuis le pont au coucher de soleil en mer ; c’est toujours un moment magique que nous ne ratons pas quand nous ne sommes pas à table.  En sortant du restaurant nous rejoindrons notre groupe au Salon de conférence Léonard de Vinci pour écouter la dernière conférence de Jean Charles sur la construction du Fortuna….

 

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Mardi 22 septembre 2015

Réveil à 7 heures, nous devons avoir déjeuné  et quitté la cabine pour 8 heures. A 9 heures, nous devons nous rendre dans l’endroit qui correspond à la couleur de nos étiquettes mises sur la valise et le débarquement commence à 9 heures, de quart d’heure en quart d’heure.

 

Nous, nous aurons l’autorisation de nous diriger vers la sortie à 9h30. Après une dernière vérification de la sécurité qui nous avait pris en photo à l’arrivée, afin de contrôler nos descentes et nos remontées à bord, nous quittons le Fortuna. De l’instant où nous descendons à l’instant où nous nous asseyons dans notre voiture il se passe ½ heure exactement. Ceux et celles qui doivent prendre le train ou l’avion, sont transférés par car jusqu’à la gare ou l’aéroport de Nice, à une centaine de kilomètres de Savone.

IMG_6340 Merci Monsieur l'Amiral.

 

Conclusion : Croisière agréable, Conférences intéressantes et enrichissantes. De belles rencontres, que demander de mieux. Pour nous, les excursions n’étaient pas la priorité, les activités sur le navire non plus. La priorité du début jusqu’à la fin c’était le thème : « Secrets de Rois et de Reines ».

 

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Beaucoup de personnes dans notre entourage et surtout dans la famille de petit mari, pensent qu'il me suit dans toutes les activités que j'aime. C'est faux, dans son autre vie, il n'a pas eu la possibilité de développer ses connaissances en histoire, depuis que nous sommes ensemble, il a beaucoup lu les ouvrages que je possède et il s'est découvert curieux du passé et croyez-moi il aime autant que moi et en ce moment il se passionne pour "les galères". Allez voir son blog : http://balavie.canalblog.com

  

 

ARRIVEDERCI

(  prochainement,  je reviendrai plus en détail sur certaines escales )

 

 

 

 

 

 

 

05 octobre 2015

CROISIERE 2015 AVEC STEPHANE BERN COSTA FORTUNA 4

 

Vendredi 18 septembre 2015

 

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Ce matin, nous mettons notre réveil avant le lever du soleil. Jean
Charles notre animateur, nous fait la surprise de nous donner rendez-vous à 7
heures à l’avant du bateau dans un endroit connu de peu de monde, afin
d’assister au lever du jour sur le Tage et admirer les monuments qui se
trouvent de part et d’autre du fleuve jusqu’à Lisbonne. Peu de courageux se
joindront à nous, il fait du vent et l’air est plutôt frais. Aux approches de
la Tour de Belem, nous sommes accueillis par des coups de canons qui enfument
la tour pour saluer un navire école qui franchit l’estuaire du Tage, ou peut
être pour saluer le Fortuna ! Une matinée bien commencée, nous irons ensuite
prendre notre petit déjeuner dans un des bars avant de partir seuls en
excursion dans Lisbonne.

 

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Pour cette escale, nous nous contentons des bus rouges que nous trouvons dans toutes les grandes villes, avec lesquels nous pouvons découvrir les principaux monuments puisque nous pouvons  monter et descendre et aller visiter ce que nous voulons. Sauf que nous avons pris une mauvaise option, nous allons visiter toute la ville neuve de Lisbonne, alors que nous voulions visiter la ville ancienne. L’escale à Lisbonne est vraiment trop courte car l’après-midi, nous avons rendez-vous avec le Prince Charles Philippe d’Orléans, mais ce n’est pas grave, nous avons découvert Lisbonne du XXIème siècle et ses constructions modernes construites pour la dernière Exposition Universelle. Nous parcourons néanmoins à pied au retour tout le quartier de la place du Commerce, qui nous donne un aperçu de la vieille ville et des vieux trams qui montent sans arrêt les rues escarpées de la ville. Une ville à redécouvrir à un autre voyage. Nous reviendrons.

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 Nous rentrons sur le bateau en début d’après-midi, notre rendez-vous est à 15 heures avec le Prince, neveu du Comte de Paris. Etant une grande fan de ses grands-parents, je connais la famille d’Orléans dans les détails. J’ai lu tous les livres de sa grand-mère et je m’intéresse toujours à ce que devienne ses petits enfants. Il y a quelques années, nous avions vu Charles-Philippe, dans une télé réalité sur TF1 "Je suis une célébrité, sortez-moi de là".

 . Je savais que malgré qu’il soit un Aristocrate  (proche de la Royauté si elle était restaurée en France) Il est très accessible. Quant il est arrivé dans la Salle de conférence, tout de suite  il est venu au devant des personnes déjà présentes dont je faisais partie et tout de suite s’est mis à parler avec nous simplement. Quelqu’un lui a demandé comment devions-nous l’appeler. Je savais qu’en principe on l’appelait Monseigneur, mais il nous a dit, oui effectivement c’est Monseigneur mais appelez-moi comme vous voulez. Aucun problème. Ce sera donc Charles-Philippe. 

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Pendant la dernière guerre, tous les rois qui habitaient en Europe se sont exilés au Portugal, pour certains ils n’étaient plus bien vu en France comme la famille d’Orléans qui ont été obligés de quitter la France chassée par la République et  ne sont revenus qu’avec l’autorisation du Président Vincent Auriol en 1951. D’autres sans argent en poche on fui leur pays. Un exil forcé pour d’autres. Tous se sont retrouvés dans un des seuls pays épargné par la guerre et qui restera neutre : Le Portugal. C’est là, qu’ont afflué les réfugiés et les candidats à l’exil américain. Mais également comme je le dis plus haut toutes les têtes couronnées, des rois déchus, des princes bannis, qui vont s’installer quelques jours, quelques mois ou des années dans ce triangle d’or de l’ouest de Lisbonne entre Cascais, Esoril et Sintra.

 

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 Dommage les éclairages dans la salle donnent de mauvaises couleurs

Durant plus de deux heures, Charles-Philippe nous raconte une foule d’anecdotes glamour, drôles et cocasses concernant le destin hors du commun de ces familles royales exilées au Portugal. Pendant tout ce temps un échange cordial qui se terminera par une photo de groupe avec son épouse Diana de Cadaval…… Une dédicace de son dernier livre « Rois en Exil » prolongera la conférence. Une journée très attendue qui n’a pas déméritée à ce que nous nous attendions, même si nous avions espéré partager avec lui et son épouse plusieurs jours de croisière.

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Pendant cette croisière, j'ai fait le plein de livres à lire cet hiver !

Après le dîner, nous retrouvons Jean Christian Petitfils pour sa conférence sur un sujet bien énigmatique et qui a fait couler beaucoup d’encre. « Le masque de fer était-il le frère jumeau de Louis XIV ? J’avoue une histoire bien complexe et pas facile à suivre, mais néanmoins très intéressante. Il faut dire que Jean Christian Petitfils est passionnant, c’est un grand historien spécialiste du XVII et XVIIIème siècle, qui lui, nous a fait l’honneur de partager toute notre croisière du premier jour au dernier jour.

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Samedi 19 septembre 2015

 

Deuxième journée en mer, nous devons rejoindre Valence et nous repasserons le détroit de Gibraltar. Trois nuits en atlantique dont on se souviendra car la mer nous a bercée un peu plus que la mer méditerranée. Au onzième étage, nous pouvons dire que les rafales de vent se font mieux sentir.

Dès 10h30, nous rejoignons Jean Christian Petitfils pour deux énigmes royales : Louis XVII et Madame Royale. Énigmes toujours pas résolues, pour conclusions nous ne pouvons faire que des suppositions ; mais il est toujours intéressant de constater que les recherches continuent toujours à notre époque en se penchant vers les nouveaux moyens de recherches comme celles de l'ADN. Nous espérons qu’un jour prochain nous serons en mesure d’en savoir encore plus.

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 Ce soir, c’est aussi la seconde soirée de gala. On se fait beau pour cet évènement, je suis retournée chez le coiffeur et j’ai essayé le second coiffeur, coiffure pas si bien réussie que la première soirée commandant, mais je me plais quand même. Déjeuner agréable à la salle du restaurant où nous retrouvons les Picards qui sont à notre table le soir, nous prolongerons avec un café dans un des bars du bateau, avant de nous retrouver devant la dernière énigme racontée par notre talentueux Jean Christian. Impossible de louper une conférence, nous sommes venus pour cela. Celle-ci est plus glamour, puisqu’elle nous parlera des amours de Marie-Antoinette et du beau Fersen ; étaient-ils amis ou amants ? Là aussi nous ressortirons qu’avec des suppositions. Moi j’ai une préférence, je vous la livre. J’espère qu’ils ont été amants qui aurait pu résister à ce bel et beau suédois ?

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Le dîner, nous réserve une agréable surprise, le repas est mieux que le premier, la fameuse omelette norvégienne (ou un semblant) fera son apparition au dessert avec la farandole des serveurs suivit d’un spectacle au Théâtre réalisé par une partie du personnel du bateau. Il faut savoir qu’ils sont environ 1000 employés de 30 nationalités différentes. Parmi eux il y a quand même 7 français, une majorité de Philippins et d’Italiens. Une soirée bon enfant avec quatre chanteurs qui pourraient avoir un avenir dans la chanson, comme le coiffeur néerlandais que j’ai eu ce midi, il a une belle voix de ténor. Agréable journée rien à redire.

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Retrouvez moi, si mon journal de bord vous a plu, Vendredi 9 octobre pour le dernier numéro de la croisière. Pendant ce temps là, je pars avec l'homme de ma vie en escapade à Paris. 

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