04 décembre 2015

L'automne 2015 - Le pouvoir de la lecture

 

Toute ma vie, j’ai aimé lire. Souvent le soir avant de m’endormir. Mais, maintenant plus j’avance, je m’aperçois, que sans m’en rendre compte, je remanie ma façon de vivre. Les rituels journaliers qui ont jalonné tous mes instants changent. Je suis de celles qui ont besoin d’avoir continuellement des repères. Pour certains, par obligation c’est : « métro, boulot, dodo ». Pour celles qui restent à la maison c’est à peu près pareil, tout tourne autour de la maison et des enfants ; ponctué par les horaires scolaires ou celui de leurs activités. Au fur et à mesure qu’un enfant part de la maison, le rituel change mais  : ménage, préparations des repas continuent malgré tout.

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J’ai l’impression que ces obligations que je me suis imposées et que j’aime bien, sont toujours pour moi un gage d’équilibre ; étant donné les nombreuses périodes de turbulences que j’ai traversées à certains moments, c’est ma façon de tenir debout. Mais, néanmoins quand je regarde dans le rétroviseur, je me rends compte, que mes plus belles années sont passées et qu’elles ont été souvent très chaotiques, donc inutile de gâcher les dernières.

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 A certaine période, il m’était impossible de lire par manque de concentration. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre.  Depuis pas très longtemps, j’ai réalisé que je n’ai plus autant de temps devant moi et j’ai eu l’envie de mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière des planifications journalières. Vivre au jour le jour, même si je ne fais rien ; car pour moi lire, c’est ne rien faire, mais le faire sans complexe et le faire à l’instant décidé sans m’imposer d’obligations. Je rentre donc en ce moment dans ma période « lecture à outrance ». Ça tombe bien, figurez-vous que l’autre jour, petit mari est revenu de chez la boulangère avec en plus du pain, un pavé de plus de 800 pages à lire. Oui, nous avons un boulanger dans notre village qui a aménagé une de ses anciennes étagères à pain en bibliothèque pour tous, nous pouvons nous servir et prendre gratuitement celui qui nous intéresse. Belle idée n’est ce pas ?

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 J’ai un sérieux problème, je suis incapable de lire plusieurs livres à la fois, tellement je les vis. Petit mari a toujours au moins 3 ou 4 livres en route ; moi vraiment je ne peux pas. En revanche si je n’accroche pas après une centaine de pages, j’abandonne. Ou alors, je dévore sans retenue ; néanmoins jamais avant avoir fait ma toilette, mon lit, récolter quelques poussières et ranger pour éviter le foutoir, car quand même il faut respecter mon côté maniaque !

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Il y a environ un mois, j’ai ouvert la première page du livre rapporté : « Le goût du bonheur » le tome 1 « Gabrielle ». C’est une canadienne « Marie Laberge » qui commence à raconter la vie d’une famille de 5 enfants à Québec dans les années 1930.  En débutant ma lecture, je n’ai pas compris que ce livre est en fait une trilogie, je me suis donc empressée d’acheter les deux suivants « Adélaïde » « Florent »  possédant chacun plus de 900 pages pour l’un et 1100 pour l’autre.

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Les 100 premières pages me semblent « plan plan » , peu d’action ni de suspens mais petit à petit je me suis prise au jeu de cette vie familiale entre Gabrielle et Edouard et leurs cinq enfants, tous différents. Pourquoi m’a-t-il fallu un certain temps pour rentrer dans le jeu ? Tout simplement parce que cette vie de famille semble heureuse. Rien ne la bouscule encore. Mais le bonheur est simple pourtant il fait froncer les sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément il est suspect en cette époque ou notre Sainte Mère l’église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir.

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Au fil des pages, on se rend compte que l’élégante Gabrielle qui évolue dans un milieu bourgeois a bien du mal à se soumettre au code strict de cette société sage et bien pensante. Pour elle, elle a envie de changer le monde autrement que par la prière. Marie Laberge raconte avec brio la vie du Quebec entre les deux guerres. Bien vite, je réalise qu’il faut que je m’installe confortablement dans un fauteuil de plus en plus souvent dans la journée pour reprendre le fil de l’histoire.

 

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Pendant ce temps là, dehors il fait un beau soleil et aux yeux de tous, nous vivons un bel été indien ; et si je vous dis que l’extérieur ne m’attire pas du tout, il me suffit d’un endroit ensoleillé  pour vivre à l’heure canadienne. Malgré tout, je culpabilise un peu de ne pas vouloir sortir pour profiter de cette extraordinaire saison qui joue les prolongations. Ma maison est grande, à chaque fois je choisis une pièce ensoleillée et je m’installe dans un fauteuil à l’endroit ou le soleil est le plus éclatant et je tourne avec lui de pièce en pièce. Le matin après ma toilette et quelques légers coups de torchon, je commence par m’installer vers  11 heures dans le bureau illuminé et je pars sans aucun scrupule à Québec ou à Montréal. Heureusement que petit mari est préposé à la préparation des repas, ce qui m’enlève une belle épine du pied. Pour me déculpabiliser je pense aux corvées ménagères indispensables que je me force à faire et à bien faire quand même : remplir les machines, repasser, ranger les paperasses sinon elles s’accumulent et je n’aime pas ça. Mais je fais tout cela vite fait, bien fait !

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L’après-midi après mon feuilleton, c’est dans ma chambre que je continue à vivre l’expérience de l’entre deux guerres de l’autre côté de l’atlantique. Dès que le soleil disparaît derrière la vierge qui domine mon village, je passe dans le boudoir pour m’allonger sur la banquette face au Grand Colombier et je termine mon après-midi bien remplie. De son côté, petit mari fait de même, mais lui n’étant pas soucieux du détail ensoleillé, s’installe toujours au même endroit dans le boudoir et s’occupe sur sa tablette avec différents jeux comme le scrabble ou se plonge dans l’intégral de l’Histoire de la Vie de Giacomo Casanova  une œuvre qui représente quand même environ 75 heures de lecture.

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Voyez-vous, un automne agréablement rempli quand même, choisi et assumé. C’est notre bonheur à nous pendant que d’autres se promènent dans la nature ou range consciencieusement leur jardin (le nôtre a été rangé, mais beaucoup plus vite ;  à chacun ses plaisirs.) Cette année, chez nous l’automne est ailleurs et nous le vivons autrement.

 

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Quand le premier tome de cette trilogie s’est terminé, aussitôt j’ai entamé le second :

« Adélaïde » et son parcours peu conventionnel pour son époque, mais tellement avant gardiste,  elle était simplement en avance sur son temps et elle a toujours assumé ses choix.  Ces derniers, ne lui ont pas toujours valu que du bonheur d’autant plus que sa vie de  jeune femme est entachée par la seconde guerre mondiale, vécue autrement que sur notre continent, mais avec tout autant de chagrins et de manque d’Amour.

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Pour moi, lire, c’est aussi m’impliquer au maximum dans l’histoire, mais dans laquelle je m’incruste discrètement ; je suis tellement entière que j’arrive même à vivre les évènements actuels autrement. Est-ce aussi une façon  de me  protéger, tout en ne restant pas indifférente   au monde qui nous entoure. Après tout, quand nous sommes à la retraite et dans la dernière partie de notre vie, nous avons le luxe de choisir comment être heureux. Pour moi, en ce moment c’est de cette façon que je vois mon bonheur. Je suis toujours étonnée d'entendre autour de moi, ces jeunes retraités qui n'ont jamais le temps de faire ceci ou cela. N'ayant pas beaucoup travaillé dans toute ma vie, j'ai fait beaucoup de bénévolat alors, je suis contente de laisser ma place aux autres. 

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 Je viens d’enchaîner le troisième tome consacré à l’ami de toujours « Florent » ; celui qui n’est pas un frère, ni un mari mais celui qui console, qui partage aussi bien les joies et les peines, qui s’interroge aussi. Nous sommes toujours à Montréal dans les années après la guerre et qui nous emmène jusqu’aux années 1970 ; ces années que j’ai vécues ici et dont je connais le déroulement. Il y a eu tellement de changement de part et d’autre des frontières  que les 20 ans de maintenant, ont beaucoup de mal à imaginer les 20 ans de ces temps là. Quand je refermerai la dernière page du tome 3, je regrouperai les 3 livres, je laisserai une petite carte dans le premier, j’entourerai le tout d’un joli ruban et j’irai reporter l’ensemble sur la belle étagère de mon boulanger ; en espérant que le prochain lecteur appréciera autant que moi.

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Voyez-vous, encore une de ces nouvelles idées de partage entre les uns et les autres que j’apprécie beaucoup. Tout comme l’idée du piano dans les gares, où s’installe Pierre ou Paul pour partager quelques minutes de musique. Ne déplaise à certains en ce moment, le Goût du Bonheur peut être aussi à la portée de tous et il l’emportera, il faut simplement savoir le saisir et ne pas le laisser passer.

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 Ma devise du bonheur pour le troisième âge, celui ou on a encore la chance d’être en forme : Faire ce que l’ont veut à l’instant que l’on veut, sans s’occuper des autres mais en donnant la priorité à SOI. Dans ma vie j’ai énormément donné, je n’ai jamais été égoïste, maintenant je me donne le luxe de faire ce que je veux, quand je veux et où je veux.

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03 avril 2011

Lire, lire, lire.....

 

Comme je vous l'ai déjà dit : j'aime beaucoup lire, il y a des périodes ou je lis plus que d'autres. C'est ainsi depuis mon enfance et "Les Petites Filles modèles". Je devais avoir 8 ou 9 ans, j'ai découvert qu'en lisant on pouvait s'échapper loin de chez soi, avoir des rêves, avoir des jardins secrets. La seule période de ma vie ou la lecture a été abstente,  c'est les 3 ou 4 ans de dépression que j'ai faite, la lecture ne me captivait plus, autre chose de plus grave occupait mon esprit, longtemps après quand je lisais j'étais obligée de revenir sur les châpitres pour les comprendre. Je vous avoue qu'à cette époque j'ai eu peur que mon goût pour la lecture ne revienne jamais. Quand on dit qu'il faut du temps au temps, là j'ai pu le constater ; maintenant tout est revenu dans l'ordre .

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Je fais partie des plus anciennes adhérentes de France Loisirs, avril 1978. J'ai le droit à la carte privilège. Je reçois depuis cette date là tous les trimestres le catalogue et je me dois de choisir un livre avant une date déterminée, sinon je recevrai la sélection du trimestre choisie par la maison d'édition.

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Quand je reçois la sélection, soit je la lis, soit je la mets dans mon armoire cadeaux et je l'offrirai  un jour à une lectrice ou un lecteur que j'aime. Tout cela pour vous dire que dans la dernière sélection il y avait ce livre :

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Je ne connaissais pas du tout Marie Bernadette Dupuy.

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Elle a la cinquantaine, elle est née à Angoulême et elle a écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages. Elle aborde avec le même talent les romans d'amour, les biographies historiques, les mystères du surnaturel, les intrigues policières, sans oublier les romans du terroir comme la saga du Moulin du Loup que je ne connais pas encore mais dont je vais m'empresser d'acheter. Vous me direz peut-être pourquoi ne t'inscris-tu pas dans une bibliothèque. Pour plusieurs raisons, la première j'aime posséder les livres, j'en ai déjà parlé dans un précédent billet, la seconde le livre que je souhaite n'est pas toujours déjà acheté par la bibliothèque ou alors il est déjà emprunté, il faut attentre et manouedith n'est pas une patiente.

Alors revenons aux Fiancés du Rhin

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Dès les premières pages je savais qu'il allait me captiver, l'histoire se passe en Alsace avant et pendant la dernière guerre. En ce moment je me documente beaucoup sur l'Alsace, car c'est la région du berceau familial des femmes de ma famille, vous savez je vous en ai déjà parlé : de ma mère à sa mère et ainsi de suite. Je veux comprendre l'histoire toute particulière de cette belle région française. L'Alsace est française depuis Louis XIV, mais avec de tristes périodes ou elle redevient allemande plusieurs fois dans son histoire, particulièrement entre 1871 et 1918, ainsi que pendant la dernière guerre. En 1871, les alsaciens ont  eu le droit de choisir leur camp : opter pour la France ou pour l'Allemagne. Mais ceux qui sont restés sont devenus allemands et comment ont-ils vécu ce dilemme ?? L'histoire raconte très bien justement cette particularité pas facile à vivre pour tout le monde. Une histoire d'amour captivante qui garde son lecteur en haleine depuis le début jusqu'à la dernière page la 784. Je vous recommande donc ce livre.

 

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Et je profite de ce billet pour faire un petit appel. J'aimerais corresponde avec une Alsacienne dont la famille a vécu ces difficiles moments et qui connaît bien l'histoire de sa région. Et si elle connaît le pays d'Hannau du côté de Dosseinheim sur Zinzel ce serait parfait. Peut-on me dire aussi, si il y a une association historique à Saverne ?

 

Maintenant revenons à nos moutons.

Voici le monument auquel je vais m'attaquer.

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et pas n'importe lequel, l'édition de sortie de 1936, regardez il y en a pour plus de 700 pages en toute petite écriture, pas facile à lire au lit, la reliure est molle et je ne voudrais pas l'abimer.

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20 janvier 2010

F.Mitterand, F.Sagan, S. Weil trilogie à lire quand Internet nous fait défaut

Pendant ma période de 15 jours sans Internet, il a fallu que je m'occupe autrement, car ici je ne sors pas beaucoup, l'appartement 65 m² au lieu de 200 m² ça change un peu ! Donc je me suis tournée vers la lecture. Tout d'abord mes revues de déco mensuels. Ensuite 3 livres que j'ai dévoré :

J'ai commencé par ceux-ci

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ce n'est pas parce que j'ai une préférence pour ce genre de lecture. Mais étant donné la polémique de l'automne dernier, j'ai voulu avoir ma petite idée. Eh bien ! je ne vais pas y aller par quatre chemins. C'est un livre bien écrit soit, mais alors le sujet est bien ambiguë. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie je ne juge pas. Si c'était moi qui avait été à la tête de la France, je n'aurais pas choisi cet homme comme Ministre de la Culture. Quoi que l'on en dise ce n'est pas un roman, à toutes les pages on constate ses préférences personnelles, il raconte ses voyages touristiques en Asie spécialement pour y trouver des jeunes hommes, bien-sûr il n'est pas question de mineurs sauf que dans ces pays là, il est très difficile de donner un âge à un jeune homme, la barrière entre la pré-adolescence et l'adulte est bien mince. Quant à son parrainage avec un enfant de 9 ans venant  des pays du magrheb et qu'il prend sous sa coupe en France, je n'en dirai pas plus..... Bien ambiguë tout ça.  La vie est loin d'être idyllique inutile de mettre ce genre de personnes à la une qui pour certains est un exemple.....

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Toutes les personnes de ma génération ont connu "Françoise Sagan", l'écrivain, la femme libérée de tout qui a très peu de foi et de loi, c'est tout simplement son choix. Vivre à 200 à l'heure, profitez de la vie par tous les bouts. Une femme attachante malgré tous ses démons, très intelligente et qui a tout simplement fait de sa vie ce qu'elle a choisi sans préjugés en se moquant des bien pensants. J'ai beaucoup aimé ce livre, il m'a beaucoup touché.

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J'ai dévoré ce livre, moi qui ait connu une partie de l'époque dont elle parle les années 60/80, tout est raconté avec beaucoup d'objectivité et de réalité, rien de romancé. Une femme droite, honnête, qui malgré son engagement politique a su s'accommoder avec les uns et les autres  en grande intelligence. Une femme à qui nous les femmes nous devons beaucoup. Une femme qui a su rester Juive et Française avant tout. Elle nous parle de sa déportation avec beaucoup de pudeur. Quand malheureusement elle nous quittera, elle aura sa place au panthéon. Vraiment une femme très bien. Je recommande ce livre.

 

Bien évidemment,  les conclusions que je donne à ces lectures, n'engagent que moi et je vous les ai fait partager telles que je les ressens.

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18 septembre 2009

Jamais partir sans provisions !

Lire, lire c'est un plaisir pour nous, il y a des périodes plus intenses que d'autres, mais cet été nous pourrons dire que cette distraction a supplenté les autres.

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A Pralognan, j'ai une petite bibliothèque dans la chambre d'amis, les livres lus là bas, restent sur place pour ceux qui passent.

Le jour où nous sommes partis, cela tombait bien, je venais de recevoir la sélection de France-Loisirs, 35 ans que je suis fidèle. J'aime bien recevoir la sélection tous les trois mois, comme cela mes lectures "romans" sont variés et rarement je suis déçue.

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J'avais, le premier en cours de lecture. Je l'ai donc terminé avant de commencer les autres.

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Quand Louis séduisant quadragénaire à la recherche du grand amour, rencontre France, une jeune femme divorcée qui tombe immédiatement amoureuse de lui, tout pourrait être simple. Mais si Louis Neuville est veuf, il lui faut compter avec sa soeur jumelle. Alix, qui non contente de gérer sa carrière, a tendance à s'immiscer dans la vie privée de ce frère auquel elle voue une passion terriblement exclusive. Et puis il y a son fils  Frédéric, en pleine crise d'adolescence, qui accepte très mal que son père sympathise d'emblée avec le fils de France, un guitariste passionné. Jaloux mal dans sa peau, lui aussi est bien décidé à tout faire pour les éloigner l'un de l'autre, France réussira-t-elle malgré tout à conquérir l'homme de sa vie ?

Deuxième fois que je lis un livre de Françoise Bourdin, j'ai aimé, sans plus, et comme le premier livre, je trouve qu'il n'y a pas de suspens.

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Assise au chevet de sa mère mourante, Cassandra se remémore son enfance aussi atypique qu'excentrique. Entre une mère joyeusement déjantée qui joue de la planche à repasser comme du piano et des locataires marginaux qui restent trop peu de temps pour qu'on se rappelle leur nom. Cassandra 13 ans, doit démontrer d'une maturité étonnante pour son jeune âge face à cette vie bohème, certes peu banale mais heureuse. Jusqu'au jour où la conduite obscène d'un pensionnaire fait s'effondrer son monde, et ses illusions d'enfant avec.....

J'avoue que j'ai adoré, en à peine deux jours je l'ai terminé.

 

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Pékin 1908. A la cour de l'impératrice Guniang, véritable femme de fer vivant les dernières heures de l'empire chinois, manigances et complots se succèdent pour s'attirer les faveurs de la régente. A 18 ans, la princesse Anli ignore tout des véritables raisons qui lui ont valu sa place de dame de cour, mais s'attire, par sa bonté et son audace, la sympathie de sa maîtresse. La prenant sous son aile, elle lui attribue l'eunuque qu'elle a sauvé d'une sentence fatale. Mais cet acte vaut aussi à Anli l'hostilité et la jalousie des autres eunuques et dame de cour qui vont alors rivaliser d'intrigues pour assouvir leur vengeance et leurs ambitions.

Au début, j'ai eu du mal à rentrer dans  l'histoire jusqu'à la centième page, l'écrivain a fait beaucoup de recherches sur la Chine de l'époque et la vie dans la Cité Interdite, un peu fastidieuse au début mais très intéressantes quand même, je me prends au jeu et je suis certaine que j'irai jusqu'à la fin.

Livres Historiques, biographies de toute sorte, et romans ont ma préférence. 

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22 février 2009

S'évader par la lecture

Je l'ai déjà dit j'aime lire et j'aime les livres. J'aime les posséder pour les regarder. J'adore les bibliothèques bien rangées. J'emprunte rarement dans les bibliothèques municipales car je ne peux pas les garder. J'achète souvent sur Internet des livres neufs, mais plus souvent des livres d'occasions en très bon état. Et tous les 3 mois au moins un livre sur France Loisirs que je ne choisis pas, je me laisse envoyer la sélection, et je ne suis jamais déçue car ils sont à chaque fois de style différent. Ceux que j'ai le moins aimés, je les remets sur Internet.

Cette année, je ne suis pas beaucoup sortie à Pralognan. J'avais envie de ne rien faire de spécial et lire, lire,  une vraie overdose romanesque.

 

En 2003, j'avais lu " Tatiana", il m'avait été offert par fille n° 1, je l'avais dévoré et j'avais adoré. Alors j'ai acheté le second "L'innoubliable Tatiana" et alors là, j'ai été très déçue.

6Dans le premier Paulina Simons, nous fait découvrir Léningrad maintenant St. Pétersbourg en nous racontant l'Amour d'une jeune Russe de 17 ans avec un Officier de l'Armée Rouge "Alexandre" promis à sa soeur aînée. Une passion dévorante, une passion impossible, sera bien plus déchirante que tous les dangers qu'ils devront affronter. Dans le second on retrouve Tatiana et Alexandre mariés avec un fils, ils sont enfin réunis en Amérique et ne souhaite qu'une seule chose oublier le passé pour goûter au bonheur paisible d'une vie de famille. Les 266 premières pages se trainent en longueur sans beaucoup de suspens ni d'intérêt, ensuite nous revenons sans arrêt en arrière, on en perd le fil. Non je n'ai vraiment pas aimé.

La seconde semaine c'est avec Daniel Mendelsohn et Son Etreinte fugitive que j'ai passé mes journées et mes soirées. J'adore lire avant de m'endormir.

4 C'est l'histoire d'un homosexuel qui rêve d'avoir un enfant, jusqu'au jour ou une de ses amies lui propose d'incarner une figure paternelle auprès de l'enfant qu'elle porte. Il accepte et se prend à s'attacher si fort à lui qu'il va petit à petit partager sa vie entre Chelsea, le quartier où vivent les "garçons" de New York, et la banlieue où habitent son amie et son petit garçon.  C'est un livre que j'ai bien aimé.

Ensuite, un roman de Jill Barnett "L'Espace d'un Eté"

1  1957, Lorsque Rudy et Rachel Banning meurent dans l'accident qui coûte aussi la vie à Jimmy Peyton, c'est le destin de ces deux familles qui s'unit à jamais. Ils laissent derrière eux des enfants écrasés de chagrin et des proches fous de douleur et de rancoeur. Mais les chemins de la vie font qu'en 1970, la fille de Jimmy Peyton rencontre les fils Banning c'est le coup de foudre. Entre les deux frères, son coeur balance et les deux hommes se déchirent pour les yeux de la belle. Mais tous trois ignorent encore à quel point leurs deux familles sont liées et la haine féroce que celles-ci se vouent. J'ai beaucoup aimé.

Mais vraiment celui que j'ai dévoré et que j'ai adoré le plus,  c'est celui-ci :

2 Kate Morton nous emmène dans Le Jardin des Secrets, d'abord Une enfant abandonnée, ensuite Un terrible secret et pour terminer Un étrange héritage. Tous les ingrédients qui s'échelonent depuis 1913 à 2005 pour faire un roman passionnant de suspens jusqu'aux dernières pages.  Je recommande à tous. 

Quand j'étais enfant, adolescente, j'aimais beaucoup la bibliothèque verte. J'ai dévoré tous les livres de la Comtesse de Ségur, ensuite j'ai adoré le livre de Germaine Acremant "Ces dames aux chapeaux verts". J'ai eu envie de le relire donc je viens de l'acheter sur Internet et je vais le relire.

3 L'histoire d'une jeune fille sentimentale qui va être obligée d'aller vivre dans les marais de St. Omer dans un village entre quatre vieilles cousines , au fond de la demeure la plus triste qui existe, alors qu'elle adorerait rester dans "son" Paris. En relisant le livre de mes 14 ans,

Une fois terminé ce livre, se mélange une drôle d'impression. Livre très bien écrit mais l'histoire plus du tout d'époque je suis certaine que les jeunes filles de 14 ans de maintenant n'aimeraient pas, la conclusion "niais"

Un second livre qui se passe au XIXème siècle dans les marais de St. Omer.

5 1848, Flore erre dans les rues de Lille. Depuis qu'elle a appris que sa naissance est un mystère, elle a fui Saint-Omer en quête de son passé. La petite jardinière des marais audomarois, fine et sensible, est-elle l'enfant abandonnée des Manderel, grands  bourgeois lillois ?  mais je pense que oui, en revanche ce que je n'aime pas c'est lire des livres de poche et celui-ci en est un

Mis à part l'édition livre de poche, j'ai beaucoup aimé ce livre plein de suspens et de rebondissements. Je recommande.

Je viens de terminer ce livre, super, on se promène dans Lille et St. Omer au XIXème siècle , on découvre la vie dans les marais à cette époque, bien loin de notre époque actuelle tout en étant si proche malgré tout.  Je terminerai par la dernière phrase de la préface de Jeanne Bourin : "Ce roman imprégnié de mystère et d'amour, comblera tous ceux et celles pour qui la littérature est synonyme d'évasion.

Merci à la blogueuse : Reflets d'Argent qui avait parlé de ce livre sur son blog  :

http://www.audomaroise.canalblog.com/

Après cette overdose de Romanesque, je vais me diriger vers des biographies ainsi que la trilogie des Milleetnium qui m'attend à la maison. Et vous qu'aimez-vous lire ?

 

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14 janvier 2009

L'Histoire du soir

Avant que le marchand de sable passe, l'histoire du soir, est très importante pour les enfants, à condition qu'elle soit pleine de jolis rêves et de non violence.

Au mois de mars, je vous ai déjà parlé de cette collection de livres pour enfants.

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Quand mes filles étaient petites chaque soir avant qu'elles ne s'endorment,  je leur lisais une belle histoire. Dans les années 1980, j'ai fait cette collection en achetant un livre pas mois, sans me douter qu'un jour je les lirai à mes petits enfants, émerveillés comme cette petite fille.

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Ces contes sont tous superbes et surtout joliment illustrés, regardez :

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Cendrillon, vous vous souvenez

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Parmi les Contes d'Andersen voici le Briquet Magique

Voici un magnifique Comte Allemand

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le joueur de flûte  de Hameln

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et parmi les Contes de Perrault, vous vous souvenez de Riquet à la Hoûpe ?

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Lire à un enfant ces jolis Contes, c'est inscrire  un peu de merveilleux dans leurs yeux. Dernièrement, je lisais à Maxime et à Héloïse un de ces Contes, ils étaient sur les genoux de leur maman, qu'elle a été ma surprise de constater que fille n°4 était aussi captivée que ses enfants, je suis certaine qu'elle revivait un des soirs de son enfance.

Quand mes petits enfants dorment à la maison, maintenant c'est Maxime qui lit à Héloïse le Conte qu'elle se choisit.

 

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22 octobre 2008

CAMILLE ET PAUL "La passion Claudel" par Dominique Bona

Je suis curieuse de tout, c'est pourquoi j'aime particulièrement lire les biographies réelles les plus authentiques celles qui ont été écrites avec de sérieuses recherches. Donc après les journées du Patrimoine qui m'ont fait connaître la dernière demeure de Paul Claudel, les anecdotes racontées par son petit fils François m'ont donné l'envie d'en savoir plus.  (voir précédemment mon billet sur Brangues)

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Pendant ma pause la semaine dernière, j'ai terminé ce livre bouleversant écrit par Dominique Bona, qui m'avait été recommandé par une inconnue pendant la visite du château. C'est une biographie en sorte "double" si l'on peut dire, puisqu'elle raconte alternativement les vies tourmentées de Camille et Paul CLAUDEL.

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Camille la sculptrice

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Paul, brillant diplomate et écrivain de talent

Fièvre, passion, génie. C'est sous les signes de feu de la création et de la destruction comme dit si bien Dominique Bona, qu'on vécu les CLAUDEL frère et soeur, tout le monde ou presque connaît ce qui en reste des sculptures de Camille, beaucoup moins peut être connaisse l'oeuvre littéraire de Paul.

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Le très beau film tourné en 1989 avec une Adjani si convaincante qui illustre très bien la vie de cette artiste bouleversante qui a simplement eu la malchance de naître un siècle trop tôt.

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Pourquoi je dis cela, tout simplement pour deux raisons, la première elle est née un siècle ou la Société tenait compte des faits et gestes de chacun, surtout la bourgeoisie ou l'extravagance n'était pas de mise, ou les femmes devaient garder leur place et ne pas imposer leurs originalités. Le paraître avant le bien être.

La seconde à mes yeux, la malchance de naître après le décès d'un frère le premier enfant de la famille et dont la mère n'a jamais su faire son deuil et à reporter son chagrin mêlé à de la cruauté sur cette fille si indépendante dès son plus jeune âge ; déjà pas comme les autres !

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au premier rang la soeur préférée "Louise" au second rang la maman, derrière elle son mari et au milieu Camille. (les photos scanérisées dans le livre ne sont pas de très bonnes qualité)

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Aucun amour maternel. Madame Claudel a fait enfermer sa fille au lendemain du décès de son mari ; le seul avec Paul qui ont donné un peu d'affection à cette fille à cette soeur si tourmentée, dont les causes premières sont certainement  ce manque d'amour. Évidemment il semblait urgent de la "soigner" sauf que la paranoïa et les troubles obsessionnels dont elle souffrait ne se soignaient pas vraiment.

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ce qui n'explique pas l'acharnement de la mère qui avait donné des ordres à l'hôpital pour qu'elle ne reçoive aucun courrier autre que les siens et ceux de Paul et Louise. Et que tous les courriers adressés à d'autres personnes avaient l'interdiction d'être envoyés. Cela n'excuse pas non plus le manque de visite, Elle n'est jamais venue la voir en 30 ans d'internement, Paul qui adorait sa soeur n'est venu  que 14 fois lui avait l'excuse d'habiter la plupart du temps aux quatre coins du monde. Louise, son fils et deux de ses neveux ne sont venus qu'une seule fois !!!

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l'âge mur

Quelle triste vie pour ce génie de la sculpture, qui malgré son enfermement suppliait ses proches dans des lettres tout à fait normales de la sortir un peu "de cette prison" ; consciente de la promiscuité, souffrant du froid et de la faim ; il est certain qu'au milieu des malades plus gravement atteintes Camille avec ses obsessions et ses paranoïa apparaît comme une femme ordinaire ; elle se tient tranquille dans son coin, ce qui frappe c'est la fermeté de ses raisonnements, la logique éclaire ses pensées, elle conserve même son intelligence. Sa mémoire est intacte, de même que l'acuité de son regard sur le monde qui l'entoure.

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Devenue brave petite vieille arrachée au monde à 48 ans, qui restera 30 ans à l'abri de tous les regards.

Quant à Paul, je retiendrai de lui, un brillant diplomate

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un écrivain qui a su faire passer dans ses écrits son mal être et celui de sa soeur, très conscient du manque d'Amour familial, sa façon à lui de ne pas basculer comme sa soeur. Mais malgré sa foi catholique retrouvée un certain Noël du début du XXème siècle , il est resté bien faible aux vues du monde qui l'entourait pour ne pas aider ni adoucir les 30 ans  d'enfermement de sa soeur bien aimée ; ou alors souffrait-il tellement lui même que sa façon de ne pas agir voulait dire qu'il se protégeait tout simplement.

Après la lecture de ce livre, on ne peut ressortir indem face à cette profonde insensibilité des êtres. Un grand Merci à

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Danielle Bona d'avoir su faire rentrer les lecteurs aussi intimement dans la vie des Claudel, par ses recherches méticuleuses sur la vie d'un frère et d'une soeur si attachants.

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La tour du château de Brangues dans le nord Isère.

Si la sculpture pour vous  est comme pour moi : un des arts qui exprime le plus "les secrets du coeur", je vous invite à rendre visite à une de mes amies "Geneviève", c'est ici

Merci d'être allé jusqu'au bout de mon reportage, mais quand j'aime je ne compte pas et je veux partager.

PS : je reviens sur mon billet : hier nous sommes allés au cinéma voir le très beau film : "SERAPHINE", encore une qui est née un siècle trop tôt.

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Posté par manouedith à 00:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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