28 mars 2013

L'Amitié au-delà de nos frontières.

J'ai toujours aimé écrire. J'ai toujours aimé partager avec les autres, connaître la vie ailleurs. Manouedith est une grande curieuse ! Je peux vous assurer que contrairement à ce que nous pensons la France est un beau pays, on nous envie et on y est bien.

Dans les années 1990, j'ai passé des petites annonces dans des journaux spécialisés en demandant des correspondantes à l'étranger parlant français, pour  développer une amitié sincère, j'avais joins un descriptif de ce que j'aimais et de ce que j'aimerais des personnes qui m'écriraient.

 

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De nombreuses réponses sont arrivées à mon domicile. J'ai fait un tri et j'ai débuté cet échange régulièrement avec 5 ou 6 correspondantes. En quelques mois deux d'entre elles se sont détachées et sont devenues des amies. Une Bulgare : Maria et une japonaise Hiroko.

 

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Maria la Bulgare avait mon âge et elle m'a écrit plus de cinq ans chaque semaine. Elle me décrivait sa vie pas très heureuse dans un pays qui venait de s'ouvrir à peine au monde. Elle avait une fille unique Miléna et Elles parlaient toutes deux le français et Elles rêvaient de notre beau pays qui, à leurs yeux étaient l'eldorado qu'un groupe de politiciens  leurs en avait privé l'accès, en se partageant l'Europe pendant la guerre froide. Malheureusement le destin a voulu qu'elles se retrouvent du mauvais côté de la barrière ; celle qui s'est refermée pendant des années les obligeant à se passer du monde.

 

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Inutile de dire, qu'elles avaient une soif de connaître autrement ce pays où les femmes étaient élégantes, cultivées et raffinées. Telles nous étions à leurs yeux. Notre Histoire de France était passionnante (petite parenthèse, toutes les correspondantes que j'ai eues connaissaient mieux notre histoire que nos jeunes d'aujourd'hui....), où les gens progressaient dans la liberté et ne manquaient de rien.

 

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En Bulgarie, il y a beaucoup de monastères Orthodoxes aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

 

Régulièrement, je lui envoyais des colis avec des produits tellement insignifiants pour nous : sucre, farine et même médicaments pour son hyper tension qu'elle avait beaucoup de mal à se procurer dans son pays. Ces colis me coûtaient plus chers en transport que les produits qu'ils contenaient. L'envoi postal était limité à 2kg500, j'avais donc vite fait le tour, parfois j'en envoyais deux ou trois par mois.

 

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chaque année le 1er Mars, Elle m'envoyait une jolie carte avec le symbole du printemps "Martenitsa" ou appelé également "Martisor", ce symbole est pour fêter l'arrivée du printemps,  il existe également en Macédoine, en Grêce, en Serbie, en Roumanie, en Moldavie, en Ukraine du Sud Ouest et à l'Est de la République Tchèque.

 

A cette époque, je portais tout le temps des chapeaux, Maria m'avait demandé de lui en envoyer un que je ne mettais plus, ainsi Elle se sentirait plus parisienne !. Ce que j'ai fait avec joie, je lui en ai fait parvenir deux.

 

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La Pâques Orthodoxe en Bulgarie cette année est le : 5 Mai, on l'appelle également le Velikden.

 

Quant à Hiriko, Elle est arrivée dans ma vie à peu près au même moment. Nos échanges ont été un peu plus compliqués car Elle ne parlait pas français et m'écrivait en anglais, il me fallait avoir l'aide de mes enfants pour lire ses lettres et lui répondre. Nos échanges se limitaient souvent à de très jolies cartes postales m'expliquant leurs coutumes, de photos familiales, d'évènements familiaux. Échanges plus compliqués mais tout aussi intéressants que mes correspondances avec Maria.

 

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Avec Hiriko, nos échanges se sont stoppés nets après le tremblement de terre de Kobé en 1995. J'ai donc supposé qu'Elle avait disparu lors du tremblement de terre.

 

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Le partage des traditions, le repas de mariage se fait en costume local, alors que pour la cérémonie la mariée est en blanc.

 

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Quant à Maria, nos correspondances se sont terminées quand ma vie a changé et que j'ai sombré dans une terrible dépression. Ensuite les années ont passé, je me suis reconstruite et nous nous sommes perdues de vue. Dernièrement, avec les nouveaux moyens de communication, j'ai essayé mais en vain de la retrouver. Je me suis décidée à écrire à l'adresse que j'avais encore et j'ai laissé mon email. Par retour, j'ai eu  la surprise de recevoir une lettre de Miléna sa fille, m'apprenant malheureusement qu'Elle avait été emportée par un cancer en 2006. Miléna m'a proposé de reprendre nos échanges comme avec sa maman, c'est avec plaisir que j'ai accepté, mais rien ne semble plus être comme avec Maria, car mes mails restent souvent sans réponse. 

 

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La madone Bulgare, ici représentée par une paysanne bulgare dans sa maison ; peinte par Vassil Stoilov

 

  

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Pour un de mes anniversaires cette carte avec ces voeux chaleureux et sincères :

Chère Edith, je vous souhaite à vous et à toute la famille, la chaleur, la joie et l'ivresse du printemps. Soyez heureuses, joyeuses et belles ! Maria 

  

A la même époque, et même à partir des années 1985, j'ai soutenu des enfants du tiers monde en Afrique, en Inde et en Asie, à travers l'association "Aide et Action". Nous échangions 2 à 3 fois par an avec le filleul que nous soutenions. Là aussi, merci à mes filles qui étaient mises à contribution comme interprètes d'anglais. Certains échanges se sont arrêtés quand les enfants n'allaient plus à l'école et repris par d'autres jusqu'à ma dépression.

 

 

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En 1998, je suis allée au Vietnam, une de mes filles aussi, Elle y est restée plusieurs mois dans le cadre de ses études de médecine, quand elle est rentrée, je me suis mise à échanger avec la jeune fille qui était son support vietnamien à l'hôpital d'Hanoï et la correspondance a duré plusieurs années, j'ai reçu cette jeune fille en stage en France plusieurs fois, nous étions sa famille française et nous continuons toujours à correspondre et surtout à ne pas se perdre de vue. "Ha"  fait partie de notre famille.

 

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Les échanges d'amitié postale ne datent pas d'aujourd'hui. Sur deux brocantes, il y a quelques années, j'ai retrouvé tout un lot qui se suivait de cartes postales anciennes venant de Turquie et qui relatait une correspondance régulière entre une jeune fille de 12 ans Grecque habitant la Turquie et une jeune picarde du même âge : Marcelle Dagneaux qui habitait Villequin Aumont dans l'Aisne.

 

 

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C'est émouvant, de voir que ces cartes de deux jeunes filles de part et d'autre des frontières se retrouvaient sur des brocantes au bon gré certainement de ceux qui ont vidé une maison. J'ai reconstitué toute la correspondance de 1905 à 1908.  Comme ces années là, les cartes étaient envoyées sans enveloppe, Elle écrivait sur tous les endroits libres, ce n'était pas non plus des romans, mais suffisamment explicite pour revivre certains sentiments échangés entre Dora Moazzo et Marcelle Dagneaux, et c'était assez facile d'imaginer un peu la vie de deux jeunes filles de la belle époque.

  

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Il y a quelques mois, une Internaute Tchèque " Véra", qui visitait en silence régulièrement mon blog, m'a envoyé un message par l'intermédiaire de canalblog, me demandant d'échanger avec Elle. Nous sommes de la même génération, nous aimons les mêmes choses et pour Elle aussi, la France qu'Elle connaît un peu est à ses yeux un très grand pays et Elle admire les femmes françaises.

 

 

 

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Depuis, nous échangeons régulièrement et avec l'outil magique qu'est Skype, nous avons fait connaissance. De longues conversations se sont installées, des moments simples et plein de partage de nos deux pays. Parmi les régions qu'Elle a visité chez nous, Elle a séjourné en Picardie à quelques  kilomètres où nous habitions avant 2007.

 

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Donc, voyez-vous où m'entraine ma passion d'écrire, ma passion du partage, ma passion des échanges. De simples moments qui tissent au jour le jour des toiles d'amitié au-delà des frontières. 

 

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Dans les années 1990 un des plus grands ponts de l'Europe "Le Pont de l'Amitié" qui rattache la Bulgarie à la Roumanie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02 mars 2012

Le Rêve : Un chalet à la montagne !

J'en rêvais depuis toujours, avec des intérieurs déco. comme sur les photos que je vais partager avec vous dans ce billet.

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Photos prises dans le parc du Ballenberg en Suisse

Il y a 11 ans, quand ma vie a pris un tournant définitif et que j'ai rencontré le dernier homme de ma vie. Certains de mes rêves m'ont semblé tout d'un coup plus accessibles.

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J'ai vendu ma maison et j'ai eu envie d'investir à la montagne. Pas parce que je fais du ski, non ; je n'en ai jamais fait, mais Petit n'amour en fait depuis longtemps. Pour moi, les balades, la beauté du paysage été comme hiver me conviennent mieux que la mer que j'aime bien aussi mais dont je trouve les paysages souvent trop plats. A la montagne, le décor change à toutes les saisons.

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L'hiver 2001, je suis allée pour la première fois au sport d'hiver. Nous étions dans un joli gîte à Val Cenis. Je garde un souvenir particulier de ces premières vacances d'hiver en amoureux. L'année suivante, nous sommes partis avec la fille aînée de mon chéri et son fiancé, dans une résidence hôtelière à Pralognan la Vanoise.

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Pendant que le père, la fille et le fiancé étaient sur les pistes. Moi, je me promenais dans la station et je m'arrêtais curieusement devant les vitrines de l'unique agence immobilière qu'il y avait dans la station. Au troisième jour, je me suis décidée à pousser la porte.

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Bonjour Madame, voilà, je voudrais acheter un petit chalet avec une jolie vue bien dégagée. Asseyez-vous Madame, quel est votre budget ? Bon, je vais être franche avec vous, votre budget est plutôt celui d'un  appartement, sinon avec cette somme vous trouverez un chalet entièrement à rénover auquel il faudra ajouter la même somme pour la rénovation. Nous étions trop vieux pour recommencer à rénover.

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Ah ! Manouedith et ses éternels rêves. Il allait falloir redescendre d'une case.

Je peux vous proposer un appartement confortable dans une résidence ancienne pas très loin du centre, avec une jolie vue. En regardant la photo de l'immeuble, une grimace a remplacé mon sourire. Ce qu'elle me proposait ressemblait plutôt à un immeuble ordinaire des années 1970, très loin de mes rêves.

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La dame, voyant ma moue dubitative me dit : "vous savez l'appartement possède de jolies pièces sans lambris, ce qui n'est pas toujours le cas dans les appartements plus récents." Ce sont de vraies pièces très claires, c'est un appartement qui vous conviendrez bien puisque vous pensez y séjourner au moins trois mois l'hiver et un ou deux mois l'été. Je vous emmène le visiter.

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 Pas entièrement convaincue, je monte dans sa voiture et nous partons vers le quartier des Darbeleys. Cette résidence comprend deux immeubles identiques dont celui où nous allons, il y a deux étages et un sous-sol aménagé. En arrivant, un agréable souvenir remonte à la surface. Je ne suis venue à la montagne et justement à Pralognan la Vanoise qu'une seule fois dans ma vie, un Wee-kend de l'hiver 1974 justement dans l'hôtel qui se trouve devant. La résidence devait être en construction à cette époque.

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En entrant dans l'appartement, effectivement grande surprise, un beau séjour, deux belles chambres, des balcons tout autour ; du bois recouvre les murs des chambres et une partie du séjour, ce qui lui donne un côté chalet pas désagréable (voir album photo Pralognan sur la gauche). Au sous-sol une belle chambre aménagée pour 3 enfants. La dame s'empresse de me dire  en bonne commerçante : "je vous laisse les clefs jusqu'à demain, vous pourrez revenir librement avec votre mari et votre belle-fille." Tout l'appartement est meublé pas du tout à mon goût soit, mais si nous l'achetons, nous aurons le temps de voir venir petit à petit pour l'aménager autrement.

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Les deux jours suivants, nous remontons plusieurs fois et nous commençons à tirer des plans sur la comètes. A la fin de notre séjour, notre décision est prise, je signe le compromis et la grande aventure Tarentaise  commence.

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Nous sommes bien loin de mon rêve, mais je me connais, je vais rendre cet appartement très accueillant et en faire un nid douillet pour l'hiver et pour les vacances d'été. Dix ans après, je peux dire, que nous sommes ravis de mon acquisition ; nous en profitons au maximum et je suis toujours aussi émerveillée par les paysages d'hiver et d'été qui nous entourent. Vous savez, le Parc de la Vanoise est un lieu magique que j'aimerais préserver.

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Depuis quelques années, mon médecin préféré, je veux dire ma fille Annabelle a acheté l'appartement voisin et nous nous retrouvons à toutes les vacances d'hiver. C'est un port d'attache que nous ne regrettons pas. Cette semaine nous serons 11 dont 5 de mes petits enfants à partager la dernière semaine des vacances de février. 7 sur 10 de mes petits enfants seront venus en ce début d'année.

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Voyez-vous, les rêves peuvent aussi s'aménager.... 

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01 décembre 2011

Tranche de vie - Un père Noël audacieux !

La vie, n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Aujourd'hui, je vais vous raconter une tranche de vie, banale pour certains, exaltante pour d'autres.

1973: Annabel,  a à peine 30 ans ; mariée depuis dix ans, entourée de deux jolies petites filles, s'ennuie un peu auprès d'un mari gentil mais, qu'elle n'aime que "bien" ne se doute pas encore que dans cette quiétude simple et monotone Noël 1973 va bousculer l'ordre des choses.

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 Annabel, son mari et ses deux petites filles quittent la capitale pour habiter une jolie maison qu'ils viennent de faire construire dans un petit village de picardie au calme et à la qualité de vie meilleure. Elle ne travaille pas, s'occupe de ses filles et s'est inscrite au foyer rural dans un club photo pendant que les filles sont à l'école.  Déjà, à cette époque elle se passionne pour l'art photographique, prises de vues, développement du noir et blanc et tirages.

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Celui qui anime le labo photo, est un joli jeune homme "Aristide" de presque vingt et un ans, pas tout à fait majeur. Dynamique, plein de projets et très intéressant. Cette année là, au sein du foyer rural, c'est lui qui fait le père Noël pour les enfants du village. Après la photo souvenir, caché derrière son habit de père Noël il en profite, pour glisser à l'oreille d'Annabel quelques mots qui ne restent pas anodins.  

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1974: Années de péripéties digne des feuilletons télévisés. Entre les rendez-vous en cachette, la clandestinité, l'adultère révélé, l'intimidation de la maman d'Aristide, allant voir le maire du village avec l'idée éventuelle d'engager une procédure de détournement de mineur ; Aristide, ne sera majeur que dans quelques mois. L'intervention du curé du village, pour essayer de  ramener  Annabel à la raison. Intervention d'un autre prêtre ami de la famille pour réparer avec de l'argent la grossesse qui s'annonce. Malheureusement rien n'y fait Aristide et Annabel vivent un grand amour passionnel et encore plus excitant puisqu'interdit. Dès le début de la grossesse un divorce s'enclanche un grand scandale  pour la famille du jeune homme, famille reconnue, respectable et très pratiquante.

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Septembre : Annabel et Aristide prennent un appartement ensemble et fondent une nouvelle famille en attendant dans la joie l'arrivée du fruit de cet amour.

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Dimanche 1er décembre 1974 à onze heures dix du matin, au son des cors de chasse dans la cathédrale de Senlis voisine de la clinique, une jolie petite fille pleine de vie et d'espoir voit le jour dans une famille recomposée, heureuse de l'accueillir, une jolie petite fille qui portera le prénom d'emprunt de sa maman "Annabelle".

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Joyeux Anniversaire ma chérie, c'était hier, il y a seulement 37 ans et en ce jour, je revis ces moments difficiles que je ne regrette pas du tout, car tu es et tu resteras l'une de mes quatre fiertés que la vie m'a  donnée.

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Tout rentre dans l'ordre le 15 mars 1975, quand Aristide et Annabel se marient et agrandissent la famille en mettant au monde en 1976 leur quatrième merveille. Au lendemain du 15 mars, la maman d'Aristide pardonne et à partir de ce jour  elle aura une place affectueuse et généreuse auprès de ses 3 et 4 premières petites filles.  Annabel, a su reconnaître malgré les divergences du début les qualités de sa belle mère et elle est toujours très heureuse de la rencontrer.

Aristide, en hommage à Aristide Bruant. - Annabel en hommage à Annabel Buffet - prénoms empruntés pendant la période de clandestinité.

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09 novembre 2011

Le Chien Notre fidèle compagnon

Aujourd'hui, je vais vous parler des 12 fidèles compagnons qui ont partagé ma vie.

MOSAÏQUE

 

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Micky: est un loulou de Poméranie tout blanc. Il a été abandonné devant la porte de mes grands- parents par des militaires allemands lors de la débâcle en 1944. Mes grands-parents ont toujours eu des chiens et des chats, ils l'adoptent aussitôt. Quand j'arrive chez eux en 1945 il est là pour m'accueillir et jouer avec moi. Je ne me souviens plus quand il nous quitte.

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Ensuite, il y a eu "Moumousse" petite chienne ratière donnée par " Georgette" l'amie de ma grand-mère lorsque sa chienne à mis au monde une kyrielle de petits chiots. Elle lui rappelle celle qu'elle avait eu avant la guerre pendant l'enfance de maman. C'est une gentille petite chienne qui nous suit partout. Un jour que nous étions partis faire du bois dans la forêt ; en rentrant à la maison, Moumousse se fait renverser sur la route. En très mauvais état nous la ramassons et la mettons sur le tas de bois et nous rentrons à la maison en pleurant, convaincues qu'elle ne s'en sortirait pas. Heureusement le vétérinaire de St. Just a fait un miracle et elle a continué à partager mes jeux jusqu'à l'année de mes 14 ans.

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Cette année là, nous sommes en vacances avec mes parents à Locquirec en Bretagne. Nous recevons une lettre de ma grand-mère qui nous annonce le décès de Moumousse. Chaque matin en descendant à la plage, nous nous arrêtons devant une maison pour caresser d'adorables petits caniches "Royal" nés peu de temps avant les vacances. Tellement mignons, que nous ne résistons pas à en acheter un pour ramener à pépère et à  mémère. Je me souviens de mon arrivée triomphante à l'heure du repas ma petite boule noire dans les bras et de dire en ouvrant la porte : regardez, nous vous ramenons un joli petit chien, mon grand-père en souriant m'a répondu : ton petit chien sera plutôt un gros chien, regardes ses pattes.

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"Youki" vit longtemps. Mon grand-père  achète une tondeuse pour le toiletter régulièrement, tantôt en dandy, tantôt en lion, c'est la mode dans les années 1960. Quand mes parents viennent, mon papa va le promener, il lui est très attaché. A la fin de sa vie, il a attendu le jour ou papa était là pour nous quitter.  

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Peu de temps après la naissance de ma seconde fille "Chrystel", nous commençons à parler de faire construire une maison à la campagne ainsi, nous allons pouvoir acheter un chien. C'est avant de partir de Paris aux Puces de Saint Ouen que nous achetons "Toumy" un teckel à poil ras tout roux.  

 

C'est le chien de Chrystel. Le seul de mes chiens qui a été hargneux et vindicatif. Je vais vous raconter une anecdote dont toute la famille se souvient. Toumy dort tous les soirs dans la cuisine. Quand mon mari part travailler, il le libère de la cuisine pour qu'il me rejoigne en haut. A cette époque mon mari va à la gare en mobylette pour prendre son  train. Il oublie quelque chose, fait demi tour et revient à la maison, mais pressé il surgit dans la chambre son casque sur la tête, Toumy ne le reconnaît pas et lui saute dessus. Michel repart le pantalon déchiré et une belle marque à la jambe qui ne lui fera jamais oublier l'incident.

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Toumy, nous quitte subitement un matin ou nous partons tous au baptême de ma filleule "Laurence" (la mariée du mois dernier). Chrystel part la veille avec sa grand-mère ; elle quitte Toumy sans savoir qu'elle ne le reverra plus. En arrivant au baptême, nous ne disons rien, ce n'est seulement que le soir sur le chemin du retour, que nous nous arrêtons sur un parking de l'autoroute pour lui annoncer la triste nouvelle, il nous a fallu beaucoup de ménagement et les mots appropriés pour consoler une petite fille d'une dizaine d'années.

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Très peu de temps après, c'est dans un chenil que nous adoptons "Raspoutine" , gentil et doux épagneul breton, pour lui tenir compagnie, nous adoptons également notre première chatte "Tzarine".

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Ils vivent quelques temps tous les deux très complice, jusqu'à l'arrivée de mon deuxième caniche mais cette fois-ci un caniche de race moyenne tout aussi noir que Youki. Raspoutine est le chien de Michel et de Chrystel "Alygor" est le mien.

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Avec Tzarine, la collection des chats commence.

"Julie" première fille de tzarine. Cette dernière est très vite opérée pour qu'elle ne fasse plus de petits. En revanche pour Julie ce n'est pas aussi simple, nous ne voyons jamais quand elle a ses chaleurs, alors les portées se succèdent, on essaie la pilule sans succès.

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Et vous savez ce que c'est, quand on a 4 enfants, chacun veut le sien. Ma fille aînée "Sandrine", déjà grande nous amadoue en disant : quand je partirai de la maison je l'emmènerai !!! Sauf que le futur mari n'a pas voulu, il n'aime pas les chats. C'est ainsi, qu'à un certain moment de notre vie, nous nous retrouvons avec 2 chiens et 4 chats. Julie termine sa vie à la maison bien avant sa maman "Tzarine" que nous aurons jusqu'à ses 20 ans. Il y a également l'ami de la famille en attente d'un appartement qui nous laisse pendant un an celui qu'il a choisi. Un autre de nos chats qui nous a laissé un souvenir particulier c'est "Nestor"

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Nestor : un des fils de Julie, celui-ci à son histoire bien particulière. Dans cette portée il n'y a qu'un seul chat et plusieurs chattes. Emilie ma dernière fille joue facilement avec eux et sans que nous nous en rendions compte, elle s'attache plus particulièrement à Nestor. En principe nous les donnons à l'adoption vers deux mois. Cette année là, ma belle soeur "Sabine" m'en demande un pour sa soeur "Anita" qu'elle reçoit le WE suivant, le problème c'est qu'ils ne veulent qu'un chat. Nous donnons Nestor, et là, catastrophe Emilie nous fait dans la journée crise d'asthme sur crise d'asthme. Quand nous comprenons le problème, nous allons rechercher Nestor et c'est avec une petite chatte qu'Anita et sa famille repartent le soir dans le Nord.

 

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Quand Jean-Claude m'a été confié par l'A.S.E., il avait 11 ans, jamais il n'avait eu de petit chat ou petit chien à lui. Quelque temps après son arrivée, Julie a une portée pendant que nous sommes en vacances, c'est Chrystel qui assiste au moment de la naissance, un seul survit ; quand nous rentrons tout naturellement il est le chat de Jean-Claude il l'appelera "Mégot".

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Quand Raspoutine meurt, Alygor est toujours avec moi. Il est le chien de la solitude, de la traversée du désert, le chien qui me donne énormément d'affection à un moment de ma vie ou tout va mal. Je me revois me promener seule sur une plage de l'île de Batz . Fidèle compagnon qui me suit partout.

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Un an après la fin du tunnel, un nouveau tournant dans ma vie  me fait rencontrer "Joyeux" un basset artésien d'une gentillesse incroyable ; il a un seul défaut, c'est un fugueur et il entraîne facilement Alygor dans ses balades. Un jour ils se font renverser : Alygor meurt sur le coup, Joyeux s'en sort après plusieurs opérations délicates et il meurt l'année  suivante  des suites de ses blessures.

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 Une anecdote sur Joyeux que je ne suis pas prête à oublier. Un jour, je pleure à l'autre bout de la pièce où il se trouve, il m'entend, il se lève me rejoint,  saute sur mes genoux, il met ses deux pattes sur mes épaules et il me lèche le visage.

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Après le départ tragique d'Alygor, on m'offre une petite chienne caniche naine, légère comme une plume. "Eddie" 6 ans  dont les maîtres veulent se séparer après l'arrivée d'un enfant. Eddie est très gentille, elle s'adapte très vite à moi et elle fait partie de tous mes déplacements. La première année ou je rencontre Marc, nous allons au sport d'hiver, elle n'aime pas marcher dans la neige et bien qu'à cela ne tienne,  nous la promenons dans le sac à dos. Pauvre Eddie, elle aussi, elle a eu une fin tragique. Marc et moi nous sommes partis en voyage de noces et nous l'avons confiée à mes beaux parents. Le dernier jour, une heure avant notre retour ; le berger allemand des voisins s'introduit dans leur jardin et chope ma petite Eddie et lui fracasse la colonne vertébrale, en arrivant nous la conduisons chez le vétérinaire pour qu'il lui achève ses souffrances. 

             MOSAÏQUEMOSAÏQUEMOSAÏQUE

Je ne sais pas vivre sans chien. Ils ont toujours été mes compagnons les plus fidèles, ne m'ont jamais déçus, m'ont aimée  pour ce que je suis ; pour moi, ils ont tous été comme un enfant de plus (au risque de choquer ceux qui ne comprendront pas). Jamais il ne me serait venu à l'idée de les abandonner parce qu'un nouvel enfant arrivait. Je les ai tous assumés jusqu'à leur dernier jour. Alors, nous n'allions pas en rester là. 

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A notre âge, Marc et moi nous n'aurons pas d'enfants en commun. Alors, nous  adoptons une adorable petite Shih tzu. Terminé la continuité des caniches, ils ne sont plus à la mode et dans le chenil où nous nous rendons il n'y en a pas. Que cela ne tienne cette petite boule bien sympathique nous l'appelerons "Tara". Avant qu'elle nous soit confiée, pendant3 semaines, chaque dimanche nous lui rendons visite.

 tara

 Nous ne sommes pas déçus, c'est une brave fille, elle a 9 ans maintenant et elle nous donne beaucoup d'affection. Nous lui avons trouvé des parents de substitution quand nous nous absentons, ils sont formidables et l'aiment autant que nous. Il me manque malgré tout un petit chat depuis le départ de nos voisins. Je me suis attachée à leur Félix il était plus souvent chez nous que chez eux. Mais cela ne serait pas raisonnable d'en adopter un autre car quand nous partons, je ne veux pas qu'il soit malheureux et Marc n'en veut absolument pas.

 

félix 

Pour résumer : je connais les Loulous de Poméranie, les ratiers, les caniches, les teckels, les épagneuls bretons, les bassets artésiens et les shih tzu. La seule race que je déconseillerais serait le teckel, toutes les personnes de ma famille qui en ont eu ont eu les mêmes désagréments que nous. Mais quand on élève bien son chien dès l'enfance, que jamais on ne lève la main sur lui, qu'on le traite du mieux que l'on peut et qu'on lui donne de l'affection, je vous assure, ils vous le rendent au centuple. Mon Grand-père disait : " ceux qui n'aiment pas les chiens, ils n'aiment pas les gens" et je vous assure qu'il n'avait par tord je suis d'accord avec lui.

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adorable Joyeux

Si le chien est le plus méprisé des animaux, c'est que l'homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est fidèle.

Emile Michel CIORAN Philosophe Roumain d'expression française

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18 décembre 2009

Retour dans le rétroviseur de la vie à l'aide de vieux négatifs

Petit n'Amour et moi, nous nous sommes offerts un scanner pour transférer nos centaines de négatifs anciens sur un CD. Depuis 30 ans ils sont bien rangés dans notre armoire aux souvenirs. Belle façon de remonter le temps.

RASPOUTINE TZARINE

Dans les années 1980, vivaient avec nous : Raspoutine et Tzarine

En reprenant tous ces négatifs qui pour la plupart ont été développés par nos soins,  (nous étions déjà "fana" de photos) ils ont mal vieilli ; c'est pourquoi nous vous les représentons en couleur sépia pour marquer le temps qui passe.

Voici mes deux grands-mères envolées depuis longtemps mais quel plaisir de se souvenir de leurs anniversaires :

mamy_marguerite MARCELLE_1

TOUS_DISPARUS

Sur celle-ci ma grand-mère maternelle, mes parents, ma tante, ma fille Chrystel. Malheureusement tous partis !

REPAS_DE_FAMILLE

Mes enfants

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JOUR_DE_NEIGE nana2

 

EMILIE emilie_devoir

Ma fille de Coeur

mARIE_cHRISTINE MARIE_CHRISTINE_2

MARIE_CHRISTINE_1984

La vie de famille, les jeux et promenades partagés.

TROIS_FLEURS nana2

TROIS_FLEURS_1

MICHEL_ET_LE_BABY nana_et_son_pere

Michel_et_Jean_claude

le papa de mes filles avec Jean Claude notre fils de coeur

emi

anniversaire

Bizarre les gris se sont durcis et des voiles blancs sont apparus sur les côtés, en revanche certaines semblent intactes

CARESSE_D_ANNABELLE jeux

emi_dort

Il y a plus de 25 ans les fiançailles de Fille aînée

FIANCES

Et maintenant "et moi, et moi ... !"

EDITH_CHANTILLY EDITH_37_ANS

EDITH_1981 edith_tennis

oui, oui, oui, à 40 ans j'étais sportive !!!

EDITH_TRICOTE

Je faisais  du tricot....

EDITH_40_ANS

Je posais même pour David Hamilton...

Bientôt, nous hibernons à Pralognan, moi je ne fais pas de ski, je vais donc avoir beaucoup de temps pour continuer à scanner les négatifs, les diapos (il y en a au moins 5000, et les négatifs couleurs, là, il semblerait que les résultats ne soient pas aussi bons. Donc la suite au prochain numéro.

Petite Pub pour ma moitié. Si vous avez fait votre service militaire et que vous aimez vous souvenir de ces moments agréables pour certains et beaucoup moins pour d'autres, je vous conseille de vous rendre ici je suis certaine que vous vous reconnaitrez.

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21 novembre 2009

Nourrice d'hier - Assistante maternelle d'aujourd'hui

Mes nombreuses recherches dans les archives départementales françaises, m'ont fait dépouiller énormément d'actes de décès d'enfants parisiens confiés à des nourrice "sur place".

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On comptait un taux de mortalité important de plus de 30% de ces enfants entre 8 jours et 3 mois après leur arrivée dans les familles d'accueil. La région qui en recevait le plus était le Morvan. Dans cette région on les appelait "Les Paris", mais à peu près toutes les régions françaises étaient concernées.

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Dans le meilleur des cas, cela pouvait ressembler à cette gravure de J.P. Haag, qui lui même a été élevé dans ce genre de panier.

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Cette pratique se développe d'abord dans les milieux aristocratiques fortunés, où certains médecins prônent la séparation rapide d'avec la mère, pour que "les humeurs néfastes" à la bonne santé de l'enfant ne lui soit transmis.

Au XIXème siècle

Napoléon 1er, sur les conseils de ses médecins, choisit une nourrice morvandelle à Dun les Places dans la Nièvre. pour allaiter son fils Napoléon II, Roi de Rome.

Sous la IIIème République

Une nourrice du hameau de Sonne dans la commune de Lormes fut également employée par Félix Faure pour l'une de ses filles.

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Quand les femmes se sont mises à travailler, le phénomène s'est accéléré. Quand la révolution industrielle envoie les femmes dans les usines 12  heures par jour, des milliers de femme de conditions modestes n'ont pas eu d'autres choix, les grands-parents n'étaient pas toujours présents pour prendre le relais. Mais pour ces femmes modestes, les familles qu'elles trouvaient étaient tout aussi modestes.

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Les familles aisées, avaient la possibilité d'employer une nourrice à domicile on appelait ça : Les nourrices sur lieu. Cette activité débuta au début du XIXème siècle et se poursuivit jusque dans les années 1920 et devint alors une véritable industrie.

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Pour les nourrice "sur lieu", elles avaient alors un statut privilégié au sein de la famille par rapport aux autres  domestiques en bénéficiant de cadeaux notamment vestimentaires ou d'avantage en nature, certaines avaient même une domestique. Mais il ne faut pas oublier, que bien souvent ces femmes venaient travailler dans les grandes villes et donnait leur lait aux enfants de riches, pendant que leur propre enfant restait à la campagne, dans de plus ou moins   bonnes conditions.

                                                               

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de 1920 aux années de guerre, les mamans souvent ne travaillaient pas et s'occupaient de leurs enfants. C'est seulement après 1968 que se généralisèrent les familles d'accueil, celles que l'on appelle maintenant "Les assistantes maternelles".

 

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Comme ici : Florian, Lucile, Céline et Clotilde

Quand je suis née en 1943, ma maman parti travailler à Paris et rejoindre son amoureux. Elle s'est retrouvée dans la situation de "mère célibataire" ; très mal vue à l'époque. Ne l'ayant pas avoué à ses parents, elle eut recourt à une nourrice "sur place". Pendant mes deux premières années, je suis restée dans une famille à Herblay, Monsieur et Madame Parent.

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Le dimanche, maman venait me voir. Elle avoua à ma grand-mère qu'elle avait une jolie petite fille, alors certains dimanche elle venait elle aussi me rendre visite.

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Jusqu'au jour ou elle s'est aperçue que je disais papa et maman à Monsieur et Madame Parent. Elle a eu du mal à accepter et a décidé de mettre mon grand-père devant le fait accompli et elle me ramena chez elle.

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Et je suis restée chez eux, jusqu'à mes 9 ans.

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10 mai 2009

Ma passion pour les chapeaux

Vous ai-je déjà parlé de ma passion pour les chapeaux ?

Il parait que j'ai une tête à chapeaux !

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Pour mes 50 ans, je me suis faite photographier avec l'un de mes plus beaux chapeau.

Mais cette passion me poursuit depuis plus de 30 ans, jusqu'à la retraite je portais tout le temps un chapeau quand je sortais, pas simplement pour les grandes occasions, non pratiquement à chaque fois. J'avais des simples comme ceux-ci :

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Ceux de tous les jours pourrions-nous dire ! Toujours en rapport avec le manteau

Quand j'habitais près de Chantilly, souvent, j'aimais aller au Prix de Diane-Hermès en juin, pour admirer toutes ces élégantes aux chapeaux très sophistiqués.

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Néanmoins, je n'ai jamais osé en porter de semblable et pourtant j'admire les stylistes qui réalise de vrais chefs d'oeuvres.

ModisteChapeau_delphine_01 modisteChapeau_delphine_02

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Quand je suis de cérémonie, quel régal je m'en donne à coeur joie. (je suis souvent la seule). Du reste au mariage de fille n° 2, la consigne était toutes les dames devaient avoir un chapeau, le souhait a été réalisé à 90%.

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Il y a déjà presque 20 ans au mariage de fille n°2

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Hier, je me suis amusée à l'essayer à nouveau, il a encore beaucoup d'allure.

En voici un ravissant que j'ai porté plusieurs fois à des déjeuner il y a 20 ans.

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Pour vous je l'ai remis hier, mais il faut préciser qu'une femme ne retire jamais son chapeau quand elle va au restaurant, avec une voilette c'est plutôt amusant, il faut la passer à l'arrière. Je me souviens d'un déjeuner quand j'étais conseillère municipale pour le repas de nouvelle année, je ne suis pas passée inaperçue ! 'Il y a 20 ans il m'allait beacoup mieux, j'avais quelques kilos en moins).

J'aurais aimé, vivre à cette époque là, car jamais une femme ne sortait sans son chapeau, ses gants et son ombrelle.

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Quel chic quand même !

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Cet hiver, j'ai ressorti celui-ci

Et à la montagne je suis équipée !

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L'année dernière au mariage de fille n° 4

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Pour un autre mariage ceux-ci :

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Des fleurs, des plumes, à toutes les époques on s'en est servi pour les garnir

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Dans les années 1990, je portais celui-ci l'été en vacances ou en week-end. Maintenant il orne ma chambre romantique.

Depuis un certain temps, je suis plus sobre !

Edith___Annecy Edith_et_m_lanie_55_ans

edith_panama___Copie

J'apprécie beaucoup "les Panama" car on peut les agrémenter d'écharpe différente chaque jour suivant notre tenue.

Edith_Etretat_3_septembre_2005___Copie

Même quand je me rendais à une soirée costumée regardez :

edith_40__ANS___Copie

J'avais 40 ans et je portais un costume de mon grand-père et son melon.

Pour une soirée de Sainte Catherine, une de mes amies "Irène", m'avait fait ce chapeau, c'est Irène aussi qui m'avait fait le canotier romantique.

Edith_sainte_catherine

Et vous. Osez-vous ?

edith_chapeaux___Copie

Je ne suis pas superstitieuse en vous les montrant sur le lit et vous n'en avez vu que quelques uns.  Vous savez je n'ai jamais aimé suivre la mode des autres,  je n'ai jamais voulu rentrer dans le moule qui fait ressembler Valérie à Noémie. En tout j'ai toujours voulu être différente. Il paraît que j'ai du caractère. Et vous savez quand quelqu'un ne sait pas votre nom, il dit "la dame au chapeau" et cela ne m'a jamais gêné. 

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22 avril 2009

Après Grand-mère, c'est quoi ?

Il y a deux billets en arrière, je vous confiais que quand mon premier petit enfant est venu au monde je n'étais pas prête.

Etre grand-mère à 44 ans cela veut dire aussi, que le grade supérieure pourrait arriver  20 ans plus tard, et je peux vous dire que là non plus je ne serai pas prête, car je réalise qu'avec une petite fille de 22 ans et un petit fils de 20 ans cela me pend au bout du nez.

Cette semaine petit fils n° 1 est venu passer deux jours avec sa copine. Ils s'installent à Lyon à la prochaine rentrée scolaire pour préparer une licence pro.

 

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Pour Thaïs c'était une surprise, elle était contente de retrouver son frère.

Bon, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, mais en attendant Manou, prépare toi, les années passent si vite.

 

on_joue

En attendant , mes deux petites filles s'amusent bien sagement

les_princesses

Le soir chacune dans sa belle chambre, elles jouent aux Princesses.

Mercredi temps magnifique, allons voir si le col de la biche est recouvert de jonquilles !

col_de_la_biche

La semaine dernière le col était encore fermé, aujourd'hui il est ouvert mais il y a encore de la neige, malgré tout par endroit il y a quelques premières fleurs de printemps

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Crocus sauvages et pousses de grandes gentianes

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Aux endroits ensoleillés les jonquilles sortent mais elles ont des tiges bien moins longues que celles que je cueillais en Picardie dès la fin mars.

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Après-midi de détente et de joie.

En rentrant on fait un gâteau, il y a des invités demain.

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18 avril 2009

Devenir grand-mère !!!!!

Il ne faut pas croire que l'on devient d'un seul coup "grand-mère". Pas toujours facile quand on a encore une fille de 11  ans et une autre de 13 ans et que soi même on a pas encore 44 ans, sans compter que deux enfants venaient de m'être confiée par l'ASE de mon département pour leur donner toute l'affection qu'ils n'avaient pas.

 

Marie_1987

1987  ma première petite fille "Marie"  le n° 1 de tous mes petits enfants.

marie_christine


 

Marie Christine le jour où elle m'a été confiée par l'ASE, encore besoin d'une maman pas d'une grand-mère.

Heureuse, contente, fière mais je ne me sentais pas prête du tout, trop jeune pour ce titre. Deux ans après arrivée d'un petit frère Yannick, guère mieux.

C'est à l'arrivée de Clément chez fille n° 2 en 1991 que mon statut à vraiment pris forme et ou j'ai commencé à me sentir "aïeule"

 

clement


Deux petits garçons et deux petites filles, car entre temps était née "Mélanie". En 1997, peu de temps avant l'arrivée du petit frère de Clément, un troisième petit garçon est arrivé dans ma vie.

martin

Martin, déjà grand mais tellement attachant

2 janvier 1998, maintenant je me sens vraiment "manou", voici l'arrivée de Léo

leo leo2

Pâques 1999

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A partir de l'année 1997, j'ai commencé à remplir mon véritable rôle de grand-mère, mes deux filles aînées avaient besoin d'une "manou" pour garder les enfants le mercredi ;  c'est donc avec plaisir que j'ai gardé 5 d'entre eux. Les privilégiés ont toujours été ceux et celles qui habitaient près de chez moi. Mais maintenant ils sont grands et comme vous l'avez vu dans le précédent message, ils prennent l'avion ou le train.

Les 3 avants derniers

maxime_heloise_thaais   

 

nés en 2000 et 2003

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Et ma dixième merveille "Théma" bientôt 2 mois.

Donc voyez-vous, ce n'est pas si facile que cela de devenir grand-mère pour certaines. Après quand on se sent bien dans sa peau et que l'on a envie de donner et de partager on ne nous arrête plus. C'est comme dans la vie le rôle de grand-mère se construit, nous n'avons plus celui d'éduquer, mais celui de transmettre, et de tricoter leurs souvenirs. En ce moment je partage tellement différemment avec les petits et les grands. Un exemple tout simple, depuis plus d'un an, j'échange mensuellement un courrier avec ma première petite fille qui se prépare à être infirmière, nous apprenons à nous connaître autrement et je vous assure j'adore.

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04 mars 2009

Une loi pour la fessée

 

 

En découvrant cette dame ce matin à la une des journaux  , j'ai souri.

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Elle voudrait faire passer une loi pour interdire les fessées

Et je me suis souvenue d'une magistrale fessée que j'ai reçue l'année de mes 6 ans.

Nous étions en 1950, j'habitais avec mes grands-parents et j'allais à l'école à St. Just en Chaussée dans l'Oise, sur le boulevard, à peine 5 minutes en courant de chez moi.

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Mon grand-père, avait-il l'air d'un bourreau d'enfants ??

Dans la matinée, j'ai certainement reçu une punition de la maîtresse ce qui ne m'a pas plu du tout ; j'ai profité de la récréation pour me sauver de l'école et rentrer à la maison. Mon grand-père était serrurier (un notable respecté dans la ville !!). Il avait son atelier chez lui. Pour aller à l'école je traversais l'atelier, c'était plus court ; ce jour la en plein après-midi je suis passée en courant devant lui, il m'a attrapé et m'a dit : "Mais que fais tu là, tu devrais être à l'école" ; en colère je lui ai répondu que je m'en étais sauvée. Ni une, ni deux, il m'a pris par la main et m'a reconduite.

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La cour de récréation, ressemblait à celle-ci

La récréation se terminait, les enfants étaient en rang devant les institutrices, il s'est mis à côté d'elles, il a descendu ma culotte et m'a administré une fessée à cul nu devant toutes mes petites camarades (à cette époque l'école n'était pas mixte, de toute façon ce détail ne l'aurait pas impressionné). Inutile de vous dire que j'ai eu honte, mais je vous assure je n'ai plus jamais recommencé. Néanmoins, je ne lui en ai pas voulu et cela ne m'a pas traumatisé, seulement il me reste un souvenir parmi tant d'autres de ce grand-père que j'aimais.

 

Et vous avez vous déjà reçu une fessée mémorable que la loi pourrait punir ?

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