26 octobre 2018

Aimer lire

LES SAGAS

 

Depuis un certain temps, la lecture a pris une plus grande importance dans ma vie. En ce moment, j’ai besoin de m’évader, de rêver et de m’éloigner de plus en plus du monde qui m’entoure, je comprends de moins en moins ce changement de société, cette intolérance en tout, ce besoin de tout critiquer « Pierre, Paul, Jacques et les autres…. », cette course effrénée vers le monde de consommation, se plaindre sans arrêt d’un manque d’argent et acheter n’importe quoi au détriment de la planète.  Alors que si l’on veut bien chercher un peu  ; il y a encore des bonheurs simples,  quotidiens à la portée de tous. Moi, je n’ai rien trouvé de mieux que la lecture. Mais attention, pas n’importe quoi, de bons romans avec intrigues accompagnés d’une sauce d’amour et de romantisme.

 

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Pendant des années, je ne voulais pas entendre parler des bibliothèques municipales. Je m’y suis mise par obligation car je n’ai plus de place pour stocker les livres, C’est de plus en plus rarement que j’achète un livre, vraiment cela devient occasionnel. Contrairement à petit mari qui lit beaucoup sur la tablette, moi j’ai besoin du contact,  besoin de renifler les ouvrages. (j’aime moins les livres de poche)  L’ambiance des bibliothèques m’a toujours émerveillée. Elle dégage la concentration et le calme, pour ceux qui lisent mais aussi pour ceux qui travaillent et cherchent, elles alimentent leur savoir.  C’est pourquoi, J’affectionne aussi les salles de lecture des archives,  certainement pour les mêmes raisons. Voir ces rayonnages à perte de vue, j’adore.  Les plus jolies bibliothèques anciennes que j’ai visitées  sont celles de Paris, Vienne, Prague, Turin ….. elles m’ont laissé le goût du beau car toujours dans des endroits où l’architecture est particulièrement jolie ; dans toutes l’odeur du cuir ravissait mon odorat

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 Mais la bibliothèque municipale du village voisin me convient très bien. Le personnel est accueillant, l’endroit est moderne et ensoleillé, les fauteuils sont confortables, le bibliothécaire arrangeant sur le temps de lecture, serviable, attentif à nos demandes ; vraiment un jeune sympa, qui vient de remplacer une dame tout aussi sympa, nous n’avons pas perdu au change.

 

82 21 octobre 2018

 

Ma dernière trouvaille, une saga de 6 tomes en tout, environ 4500 pages, qui me transporte au Canada, dans la première partie du XXème siècle. Marie-Bernadette Dupuy est une narratrice soucieuse du détail et de la véracité des lieux, confirmés par des annotations  à chaque bas de page. Ainsi les lieux, le langage québécois  sont ceux des habitants de cette époque sur les bords du lac St.Jean, les ethnies amérindiennes, sont celles qui habitent les forêts avoisinantes. Le moyen de transport hivernal : « les chiens de traîneaux », je connais puisque je les ai testés l’hiver dernier. En s’imprégnant de l’histoire, je peux vous garantir des heures de dépaysement.

 

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Tome 1 – L’orpheline des neiges

 

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean au cœur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école. D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements ? L'enfant sera élevée et instruite par les sœurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère des environs, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagnera le surnom de « rossignol des neiges »...

Marie-Bernadette Dupuy nous offre ici une très belle histoire d'amour documentée et puissante, empreinte du souffle glacé des longs hivers québécois, qui se déroule dans une région où rien ne doit mourir, rien ne doit changer...

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Tome 2 : Le Rossignol de Val-Javert

 

La vie reprend son cours normal à Val-Jalbert, alors que Toshan, le mari d’Hermine, vient de trouver un emploi à la papeterie de Riverbend. Cependant, cette dernière est toujours possédée par l’envie de chanter et elle décide un matin, sans que personne ne le sache, de passer une audition au Capitole de Québec. Or, le train qu’elle prend à Chambord tombe en panne tout juste avant le sanatorium du lac Édouard, où les voyageurs se réfugient pour la nuit. Pendant le souper, la jeune femme chante pour les patients atteints de tuberculose. Or, l’un d’eux est Jocelyn Chardin, son véritable père. Stupéfait, ce dernier croit reconnaître sa fille, abandonnée au couvent de Val-Jalbert presque deux décennies plus tôt. L’homme condamné par la maladie décide d’en avoir le cœur net et lorsque Hermine revient à Val-Jalbert, déçue par la tournure des événements, il part la retrouver. Jocelyn arrive quelques jours plus tard, incognito, au même moment où sa femme, Laura, annonce qu’elle se marie avec le pianiste Hans Zahle.

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Tome 3 :  Les Soupirs du  vent

 

Décembre 1939. Bouleversée par la perte de son dernier-né, Marie-Hermine s’est retirée auprès de son mari Toshan, un métis, dans la cabane qu’il a construite sur les bords de la rivière Péribonka, au coeur de la nature sauvage du Québec. Quand, poussé par son idéal de justice, Toshan s’engage dans l’armée canadienne pour libérer l’Europe du joug nazi, Marie-Hermine retourne avec ses enfants auprès de ses parents à Val-Jalbert, le village de son enfance situé sur les bords du lac Saint-Jean.
Elle y sera confrontée aux non-dits qui hantent sa propre famille mais aussi au passé secret de sa belle-mère qui resurgira en menaçant la vie des siens. Seule pourra la préserver du danger sa demi-soeur métisse, Kiona, fillette au visage d’ange et aux pouvoirs surnaturels…

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Notre Canada français 

 

 

Tome 4 : Les marionnettes du destin

 

Printemps 1942. Militaire toujours basé à la Citadelle de Québec, Toshan s'apprête à partir pour l'Europe, laissant Hermine à Québec, désespérée. dès que le beau métis quitte l'Amérique, la pauvre femme devra affronter la mort de plusieurs de ses proches, ainsi que la disparition inquiétante de Kiona, sa demi-soeur. Tentée de céder à l'amour d'Ovide Lafleur, qu'elle rencontre par hasard à Chicoutimi pendant ses recherches pour retrouver Kiona, Hermine se sent perdue. Peu à peu,  elle éprouve du désir pour l'homme qui la fait rire et fait preuve d'une intelligence raffinée et d'une grande culture.
Mais le destin veille et, grâce à son impresario, Octave Duplessis, Hermine s'embarque pour Paris pour un tour de chant. C'est dans l'ouest de la France qu'elle retrouvera enfin Toshan, grièvement blessé, alors qu'il essayait de sauver d'une mort certaine une jeune juive et son fils. En état de choc, il refuse de parler, est froid et distant avec Hermine, qui ne comprend pas son attitude. leur couple semble en réel danger, et malgré leur retour au lac Saint-Jean, rien n'y fait. Renfermé sur un immense sentiment de culpabilité, le Seigneur des forêts n'est plus que l'ombre de lui-même. Heureusement, Kiona, rétablie, saura leur redonner foi en ce grand amour qui les a toujours unis.

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Tome 5 : Les portes du passé

 

Au Québec, en juillet 1946. Hermine, jeune et brillante

chanteuse lyrique québécoise, savoure la paix retrouvée auprès
de ses enfants et de son mari Toshan, qui a combattu
en Europe. Elle fait salle comble au Capitole de Québec et
enchante les foules quand elle apprend que ses parents, qui
sont installés à Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean,
sont ruinés.
La jeune femme décide de gagner davantage d’argent, ce qui
la conduit à rencontrer un riche mécène, Rudolph Metzner,
séduisant veuf passionné d’art lyrique, qui l’idolâtre en
secret depuis ses débuts et lui propose de produire un
disque. L’enregistrement terminé, alors qu’Hermine
s’apprête à rejoindre sa famille, il l’empêche de partir,
l’enlève et l’emmène dans sa magnifique propriété où il la
retient prisonnière…

 

 

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Tome 6 : L’ange du lac

 

Québec, juillet 1950.  Hermine, devenue une célèbre chanteuse lyrique, est de retour chez sa mère à Roberval, sur les bords du lac Saint-Jean, pour se reposer et passer un été qu'elle espère tranquille.
C'était compter sans la fugue de sa demi-sœur Kiona, le retour d'Allemagne de son amie de toujours, Charlotte, et l'arrivée de son mari, le beau métis Toshan, accompagné d'une mystérieuse jeune femme. Alors qu'approche vite le long et rigoureux hiver canadien, Hermine doit surmonter de cruelles désillusions...
Le sixième et dernier volet de la tumultueuse et envoûtante saga canadienne L’Orpheline des neiges, véritable prouesse romanesque.

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A ce jour, je termine le troisième tome. Toujours aussi impatiente de découvrir les nouvelles aventures d'Hermine. Chaque tome est différent. J'aurais passé deux mois sans m'ennuyer. En dehors du monde sans oublier malgré tout de profiter des derniers beaux jours et de partager avec vous encore quelques belles photos. Je pense à ceux et celles qui n'aiment pas lire, quel dommage ils se privent de joies simples et presque gratuites. Mon abonnement à la bibliothèque est de 25 euros pour l'année.

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11 novembre 2016

L'Homme qui adorait la littérature.

Plusieurs fois, je vous ai parlé de ma passion pour les livres : « les posséder, les toucher, les sentir ». Au cours de ma vie, j’en ai acquis environ mille. Tous sont répertoriés dans un gros cahier par catégories, afin de les retrouver facilement, quand l’envie me prend d’en relire un. J’ai aménagé à cet effet les murs de notre grenier que j’appelle pompeusement « ma bibliothèque ». J’adore les belles bibliothèques anciennes aux rayonnages de livres magnifiquement reliés, ou tout simplement les vieilles librairies qui ont une âme.

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Bibliothèque de Vienne

 Les années passant, la place commence à me manquer. Cette année, pour la première fois, je me suis inscrite dans une bibliothèque municipale, même si je n’aime pas le côté « temps imparti », j’aime lire à mon rythme, parfois je dévore un livre en une journée ; mais parfois aussi, je prends le temps et je peux dépasser la date butoir,  heureusement la responsable accepte le prolongement. Je n’aime pas non plus lire sur une tablette, il me faut le contact avec le livre.

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Librairie Auguste Blaizot à Paris 

 Quand est sorti le livre de François Mitterrand » Lettres à Anne » j’ai voulu l’acheter, deux jours après il était déjà en réédition et se vendait le double de son prix en occasion sur Internet. Bien entendu j’ai préféré attendre. Ce matin, je viens de le recevoir, c’est un  pavé de 1.246 pages ! Il me semble, facile à lire ; il peut s’abandonner quelques jours et donner la priorité à un autre livre en cours. Je n’ai jamais aimé l’homme politique, mais j’ai toujours admiré l’homme qui aimait la littérature et l’homme qui savait parler d’amour. Il a eu beaucoup de maîtresses « soit ». Mais la façon dont il a aimé Anne Pingeot mérite le respect. Je garderai en mémoire, comme tout le monde, l’accompagnement de ces deux familles vers sa dernière demeure. Et j’ai admiré l’intelligence du cœur dont a faitpreuve son épouse légitime.

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 Maintenant, je n’ai pas compris pourquoi Anne Pingeot a voulu faire un livre avec ses lettres  personnelles et je suis certaine qu’un film suivra. Mais, je ne suis pas là pour critiquer, juger, mais simplement  pour comprendre l’Amour, ce sentiment si précieux qui parfois trop souvent est galvaudé, moqué. Pourtant aimé et être aimé, c’est une des plus belle chose de la vie. Ce n’est pas à la portée de tout le monde d’Aimer profondément, sincèrement. Donc respect à ceux qui savent.

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