04 novembre 2020

4ème et 5ème jours - Leçon de vie - Savoir s'occuper sans sortir.

Si, il y a des personnes plus obéissantes que nous. Qu'on nous le dise.

Cette pandémie nous fait peur comme à beaucoup de personnes. Donc nous ne sortons que par obligation, sans que cela nous ennuie. Nous ne recevons plus.  Et nous essayons de respecter tous les gestes barrières. Quelques unes d'entre vous, me disent, oui mais : tu n'es pas toute seule. Oui, je ne suis pas toute seule, mais je l'ai été, je sais par exemple ce que cela c'est de passer un Noël sans personne. 

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Dans la vie j'ai toujours su ce que je voulais, j'ai un caractère fort et droit. Alors, j'avoue cela m'aide beaucoup. Je fais toujours ce que je dis. Comme je l'ai déjà souligné, il m'arrive toujours des choses qui n'arrivent pas aux autres, alors je redouble de prévoyance. Je n'écoute pas tout ce que l'on me raconte. Je sais faire la part des choses.

Dans la vie tout est une question de choix. Il y a les bons et les mauvais choix, mais à chaque fois j'assume ceux que je choisis.

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 Un exemple tout simple, moi aussi comme beaucoup d'entre vous, je n'aime pas être seule. Depuis ma plus petite enfance, j'ai été entourée de monde. Jamais je ne suis restée seule longtemps, il me faut toujours quelqu'un pour parler. Quand je me suis retrouvée seule la dernière fois il y a 20 ans, il n'était absolument pas question que je finisse ma vie sans un compagnon. Ma vie a été suffisamment compliquée, je voulais être heureuse une dernière fois et j'ai tout fait pour l'être. Mais pour cela j'ai pesé le pour et le contre à chaque fois et surtout j'ai classé mes priorités, l'acceptable et l'inacceptabe. C'est à dire, ce que je serais capable d'accepter et ce que je ne pourrai pas. Ce qui pouvait être facile et ce qui ne le pourrait pas. Je m'étais jurée d'y arriver et j'y suis arrivée, je ne dirai pas que cela a été simple, mais je savais ce que je voulais.

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Ce caractère que beaucoup me reproche a fait ses preuves et m'a appris beaucoup il a développé en moi un tas de passions, m'a ouvert aux autres, m'a donné le sens du partage, j'ai beaucoup donner sans jamais attendre un retour, , je me suis faite avoir plusieurs fois.  Et j'ai toujours fait en sorte de ne pas m'ennuyer.  J'arrive toujours à détourner la morosité.  J'essaie de m'intéresser à tout.

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J'aime tellement ma maison, que d'y rester plusieurs jours sans sortir m'indiffère. Donc le confinement même si j'étais seule, cela ne m'ennuierai pas.

Je lis, j'écris, je fais de la photo, Je fais des recherches généalogiques,  je change le décor qui m'entoure souvent, rien que changer les choses de place, ressortir un objet, un coussin, à chaque fois l'ambiance change. Le soir pour nous seuls j'invente une atmosphère différente. Nous avons toujours de la musique dans la maison. Je m'occupe toujours. Pour moi le social est de plus en plus éphémère. A moins d'avoir de vrais amis, je ne m'entoure jamais de beaucoup de monde, j'ai trop été déçue par les autres. Je n'ai plus grand chose à donner.

Le principal c'est d'être heureux pour soi et rendre heureux la personne avec laquelle on vit.

Tout cela pour dire, que le confinement, nous nous en accomodons très bien. Nous avons une seule règle : LE BON SENS.

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Cette semaine comme je l'ai dit dans mes deux derniers billets, nous sommes sortis quand il faisait beau, nous sommes aller admirer les couleurs d'automne. Quand il a plu, nous ne sommes pas sortis. Mais toujours, je me suis préparée et pomponnée comme tous les jours, pas question de ne pas me maquiller et de rester en négligée. Se faire belle pour soi avant de le faire pour les autres.

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J'ai rechangé de petites mises en scène chez nous. Ressorti le jeu d'échec au cas ou ! Admirez le bien, il vient du Brésil, nous l'avons rapporté par avion en deux voyages, un coup le socle , un coup les pions, tout est en marbre, je ne vous raconte pas son poids en bagage accompagné. J'ai déniché au grenier une vieille table 1940 en loupe d'orme, sur laquelle j'ai mis la forme à chapeau de mes arrière-arrière grands parents chapeliers à Paris entre 1830 et 1895. Accompagné d'une bible très ancienne et de missels familiaux. Et j'ai créé encore un endroit sympa. Beaucoup de fleurs séchées partout dans la maison, je pense déjà à ma décoration de Noël, sachant très bien que nous serons que tous les deux. Comme chaque année je la commencerai début décembre.

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Voyez-vous, c'est un Art de vouloir être Heureux. Ceci dit, comme tout le monde j'ai aussi des soucis,  ils font partis de la vie de tous. Alors il faut faire avec et pas trop en parler, ils n'intéressent que nous.