04 novembre 2016

Ma passion la généalogie

Je vais donc vous parler aujourd'hui, de ma passion principale : la généalogie et j'agrémenterai mon billet des photos réalisées au sein de ma seconde passion : la photographie. 

Automne

Depuis toujours, la généalogie me passionne. Un jour mon grand-père m’a dit : Nous descendons d’Aliénor d’Aquitaine, il avait toujours entendu dire cela dans sa famille. Cette simple phrase m’a interpellée et c’est comme ça que tout a  commencé. Sans savoir que ça deviendrait une véritable passion qui alimenterait toute ma vie. J’ai commencé par fréquenter les mairies ensuite les archives départementales, les cimetières de ma région. Et j’ai beaucoup interrogé grand-père. Ma grand-mère était plus réticente, car d’après Elle, j’étais une curieuse de fouiller dans la vie des autres. Elle avait certainement peur que je découvre des secrets de famille, des choses qu’elle ne voulait pas que je découvre surtout concernant mon père biologique.

Automne2

 De son côté à Elle, sur plusieurs générations et plusieurs branches, rien n’a été trop difficile beaucoup étaient de Picardie, donc au début quand les enfants étaient à l’école, j’avais tout le temps pour faire mes recherches. Beauvais n’était  qu’à une vingtaine de kilomètres de chez moi et les archives étaient ouvertes comme les mairies aux heures de bureau et comme je ne travaillais pas, rien de plus facile. Nous étions encore loin de faire notre marché su Internet comme maintenant. J’ai même pris des cours chez les Mormont à Paris, j’ai assisté à des conférences, J’ai appris un peu la paléographie et j’étais abonnée à toutes les revues concernant la recherche de nos aïeux. Il faut dire qu’à l’époque Internet n’était pas aussi répandu. Nous étions dans les années 1980.

automne 3

 En grandissant chacune de mes filles m’ont accompagnée pendant leurs vacances scolaires et elles se prenaient au jeu du détective.  Ensuite je me suis rendue à Strasbourg plusieurs fois sur les traces de ma souche alsacienne : les « Kuom ». Là, cela s’est compliqué, car avec le passé historique des Alsaciens plusieurs fois annexés par l’Allemagne, les actes rédigés en Allemand, en alsacien et aussi en latin à la fin du XVIIIème siècle, cela n’a pas été facile du tout. A l’époque à Strasbourg, il fallait retenir ses places aux archives, donc il fallait que je prévoie mes déplacements longtemps à l’avance.

automne 4

 Du côté de mon grand-père bien vite les vacances se sont dirigées vers Bordeaux. Je louais un gîte pour une semaine, à 9 heures j’étais sur place jusqu’à environ 16 heures et comme je choisissais toujours mes déplacements au printemps quand les journées sont les plus longues, nous avions le temps de nous rendre dans les villages rencontrés durant la journée de travail. J’ai souvent procédé ainsi à chaque fois qu’il fallait aller loin. En plus j’aime tellement l’histoire que je me suis imprégnée de celle des régions rencontrées et ma passion est devenue très vite un virus dont je ne me suis jamais guérie. 

automne 5

Aliénor d’Aquitaine en fin de compte a été seulement le départ pour me mettre le pied à l’étrier. Jamais je n’ai couru après notre Reine d’Aquitaine ou de Guyenne. Je l’ai vite oubliée, car pour atteindre le XIIIème siècle, il m’aurait fallu d’autres cordes à mon arc et des connaissances plus pointues que celles que j’aie. Très vite je me suis prise moi aussi  au jeu.

automne 6

 Au gré des années, le nombre de jours de recherches s‘est multiplié. Quand les enfants ont commencé à quitter la maison pour aller étudier un peu plus loin, moi aussi je me suis rendue dans les départements limitrophes. La passion grandissant, j’ai proposé de faire des recherches pour celles qui ne pouvaient pas les faire à cause de leur travail. J’ai même fait pendant 10 ans, des recherches ponctuelles pour un Cabinet de recherches d’héritiers de Bretagne.

 automne 7

 Malgré tout, j’ai eu quelques périodes d’arrêt pendant ma période de descente aux enfers, mais j’ai toujours gardé le fil de cette passion. Car je trouvais autant de plaisir à rechercher mes aïeux que ceux des autres. Je me rendais même chez les notaires pour fouiller dans leurs actes. Beaucoup à cette époque ne déposaient pas leurs archives au département, même les mairies se faisaient tirer les oreilles pour déposer leurs registres, surtout quand ils les avaient faites restaurer. Dans certaines archives départementales la place manquait c’est pour cela qu’ils n’étaient pas trop sévères avec ceux qui traînaient les pieds.

automne 8

parmi cette envolée, il y a un intrus, lequel ? 

 Mon rêve aurait été  d’ouvrir un cabinet généalogique. Mais là, à cette époque dans la profession, les femmes n’étaient pas les bienvenues. Pour m’installer il ne fallait pas de diplômes, ma ténacité, mon sérieux et mon sens du travail consciencieux étaient mon point fort. J’avais simplement besoin d’un coup de pouce d’encouragement de mon entourage. Mais les personnes proches à chaque fois, m’ont dissuadée et m’ont montré tous les inconvénients q’il y avait en me disant que je ne pourrais pas en vivre, j’aurais de grosses charges  et patati et patata… En un mot tous les arguments qu’il fallait pour me décourager. En plus un mariage qui se terminait, un manque de confiance en moi et la peur d’échouer ont fait que je n’ai jamais installé le cabinet « Le Temps qui passe » dont je rêvais. Maintenant que je suis au soir de ma vie, je peux dire que cela a été mon plus grand regret.

 automne 9

 Une petite anecdote qui vous expliquera la mesure de ma passion. Un jour, le fils d' une personne que je connaissais m’a demandé de lui faire des recherches pour la naissance de son  fils. On venait de lui offrir un joli arbre généalogique sur 4 générations. Et il voulait remplir les cases. Je suis allée un peu plus loin et au moment ou il a voulu que j’arrête, je m’orientais sur une aïeule qui avait travaillée à la cour du Roi de France. Qu’elle frustration d’avoir à arrêter. J’aurais aimé en savoir plus. Et j’aurais été fouiller dans les archives de Versailles au Caran. Plusieurs autres fois j’y suis allée et je me suis régalée.

automne 10

 En 2009, un évènement important dans ma vie m’a éloigné de la généalogie et a ébranlé mes convictions et mes certitudes. En février de cette année là, ma dernière petite merveille est née « Théma ». Cet enfant du côté paternel n’aura jamais la possibilité de trouver ses racines, puisqu’il est le fruit d’une procréation  assistée et qu’il n’aura jamais de papa. Pour moi, c’est tellement important des racines connues et je suis convaincue que nous avons  besoin de les connaître. Je suis bien placée pour le savoir puisque j’ai tout fait pour retrouver mon père biologique et que j’ai manqué toute ma vie de ces racines, j’ai toujours couru après, même  encore maintenant et pourtant j’ai eu un père que j’ai aimé et qui m’a aimé. Le mari de maman  est rentré dans ma vie quand j’avais 8 ans.

 

automne 11

 

Quand j’ai faite les démarches pour retrouver mon père biologique, ma mère n’était pas contente du tout et me trouvait ingrate. Du vivant de mes parents jamais je n’ai voulu entamer les recherches généalogiques de ce côté là, de peur de faire mal à celui qui avait pris sa place. Mais souvent j’y ai pensé.

 

automne 13

  J’ai mis 7 ans pour reprendre le chemin des archives, c’est seulement cette année que j’ai entrepris les recherches généalogiques concernant ma branche paternelle. Dès le début, elles ne s’annoncent pas facile du tout, car elles sont entourées de mensonges et de beaucoup de bizarreries.  Je sens que cela va être long, mais j’ai assez de persévérance, de patience, et le manque de ces racines (encore maintenant !) est tellement fort que je vaincrai les obstacles.  C’est donc l’objectif que je me suis fixée pour les années qui viennent.  Je vous raconterai plus tard mes démarches et mon trouvail pour atteindre mon but.

Posté par manouedith à 00:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : , , ,


12 février 2016

Passion : Photographie

 

31

Ma seconde passion. « La photographie ». Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intéressée par la photo. Mon grand-père avait un appareil Kodak qu’il me prêtait quand j’étais jeune fille. Il avait eu aussi,  une chambre noire dans laquelle avant la guerre il développait ses photos sur plaque de verre. Il a toujours aimé ça.

 

19

Petite aparté. Quand je réfléchis bien, je n’avais jamais rien à moi quand j’étais enfant. Mon petit landau de poupées était celui d’une cousine de maman, ensuite mon vélo était celui de maman. Jamais on ne m’a offert adolescente, ni un tourne disque, ni un appareil photo. Pour le tourne disque c’est mon futur mari qui m’en avait fait un, en 1960, à l’époque, il était plutôt branché composants électroniques. Mais il aimait aussi beaucoup la photographie.

1 popol

 

C’est mon second mari qui m’a offert mon premier appareil réflex Canon A1, à son retour du Brésil en 1989.  A partir de là, tout a commencé, depuis jamais je n’ai arrêté. Au début de notre mariage je me servais de son Canon FTB, qu’il s’était séparé après de nombreuses années de bons et loyaux services justement pour s’acheter un A1. Mais comme je faisais de plus en plus de jolies photos ; (l’élève dépassant parfois le maître !!!), j’ai eu le droit de posséder le mien.

186

 

 Depuis l’âge de 16 ans il est  mordu de photos.  Il m’a tout appris, nous avions nous aussi une chambre noire pour développer à l’époque nos photos en noir et blanc. Dieu sait ce que j’ai pu y passer du temps dans cette petite pièce au fond du garage. Après le noir et blanc nous aurions bien aimé nous lancer dans le développement des photos en couleur, mais là, c’était une autre histoire, plus difficile avec d’autres contraintes. Les amateurs comme nous, préféraient jouer avec les gris et les blancs. A chaque développement nous faisions des planches contacts que j’ai toujours conservées dans des classeurs à cet effet. Je peux dire, que nous étions de bons clients à la FNAC du Châtelet.

 26

 

 

222

 

En revanche, lui excellait dans les portraits, il excelle toujours du reste, puisque depuis qu’il est à la retraite il continue à faire de la photo à grande échelle ; maintenant il photographie les mannequins pour VOG  et il a ses entrées chez Jean Paul Gaultier.  Il a beaucoup évolué,  du Canon, il est passé au Ninkon Pro.

 

24

 

 

IMG_0065

 

Rarement je ne sors sans mon appareil réflex. Même quand les appareils étaient encore argentique quand je voyageais, j’emportais toujours au moins  une trentaine de bobines de 36 poses de différentes sensibilités, soit avec développement sur papier ou diapositives. En revanche, je suis toujours restée fidèle à Canon, parce que les objectifs vont sur tous les appareils de la même marque.

 

balade sur le séran

 Dès que le numérique est arrivé sur le marché, j’en ai tout de suite eu un. Actuellement je possède un Canon EOS 550D.  C’est mon quatrième réflex. Souvent en voyage ou en balade vous pourriez me croiser l’appareil autour du cou, j’ai la tactique pour le tenir devant moi, mais j’avoue que depuis quelques mois le poids m’indispose beaucoup. Mais il est impensable  de ne pas l’avoir en permanence sorti. Depuis cet été, je me suis achetée un petit canon SX710HS on peut le mettre dans la poche,  il fait presque d’aussi belles photos, mais a un gros défaut, les batteries ne durent pas longtemps, m’étant faite surprendre plusieurs fois, je ne pars jamais sans 3  batteries de rechange. Un autre désagrément il n'a pas de viseur, seulement un écran, dans certains endroits sombres on ne voit rien, trop habituée à me servir du viseur.

chindrieux

 

IMG_0653

 

Avec le numérique, nous sommes rentrés dans une nouvelle ère du monde de la photo, puisque même les téléphones portables font de jolies photos. Ceci étant, un passionné de photos ne considère pas cela comme un appareil réel et préfère toujours son réflex ou à la rigueur un plus petit, pratique à mettre dans la poche.

IMG_0222

 

Les moyens modernes font que les logiciels, permettent de sublimer, de recadrer, d’effacer un élément disgracieux, d’éclaircir ou de donner un peu plus de lumière c’est vraiment un plus pour la perfectionniste que je suis et l'on peut jouer avec les fonctions. Un vrai joujou ! .

 145

 

Comme je suis très minutieuse, mes photos prennent beaucoup de place sur mon ordinateur, elles sont classées et répertoriées. Chaque journée où je suis en chasse photographique représente un numéro. J’ai commencé avec les photos de notre mariage en 2002 et à ce jour j’en suis au n° 800. Je les sauvegarde sur un disque dur et aussi sur un Cdrom. Parfois je fais le ménage en supprimant les insignifiantes, les irrécupérables, les inutiles. Ne sachant pas vraiment si elles se conserveront dans le temps, je fais des livres avec mes plus beaux clichés, en espérant qu’ils seront conservés pour la postérité.

IMG_0230

Très souvent, je passe une partie de la journée à les regarder et à en choisir pour faire des diaporamas. A chaque fois, je revis les instants précieux de mes souvenirs. C’est un hobby qui m’occupe beaucoup. Mon premier mari, lui reprend toutes ses photos et traque toutes les impuretés du temps qui passe et le vieillissement pour les refaire vivre et durer dans le temps. Nous avons tous de vraies occupations de retraités.

 

 Donc voyez-vous la photo m’a accompagnée et m’accompagnera jusqu’à la fin de ma vie. Petit mari fait aussi de jolies photos, mais pour lui ce n’est pas une passion Je le remercie de m’accompagner sur le chemin de mes chasses photographiques et j’admire sa patience, car un passionné prend son temps, laisse passer les gens dans les lieux publics, attend d’être seul dans une pièce ou devant un monument, en un mot il est toujours à la traîne. Sur mes quatre filles, une seule a attrapé notre virus familial ; elle aussi fait de très jolis albums. Quant à la génération suivante Maxime s’essaie et il semblerait qu’il soit doué. A Noël Théma 7 ans a reçu son premier réflex Canon, depuis déjà longtemps il se servait de celui de sa maman. Je suis contente, « le  virus bénéfique »  continue à se transmettre.

 

102

 

J’ai souvent participé à des expositions en Picardie et dans la région parisienne. J'ai également souvent fait des concours.  En ce moment j’ai envie de renouer avec ces derniers, et je vais m’inscrire à celui du Festival Nature dans l’Ain à Hauteville-Lompness. Emilie m’a inscrite à un groupe sur Facebook concernant notre région, j’ai commencé à lier des liens avec des photographes.

 

Machuraz

 

saint martin de bavel

 

 Depuis des années je reçois, les superbes photos de : Jiri Benovsky, je

 vous invite à découvrir ses photos, c’est un pro :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par manouedith à 00:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,