25 janvier 2019

Mal être - Solitude - Vieillesse !

 

 

Souvent dans ma vie, je me suis tournée vers des personnes qui avaient eu un parcours atypique, qui avaient souffert, qui  étaient mal dans leur peau et qui souvent étaient de grands solitaires. 

Beaucoup d'entre-vous me disent comme MAG  :

J’aime tout particulièrement l’humanité dont vous faites preuve dans vos relations avec les autres. C’etait rare hier, c’est quasi inexistant maintenant.

 

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Dernièrement j'ai rencontré sur Internet une personne de mon âge très mal dans sa peau, seule, avec une solitude négative. Cette personne a fait de son blog un journal intime et se raconte puisqu'elle ne peut pas le faire autrement et ne confier à personne son mal être. J'essaie de rendre sa vie plus rose en lui faisant  partager mes bonheurs simples de tous les jours, ceux qui sont gratuits, mais qu'il faut savoir chaque jour déterrer. De plus en plus, je plains ces gens sans famille, sans amis qui s'enterrent avant l'heure dans leur négatif sans intérêt. Ce n'est pas de leur faute, ils n'ont certainement plus l'énergie nécessaire pour rester positif, leur avenir n'est plus celui des jeunes. Arrivés à un certain âge, leur avenir est derrière eux ; ce cap est très difficile à passer quand on n'est plus entourés d'affection. Moi aussi je ne serais pas comme je suis maintenant si je n'avais pas retrouvé ma sérénité, mon équilibre et tout cela je le dois au dernier homme de ma vie, qui même "taiseux" partage mes joies et mes peines. La vie actuelle n'est simple pour personne, nous sommes dans un tunnel dont on ne voit plus la sortie, et  même dans un brouillard épais.   

 

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Cette crise française et cette mauvaise pièce de boulevard que nous joue chaque samedi les gilets jaunes, plombent de plus en plus l’atmosphère et laissent s’instaurer la destruction économique. Loin de Paris, nous la ressentons de la même façon. 

0gillets jaunes

Dans les petites villes ou villages, nous nous sentons encore à l’abri mais pour combien de temps ? Tout cela, c’est le résultat d’avoir voulu depuis des années : tout niveler par le bas. Vouloir que tous les hommes soient égaux , alors que c’est impossible puisque nous naissons tous différents. Nos chances au départ, ne sont pas toutes les mêmes. Le résultat, nous avons fabriqué des envieux, des jaloux, des gens sans valeurs profondes qui ne savent plus distinguer le bien du mal et ne respectent plus rien.

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Alors, quand nous arrivons au soir de notre vie, il ne faut plus se laisser faire et égoïstement se désintéresser de ces choses négatives (et pourtant nous aussi nous subissons taxes et restrictions de toutes sortes) et essayer de débusquer les choses positives. (Le temps, nous est compté). Il y a encore des petits bonheurs simples qui sont cachés derrière ou en dessous de cette morosité voulue, orchestrée. 

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Moi, j’ai la chance d’être près de la nature, mais des coins de nature il y en a aussi aux alentours de Paris et dans chaque région française, En dehors de la nature, on peut admirer toute cette belle architecture laissée par nos ancêtres, ou celles de nos contemporains. Et je suis certaine qu’en cherchant bien on trouve, si nous ne pouvons plus nous tourner vers l’avenir, tournons-nous, vers ceux qui ont vécus avant nous et nous nous apercevrons bien vite que leur vie était encore plus difficile que la nôtre. 

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C’est vrai, en vieillissant, notre enfance s’impose souvent à nous. Et c’est seulement avec notre maturité acquise que nous constatons qu’elle est la source du bien être ou du mal être que nous ressentons et qui, malheureusement s’accentue avec les années qui passent. Ma vie a été loin d’être facile, plutôt compliquée, j’ai fait des bons et de très mauvais choix ; mais justement,  en regardant dans le rétroviseur de la vie, j’essaie le plus possible de retenir que les bons moments, je n’ai plus de temps pour laisser la place principale aux mauvais souvenirs. 

Alors courage, positivons.

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Allons de l'avant....

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18 avril 2015

Un éloignement bénéfique

 

Après 8 jours de réflexion, tout semble rentrer dans l'ordre.

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Huit jours se sont écoulés, chacun de notre côté. Les bienfaits s’il y en a, se vérifieront à la prochaine décision à prendre pour « le problème » ????, ce dernier n’est pas simple à résoudre. Nous ne sommes pas maître de la vie des autres, en revanche, nous sommes maître de la nôtre et nous avons le droit d’accepter ou de refuser. Moi, si j’avais été dans la même situation, mon choix aurait été celui de privilégier ma moitié, car c’est lui qui terminera sa vie avec moi. Je ne suis pas rancunière heureusement, mais j’avoue quand même qu’il me reste un goût amer dans la bouche.

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Je remercie toutes celles qui m’ont laissé un commentaire de gentillesse. Je vous rassure notre couple n’est pas en danger ; à mon âge je sais reconnaître les choses importantes, je suis impulsive parfois, mais pas débile. Je suis consciente que ce n’est pas à l’approche de la septième dizaine qu’on change. Et je l'aime.

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J’ai eu également un commentaire très méchant d’une certaine « Bibi » aux délicieuses fautes d’orthographe étudiées. « Caractaire – préfaire » ne pas savoir écrire ces deux mots c’est étrange. « Pour la peine,  Bibi copier 100 fois caractère et préfère ». Je voulais lui répondre gentiment  par e-mail  avec l’adresse jointe, manque de chance l’adresse était bidon puisque mon e-mail m’est revenu comme erroné. Malgré son anonymat ces deux délicieuses fautes me font penser à quelqu’un. Pas grave, moi quand je dois assumer, j’assume. J’ai une sainte horreur des « lâches » qui se cachent derrière leur écran ; j’ai donc retiré ce com. inutile et malfaisant.

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 La solitude à deux !

 Pour moi, l’expérience que j’appréhendais beaucoup s’est bien déroulée. Bien sûr le manque de petit mari s’est fait sentir tout au long de la semaine et même parfois j’avais l’impression qu’il était à côté de moi, je me suis surprise à vouloir commencer une phrase qui lui était adressée  et de m’arrêter net. Il y a eu des moments plus difficiles  comme le soir devant la télévision, sa main, son épaule me manquaient. La place dans le lit était trop grande, mais j’ai assumé ce que j’avais décidé.   En revanche, le soir je n’étais pas très rassurée car j’étais seule dans l’immeuble et à plusieurs reprises, j’ai entendu des bruits dans le hall d’entrée. Personne ne savait que j’étais au premier étage.

 

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Vendredi soir, dès que la voiture s’est éloignée, tout de suite je me suis dit : Edith, positive au maximum et rejette les idées tristes ou noires loin de toi. Alors, je peux vous dire c’est une gymnastique cérébrale pas simple du tout, mais ça occupe. Allongée sur la banquette j’ai commencé par terminer un livre, j’ai lu ma revue hebdomadaire en long en large et en travers. J’ai grignoté devant la télévision et j’ai savouré deux films que j’ai bien aimés ; comme à mon habitude, je me suis couchée après minuit, j’ai pris exceptionnellement un cachet pour dormir car j’avais peur de ruminer et je me suis réveillée à la même heure qu’à la maison.

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Quand nous rentrons après notre séjour d’hiver, je fais suspendre la ligne téléphonique et Internet,  je ne peux la faire remettre qu’après deux mois d’absence je n’avais donc pas Internet, je n’avais  que mon téléphone portable qui me permettait de relever ma boite mail, mais pas question d’en faire plus, je n’aime pas consulter autre chose avec un écran miniature ; donc le sevrage était efficace aussi de ce côté-là.

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Il a fait un temps superbe, je ne voyais pas l’intérêt de descendre, je l’ai fait une fois et je n’ai croisé que très peu de personnes dans tout le village, les magasins  sont fermés, les propriétaires rangent dans leur boutique. Au pied des pistes, les employés municipaux s’activent autour des remontées mécaniques pour mettre tous les engins en sommeil. J’ai quand même rencontré deux jeunes, skis aux pieds remonter la grande descente qui part du front de neige, car il y a encore de la neige sur cette piste, sinon tout fond autour de nous. Sur les pistes de ski de fond, l’herbe réapparaît et les premiers crocus font le bonheur des chevaux et des poneys du Ranch de l’Ancolie. J’ai donc préféré lire sur mon balcon, écoutez le silence, les oiseaux et respirer la nature qui s’éveille.

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Mes filles et mes amies m’ont téléphoné et cela m’a fait un grand plaisir. Petit mari et moi nous nous somme téléphonés, je m’aperçois qu’à la maison tout semble s’être passé comme si de rien n’était, je ne suis pas convaincue que cet éloignement serve pour la prochaine fois. J’espérais certainement beaucoup trop, mais effectivement « il ne sait pas faire ». Aucune décision concrète ne semble ressortir de cette semaine particulière qui risque de se renouveler, mais je pense que là, je serai moins indulgente.

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Et la confirmation de mes doutes est arrivée jeudi soir vraiment « il ne sait pas faire ».  Une fois de plus,  à cause d’un nouveau Oui au lieu d’un Non, j’ai failli rester une journée et une nuit de plus.

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 En attendant moi, je me suis effacée, face à moi-même,  j’ai beaucoup réfléchi et je pense que la prochaine fois, je serai plus ferme et mon choix sera certainement différent. Je ne veux pas avoir à assumer ce que je ne souhaite pas ; il y va de ma tranquillité et de ma liberté ; je ne suis pas dupe, des mensonges et des mauvaises fois, je les repère tout de suite ; je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois. Contrairement à petit mari, il n’est pas facile de m’embobiner quand je ne le veux pas.

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Conclusion :

Rien de tel qu’un éloignement dans certaines circonstances pour réfléchir, on y voit plus clair et on remet ses propres pendules à l’heure. Même si un seul des deux y retire un bienfait. Tout le monde devrait avoir l’opportunité en cas de besoin de s’éloigner, je pense que cela éviterait beaucoup de divorces. Le retour est beaucoup mieux apprécié. Si je n’avais pas eu d’endroit où aller, je me serais réfugiée dans une abbaye ouverte aux personnes qui veulent se retrouver. Pourquoi une Abbaye ? Allez-vous me dire. Simplement parce que Tous ces endroits religieux que je connais bien de par mon enfance, sont accueillants et ce sont toujours des lieux calme, avec de beaux jardins et un bel environnement paisible.

Pour petit mari, il n'a pas eu le temps de trop s'ennuyer il avait à faire. Lui seul peu dire ce qu'il en a tiré. En attendant il est venu me rechercher avec 7 roses à la main, le nombre de jours ou nous avons été séparés. Donc......

 

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Posté par manouedith à 09:52 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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