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Manouedith et ses passions
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1 novembre 2019

Cure Thermale – conclusion

 

Lundi soir, ce sera mes derniers soins pour cette année aux Thermes Chevalley. C’est donc l’heure des bilans.

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Pour ceux et celles qui hésitent encore d’entreprendre 18 jours de cure thermale, je tenais à vous faire part de cette expérience positive. Depuis l’âge de 45 ans, j’ai des douleurs au niveau des reins, au fil des années ces douleurs sont apparues à d’autres endroits, jusqu’à il y a une quinzaine d’années à l’articulation de mes doigts et maintenant ils se déforment et me font souffrir continuellement, J’ai bien essayé les pommades, les anti douleurs quand vraiment je n’en peux plus, rien n’y fait. Alors, j’ai sauté le pas, pourquoi ne pas faire une cure, au moins si cela ne me fait pas de bien, comme c’est une action tout à fait naturelle ; cela ne peut pas me faire de mal. 

 Arthrose des doigts de la main

En revanche, partir 3 semaines de la maison et louer quelque chose sur place, il n’en était pas question. Pour certains ce séjour est considéré comme des vacances ; car en dehors de la cure qui ne dure que deux heures par jour, on peut visiter les alentours, sauf que malgré tout, les soins fatiguent, que la région je la connais très bien et à Aix les Bains j’ai visité  tout ce qui se visite. C’est une superbe ville ni trop grande, ni trop petite. Comme dans toutes les villes d’eau, son architecture est belle et à Aix tout particulièrement car au XIXème siècle la période des cures royales bâtait son plein, La reine Victoria y venait chaque année. C’est l’époque où les hôtels de luxe sont sortis de terre. Je viens souvent dans cette ville baignée par le lac du Bourget. Et les dernières raisons de ne pas sauter le pas, restaient : mes animaux.

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Comme tous les gens de la région, j’ai choisi la période  de l’automne, il ne fait pas encore froid. Même si à cette époque il y a encore des gens de la France entière qui s’y rendent. Mais la majorité habite en Rhône Alpes. D’après mon rhumatologue, c’est une des périodes les plus chargées jusqu’au 16 décembre, jour de fermeture annuelle de la saison.

 

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 Comme tout est une question de choix dans la vie. Nous avons décidé mon mari et moi, qu’il viendrait chaque jour m’accompagner, il m’attendrait ; l’endroit est très agréable, par beau temps un parc est à sa disposition, zone de repos parfaite, après cet été tumultueux se reposer chaque jour, ne pouvait que lui faire du bien. Du reste il n’était pas le seul. Evidemment,  j’aurais pu venir toute seule en voiture, mais après les soins ce n’est pas conseillé, les alternances d’eau chaude et d’eau froide pendant 2 heures fatiguent beaucoup.

Archives Aix-les-Bains : Maison, dite villa Chevalley

 

Comme je vous l’ai expliqué dans mon premier billet, le matin du premier jour de cure, je suis allée consultée un rhumatologue qui a fait mon bilan personnel pour des soins  s’alternant tous les deux jours. Chaque jour en arrivant, une fois passé le vestiaire, on se présente à la responsable des soins qui nous enregistre à l‘aide de notre protocole et nous dispache  aux différents endroits de soins. Attention il n’est pas question d’absentéisme, il faut une raison sérieuse doublée d’un certificat médical, sinon notre cure n’est pas remboursée par la sécurité sociale, à chaque point de soin on coche notre entrée et l’on doit faire tout notre protocole journalier. Sous peine de ne pas être remboursé et exclu des cures suivantes, car en principe elle se renouvelle pendant 3 ans. Il y a deux unités de soins identiques, au 1er étage et au troisième étage, en principe on est attribué au même étage pendant toute la cure, Moi, par exemple, j’étais à la troisième unité mais trois fois je suis allée à la première. Il faut savoir qu’en période de grande affluence on peut être 2.500 personnes par jour, puisque les soins commencent à 7h30 le matin et n’arrêtent qu’à 20 heures. C’est très bien organisé, nos horaires se suivent sans beaucoup d’attente d’un soin à un autre, en ce qui me concerne le seul soin qui comme je dis « merdouille » un peu c’est l’organisation des équipes du manudouche (soins pour les mains) et du Kneipp (soins pour les pieds). Etant dans la même pièce et ne faisant pas toujours les deux le même jour, après les mains ceux qui font les pieds sont obligés de refaire la queue dehors avec ceux qui ne font que les pieds. Alors comme le français est reconnu comme râleur et resquilleur, il y en a toujours qui rouspètent car on leur passe devant. Mis à part ce soin que j’ai testé, tout se passe bien.

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Je pense que le mental y fait pour beaucoup. Dès que nous rentrons dans les thermes, il faut se mettre en mode « Cure » et positiver au maximum en laissant ses soucis dehors, se détacher du téléphone portable, de ses mots croisés ou de son livre, l’attente n’est pas assez longue entre les soins pour se concentrer ailleurs. Personnellement, j’ai décidé de profiter un maximum de ce repos pour déconnecter de tout, avoir un mot sympa avec mes voisins, un sourire. Car c’est incroyable le nombre de visages fermés pas accueillants et indifférents aux autres. La majorité des curistes ont entre 50 et 80 ans et plus  et comme nos jeunes, beaucoup ne peuvent pas se passer de leur téléphone. Au solarium j’ai même vu une thérapeute remettre trois fois une personne à sa place pour qu’elle range son téléphone, car à chaque fois qu’un message arrivait sur sa boîte mail, il déclanchait une petite sonnerie ou l’équivalent. Dans cet espace privilégié du solarium pour les compresses froides, à l'unité 3, nous sommes face aux montagnes et plusieurs fois j'ai pu admirer le coucher du soleil plongeant derrière la dent du chat. Beau spectacle.

L’interdiction du téléphone portable en tant que téléphone est interdite dans l’établissement. 

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Il faut également rester consciencieux dans les soins que nous faisons seuls comme par exemple le couloir de marche ; nous devons parcourir ce chemin d’eau pendant dix minutes, c’est incroyable combien il y en a qui font trois tours et s’en vont ! Respecter ceux qui sont devant vous et qui parfois ne vont pas vite, ce n’est pas grave chacun va a son rythme , dans ce cas là, refaire quelques pas en arrière ; l’objectif est personnel et ce soin est fait pour notre circulation du sang dans nos jambes, beaucoup de ceux qui le font ont des jambes fatiguées et marquées, je pense sincèrement que cela ne peut que faire du bien, moi qui n’aime pas l’eau ni les piscines, je reste toujours 5 minutes de plus quand je peux, car je sens que cela m’est bénéfique.

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Je reste convaincue qu’une cure c’est un tout et que le mental est très important. Donc au terme de cette première, j’en retire une expérience bienveillante, ma dernière visite avec le rhumatologue m’a confirmé quelques changements et ces changements, m’encouragent à revenir l’année prochaine.

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Dans la vie, il faut savoir s’écouter, se faire plaisir et savoir déconnecter de temps à autre. Maintenant, les bienfaits parait-il ne se font réellement sentir que plusieurs mois après. Tous disent que l’on passe un hiver beaucoup mieux. Alors l’avenir le dira. Après tout 18 jours samedis et jours fériés compris ce n’est rien dans une vie. Je vous encourage donc à franchir le pas.

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 Pour terminer, je tiens à remercier le personnel des unités 1 et 3, dans l'ensemble aimable, serviable et compétent. Je vous donne rendez-vous dans 6 mois après l'hiver pour vous donner si résutat il y a.

Bonne cure à vous, ici ou ailleurs.

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31 mai 2019

Nous sommes, comme nous sommes

Cette semaine c'était la fête des mères. Comme chaque année, j'ai reçu des fleurs. J'adore les fleurs.

Je ne conçois pas une maison sans qu'il n'y en ait. Mais attention, il faut les bichonner. Chaque jour, je retire les fleurs fanées, je change l'eau tous les deux ou trois jours.  

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J'avoue qu'à partir du mois de Mai, je me régale. Sauf quand la pluie s'invite tous les jours.

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cette année, il a neigé tard, elles sont sorties en retard

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quant à celle-ci, elle s'est bien faite arrosée le jour ou elle s'est ouverte. Je l'ai vite cueillie pour pouvoir profiter de sa beauté.

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le mois de mai, les clochettes étaient au rendez-vous. 

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Malgré la pluie, j'ai pu sauvegarder quelques lys blancs

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Ouf ! j'ai pu sauver les roses et bien en profiter.

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Dimanche dernier, nous sommes allés pique niquer au bord de l'eau, je n'ai pu m'empécher de saisir ces acacias sauvages, une pure merveille.

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En allant voir ou en étaient les narcisses : pas encore sortis, nous avons croisé quelques champs de colza en fleurs.

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Toutes ces fleurs me donne l'envie de quelques changements dans la maison. J'ai fait refaire par la tapissière un de mes fauteuils voltaire et j'ai craqué sur un petit crapeau recouvert d'un joli velours moderne, impossible de résister, puisque ses grands frères l'attendaient à la maison, un coup de jeune dans mon séjour très 1900.

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Pas du tout mécontente et de beaux ensembles. Quand je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui se moquent de leur maison, leur priorité est ailleurs, pas moi, j'ai besoin de m'y sentir bien. Mon excuse, je vais vous la donner. N'ayant pas travaillé beaucoup à l'extérieur, ma maison a toujours été l'endroit où je vivais le plus longtemps. J'ai toujours péféré la déco aux fringues. Chacune ses préférences. J'aime les jolies choses et je crois que dans une autre vie je pourrais être "architecte d'intérieur", c'est la mode ça maintenant ! Du reste je ne loupe jamais la Maison France 5. Je prends des idées partout où je peux. 

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J'aime que les choses aient une histoire, par exemple ce nu m'a été offert par petit mari, car j'ai toujours dit que j'aimais "Botéro", la statuette à côté c'est Nicole, l'année dernière j'ai fait la connaissance d'une potière de  94 ans Nicole Reverdiau dans le joli village de Meillonas dans l'Ain, près de Bourg en Bresse. Nous avons beaucoup discutés et je lui ai acheté cette statue, car c'était une belle rencontre.

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Pourquoi des escarpins et une pochette en cuir en déco sur un rebord de fenêtre ? Toute ma vie, j'ai porté ce genre de chaussures et maintenant je ne peux plus, alors, un jour j'ai craqué sur ceux-là, avec l'idée de les mettre en expo, comme ça, à chaque fois que je vais à ma chambre, je vois ce qui a été et ce qui ne sera plus ! Quant à la pochette, elle m'a été offerte, par le père de mes deux dernières filles, à son premier retour du Brésil.

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J'aime les concerts, malheureusement je n'y vais plus. J'aime l'Opéra et les émissions télévisées sur ce sujet sont les bienvenues. Hier soir nous avons regardé un concert en plein air à Vienne avec Roberto Alagna et son épouse Aleksandra Kurzak, une pure merveille (beaucoup mieux que la soirée des élections !). Une idée m'est venue, consacrer un coin expo instruments de musique dans mon boudoir.

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Le violon de mon beau-père entièrement refait, près à resservir ! la mandoline italienne de mon grand-père et la mandoline fabrication maison par mon grand-père qui aimait certains dimanches pluvieux nous jouer avec la sérénade.

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On peut penser que je suis une drôle de bonne femme, je m'en moque et j'assume. Je sais que je suis différente des autres, mais c'est ce qui fait mon charme parait-il ! 

 

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Et pour terminer, regardez ma collection d'orchidées qui refleurit depuis plusieurs années.

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4 octobre 2019

Le partage avec les autres

L'été est terminé. Et quel été pour nous !

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Les examens de santé pour petit mari sont terminés. Pas de cancer sur ce qui a été observé. Mais plein de choses à surveiller, plus ou moins inquiétantes et surtout arriver à stabiliser le deuxième chiffre de sa tension, qui serait la cause de ses ennuis vasculaires. Le gros kyste sur le rein est à surveiller, mais pour l'instant on ne l'enlève pas. Monsieur mon mari est une fabrique à kystes jusqu'à la bénins, il en a partout sur ses organes intérieurs, et autant sur son corps, toujours bénins mais très disgracieux pour ceux qui sont apparents. 

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Sur nos deux adultes revenus à la maison, un s'est envolé. Et quand je dis envolé, c'est vraiment le cas, puisqu'elle repart aux Antilles et commence son nouveau poste le 1er novembre. Cette cohabitation m'a fait redécouvrir ma fille aînée, plus du tout comme l'adolescente de 18 ans qui avait quitté le nid. Une femme devenue complexe, gentille, pleine de prévenances, mais très mal dans sa peau. Je trouve qu'à 55 ans, c'est dommage.  Malheureusement, la maman que je suis, ne peut plus rien faire et cela me peine, car je sais que les années qui sont devant elle, ne sont plus les meilleures.

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Quant à mon garçon. il commence  à chercher un appartement. En six mois, il a beaucoup progressé et il est sur le point d'arriver au terme de tout ce qu'il avait prévu en changeant de région. Il est toujours intérimaire dans la même entreprise depuis le début, il conduit de gros engins qu'il a maintenant bien en main, sa formation a été une bonne chose. Il s'est fait de nouveaux amis. Dans quelques jours, il reverra ses enfants. Le dossier que j'ai monté pour lui au Tribunal a été concluant. Mais je peux dire qu'heureusement que j'ai tout fait et refait à l'ancienne, car bien souvent les jeunes et les moins jeunes, n'ont plus la patience pour eux génération Internet, tout se fait par le téléphone portable, sans pour cela sauvegarder les documents les plus importants, croyant qu'un simple mail (que l'on oublie parfois de regarder) suffit  ; doublé de coups de téléphone qui se perdent. Rien de tel qu'une bonne organisation de secrétaire avec dossiers papiers. Lui même avoue, qu' heureusement que j'étais là.

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Comme beaucoup de garçons, ils ne peuvent entreprendre qu'une chose à la fois. Jean-Claude en est l'exemple même. Alors, maintenant il ne lui reste plus qu'à trouver un appartement meublé, ou pas dans la région de Seyssel (Ain) ou Seyssel (Savoie). Il en a déjà visité plusieurs, mais pour l'instant rien de retenu. Il faut dire il n'est pas vraiment à la rue, mais un peu loin de son travail, car il avale malgré tout 60 kilomètres par jour et sa voiture n'est plus toute jeune. Mais on est si bien chez maman, on a retrouvé ses habitudes de jeune homme, on aide un peu de temps en temps, mais le linge est toujours prêt et rangé, les pieds sous la table chaque soir c'est agréable, la conversation avec Marc est super sympa on ri beaucoup. La chambre est confortable. Alors, alors il va falloir quitter tout ça et se retrouver le soir seul ! 

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C'est avec plaisir, que nous les avons accueilli. Mais il est temps de nous retrouver tous les deux. Nos habitudes ont été quand même bousculées. Mais j'avoue que j'appréhendais un peu ces cohabitations, j'ai eu tort, tout s'est bien passé. Et cela a rajeuni notre environnement. Il y avait de la vie dans la maison et ça fait du bien. J'avoue que dans toute mes vies j'ai donné l'hospitalité aux autres quand ils en avaient besoin, ma porte a toujours été ouverte, mes maris m'ont toujours suivi. Pour petit mari actuel, c'était une première, il est assez réservé et beaucoup moins ouvert que moi., Je pense que c'est une question de famille ; chez nous, j'ai toujours vu mes grands-parents secourir, aider des gens, qu'ils soient ou non de la famille alors pour moi c'est normal. Savoir Donner, partager et Aimer a toujours été ma devise.

 

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13 septembre 2019

MINERVE en Occitanie dans le département de l’Hérault

 

 

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 Dans une autre vie, petit mari, a visité un joli  village qui lui a laissé un bon souvenir. « Minerve ». C’est donc après la visite de l’Abbaye de Valmagne, qu’il a décidé de me le faire découvrir. Malgré les 85 kilomètres à parcourir, nous décidons d'y aller, son accès ressemble beaucoup à notre région,  nous nous sommes enfonçés dans le pays Cathare par des routes étroites comme nous les connaissons.

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Au détour  d’un lacet, planté sur son éperon rocheux,  est apparu ce charmant village perché, cerné de gorges profondes taillées par la confluence  du Brian et de la Cesse, posé à l’extrémité d’un plateau calcaire.

 

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Minerve  est un village minéral au cœur de la garrigue languedocienne. C’est aussi un ancien bastion Cathare qui fut détruit par Simon de Monfort en l’an 1210. De cette époque ne reste qu’une stèle en mémoire d’un bûcher cathare. C’est un village connu et reconnu pour son vin produit depuis plusieurs siècles par ses vignerons. Quant à moi, je me souviendrai de la délicieuse glace artisanale à la rose et à la violette que j’y ai dégustée.

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 Actuellement, il ne reste qu’environ 130 habitants à l’année ; mais, pendant la saison touristique, chaque jour des milliers de visiteurs arpente les vieilles rues, dont certaines sont encore pavées de calades. De cette capitale historique du Minervois aux ruelles médiévales on ressent encore l’épopée cathare.

 

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Minerve doit son nom à l’Occitan Menciba du celte men qui veut dire pierre, roche et de dérivés de herbech : asile, refuge.

 

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Le tourisme et la production de vins de qualité, représentent les deux piliers de son activité. En ce qui conserve le tourisme, la municipalité s’est investi pour faciliter l’accès en créant  des parkings à l’extérieur du village avec un accès facile et agréable.

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Ce ravissant village authentique  est inscrit à la liste des plus beaux villages de France. C’est dans celui-ci  qu’il y a eu le premier bûcher de la croisade des Albigeois  entre 1209 et 1229 : cette croisade a été proclamée par l’église catholique contre l’hérésie.

 

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Afin de mieux situer Minerve, sachez que vous êtes à 32 kilomètres de Narbonne et 46 de Béziers. De passage dans cette région, Minerve mérite le détour.

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source : recherches sur Internet

5 avril 2019

Les Enfants de mon coeur

 

 Dans les années 1985. Mon mari et moi, avions le désir d’adopter un enfant du tiers monde. Nous en avions beaucoup parlé avec nos enfants.

Depuis environ deux ans, Marie nous était confiée par les services sociaux et tout se passait bien ; ayant encore ses parents, elle n’était pas adoptable. Au sein de notre famille, elle était devenue notre cinquième fille, pour les grandes une petite sœur à dorloter, elle n’avait que deux ans ½. Même s’il fallait batailler avec l’A.S.E. qui n’appréciait, mais alors pas du tout notre manière de la considérer comme des nôtres. 

Peinture, enfant, santé 

Quelle fierté et quel pied de nez 33 ans après que j’ai le plaisir de faire à ces services sociaux qui par la suite, ont mis de nombreuses fois des énormes battons dans l’engrenage de notre famille. Une belle revanche de la vie.

Pour la première fois, un salon qui a l’ambition de séduire et ravir les enfants. DR

Avant de prendre notre décision, nous avons fréquenté tous ensemble de nombreuses familles ayant déjà des enfants biologiques et ayant adopté un enfant d’Asie ou d'ailleurs. Pendant une année, nous avions suivi des conférences, des réunions parlant de ce sujet. Il était temps de prendre contact avec des pays étrangers spécialisés dans l’adoption. Mais avant cette étape, il fallait obtenir un agrément de la DASS, tout à fait différent de celui de famille d’accueil.

 

 Une année de démarches administratives. Un grand labyrinthe administratif allait s’ouvrir devant nous : enquête sociale, passage de toute la famille devant un psychologue agréé par les services sociaux et j’en passe, sans compter l’inspection de notre maison.

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Quand mon mari et moi, sommes passés devant la psychologue. Plusieurs longues conversations se sont engagées sur nos motivations. A l’avant dernier entretien, cette dernière, nous a demandé pourquoi, nous voulions tellement adopter un jeune enfant à l’étranger ; et elle nous a dit : vous savez dans nos services nous avons des enfants plus grands qui ne sont pas adoptables mais qui ont besoin autant d’amour. Amusant quand même de s’entendre dire cela, par un service proche de celui qui nous reprochait de trop aimer et de trop nous investir pour Marie.

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 La psychologue, a poussé le bouchon encore plus loin en nous racontant en détail la triste histoire d’un petit garçon de 10 ans en institution religieuse depuis plusieurs années, qui venait de perdre son papa alcoolique et dont la maman était hospitalisée à vie dans un service psychiatrique de notre région. En nous disant malgré tout, qu’étant donné que la maman était encore en vie, il ne serait pas adoptable. (Alors que des années plus tard ils me diront vous savez nous aurions pu le rendre adoptable !!!!. Etant donné que vous avez chez vous un enfant de nos services, il aurait le même statut. Elle nous a dit aussi : vous savez c’est un gentil petit garçon, c’est lui-même qui souhaite avoir une famille et pouvoir dire « maman » car il n’a jamais dit ce mot à quelqu’un et il en rêve.  Amusant là aussi, cet argument alors que l’on nous interdisait de nous faire appeler papa et maman par Marie ; qui elle, nous appelait « parrain et marraine », ses parents avaient voulu à son arrivée qu’elle soit baptisée et que nous soyons ses parrain et marraine.  Afin de pouvoir encore mieux nous attendrir, elle nous a raconté sa conception, sa naissance et ses deux premières années avant qu’il ne soit placé dans un foyer de religieuses d’où il gardera un bon souvenir, des femmes au grand cœur, intelligentes, gentilles qui ont su enfouir ces  tristes années dignes d’un roman de Zola.

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Comme je suis quelqu’un de très sensible et particulièrement touchée par ce côté affectif qui lui manquait. J’ai toujours eu tellement d’amour à donner. Mon mari, venant d’une famille catholique très pratiquante aux valeurs anciennes, ressentait à l’époque la même chose que moi. Nous en avons parlé à nos enfants, l’aînée venait de se marier et avait quitté la maison, la seconde allait avoir 16 ans, la troisième 12 ans et notre dernière 10 ans. Alors, le choix a été vite fait avec des arguments aussi convaincants. Adieu mon petit asiatique ou adieu mon petit africain. Au dernier entretien notre réponse positive était donnée.

 

 

Une nouvelle aventure s’ouvrait à nous. Nous étions au milieu de l’année scolaire, jusqu’aux prochaines grandes vacances,  nous allions apprendre à nous connaître toutes les semaines en allant le voir au pensionnat, en le prenant à la maison et en juin en assistant à la kermesse de l'école et j'ai eu la joie d'avoir  un fils après 5 filles.

 

 

J’ai toujours son cadeau de fête des mères sur mon bureau : un soliflore composé de deux petits chats. Après avoir été longtemps à Pralognan, maintenant il a trouvé sa place sur mon bureau à côté de la photographie de mes ados et de ma petite dernière.

 Chats Pet S 1

 Très rapidement, il a pris sa place dans la fratrie. Il n’avait pratiquement plus de famille, une tante par alliance, présente de temps à autre avec un grand garçon et plusieurs cousins éloignés qu’il ne connaissait pas. Une maman malade qu’il voyait de temps en temps. Qui ne parlait pas beaucoup. J’assistais toujours à leurs entretiens à chaque visite, il lui faisait un gâteau au yaourt que nous mangions avec elle pour le goûter. Dès la première fois que j’ai rencontré cette maman, elle m’a sauté au cou avec les larmes aux yeux ce qui  a beaucoup étonné l’infirmier et l’éducateur qui l’accompagnaient, une réaction, qu’elle n’avait jamais eu avec personne. Très touchée par cette marque d’affection, j’ai compris qu’elle me confiait son enfant  et qu’elle acceptait.  Malheureusement, quelques années plus tard, nous avons eu mon mari et moi, la triste nouvelle à apprendre à l'enfant que sa maman venait de décéder à 33 ans et nous n’avons jamais su réellement pourquoi et comment ? Ce n’est pas faute d’avoir demandé en vain aux services sociaux d’enquêter et de se renseigner pour avoir une réponse à donner plus tard à son fils quand il serait adulte.  Mais là, aucune réponse ne m’a été donnée.

remi sans famille 

 Quelques temps après, il devenait adoptable, sauf qu’un évènement inattendu s’est produit. Mon mari a changé de route et il nous a quitté. Nous étions mariés depuis 20 ans. Plus de possibilité d’adoption. Une descente aux enfers pour moi, beaucoup de difficultés à accepter ce nouvel abandon ce  qui m’a valu le retrait de Marie . Je me suis retrouvée seule avec lui et son adolescence n'a pas toujours facile à gérer.

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Ainsi, la vie a continué avec de longues périodes de silence, mais toujours avec des retours car je gardais un œil sur lui. Dix années avec une jeune femme qui lui a donné deux enfants et une épreuve supplémentaire, après l’arrivée du second enfant, ils se sont séparés et plus tard la maman est venue s’installée avec eux et un nouveau compagnon aux pieds des Alpes. En mettant de la distance et en refaisant sa vie elle a tout fait pour effacer le papa. Il y a plus d’un an,  Il s’est confié à Marie qui m’a tout raconté. J’ai fait une petite enquête (les recherches cela me connaît) et j’ai retrouvé leurs traces, ce qui lui a redonné du courage pour remonter du gouffre dans lequel il se trouvait  et entreprendre une nouvelle formation avec l’idée de tout recommencer dans notre région. Avec l’objectif numéro 1, renouer avec ses enfants et faire valoir ses droits.

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 Arrivé il y a quelques jours, il est déjà à la recherche d’un emploi de conducteur de gros engins et il est en passe d’avoir une location meublée près de chez nous. Avec l’aide précieuse de celle qu’il a toujours considéré comme sa sœur nous allons l’épauler et lui donner le coup de pouce indispensable. Alors espérons qu’il retrouve un nouveau départ et qu’il redevienne aussi épanoui que Marie depuis qu’elle est de retour près de nous.

 

Depuis une trentaine d'années, jamais je ne les ai abandonnés et ils ont pu toujours compter sur moi. Et je peux dire que faute d’adoption, j’ai pu leur donner de mon Amour. Et que je ne suis jamais rentrée dans le jeu des administratifs qui ne voulaient pas que je les considère comme les miens. Ils n’ont jamais oublié  leurs parents, mais ils ont eu la chance aussi d’avoir des parents de substitution et que tous les quatre nous les avons aimés.

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26 février 2019

Les sentiments.

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Quand nous  analysons le mot : sentiment, il semble complexe. En un mot je dirai, que les sentiments sont la composante de l’émotion. Le dictionnaire dit aussi que c’est une tendance affective durable ; liée à des émotions, des représentations, des sensations, à l’état qu’il en résulte. C’est aussi un état affectif d’origine moral.

Aujourd’hui je vous parlerai du sentiment affectif et du sentiment d’amour, très proche l’un de l’autre, sans lequel je ne peux vivre. Et pourquoi j’en suis autant tributaire.

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Pourquoi ai-je un sentiment affectif ou amoureux à fleur de peau ? Je ne peux vivre sans et je suis de plus en plus triste par le monde qui m’entoure et qui de plus en plus est entrain de donner raison à la citation de George Orwell : Dans notre monde, il n’y aura plus de sentiments sauf la peur, la rage, le triomphe et l’auto humiliation. Tout le reste nous le détruirons, TOUT. 

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Même nos jeunes ne croient plus à ce beau sentiment, qu’est celui de l’amour. Se protègent-ils ? Dès notre toute petite enfance, il est indispensable pour grandir. Si vous n’avez pas été cajolé, vous aurez beaucoup de mal à aimer. Saviez-vous, que tout se joue avant 5 ans. C’est pendant cette période que l’humain installe inconsciemment  ses prédispositions pour sa vie d’adulte. Souvent, je me pose la question : Comment serai-je devenue si pendant les premières années de mon enfance j’avais été câlinée, choyée, si j’avais été entourée d’amour et que je n’aurais pas vécu plusieurs abandons ? Certainement plus équilibrée et mes choix n’auraient pas été les mêmes.

 

 Pour mieux comprendre, pourquoi toute ma vie, j’ai couru après ce sentiment d’amour et d’affection, je n’en serai jamais rassasiée. Revenons, sur ce qu’ont été mes premières années et ensuite mes choix.

Quand je suis née, aucun lit ne m’attendait chez mes parents. Je suis née à Paris  en 1943, chez une sage-femme. Quand maman est sortie, aussitôt elle m’a confiée à des parents nourriciers : Monsieur et Madame Parent à Herblay,  de braves gens, chez qui je devais être bien.

 

Edith 4 ans 4 2

 

 Maman venait me voir le dimanche, une fois par mois ma grand-mère l’accompagnait. Mon père je n’ai jamais su s’il me rendait visite, pourtant il vivait avec ma mère. Elle m’a raconté, que parfois j’allais chez elle mais assez rarement, elle me faisait dormir sur deux chaises mises bout à bout, appuyée  contre le mur, sur lesquelles elle mettait une grosse couverture. Je n’ai jamais eu de lit chez elle, plusieurs années après quand je venais lui rendre visite avec ma grand-mère et qu’elle vivait seule, je couchais à leurs pieds.

 

Edith chez M et Mme Parent

 Un dimanche qui n’a pas été comme les autres. Grand-mère ne supportant plus de voir que je commençais à m’attacher à mes parents nourriciers et à leur dire « papa et maman », sans aucune préparation sur un coup de tête, elle a décidé de me ramener chez elle et mettre mon grand-père devant le fait accompli, car il ne savait pas que j’existais. Je ne reverrai plus Monsieur et Madame Parent, sauf deux fois quand ils sont venus me voir et à la seconde fois, on leur a fait comprendre qu’il  ne fallait pas qu’ils reviennent.

Edith 20 mois Mai 1945 2b

 J’ai vécu 7 ans chez eux, j’ai grandi gentiment jusqu’au jour ou maman a refait sa vie et s’est mariée. Je n’ai jamais revu mon père, alors j’étais heureuse d’en avoir un nouveau, je m’entendais bien avec lui  je pensais qu’ils allaient me reprendre pour vivre avec eux.  Mais non, ils ont décidé de me mettre en pension chez les religieuses, je rentrerai chez eux le samedi en fin d’après-midi et je repartirai le lundi matin. Toutes les vacances scolaires, je les passais chez mes grands-parents, quelquefois en juillet je partais 3 semaines avec eux.  Une banquette d’une personne, que l’on ouvrait dans la salle à manger me servait de lit. L’année de mon certificat d’études primaires, nous avons fait un essai de cohabitation pendant deux ans, cela ne s’est pas très bien passé, je suis donc repartie en pension jusqu’à mes 18 ans.

 

bry sur marne

le château de Bry sur Marne ma seconde pension 

A 19 ans, j’ai commencé à travailler comme sténodactylo et aide comptable, dans une grande entreprise d’électricité. J’habitais chez mes parents, ils avaient déménagé afin que je puisse avoir ma chambre. Mais les relations étaient toujours les mêmes. Je n’avais qu’une seule hâte partir et pour cela la seule solution à l’époque, me marier pour avoir ma liberté. Il n’était pas question de m’en aller sans avoir ce sésame.  J’ai très vite rencontré mon premier mari. Je ne sortais pas, mais j’ai eu l’autorisation d’aller à un dîner organisé par le bureau d’études de ma société qui fêtait la fin des installations électriques dans le château de Versailles, nous étions dans les années 1960. Après le dîner, nous avons également visité les coulisses du château pour voir nos installations.  Belle soirée, qui changera le cours de ma vie. Quelques mois après je me suis mariée et enfin « vive la liberté. » 14 mois après, l’arrivée de mon premier bébé

Un mariage heureux pendant 10 ans. Mais malheureusement un mariage programmé, pas vraiment un mariage d’amour.

3 août 1963 Edith et Philippe

 Il y aura encore plusieurs autres abandons, de grandes périodes sans affection, de mauvais choix, une vie pas très heureuse dans l’ensemble. Pour arriver  à 57 ans et avoir enfin une vie stable et équilibrée. Je suis convaincue que mes premières années d’abandons et de manque  d’amour  ont été déterminants pour le reste de ma vie. J’ai eu la chance malgré tout d’avoir du caractère, d’être une battante et de tout faire pour devenir la femme que je suis. Alors toutes les femmes qui comme moi ont eu un parcours chaotique, il ne faut jamais perdre espoir et prendre pour devise : Après la pluie, le beau temps revient toujours. 

 

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30 avril 2015

Réflexions et Interrogations !

 

Avant tout, acceptez, ce brin de muguet pour qu'il vous apporte tout le bonheur que vous désirez et que vous méritez.

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 Mon billet d'aujourd'hui, va être une succession de réflexions tout haut et d'interrogations que je me fais depuis quelques mois. Je vais aussi rassurer celles qui aiment lire les indiscrétions des autres et qui se disent : aimer la discrétion.

Tout ce que je raconte depuis bientôt 9 ans sur mon blog, c'est uniquement des évènements sans importance qui me sont arrivés et qui peuvent ressembler aux histoires de chacun, donc elles peuvent s'exposer. Surtout ne pas y voir du déballage. Les parties de ma vie qui sont plus intimes et qui pourraient porter à conséquence, je les garde dans mon jardin secret. Croyez-moi, j'ai un jardin secret de plusieurs hectares que je cultive secrètement ; même dans certains coins, j'y laisse pousser les mauvaises herbes.

 

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Cette année, ce n'est pas une année comme les autres. Depuis la fin de l'hiver, j'ai beaucoup moins d'énergie, moins d'envies. Comme je le laisse entendre dans un de mes billets précédents, je cherche mes priorités. Petit mari, qui habituellement est déjà au jardin, il vient seulement de commencer en douceur,  il traîne quand je lui demande une aide. J'envie secrètement "Mab" qui a le même âge que moi et qui n'arrête jamais et le karcher par-ci et l'échelle pour tendre du tissu par là. Enfin, on est tous différent ; certains doivent vieillir plus vite.

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 Cette semaine, nous sommes allés quand même cueillir des jonquilles au "col de la biche", on ne loupe jamais ce rituel depuis que nous habitons ici ; certainement un reste de mon enfance, quand je ne manquais jamais les premières jonquilles du bois de Mermont à St. Just fin mars, ici elles sont plus tardives à cause de la fonte des neiges en montagne. Nous habitons, une région de moyennes montagnes dans le Bugey/Valromey. Hier en redescendant, vers la maison, je me disais, il faut à tout prix que nous reprenions nos balades. Mais pour cela, il faut que nous nous donnions un coup de pied aux fesses.

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Ce n'est pourtant pas la besogne qui me manque. Il y a les armoires à ranger et faire le tri dans les vêtements. Ranger et nettoyer la buanderie. Il y aurait quelques bordures dans le jardin à désherber, il y a de moins en moins de fleurs. Mais, autant je suis pour l'harmonie dans ma maison et toujours en train de changer quelque chose, autant le jardin, ce n'est pas mon truc. Pourtant j'aimerais avoir des fleurs partout, les revues de jardinage sont si jolies ; mais pour cela, il faut sans arrêt faire la guerre aux  mauvaises herbes. Peut-être, faudrait-il prendre un jardinier ? Financièrement il faut faire un choix (toujours cette histoire de choix !) , nous avons opté cette année pour la réfection de la toiture de la grande maison. J'anticipe les travaux, qui deviendront urgents quand nous ne pourrons plus les faire.

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J'ai une amie internaute, qui avait mis sur facebook (elle n'a pas de blog) ses inquiétudes à vieillir quand elle a réalisé qu'elle venait de dépasser la septième dizaine, Au début, je trouvais qu'elle exagérait un peu, moi jusqu'à présent je ne me sentais pas vieillir.  Pour Elle, le passage de cette dizaine a été douloureuse, pour moi il m'a fallu plusieurs mois avant de réaliser que depuis cet anniversaire, le temps passe encore plus vite et un mal être s'est installé sans que je m'en rendre compte, mais qui est certainement de la même origine qu'elle. Il devient donc urgent que je réagisse.

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Pour Léo ,ce sera certainement ses dernières vacances d'été à la maison (bientôt 18 ans !), nous l'emmenons à Venise et à Florence, pour ne pas qu'il s'ennuie avec des "vieux" nous emmenons également son cousin Maxime, qui lui aussi grandi et devient un petit homme, l'année prochaine ce sera la seconde. La préparation du voyage est terminée, il ne reste qu'à développer les promenades et les visites, mais nous verrons cela sur place. Il était prévue une sortie sur Paris en juin, mais pour des raisons indécises, cette escapade est annulée ou presque.

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Fin juin, mon ami cambodgien revient avec son épouse quelques jours ; mais avant début mai, mon docteur préféré s'arrête aussi quelques jours ici avec sa famille et voudrait bien aller à l'Aiguille du Midi, si le temps le permet. Pas d'autres sorties du territoire français cette année ; il faut refaire le plein. Nous envisageons de retourner en Guadeloupe pour le carnaval 2016. D'ici là, il faut que je programme de nouvelles escapades dans les départements voisins, car j'ai épuré tous les châteaux  et les visites intéressantes aux alentours et dans le Dauphiné. Et comme l'énergie me fait défaut il va falloir que je me motive un peu plus que ça, en plus il faut continuer à alimenter le blog.

  

A bientôt, ceux et celles qui me suivent et qui apprécient mes indiscrétions.

26 juin 2015

L'Escarpin !!!!! Avoir été et ne plus être.

Ce matin, j'ai reçu une superbe paire d'escarpins, comme je les aime. Je n'ai pas su résister ; je sais très bien que je ne les porterai pas et pourtant, c'était un coup de coeur. Vraiment ridicule quand même ! En les essayant, elles ne me font pas mal aux pieds, sauf que mon pied n'est absolument pas maintenu, alors il fout le camp, le meilleur moyen de me faire une entorse. Bon, il faut dire aussi que je n'ai plus du tout l'habitude de porter ce genre de chaussures. Pourtant, le talon n'est pas haut. Après tout, on à le droit de rêver  sur ce que nous avons été et que nous ne sommes plus.

 

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Encore un privilège qui s'en va. On a beau ne pas paraître son âge, les méfaits de la vieillesse sont là. Et vous savez quoi ? Ils s'installent doucement sans que nous nous en rendions compte. Un vrai intrus,  mal élevé. Pour vous les jeunes, qui passez par ici et qui vous dites : on s'en moque, ce n'est pas encore pour demain. Rassurez-vous, c'est seulement pour après-demain, et après-demain c'est presque demain et ça arrive plus vite que vous ne pensez. 

 

Tout commence discrètement au moment de la cinquantaine. La première alerte, elle vous arrive quand votre horloge biologique ne peut plus vous rendre maman et que vous avez l'impression d'être devenue un fruit mort. Presque en même temps et même parfois avant, quand vous lisez, vous vous rapprochez de plus en plus et voilà, les lunettes sont arrivées. Ce n'est pas trop grave, vous jouez les coquettes en cachant cet handicap avec des lentilles. Ceci dit, j'y suis arrivée, une quinzaine d'années, mais moi, en même temps, la vue de loin s'est gâtée. Ensuite quelques difficultés sont apparues, j'ai été obligée de les quitter et  rechausser mes carreaux.

Un jour, de jolis fils d'argent se mêlent à vos beaux cheveux, c'est bizarre cela aussi, mais pour les brunes c'est encore plus visible et souvent plus tôt, pas de chance. Bon, ce n'est pas le plus grave, avec les teintures on fait des miracles. Moi, je me teins les cheveux depuis le jour ou ma mère m'a dit que j'avais les cheveux de la couleur des poux. Donc je ne me suis pas sentie concernée et je n'ai rien vu venir.  

 

 

Si vous avez la malchance d'être d'une famille d'arthrosiques, c'est rare que vous échappiez aux douleurs des mains, des pieds, enfin de toutes les articulations et je peux vous dire, que cela ne s'arrange pas de jour en jour et les remèdes ne font aucun miracle. Vous vous résignez et vous faites avec. Un jour, je ne pourrai plus écrire même à l'ordinateur et j'aurai certainement de plus en plus de mal à marcher, bon je porte des semelles orthopédiques, pas drôle ça non plus. Malgré tout depuis ma dernière visite chez un nouveau podologue, il semblerait qu'il y ait du mieux, je dit bien : il semblerait. Il faut dire que si je suis ressortie à ma première visite avec les semelles, sans avoir à attendre plusieurs jours après la prise d'empreintes, mais, j'ai senti passer la facture, le double de mes anciennes d'il y a 2 ans. 

 

Bon, là, je ne vous ai parlé que des pieds, des mains, des yeux et des douleurs et je ne suis pas encore arrivée aux dents. Jusqu'à présent j'avais de bonnes dents ou presque. Sauf, elles aussi s'usent et elles m' obligent à rendre visite plus souvent à mon arracheur. Et là, catastrophe dès qu'il faut en remplacer vous choisissez soit les dents ou les vacances ! Depuis deux ans entre opérations, lunettes et dents, j'ai fait un trou dans mes économies, qui ne se rebouchera jamais, car comme on s'aime tellement petit mari et moi, on a tout fait à deux.

 

Image du Blog petitemimine.centerblog.net

 

 

 

 dans toute cette histoire c'est quand vous voulez vous agenouiller par terre, vous ne pouvez pas le faire sans réfléchir ; avant je vous conseille de repérer bien autour de vous, l'objet, la chose sur laquelle vous  pourrez vous appuyer pour vous relever et attention pas n'importe quoi, il faut que la chose soit solide et stable. 

 

 

 

 Et je ne vous parle pas des vilaines maladies qui sont au-dessus de votre tête, comme une épée de Damoclès ; mais pour celles-là, heureusement il y en a qui passent à travers, donc espérons qu'elles nous oublierons. Ou qu'elles se feront oublier si par malchance elles vous ont déjà fait un clin d'oeil.

 

Mais celles dont je vous ai parlées, elles n'échappent à personne. Alors, ne vous en faites pas, tout vient à point qui sait attendre. Ne voyez pas face à cette énumération un excès de ma part de pessimisme, mon billet ne se veut qu'humouristique, puisque j'ai la gentillesse de bien vouloir vous prévenir de ce qui vous attend. Alors vous comprendrez mieux peut être mon achat compulsif, il faut savoir entretenir ses rêves.

 

 

 

Je vous assure, gardez le moral, la vie est belle.

A part cela, tout va très bien Madame la Marquise, oui, oui, oui, tout va très bien.

 

14 octobre 2016

La Chartreuse Notre Dame de Portes dans l'Ain

 

Dans notre région d’adoption, je suis toujours à la recherche d’endroits nouveaux, oui, ceux que nous n’avons pas encore découverts. Cette semaine, nos pas nous ont conduits dans un endroit bien caché. Mais quelle surprise !

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 photo prise sur le Net

Dans mon enfance, j’ai beaucoup fréquenté ces lieux qui sont parsemés dans toute la  France. La vie retirée au milieu de nulle part, m’a toujours fascinée. Beaucoup d’interrogations, le pourquoi du comment ! Mais cela ne m’a jamais laissée indifférente. Je savais que N.D. de Portes était perdue dans nos montagnes du Bugey. Mais depuis notre arrivée il y a 10 ans, nos pas ne nous avaient pas encore transportés là. Il m’a fallu une jolie photo du monastère pour que nous décidions que la visite serait ce jour là. Pour y aller, il faut se munir d’une carte de la région bien détaillée, car vous ne trouverez aucun panneau indiquant dans quelle direction elle se trouve.

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 Mais avant, vous vous arrêterez à un endroit sympathique qui monte au calvaire de Portes situé sur un sommet, le mont Frioland et qui vous offrira une belle vue sur toute la chaîne des Alpes du Nord. Le chemin est large bien dégagé vous verrez les éventuels serpents ! Avec 12 degrés je pense qu’ils ont commencés à hiberner, j’ai donc emprunté ce chemin sans crainte.

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Il y a des endroits mystérieux qui méritent d’être abordés dans une ambiance particulière. Je peux vous assurer que la Chartreuse nous est apparue caressée par les nuages qui la rendait encore plus mystérieuse. Un peu plus bas dans la vallée il faisait 14 degrés, là haut à 1000 mètres d’altitude 16h de l’après-midi il n’y a plus que 8 degrés. Nous sommes au fin fond des bois, il fait sombre et ce halo de mystère nous la rend encore plus belle.

 

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il faut lire ND de Portes 

A l’entrée, un panneau indique que c’est un lieu de recueillement et de silence et qu’il faut le respecter (attention aux enfants qui vous accompagnent). Elle est retirée au milieu des bois à 7 kilomètres du premier village. Mais la grille est ouverte, vous pouvez donc y aller. Tout cet environnement incite au recueillement.

 

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Que de questions ! Pourquoi 15 moines dont 4 en formation trouvent ils le besoin un jour, de tout quitter pour vivre une telle solitude loin de tout ? La foi ! Il semblerait qu'ils soient entourés de deux familles laïcs qui les aident, leur travail consiste à entretenir toute l’année la forêt avoisinante, prier et quelque petit artisanat dans leur cellule. Ces hommes ont divers âges dont plusieurs grands anciens mais aussi, un bon groupe de moines jeunes qui mènent la vie particulière qu’ils se sont choisies.

 

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Une grande partie de la journée est consacrée à la prière, les chants en latin, les lectures, les psaumes etc…. Mais il faut bien une vie économique pour vivre. Celle-ci est assurée  par un petit artisanat réalisé par les moines dans leur cellule ils confectionnent des boites en bois qui servent pour l’emballage des bouteilles de la liqueur de chartreuse des autres monastères. Les frères assurent le service quotidien de la communauté et l’entretien de la maison. Ils reçoivent également quelques dons.

 

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Petit mari s'interroge ! Un jour, il m'a dit : si tu pars la première, je me retirerai dans un monstère, je ne serai pas seul, comme je ne parle pas beaucoup, je méditerai et je serai dans un bel endroit. !!! J'avoue jai souvent repensé à cette phrase et pourtant il n'a jamais été pratiquant !

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Il y a également, une toute petite partie d’hôtellerie qui n’est ouverte que pour les familles des moines qui viennent leur rendre visite une fois par an. Néanmoins, cette communauté solitaire et silencieuse a un caractère familial qui répond très bien à l’idéal de la vocation cartusienne qu’ils ont choisie et partagent en commun chaque jour 3 offices en commun : l’office de nuit, la Sainte Messe et les vêpres.

 

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Des chartreuses comme celle de ND de Porte il y en a dans le monde entier. Dans l’Ain, nous en avons deux, celle-ci et celle de Sélignac à l’est de Bourg en Bresse. Que ce soit vos idées ou non, ces choix différents des nôtres méritent un grand respect, ils ne gênent et ne fond de mal à personne. Je retire de cette visite quelques interrogations et surtout une belle journée.

 

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18 janvier 2019

Prendre ses quartiers d'hiver

 

 

Départ vers 15 heures. C’est tout une organisation quand nous quittons la maison, l’hiver. le rituel est toujours le même, quand nous partons  pour un certain temps. Il faut laisser la maison impeccable, les lessives doivent être terminées, les lits changés. Maman disait : ne jamais partir plusieurs jours de chez soi, sans que tout soit net, changer et laver ses draps et refaire les lits, très important, on ne sait jamais… en cas d’accident, on peut avoir à intervenir chez toi.

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 Donc, très imprégnée de ces sages conseils, je ne pars jamais sans faire ce que maman disait. Alors cette année, double travail. Puisqu’il fallait tout ranger des festivités de Noël et des divers passages des uns et des autres, remettre les chambres en état pour les prochains. Arroser les plantes et donner les consignes à ceux qui sont chargés de passer de temps en temps. Baisser le chauffage, vérifier que petit mari n’oublie rien des tâches qui lui sont imputées, car nous, nous partageons tout et c’est une fois que tout est terminé, que nous pouvons partir. J’aime en mon absence pouvoir penser à ma maison rangée et belle. J’ai toujours été comme ça avant chaque départ.

 

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Cette année, nous partons un mois et nous reviendrons fermer après le départ des vacanciers avec lesquels nous partageons ou nous échangeons l’appartement. Très certainement, après la mi-mars. Un mois de va et vient ou à chaque fois je préparerai l’arrivée des uns et des autres.

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C’est vers 17 h que nous sommes arrivés. Très peu de neige cette année, la météo annonce des chutes pour les prochains jours. Igor renifle partout ses odeurs, reprend ses marques, repère très vite sa gamelle et se souvient de  l’endroit où nous rangeons ses croquettes, retrouve son bac de propreté, alors qu’à la maison il préfère aller faire ses besoins dehors. Pauvre petit chat obligé de rester enfermé dans l’appartement pendant un mois ; il n’a le droit de se rafraîchir  sur les balcons qu’une ou deux fois par jour, il rentre bien vite car ici il fait beaucoup plus froid. Quant à Myrtille, elle est tout de suite chez elle, renifle très peu ; descend trois fois par jour avec son maître, se promène maintenant sans laisse et ne se sauve plus, petit tour de l’immeuble et elle remonte vite. Ici, c’est très calme, elle n’aboie absolument pas même si quelqu’un monte l’escalier,  nous habitons au 1er étage, il n’y en a que deux. : Mais en plus un sous-sol, elle aime y descendre avec nous quand nous allons à la chambre des jeunes en bas.

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 Ici, nous avons tout en double, donc nous ne venons qu’avec une seule valise pour nous deux, un sac avec quelques compléments pour vivre , le chat, le chien, et les orchidées en fleurs ; très important, elles doivent être aussi bien soignées qu’à la maison. Première occupation remplir le réfrigérateur avec ce que nous avons ramené de celui d’en bas. Dîner et télévision, il ne faut pas oublier les feuilletons du soir….

 

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 le lendemain

Après une bonne nuit de repos, nous nous levons à la même heure qu’à la maison. Pendant la promenade de Myrtille, c’est toujours Marc qui s’en charge ; je remets la cuisine en ordre, ici, pas de lave vaisselle, une toute petite cuisine où petit mari s’étale et en met partout. J’ai horreur que tout traîne. Il fait moins 8 et il neige très finement, il faudra le double de temps pour marquer au sol. Plus la matinée avance, plus la neige s’épaissit. Il y aura quelques accalmies mais le brouillard persistera plus ou moins toute la journée.

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Après le petit déjeuner et les toilettes, à chacun sa besogne. Petit mari ira faire quelques courses pour plusieurs jours dans la station. Cette année, nous avons décidé de tout faire à Pralognan. Avant, une fois par semaine, nous descendions à Moûtiers pour faire les courses pour la semaine ; sauf que Moûtiers est à 27 kilomètres, donc aller et retour c’est beaucoup ; maintenant que nous sommes en période de restriction, nous faisons attention. Quant à moi, je range le contenu de la valise, du sac et je m’attaque à défaire le sapin de Noël et toutes les décorations que j’avais mises pour les amis qui ont passé Noël et Jour de l’An ici. Je peux dire, que cela m’a occupée toute la matinée. Pas un bruit dans l’immeuble, sur 10 logements 4, sont occupés que par des gens calmes.  Dehors, c’est pareil, la neige fine tombe toujours, c’est vraiment le calme, je peux dire que cela fait un bien fou. Mais n’ayant pas l’habitude de ne rien entendre, même pas d'aboiements de Myrtille, qui ici est sage comme une image, j’éprouve le besoin de mettre un disque de piano pour rompre le silence. Une matinée bien occupée. Un après-midi chacun de notre côté à nous détendre, coupé à 17h par le rituel du Thé ou boisson chaude. Marc a décidé que nous devions terminer tous les breuvages qu’il y a dans les placards de la cuisine. Chaque année, chacun achète une spécialité, laisse ce qu’il reste ; ainsi nous nous trouvons à la tête de tout un tas de thés et de boissons chaudes de toutes sortes.

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Une soirée autour de la télévision ou dans un bon livre occupera la fin de cette première journée. Demain si le temps le permet nous sortirons pour notre première balade. Où nous occuperons notre temps à autre chose. Toutes mes cartes de vœux ont été envoyées, j’attends maintenant les réponses. Ce matin une longue lettre d’un ami avec une belle photo m’a fait un grand plaisir. Comme au temps de ma grand-mère, j’adore ce moment des vœux ou ceux de l’ancienne  génération prennent le temps d’écrire des cartes manuscrites avec différentes nouvelles que bien souvent nous recevons qu’à ce moment de l’année.

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En deux mots : Félix ancien professeur de musique de mes filles, me raconte sa vie de solitaire, seul dans son studio depuis plus de 30 ans, qui, à 74 ans donne encore des cours de piano et de synthé pour rompre sa solitude ; n’ayant plus aucune famille il s’accroche à ses élèves pour avoir encore un contact social. Ce qui le rend heureux et lui donne beaucoup de plaisir à chacun de leurs progrès. Il  y a 30 ans, j’ai été son soutien amical et moral pour l’épreuve de sa vie : sa greffe de cœur. Un des premiers opérés par le Professeur Chabrol qui n’en revient pas d’avoir eu le droit à ce sursis de ce nombre d’années malgré les nombreuses contraintes et inconvénients que lui donnent les médicaments contre le rejet.  Apprendre à vivre avec un nouveau cœur, sans jamais savoir qui est le donneur, apprendre également à accepter les inconvénients qui abîment malgré tout son organisme.

 

Se donner encore le plaisir d’écrire, d’échanger cartes et courriers à cette époque de l’année, restent un bonheur que ne remplace  pas les courriels ou les testos de notre monde moderne. Savoir prendre le temps de s’écrire cela devient tellement obsolète, alors moi je savoure ces instants irremplaçables.

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 Une semaine 1/2 après, bilan : 2 belles promenades, ou nous nous sommes aperçus que marcher dans la neige devient plus compliqué. Un petit virus attrapé genre rhume d'une journée. qui m'a fatiguée. Quelques changements dans l'appart. il faut toujours que ça bouge, une matinée ski pour petit mari ou il a pu vérifier ses nouvelles capacités d'endurance à l'aube de sa septième dizaine, encore quelques jours : et bienvenue au club des septuagénaires, un après-midi obligée à Moûtiers. Lecture, généalogie les jours de neige, car elle est revenue et en abondance.

 

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11 novembre 2016

L'Homme qui adorait la littérature.

Plusieurs fois, je vous ai parlé de ma passion pour les livres : « les posséder, les toucher, les sentir ». Au cours de ma vie, j’en ai acquis environ mille. Tous sont répertoriés dans un gros cahier par catégories, afin de les retrouver facilement, quand l’envie me prend d’en relire un. J’ai aménagé à cet effet les murs de notre grenier que j’appelle pompeusement « ma bibliothèque ». J’adore les belles bibliothèques anciennes aux rayonnages de livres magnifiquement reliés, ou tout simplement les vieilles librairies qui ont une âme.

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Bibliothèque de Vienne

 Les années passant, la place commence à me manquer. Cette année, pour la première fois, je me suis inscrite dans une bibliothèque municipale, même si je n’aime pas le côté « temps imparti », j’aime lire à mon rythme, parfois je dévore un livre en une journée ; mais parfois aussi, je prends le temps et je peux dépasser la date butoir,  heureusement la responsable accepte le prolongement. Je n’aime pas non plus lire sur une tablette, il me faut le contact avec le livre.

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Librairie Auguste Blaizot à Paris 

 Quand est sorti le livre de François Mitterrand » Lettres à Anne » j’ai voulu l’acheter, deux jours après il était déjà en réédition et se vendait le double de son prix en occasion sur Internet. Bien entendu j’ai préféré attendre. Ce matin, je viens de le recevoir, c’est un  pavé de 1.246 pages ! Il me semble, facile à lire ; il peut s’abandonner quelques jours et donner la priorité à un autre livre en cours. Je n’ai jamais aimé l’homme politique, mais j’ai toujours admiré l’homme qui aimait la littérature et l’homme qui savait parler d’amour. Il a eu beaucoup de maîtresses « soit ». Mais la façon dont il a aimé Anne Pingeot mérite le respect. Je garderai en mémoire, comme tout le monde, l’accompagnement de ces deux familles vers sa dernière demeure. Et j’ai admiré l’intelligence du cœur dont a faitpreuve son épouse légitime.

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 Maintenant, je n’ai pas compris pourquoi Anne Pingeot a voulu faire un livre avec ses lettres  personnelles et je suis certaine qu’un film suivra. Mais, je ne suis pas là pour critiquer, juger, mais simplement  pour comprendre l’Amour, ce sentiment si précieux qui parfois trop souvent est galvaudé, moqué. Pourtant aimé et être aimé, c’est une des plus belle chose de la vie. Ce n’est pas à la portée de tout le monde d’Aimer profondément, sincèrement. Donc respect à ceux qui savent.

26 octobre 2018

Aimer lire

LES SAGAS

 

Depuis un certain temps, la lecture a pris une plus grande importance dans ma vie. En ce moment, j’ai besoin de m’évader, de rêver et de m’éloigner de plus en plus du monde qui m’entoure, je comprends de moins en moins ce changement de société, cette intolérance en tout, ce besoin de tout critiquer « Pierre, Paul, Jacques et les autres…. », cette course effrénée vers le monde de consommation, se plaindre sans arrêt d’un manque d’argent et acheter n’importe quoi au détriment de la planète.  Alors que si l’on veut bien chercher un peu  ; il y a encore des bonheurs simples,  quotidiens à la portée de tous. Moi, je n’ai rien trouvé de mieux que la lecture. Mais attention, pas n’importe quoi, de bons romans avec intrigues accompagnés d’une sauce d’amour et de romantisme.

 

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Pendant des années, je ne voulais pas entendre parler des bibliothèques municipales. Je m’y suis mise par obligation car je n’ai plus de place pour stocker les livres, C’est de plus en plus rarement que j’achète un livre, vraiment cela devient occasionnel. Contrairement à petit mari qui lit beaucoup sur la tablette, moi j’ai besoin du contact,  besoin de renifler les ouvrages. (j’aime moins les livres de poche)  L’ambiance des bibliothèques m’a toujours émerveillée. Elle dégage la concentration et le calme, pour ceux qui lisent mais aussi pour ceux qui travaillent et cherchent, elles alimentent leur savoir.  C’est pourquoi, J’affectionne aussi les salles de lecture des archives,  certainement pour les mêmes raisons. Voir ces rayonnages à perte de vue, j’adore.  Les plus jolies bibliothèques anciennes que j’ai visitées  sont celles de Paris, Vienne, Prague, Turin ….. elles m’ont laissé le goût du beau car toujours dans des endroits où l’architecture est particulièrement jolie ; dans toutes l’odeur du cuir ravissait mon odorat

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 Mais la bibliothèque municipale du village voisin me convient très bien. Le personnel est accueillant, l’endroit est moderne et ensoleillé, les fauteuils sont confortables, le bibliothécaire arrangeant sur le temps de lecture, serviable, attentif à nos demandes ; vraiment un jeune sympa, qui vient de remplacer une dame tout aussi sympa, nous n’avons pas perdu au change.

 

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Ma dernière trouvaille, une saga de 6 tomes en tout, environ 4500 pages, qui me transporte au Canada, dans la première partie du XXème siècle. Marie-Bernadette Dupuy est une narratrice soucieuse du détail et de la véracité des lieux, confirmés par des annotations  à chaque bas de page. Ainsi les lieux, le langage québécois  sont ceux des habitants de cette époque sur les bords du lac St.Jean, les ethnies amérindiennes, sont celles qui habitent les forêts avoisinantes. Le moyen de transport hivernal : « les chiens de traîneaux », je connais puisque je les ai testés l’hiver dernier. En s’imprégnant de l’histoire, je peux vous garantir des heures de dépaysement.

 

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Tome 1 – L’orpheline des neiges

 

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean au cœur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école. D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements ? L'enfant sera élevée et instruite par les sœurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère des environs, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagnera le surnom de « rossignol des neiges »...

Marie-Bernadette Dupuy nous offre ici une très belle histoire d'amour documentée et puissante, empreinte du souffle glacé des longs hivers québécois, qui se déroule dans une région où rien ne doit mourir, rien ne doit changer...

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Tome 2 : Le Rossignol de Val-Javert

 

La vie reprend son cours normal à Val-Jalbert, alors que Toshan, le mari d’Hermine, vient de trouver un emploi à la papeterie de Riverbend. Cependant, cette dernière est toujours possédée par l’envie de chanter et elle décide un matin, sans que personne ne le sache, de passer une audition au Capitole de Québec. Or, le train qu’elle prend à Chambord tombe en panne tout juste avant le sanatorium du lac Édouard, où les voyageurs se réfugient pour la nuit. Pendant le souper, la jeune femme chante pour les patients atteints de tuberculose. Or, l’un d’eux est Jocelyn Chardin, son véritable père. Stupéfait, ce dernier croit reconnaître sa fille, abandonnée au couvent de Val-Jalbert presque deux décennies plus tôt. L’homme condamné par la maladie décide d’en avoir le cœur net et lorsque Hermine revient à Val-Jalbert, déçue par la tournure des événements, il part la retrouver. Jocelyn arrive quelques jours plus tard, incognito, au même moment où sa femme, Laura, annonce qu’elle se marie avec le pianiste Hans Zahle.

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Tome 3 :  Les Soupirs du  vent

 

Décembre 1939. Bouleversée par la perte de son dernier-né, Marie-Hermine s’est retirée auprès de son mari Toshan, un métis, dans la cabane qu’il a construite sur les bords de la rivière Péribonka, au coeur de la nature sauvage du Québec. Quand, poussé par son idéal de justice, Toshan s’engage dans l’armée canadienne pour libérer l’Europe du joug nazi, Marie-Hermine retourne avec ses enfants auprès de ses parents à Val-Jalbert, le village de son enfance situé sur les bords du lac Saint-Jean.
Elle y sera confrontée aux non-dits qui hantent sa propre famille mais aussi au passé secret de sa belle-mère qui resurgira en menaçant la vie des siens. Seule pourra la préserver du danger sa demi-soeur métisse, Kiona, fillette au visage d’ange et aux pouvoirs surnaturels…

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Notre Canada français 

 

 

Tome 4 : Les marionnettes du destin

 

Printemps 1942. Militaire toujours basé à la Citadelle de Québec, Toshan s'apprête à partir pour l'Europe, laissant Hermine à Québec, désespérée. dès que le beau métis quitte l'Amérique, la pauvre femme devra affronter la mort de plusieurs de ses proches, ainsi que la disparition inquiétante de Kiona, sa demi-soeur. Tentée de céder à l'amour d'Ovide Lafleur, qu'elle rencontre par hasard à Chicoutimi pendant ses recherches pour retrouver Kiona, Hermine se sent perdue. Peu à peu,  elle éprouve du désir pour l'homme qui la fait rire et fait preuve d'une intelligence raffinée et d'une grande culture.
Mais le destin veille et, grâce à son impresario, Octave Duplessis, Hermine s'embarque pour Paris pour un tour de chant. C'est dans l'ouest de la France qu'elle retrouvera enfin Toshan, grièvement blessé, alors qu'il essayait de sauver d'une mort certaine une jeune juive et son fils. En état de choc, il refuse de parler, est froid et distant avec Hermine, qui ne comprend pas son attitude. leur couple semble en réel danger, et malgré leur retour au lac Saint-Jean, rien n'y fait. Renfermé sur un immense sentiment de culpabilité, le Seigneur des forêts n'est plus que l'ombre de lui-même. Heureusement, Kiona, rétablie, saura leur redonner foi en ce grand amour qui les a toujours unis.

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Tome 5 : Les portes du passé

 

Au Québec, en juillet 1946. Hermine, jeune et brillante

chanteuse lyrique québécoise, savoure la paix retrouvée auprès
de ses enfants et de son mari Toshan, qui a combattu
en Europe. Elle fait salle comble au Capitole de Québec et
enchante les foules quand elle apprend que ses parents, qui
sont installés à Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean,
sont ruinés.
La jeune femme décide de gagner davantage d’argent, ce qui
la conduit à rencontrer un riche mécène, Rudolph Metzner,
séduisant veuf passionné d’art lyrique, qui l’idolâtre en
secret depuis ses débuts et lui propose de produire un
disque. L’enregistrement terminé, alors qu’Hermine
s’apprête à rejoindre sa famille, il l’empêche de partir,
l’enlève et l’emmène dans sa magnifique propriété où il la
retient prisonnière…

 

 

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Tome 6 : L’ange du lac

 

Québec, juillet 1950.  Hermine, devenue une célèbre chanteuse lyrique, est de retour chez sa mère à Roberval, sur les bords du lac Saint-Jean, pour se reposer et passer un été qu'elle espère tranquille.
C'était compter sans la fugue de sa demi-sœur Kiona, le retour d'Allemagne de son amie de toujours, Charlotte, et l'arrivée de son mari, le beau métis Toshan, accompagné d'une mystérieuse jeune femme. Alors qu'approche vite le long et rigoureux hiver canadien, Hermine doit surmonter de cruelles désillusions...
Le sixième et dernier volet de la tumultueuse et envoûtante saga canadienne L’Orpheline des neiges, véritable prouesse romanesque.

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A ce jour, je termine le troisième tome. Toujours aussi impatiente de découvrir les nouvelles aventures d'Hermine. Chaque tome est différent. J'aurais passé deux mois sans m'ennuyer. En dehors du monde sans oublier malgré tout de profiter des derniers beaux jours et de partager avec vous encore quelques belles photos. Je pense à ceux et celles qui n'aiment pas lire, quel dommage ils se privent de joies simples et presque gratuites. Mon abonnement à la bibliothèque est de 25 euros pour l'année.

30 juin 2018

Les Saintes Maries de la Mer

 

Le beau temps revenu. Une envie irrésistible de descendre à la mer.

Avant, tout de suite, nous prenions quelques vivres et en route pour le Tréport, Mers les Bains ou les plages normandes. En à peine une heure nous étions sur la plage la plus proche.

Maintenant, c’est un peu plus compliqué que ça. Nous y sommes en pas tout à fait 4 heures. Mais, déjà après 200 kilomètres, c’est la Provence : Montélimar et sa halte gourmande.

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 En réalité, moi je préfère l’océan, la Manche ou la Mer du Nord. Des mers qui bougent. Ce n’est pas pour m’y baigner, seulement pour le plaisir des yeux et des odeurs. Faute de grives, nous mangerons des merles ! La mer méditerranée a d’autres attraits ; il y fait chaud, les paysages sont secs et comme je suis tombée en « amour » avec la Camargue et les Cévennes : en avant pour les Saintes Maries de la Mer. L’un des seuls villages de la côte de ce côté-là, qui a gardé son âme authentique. Les grands immeubles, c’est pour Port Grimaud et la Grande Motte.

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 Alors, l’appel de la mer étant le plus fort ; nous allons faire une escapade vers la grande bleue. Deux jours, et nous aurons l’impression de partir en week-end. Notre WE à nous en amoureux. Exception à la règle, pour une fois, nous irons à l’hôtel. Nous pique-niquerons et nous nous ferons quelques petits restaurants pas chers. En revanche, il faudra que l’on accepte notre petite Myrtille. Merci Internet, avec booking.com, c’est très facile.

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En plus, cette semaine, le beau temps règne partout en France. Nous n’avons donc que l’embarras du choix ; calé  entre un rendez-vous chez le dentiste et un autre chez le coiffeur. Nous fixons notre départ le mardi, pour revenir le jeudi soir. Quant à Igor, il n’aime pas les voyages, ni les gardes extérieures à son environnement. En ce moment, il fait sa vie dans le jardin et oublie même de rentrer le soir. Donc, sous l’œil vigilant de ma fille, qui passera tous les jours, il ne sera pas malheureux.

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 En deux temps, trois mouvements, la valise est prête. A chacun sa besogne. Je m’atèle aux affaires personnelles. Consulter mon cahier des « départs », surtout ne rien oublier : médicaments, crème solaire, lunettes, chapeaux. L’organisation, c’est mon point fort. Petit mari est délégué à la préparation du pique-nique, des repas et des affaires de Myrtille ; bon, il oublie toujours quelque chose ; ce n’est pas grave, j’ai l’habitude. Exemple : le maillot de bain de la demoiselle, je plaisante !

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pique-nique à la Chartreusse de Valbonne dans le Gard

9 heures sonnant au clocher du village, dernier tour de clefs. La maison bien rangée : on ne part jamais avec le désordre. Ma mère disait toujours : tout doit être impeccable, on ne sait jamais….. Direction la mer au plus vite. Le chemin des écoliers, ce sera pour jeudi après-midi. Une heure 3/4 plus loin, les champs de lavande sont en vue. Comme c’est joli à partir de Montélimar (la pause nougat c’est au retour !). Ce qui est moins beau en revanche ce sont les centrales nucléaires qui bordent le Rhône, doublées à certains endroits  d’éoliennes, qui sont même très présentes au niveau de la route, qu’elles perturbent  l’attention des conducteurs. Bon ! Le progrès, l’écologie et patati et patata…. On fait donc avec. J’ai même appris que les côtes des mers du nord sont défigurées elles aussi par ces engins du XXème siècle.

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 Quelques arrêts techniques et pique-nique ; les Saintes Maries approchent. Les cigales nous accompagnent depuis notre dernier arrêt. Il fait beau, il fait chaud, on sentirait presque le sable chaud. A 14 heures, nous déposons notre valise dans un mas-hôtel et prenons possession de notre chambre. Bel endroit, calme, coquet, avec un accueil très sympathique.  Joséphine, la propriétaire est tout à fait comme le décrivent les commentaires du site de réservation. Les chambres sont toutes en rez-de-chaussée et donnent sur la nature, avec chacune une terrasse personnalisée.

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Nous passerons tout l’après-midi au bord de la piscine, pour que petit mari se repose. Comme à chaque fois, il fait la sourde oreille, quand je lui dis que je sais et que je peux conduire aussi ! Pour moi, il n’est pas question que je me baigne, je n’aime pas trop l’eau ; je me baigne très rarement même sous les tropiques. Nous ne sommes pas embêtés par les touristes, seuls deux couples et encore il y a une dame seule,  occupent la partie ensoleillée, pour mieux rôtir. Cela tombe bien, nous, nous préférons l’ombre. Je n’ai pas le droit de m’exposer (ce que je n’ai pratiquement jamais fait, et pourtant….) Je suis donc très sérieuse, j’obéis à mon dermatologue Monsieur Toro (il a un beau nom mon dermato, (très adéquat avec l’endroit !). Tout ce qui dépasse, est copieusement pommadé.

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 Cette année, j’ai adopté, les pantalons très légers ou les robes longues en lin. Qu’est-ce que l’on est bien, dans ces robes sans entraves, aux couleurs vives. Mon allure a changé et je ne suis pas mécontente. J’ai même des baskets à fleurs, « du serviettage » ont dit mes filles ! Oh, les vilaines, mais je suis si bien dedans. Surtout, quand je vois des femmes entre 60 et 70 ans et plus, en short court, avec des cuisses pleines de trous et des problèmes veineux, des bras flasques et la poitrine marbrée. Ah, elles sont peut être à la mode, mais Dieu qu’elles sont moches ; chacun fait ce qu’il veut, soit. Quand les outrages de la vieillesse s’attaquent à nous, rarement on passe à travers, il faut faire avec et choisir la sobriété avec une pointe de fantaisie. Comme m’a dit mon dentiste la semaine dernière : on ne peut pas avoir été et être encore….

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 j'ai osé !

Quand la chaleur est retombée et que la soirée s’annonce, quel délice de se promener au bord de l’eau, choisir un petit restaurant sympa avec huîtres (Bouzigues n’est pas loin.) et après le dîner une belle promenade à la chasse au coucher de soleil. Derrière le mas se trouve un grand étang. Myrtille j’avoue, en a un peu marre, elle aura le droit aux bras au retour et sera heureuse de retrouver sa cachette bien au frais derrière le rideau du placard. Nuit reposante, calme, réparatrice et sans moustiques.

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A bientôt pour la suite de notre escapade…..

18 septembre 2017

Ah ! les blogs et les réseaux sociaux.

 

Blogs et réseaux sociaux c'est incroyable comme ils ont des impacts sur nos vies. Dans quelques jours cela fera 11 ans que j'ai créé le mien. Depuis le début beaucoup s'en sont allés. D'autres ont décrochés, sont revenus, certaines ne fréquentent plus les blogs des autres, mais ont gardé le leur même si elle ne laissent plus de nouveaux billets. Mais c'est bien on a l'impression qu'elles sont toujours là et qu'elles font encore parti de la famille.

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Pendant des années, j'ai suivi Liath, je dirai même pendant 11 ans. Elle s'est arrêtée plusieurs fois et à chaque fois elle est revenue, même si parfois une année de silence lui a fait du bien. Pour moi, c'est toujours avec plaisir que je la retrouve chaque lundi. D'autres préfèrent Facebook, pas moi, même si je m'y trouve. Depuis un certain temps,  je suis moins présente, je ne vais plus que discrètement sur ceux qui faisaient parti du noyau que je suivais, je commente de moins en moins. Mais si nous ne rendons plus visite aux autres, il ne faut pas se plaindre de ne plus avoir autant de commentaires. Le nombre de commentaires ne m'a  jamais influencée. Partager c'est ce qui a toujours été ma locomotive. Au début comme beaucoup je montrai mes travaux manuels, maintenant avec de l'arthrose dans les mains, j'ai abandonné cette activité. Je vous ai fait partager nos vacances, nos croisières et les pays que nous rencontrions. Je vous ai raconté beaucoup de choses de ma vie tout en préservant mon jardin secret. J'ai partagé avec vous en même temps ma passion pour la photo et aussi  mes jolies tables, là aussi, les années passant nous recevons beaucoup moins et l'occasion de faire une belle table comme je les aime se raréfie

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Depuis 18 mois, j'ai trouvé un autre support pour montrer mes plus jolies photos, sans avoir à les détailler "Instragram", je consacre cet échange et se partage uniquement à la beauté des lieux rencontrés et des choses, car la beauté est partout il suffit de savoir la regarder. Je m'abonne aux partages des autres qui correspondent à ce que j'aime comme la décoration, les belles photos, la nature, les voyages ; enfin vous aurez compris uniquement du beau, du raffiné, de l'élégant. Une place est également réservée aux spitzs nains ce qui m'a aidé pour l'arrivée de Mademoiselle Myrtille ; Igor a lui aussi sa place. Mais pour tout ça pas besoin de raconter de blablater. Les années se suivent et ne se ressemblent plus. Alimenter  un blog c'est beaucoup de travail, j'ai déjà ceux sur la généalogie auxquels je tiens, car ils servent aussi à retrouver des membres familiaux que je ne connaissais pas.

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Oui, vous ne pouvez pas vous imaginer l'impact des réseaux sociaux de ce genre. Les blogs, ce n'est pas parce que vous n'avez pas de nombreux commentaires que vous n'avez pas beaucoup de visiteurs, détrompez-vous. Mais derrière, quand vous consultez vos statistiques de fréquentations, c'est tout autre chose, j'ai des jours ou je culmine à 1500 visiteurs, pas du tout pour les derniers billets. Ce matin, par exemple, une personne m'a contactée sur un billet de 2011. Je parlais d'une personne en particulier que j'avais connue en pension il y a 63 ans et qui avait une histoire peu banale que je n'ai pas racontée simplement j'ai donné son nom et croyez moi 63 ans après elle est passée par ici et elle a lu mon billet et sa jeunesse est revenue, elle a fait toute sa vie de femme en Angleterre, nous avons échangé nos numéros de téléhone et nous allons renouer je ne dis pas que cela sera pour toujours, mais c'est sympa de savoir ce que sont devenus les gens qui sont passés un jour dans notre vie et qui parfois comme là, c'est le cas,  ont partagé des instants de leur vie avec nous.

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Elle n'est pas la seule, depuis 11 ans, j'ai été contactée souvent, à chaque fois des gens heureux de ne pas avoir été oubliés. J'ai même eu un jour un Monsieur dont le papa avait été un de mes professeurs de généalogie dans les années 1980, très content d'entendre parler de son papa, il m'a écrit pour me donner de ses nouvelles et en me disant qu'il allait lui montrer mon billet, car dans la maison de retraite où il se trouvait cela allait lui faire du bien. Une autre fois, un jeune homme habitant le Connecticut était fier que je parle du château de ses grands-parents dans lequel il avait passé de si belles vacances quand il étit enfant il y avait très longtemps. Je ne peux pas tous vous les énumérer, mais voyez-vous rien ne se perd sur Internet. Une seule fois j'ai eu un désagrément avec un acqueur qui avait volé une de mes photos de Théma pour se mettre sur un site de rencontre et montrer qu'il avait un beau petit fils. Ce sont les désagréments de l'exposition ; mais à notre époque qui n'est pas sur Internet ? C'est très rare, car même si vous croyez ne pas l'être je vous mets au défi de ne pas vous y trouver. Bon, c'est vrai j'ai une vraie âme de détective et je retrouve presque tout ce que je veux. Votre métier par exemple, l'endroit où vous travaillez bien souvent s'y trouve, il suffit de savoir chercher. C'est maintenant une chose banale et vous n'y pouvez absolument rien, donc maîtrisez ce que vous mettez et ce que vous dites,  c'est tout.

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Mais voyez vous c'est aussi super sympa, la semaine prochaine je dois rencontrer deux personnes avec lesquelles j'échange depuis 11 ans et que je ne connais pas, mais ça me fait plaisir car sans se connaître nous avons beaucoup de goûts en commun. J'aime écrire, alors pour moi c'est ma façon de partager avec la terre entière ou presque.

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9 février 2018

Le Plateau du Retord pour se promener.

Je vous parle souvent de Pralognan la Vanoise. Notre résidence secondaire. Achetée il y a 15 ans, quand nous habitions encore la Picardie. Une halte montagneuse très agréable l'hiver comme l'été. L'idée dans les années 2002, comme nous étions déjà à la retraite.  ; c'était le moyen de prendre des vacances à la montagne tout en étant chez nous. Les premières années nous y allions plusieurs mois par an et nous y passions l'hiver. Mais depuis que nous habitons l'Ain, nous y allons moins longtemps, hiver comme été. Car nous habitons une région de moyennes montagnes aux paysages superbes à toutes les saisons. Alors aujourd'hui, je vais vous parler et surtout vous montrer les jolies photos que j'ai faites ces jours derniers sur le Plateau du Retord. Rien que pour le plaisir des yeux.

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A 25 minutes de la maison, en traversant le Valromey dans la dernière chaîne du Jura, nous avons une Merveille de la nature, dont peu de personnes  connaissent l'existence. Moi la première, avant de m'installer dans la région, je ne pensais pas trouver de si beaux endroits.

 

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Se trouve donc un Plateau arboré de sapins, de plaines et de monts. L'hiver, le royaume du skieur de fond, l'été un paradis pour les randonneurs. Quant au printemps, des champs recouverts de jonquilles et alors, l'automne des couleurs exceptionnelles qui ravissent les photographes amateurs comme moi.

 

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Passé le petit village de "Petit Abergement", l'hiver on y rencontre tout de suite la neige. Mais cette année, elle se découvre à partir de Rufieu encore plus bas. Là, où les jonquilles montrent leur nez en avril. Chaque dimanche d'hiver, la route est mouvementéé mais loin des longues queues de voitures des abords de Moutiers. Car là haut sur le Plateau du Retord, nous avons quelques modestes pistes de ski alpin, mais sympas quand même pour les inconditionnels de la glisse. En revanche des kilomètres de pistes de fond.

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Le Plateau du Retord

L'altitude moyenne du plateau se situe à 1100 m en moyenne, dans la partie du Jura sud.

Au Nord Ouest Nantua, au Nord Est Bellegarde en Valserine et la frontière Suisse de l'autre côté. Au sud, le plateau dont une partie est appelée le Haut Valromey qui s'estompe à partir de Grand Abergement et Petit Abergement ainsi qu'Hotonnes (lieu pour faire du ski alpin) pour arriver dans le Valromey et   rejoindre Belley. A l'ouest c'est une succession de marches décroissantes (nord-sud) qui à partir de Brénod, amorce la descente sur la plaine de l'Ain.


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En dépassant les Plans d'Hotonnes, l'endroit magique pour les enfants et les promeneurs, c'est "Cuvery". Les enfants s'en donnent à coeur joie, il suffit qu'ils apportent leur luge. Les promeneurs peuvent chausser les raquettes et n'ont que l'embarras du choix pour arpenter les kilomètres de pistes ouvertes à leur intention moyennant 4 euros par personne et pour la journée. Et ceux qui veulent se laisser traîner par des chiens de traineaux, pas de problème. Ils sont là, ils vous attendent. Il y a même une location de matériel pour ceux qui n'en ont pas. De Lyon, c'est la première station familiale à moins de 120 kilomètres. 

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Et quant aux autres, comme nous, qui viennent pour se promener loin de la foule.  Jusqu'au coucher du soleil on peut admirer notre belle nature et respirer un air sec et pur, c'est le paradis sur terre, je vous assure, En semaine il y a pratiquement personne. Alors je vous invite admirez ces petits bonheurs que je partage avec vous.

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Cette semaine, je suis ravie d'avoir fait de si jolies photos, il faut dire que l'on m'a offert un nouvel appareil encore plus performant que mon EOS 550.
 

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Et en redescendant chez nous, au loin un coucher de soleil sur les Alpes. Regardez.

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Alors à bientôt. Il faut savoir profiter du spectacle de la nature. C'est dans ce magnifique endroit qu'a été tourné le film : Le Renard et l'Enfant.

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26 juin 2017

Autre emblème de Camargue : Les chevaux sauvages ou pas.

 Un autre emblème de la Camargue, sa nature sauvage, ses vaches camarguaises, ses chevaux sauvages ou pas. La meilleure saison pour la visiter je pense que c'est le printemps et l'automne.  Juillet et Août il y a trop de monde. Un conseil prenez vos vélos, c'est le seul moyen pour apprécier cette merveille de la nature. 

 

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C'est du côté des Saintes Maries de la mer que l'on en voit le plus. Et le village est resté très authentique, il mérite le détour. Même si certains peuvent avoir des aprioris sur cette ville vouée aux Gitans.Elle reste un lieu de tradition.  

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Je peux dire que durant cette semaine là, l'amoureuse de la photographie s'est régalée.

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A bientôt, en ce moment je suis dans une autre région et j'espère vous rapporter d'aussi jolies photos.

 

9 juin 2017

Ne jamais couper le lien avec ses grands-parents !

Je n'aime pas trop Facebook. Mais, j'avoue avoir découvert un site très intéressant pour les personnes qui sont éloignées des uns et des autres.

ICI

Par exemple, une grand-mère ou une arrière grand-mère, qui n'a plus beaucoup de liens avec sa jeune génération, regrettent de ne pas les voir changer. Avec ce site c'est une opportunité pour justement ne pas se perdre de vue. Certains enfants, petits enfants ou même arrières petits enfants vivent à l'étranger ou à l'autre bout de la France. D'autres pris par le tourbillon de la vie ne vont pas souvent les voir. Alors une des solutions se trouve sur ce site.

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Une initiative belge pour entretenir ce lien. Il suffit de s'abonner mensuellement pour je crois 6,99 euros. Demander à tous les frères et soeurs d'une même famille de réunir 4 ou 5 photos (vous avez le droit à 50 par mois). Les poster sur le site chaque mois  avec quelques commentaires et , celles-ci seront adressées sous forme de journal à la personne choisie.

  

Je trouve cette initiative super sympa. Car malheureusement souvent, les mamies ou les arrières mamies perdent les plus beaux instants de leur descendance. Ainsi, elles ou ils (cela peut être aussi au masculin) suivent indirectement l'évolution de tous ces petits qui gandissent bien trop vite. Chez nous, par exemple ma fille Annabelle qui a hérité de certaines des  bonnes idées de sa maman (j'aurais aimé être à l'initiative de celle-ci !), avec sa cousine Carole qui elle, écrit chaque semaine un journal sur ses filles et le transmet à ceux de la famille qui le désirent. Alors, cette idée a été la bienvenue.

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 Elles deux, vont entretenir et coordonner ce journal pour leur grand-mère "Mamette", un des piliers de notre famille qui a 88 ans et que tout le monde aime beaucoup.

  

 Sur le même principe, quand mes enfants étaient plus jeunes, j'avais créé un journal de famille, qui paraissaît tous les trois mois. Chaque membre de la famille pouvait écrire un article et je  transmettais chaque numéro à tous les membres de notre famille.

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 Pendant 3 ans, "Cousins-Cousines" a fait le bonheur de la famille ; à cette époque notre Mamette familiale s'investissait tous les trimestres pour me faire parvenir un article toujours très intéressant.

 

 Myneveo, n'est qu'une version modernisée avec son temps de mon "Cousins-Cousines". Je ne peux  souhaiter que longue vie à cete belle initiative, ainsi que de joyeux moments à notre Mamette.

Vous savez, ne laissez pas se distendre les liens familiaux, c'est totalement ridicule et un jour quand il sera trop tard, vous le regretterez, c'est inévitable. Vous savez dans toutes les familles, il y a des moments de discordes, il ne faut jamais se facher à vie, car le regret peut vous détruire.

 

La famille reste et restera toujours une valeur sûre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28 octobre 2016

Mon blog a 10 ans !

 

Cette semaine, mon blog aura 10 ans. Je n’en reviens pas encore. Pendant toutes ces longues années, chaque vendredi, j’ai pris le temps de venir bavarder avec vous. Rarement j’ai fait des pauses. Tout ce que je vous ai raconté est vrai. Le fil conducteur a toujours été « mes passions ». Et comme j’en ai beaucoup j’ai toujours quelque chose à vous dire. Je suis une grande bavarde.

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 Ma vie a toujours été basée sur le partage, alors vous faire découvrir les endroits où j’ai eu l’opportunité d’aller me semble être normal. Jamais je ne l’ai fait pour me vanter, je n’ai pas toujours eu de chance dans ma vie, mais malgré tout, je suis quelqu’un de foncièrement optimiste, alors je m’en suis toujours sortie, pourtant croyez-moi, parfois j’ai touché le fond. Je voudrais dire à tous, que la vie n’est pas un long fleuve tranquille,  mais je suis certaine que vous le savez. N’oubliez jamais, qu’après la tempête, le soleil revient toujours, il ne faut jamais cesser d’y croire, jamais désespérer.

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 Je vous ai ouvert, mon cœur, raconté mes souvenirs et entraîné parfois aux portes de mon intimité. En 10 ans, mon blog a évolué et c’est normal. Un grand merci à celles et ceux qui me suivent depuis le début, malheureusement ils ne sont plus très nombreux, mais c’est ainsi que va la vie. Moi-même je ne vais plus souvent sur vos blogs, le manque de temps et comme je trouve que la vie passe de plus en plus vite, j’essaie de découvrir de nouvelles choses et mes intérêts ne sont plus les mêmes qu’au début.  Pour avoir de nombreux commentaires, il faut être plus disponibles et rendre visite aux autres plus souvent, ce que je fais beaucoup moins, alors je ne me plains pas, Je suis quand même fière d’avoir une progression régulière et je remercie du fond du cœur, mes 119 abonnés et mes 605.534 visiteurs. Je sais pour certaines, ce n’est pas beaucoup, mais le nombre ne compte pas et ce n’est pas important pour moi.

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Combien de temps, vais-je encore continuer ? Je n’en sais rien, Mais ce que je sais, c’est que jusqu’à présent j’y trouve un certain plaisir, quand cela deviendra un ennui, une corvée, je tirerai ma révérence. Ceci dit, étant donné que souvent pour agrémenter mes sujets, je fais des recherches et alors ça, c’est un bon moyen pour faire travailler mes méninges et cela ne peut être que positif. J’aime apprendre et j’aime partager, alors !  

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 Rendez-vous vendredi prochain.

Pour vous remercier je vous offre ce diaporama sur l’automne dans ma maison. Vous le savez, je suis une amoureuse de ma maison je m’y sens bien et je suis une amoureuse des belles choses. Alors je vais continuer à cultiver mon Art de Vivre.

                                           

2 juin 2017

Les sculptures du Lac de Barterand à Pollieu (Ain)

Je vous ai déjà montré ce superbe lac de Barterand, tout près de chez moi. Joli bucolique, plein de charme. Un soir de printemps nous y avions fait un pique-nique chic (voir dans mes archives). C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je retourne me promener sur le chemin de la Roche taillée : car ce chemin n'est pas comme les autres.

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Il se trouve sur la commune de Pollieu dans le Bas Bugey, sa superficie est de 67 hectares 53, ce lac est reconnu comme appartenant à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Un circuit de randonnée de 7 kilomètres permet d'en faire le tour ; c'est aussi le royaume des pêcheurs. Au départ de l'abri de bus en pierre reconstruit par des bénévoles de Pollieu, (ce dernier avait été détruit par un automobiliste pressé ou éméché). Bonne nouvelle dans cette mésaventure, au lieu d'être comme avant en plastique, maintenant, une jolie petite maison bugiste agrémente le site. Et on peut profiter d'une jolie balade très facile.

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Depuis cet endroit, le chemin est appelé : Promenade de la Roche sculptée, car quelques centaines de mètres plus loin, sur la paroi montagneuse,   7 sculpteurs ont imprimé dans le temps leur savoir et ainsi, animés la montagne.

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Du 15 au 20 mai dernier, 5 sculpteurs sont revenus et ont oeuvrés pendant 5 jours sur d'autres parois montagneuses et autour du lac rajoutant quelques sculptures nouvelles dont: L'Ogre protecteur et L'amie la Tortue.

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Belle balade de notre patrimoine bugiste que je recommande à ceux et à celles qui habitent notre région. 

 

 

 

 

 

 

 

15 juillet 2016

La Riviéra Suisse : Vevey

 

Mardi 5 juillet 2016

  

La Riviera Suisse

 

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 En ce moment, j’ai ouvert ma saison « lecture » en commençant début juillet par une série ancienne, écrite par Maurice Denuzière dans les années 1990. Quatre livres de chacun 650 pages : Helvétie – Rive Reine – Romandie – Beauregard.

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Dès les premières pages de « Helvétie », j’ai été prise par l’authenticité des faits, enrobés d’histoires romanesques. L’auteur décrit la vie sur les bords du Léman au début du XIXème siècle, avec de tels détails sur l’époque et les lieux que l’on s’y croirait. Et surtout l'époque  Bonapartiste. L’Helvétie indépendante et neutre depuis 1815, devient terre d’asile des patriotes européens, Genève et Lausanne étant d’importants carrefours intellectuels.

 

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Maurice Denuzière, s’est installé plusieurs mois dans un grand hôtel de Vevey au bord du lac, pour écrire et parcourir toutes les archives, afin d’alimenter en détail son œuvre. Certains penseront qu’il y en a trop et qu’ils sont inutiles ; d’autres, amoureux de l’histoire se régaleront et pourront revivre ce début de siècle comme s’ils y étaient. Et pour que le livre ne soit pas trop rébarbatif, des intrigues sentimentales se mêlent à la grande histoire et l'enrichissent.

 

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 Comme j’habite à 1 heure de la frontière Suisse, il m’est très facile de m’y rendre. J’ai donc voulu aller m’imprégner de cette jolie petite ville « Vevey » afin de mieux déguster ma série. Dès que j’ai posé le pied sur le parking du marché, j’ai su que j’allais me régaler.

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 Cette petite ville vaudoise est située entre Lausanne et le château de Chillon, bercée d’un côté par le lac et les montagnes savoyardes (ne pas oublier qu’à l’époque de l’histoire, la Savoie n’est pas encore rattachée à la France.) et de l’autre par les vignes en terrasse de la région de Lavaux. Elle n'est ni trop grande, ni trop petite, ni trop calme, ni trop bruyante, comme Montreux sa voisine qui possède des hôtels au charme désuet des vieux hôtels de la fin du XIXème siècle qui attirent beaucoup le monde des paillettes et les différentes aristocraties européennes.

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Vevey, est le lieu secret, que bien des vaudois rêvent aujourd’hui d’habiter. Elle bénéficie comme toutes les villes le long du Léman d’une vue imprenable et c’est donc là, dans une courbe de l'esplanade,  que nous avons installé notre table de pique-nique, afin de profiter de tous les paysages. D’un côté, la France et de l’autre, les magnifiques coteaux en terrasses à perte de vue.

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 J’ai toujours eu un faible pour ces champs de vignes appelés « climats » en Bourgogne, châteaux dans le bordelais. Là, ils donnent l’impression de plonger dans le lac. Nous nous sommes promis d’y revenir à l’automne pour y faire une randonnée. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette région de Lavaux inscrite à l’UNESCO, qu’au retour nous nous sommes arrêtés pour une dégustation dans le vinaroma de la région, après avoir traversé un joli village dans les vignes : St. Saphorin.

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Après le repas, nous avons fait une jolie balade sur les bords du lac, jusqu’à la Tour de Peilz. C’est aussi le nom du village mitoyen de Vevey. Le château date du XIIème siècle, il a été construit par Pierre de Savoie pour servir de réduit défensif et de porte de surveillance du trafic lacustre sur le Léman et de douane.  Après de nombreuses années occupé par des propriétaires privés, il est racheté en 1979 par la commune et en 1987, il deviendra le Musée Suisse du jeu. Depuis, les collections n’ont eu de cesse de s’enrichir au fil des ans. En 2017 il s’agrandira encore.

 

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 La promenade tout au long des berges est très agréable et paisible. Plusieurs fois je me suis surprise à penser, qu’il devait être bon d'y vivre. Il s’y dégage une atmosphère reposante, il y a très peu de monde, des paysages à couper le souffle, une quiétude loin du bruit des voitures, simplement des allées verdoyantes et fleuries.

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 C’est certainement pour cette raison que notre célèbre Charlot y avait déposé ses valises en 1952, pour ne jamais en repartir. Depuis cette année, un Musée est consacré à Charlie Chaplin et à son œuvre, il a ouvert ses portes au dessus de la ville, à Corsier sur Vevey au Manoir de Ban.

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 Nous avons beaucoup apprécié cette journée d’été sur la Riviera Suisse, ou nous avons découvert des  paysages somptueux, une ville ancienne bien conservée que je ne connaissais pas, mais dont j’avais beaucoup entendu parler par mes grands-parents qui s’y étaient rendus, lors du seul grand voyage de leur vie, emmenés par une cousine native de cet endroit.

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Je me suis faite un plaisir de partager cette journée avec vous, tout en m’imprégnant des romans de Denuzière. Maintenant, je vous donne rendez-vous le vendredi 2 septembre pour de nouvelles aventures.

En attendant bonnes vacances à Tous.

 

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10 juin 2016

13 ans, les siens et les miens.

Pour une petite fille 13 ans ça change tout. Son corps change, elle grandit et prend des formes. De fillette elle passe

à petite jeune fille. Première grande étape.

La semaine dernière, une de mes princesses Héloïse a soufflé ses 13 bougies. Mon Dieu, où sont mes 13 ans !

 

Nos 13 ans

Pour Emilie, nous dirons aux alentours de 13 ans ! 

Héloïse, devient une belle jeune fille aux magnifiques cheveux bruns brillants dans lesquels il y a de jolis reflets naturels ; souvent en jean comme beaucoup de copines de son âge. Mais aussi souvent en mini jupe.  Moi, à cet âge là, je portais des jupes plissées jusqu’au genoux.et des socquettes blanches. Ma mère n’ayant jamais voulu que je laisse pousser mes cheveux, Depuis l’âge de 10 ans, je n’étais pas très mignonne, avec mes cheveux courts et ma raie sur le côté. L’année de mes 13 ans j’ai eu le droit à un indéfrisable pour les rendre un peu plus souple. Celles qui ont le même âge que moi, se souviennent certainement les bigoudis chauffants arrosés d’un produit hautement chimique qui fixait l’intensité de la frisure, et encore, quand ils ne vous brûlaient pas les cheveux et nous les rendaient tout crépus et secs comme du foin.

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Mes cadeaux d’anniversaire, se résumaient très souvent à un livre ou un objet d’utilité, rarement en rapport avec la coquetterie. Ma Princesse, Elle, elle a reçu par sa maman un BaByliss chauffant pour faire des jolies boucles. Un bluetooth pour écouter sa musique offert par son beau-père et par nous un petit bracelet en argent, très apprécié pour ses breloques et un livre demandé de sa série préférée.

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Maintenant, bien avant l’âge de 10 ans, les petites filles s’intéressent à la mode. A mon époque, il a fallu attendre les années 1959 pour copier les jolies robes en vichy de Brigitte Bardot et les premières ballerines mythiques « Repetto » assorties à nos jolies jupes gonflantes, sous lesquelles nous mettions un jupon très amidonné. Pour qu’ils soient encore plus raides, parfois nous le trempions dans du sucre.

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Avant, ce débordement de vichy de toutes les couleurs, nous portions, de jolies robes fraîches et pimpantes avec de beaux cols « claudine », réservées souvent pour le dimanche. Il faut savoir, que l’on changeait la façon de s’habiller, deux fois dans l’année. La Toussaint donnait la note hiver et la messe de Pâques la note printanière. L' "endimanchement" a été de mise jusqu’aux années 1960. 

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 Parlons un peu de nos loisirs. Pas de télévision, elle a commencé à se répandre dans certaines familles dans les  années 1950. Chez moi, il a fallu que je me marie en 1963, pour avoir une télévision ; mes parents ont acheté la leur qu’après mon départ. Les ordinateurs étaient loin d’avoir le look de nos premiers ordinateurs des années 1980. Et en ce qui concerne le téléphone portable, nous n’aurions  même pas imaginé que cela existerait. La majorité des gens,  n’avait déjà pas le téléphone à la maison. Il était réservé seulement pour les gens riches, les commerçants et encore pas tous, en un mot, réservé à des privilégiés, on allait au café d’à côté pour les urgences ou à la poste. Dans les années 1960, quand les particuliers ont commencé à demander une ligne., l’attente pouvait être de 3 ans.

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Souvent le dimanche nous allions à la fête foraine ou dans les zoos, quand nous n‘allions pas un dimanche manger chez les grands parents maternels et l’autre dimanche chez les grands parents paternels. Les repas de famille étaient beaucoup plus nombreux que maintenant. Une chose qui a complètement changé, c’est : quand les grands-parents ne pouvaient plus nous recevoir car préparer les repas pour plusieurs personnes commençaient à leur peser ; le relais était  automatiquement repris par nos parents ou nos oncles et tantes. Ce qui est rarement le cas au XXIème siècle. Je serais curieuse de savoir à notre époque, combien de fois, allons nous manger chez nos enfants dans l’année ? Il est vrai maintenant beaucoup de couples travaillent !

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De la communion solennelle à l’âge de 15 ans, rarement les filles sortaient de chez leurs parents. Le père avait toujours un œil sévère sur la moralité de ses demoiselles. Beaucoup d’entre nous arrêtaient les études quand elles avaient obtenu le Certificat ou le Brevet élémentaire. Ne pas oublier que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, que seulement depuis 1959. Pour nous les mamies nées pendant et après la guerre ce n’est pas si loin que ça puisque nous l’avons vécu. Les jeunes filles qui ne se dirigeaient pas dans  les usines pour travailler, s’inscrivaient dans une filière comme les Cours Pigier, pour apprendre la sténo, la dactylo et la comptabilité. Quelques unes allaient en apprentissage chez un coiffeur. Mais il restait quand même beaucoup de jeunes filles dans les milieux modestes où l’usine était la seule solution. Les 2 baccalauréats avaient une autre valeur que celui de maintenant, souvent c’était les enfants d’un milieu favorisé qui allaient au lycée et faisaient de grandes études et commençaient à acquérir un avant goût de liberté.

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 Néanmoins celles qui avaient la chance de poursuivre leurs études, la discipline était de rigueur, le pantalon était proscrit pour les demoiselles et ne parlons même pas des mini jupes qui n’étaient pas encore sorties et encore moins du maquillage.

 Un souvenir encore présent dans ma mémoire et qui aurait encore sa place dans toutes les classes primaires françaises. Quand nous rentrions chaque matin, une phrase de morale était inscrite sur le tableau, et l’enseignant commençait sa journée en développant la phrase du jour.

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Tous les jeunes ne possédaient pas leur chambre personnelle et quand ils avaient la chance d’en avoir une pour eux tout seul, leur mobilier était choisi par leur parent. Bien souvent ils ne pouvaient pas y installer ce qu’ils voulaient,  les plus audacieux bravaient les interdits et accrochaient des posters de leur acteur ou chanteur préféré. Les filles choisissaient avec leur mère le tissu de leurs doubles rideaux et  le dessus de lit assorti. Je  me souviens avoir été obligée de demander à ma mère l’autorisation d’accrocher un poster de Françoise Hardy  et un autre de Salvatoré Adamo. J’ai obtenu la permission à condition que je n’abîme pas le papier peint.

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 Une chose en revanche qui ressemble à mon époque. Héloïse a découvert la lecture et elle aime beaucoup les histoires qui se rapprochent de sa vie d’adolescente, de ses rêves, le tout agrémenté de sentiments et de situations romantiques. En 1956, je commençais à lire du Delly et du Max du Veuzit petits romans d’amour populaires. 2016, c’est Cassidy Cathy et sa série Cœur Poivré, qui est à la une. Ma Princesse, pense déjà aux premiers flirts.

 

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Néanmoins, je reste toujours aussi surprise en regardant mes petits enfants vivre leur vie. Certaines évolutions de société me dépassent un peu ; pas toujours facile à accepter, mais c’est normal, pour avancer il faut que la vie évolue. Alors, oui 13 ans est un tournant important, plus du tout petite fille et pas encore une femme, mais le virage est bien amorcé. Et pour moi, mes 13 ans sont loin, mais ils me semblent que c’était avant, avant-hier.

 

 

 

9 janvier 2017

Organisation avant de recevoir

2017 est là, que va-t-elle nous réserver ?

Avant, j’aimais prendre de bonnes résolutions et j’essayai de les tenir.

Maintenant, qui vivra verra.

En décembre, j’ai pris plaisir à préparer les fêtes. J'aime rester dans les traditions.

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Petit mari, le préposé aux  bons petits plats. Et croyez moi pas toujours facile de trouver le bon menu. Mais aussi il supervise.

Pour moi, Toujours mes jolies tables.

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Le premier repas était alsacien, sauf que le kouglof était raté, alors j'ai fait un joli centre de table.

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Mais avant ça, nous nous attablons à la table de la cuisine et nous imaginons les différents repas et nous choisissons tous les deux ce que nous ferons. Et nous allons ensemble faire les courses. Quand il y a des petits cadeaux à faire, qui s’en occupent ? Toujours moi les paquets idem. J’aime prévoir. Petit mari jamais, il est de ceux qui achètent ou commande à la dernière semaine et ne se creuse jamais la tête pour trouver le cadeau adéquat. Quand je pense que j’y pense des semaines à l’avance, je suis très organisée, lui pas du tout. C’est pour cela que nous nous entendons aussi bien car nous sommes les deux opposés.

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le jour de Noël il y avait un petit "Mathys" tous les pères Noël étaient sortis. 

Beaucoup autour de nous s’imagine que tout le mérite revient à petit mari, parce qu’il cuisine. J’avoue que ça m’énerve un peu. Je m’arrange toujours pour que le travail soit égal à égal. Car toute l’intendance qui se trouve autour ne se remarque pas. Un exemple tout simple, quand il sert à table je m’arrange toujours pour aller ranger dans la cuisine pour ne pas trouver à la fin du repas un désordre monstre, je reviens à table quand tout le monde est servi.

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 Vous allez peut être dire que j’en fait trop, mais étant donné que pour moi recevoir c’est tout un art, donc cela ne se limite pas qu’aux repas. Et j'aime ça.

Il y a la décoration de la maison entière, les différents repas jamais les mêmes aussi bien pour les menus que pour mes décos qui vont autour. La valse des nappes des serviettes et des draps quand nous logeons nos invités n’a plus de secrets pour moi. Cette année j'avais demandé que les invités amènent le dessert. J'ai oublié de photographier celui du Jour de l'An, mais un vrai délice, il venait du patissier de Pralognan.

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 La délicieuse buche faite par Emilie et le tout aussi délicieux saucisson confectionné par Marie Christine pour le café.

Il faut penser à tout, lorsque l’on reçoit, tous les petits détails comptent. Déjà, la maison doit être nickel, pas de repassage en retard. Quand des invités restent couchés. Dans les chambres et leur salle de bain, rien ne doit manquer et cela va des serviettes à leur disposition, des fleurs dans la chambre, des magazines et des petites douceurs, en oubliant jamais les verres et l’eau ainsi que des chaussons. Mettre de côté les objets fragiles quand il y a des enfants qui sont susceptibles de se déplacer dans la maison. Un petit détail à table par exemple, préparer avant les plats de service et la saucière sinon petit mari servira la sauce tout simplement dans un bol de la cuisine et ça, ça dérange beaucoup l’ordonnance de ma table que j’ai préparé avec tellement d’attention. Voyez-vous de simples détails qui font toute la différence.

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la table du 1er janvier 2017

En ce qui concerne la cuisine, les plats qui peuvent se préparer la veille sont souvent privilégiés. Quant à mes tables elles sont toujours faites la veille, le matin ou je reçois est toujours consacré au dernier coup d’œil de la maison et à me faire belle. Certain, je sais pense que ce sont des « chichis » non ce ne sont pas des chichis tout simplement de l’art, du respect et de la sollicitude pour ceux que nous recevons. Et je vais vous confier un secret, je veux que quand je n’y serai plus que tout le monde se souvienne de la façon dont je recevais, loin des contingences actuelles.

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 Alors cette année. Il y a eu d’abord le réveillon de Noël en amoureux. Pas question de ne pas s’habiller élégamment et ne pas dresser une belle table pour ma douce moitié. Tout comme celui du dernier jour de l’année. Nous ne mangeons pas de gros repas mais seulement quelques spécialités que nous gardons souvent pour ces fêtes. Les deux réveillons comme nous sommes toujours seuls, se font dans le boudoir, l’un cette année a eu lieu sur la table qui sert de bureau à petit mari et l’autre, nous avons monté une petite table devant le feu. Pour la bonne année, nous l’attendons devant la télévision et nous regardons le spectacle magnifique chaque année sur la 2. Pas question d’aller nous coucher avant minuit. Bien sûr, avant dans nos autres vies nous faisions les réveillons avec la famille et les amis. Maintenant, nous laissons nos enfants faire avec leur famille, nous n’aimons plus tellement sortir la nuit. Quand nous sommes à Pralognan nous faisons bien souvent les réveillons avec nos voisines  et comme l’année dernière  Emilie est montée nous rejoindre avec son compagnon. Comme nous sommes une famille recomposée, il faut faire avec les papas et les autres familles. Pas si simple quand nous sommes des grandes familles comme la nôtre pour tout concilier. J’avoue si chacun d’entre nous n’avait eu qu’un enfant ; cela aurait été beaucoup plus simple.

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 Le jour de Noël étaient présents deux de mes filles et au jour de l’an aussi deux de mes filles, mais là, c’était autre chose nous étions plus nombreux. On nous avait amené dans les bagages, notre amie vietnamienne « HA «  qui fait un stage de 3 mois en anesthésie cardiaque à l’hôpital de Périgeux. Et petit fils de coeurqui est installé au Japon nous a amené sa petite fiancée  Alors là, aussi j’ai voulu marquer ma table en leur honneur par 3 petits drapeaux de nos 3 pays : La France, le Vietnam et le Japon.

  

 Ha est restée une journée de plus et nous a fait de délicieux nems avec des produits pour la plus part rapporté du Viet Nam. Elle est amusante, à chaque fois qu’elle vient en France elle amène une valise pleine d’ingrédients de son pays, pourtant chez nous, nous avons des boutiques asiatiques. C’est la troisième fois qu’elle vient en stage en France et à chaque fois c’est pareil. Sauf que là à la douane elle a eu un contrôle un peu plus poussé et a justifié cette grosse valise d’ingrédients par la présence de plusieurs amis vietnamiens qui eux aussi venaient faire leur stage annuel. Je lui ai fait comprendre, qu’un jour elle pourrait avoir sa valise confisquée, car en France en principe certaines denrées ne passent pas si facilement. A cause des propagations bactériennes.

 

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 Malgré le travail que tout cela nous a occasionné, nous avons passé d’agréables fêtes et nous espérons le faire encore longtemps. Que de plus agréable que de recevoir ceux que nous aimons. En plus chacun aide à débarrasser la table et s’ils en ont l’occasion, c’est avec gentillesse qu’ils mettront la main à la pate.

 

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21 octobre 2016

Fierloz un site remarquable dans l'Ain

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 Nous habitons ici depuis bientôt 10 ans et je n’avais jamais faite cette magnifique balade, bon il est vrai pendant plusieurs années la marche m’était interdite, j’ai donc d’un côté des excuses et de l’autre des promenades à rattraper. Alors l’été indien se prolongeant, il fallait en profiter. Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir les « lapiaz » exceptionnels que nous trouvons à cet endroit.

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 Le massif du Ferlioz, est une petite merveille calcaire « de karst » constituée de drôles de pierres : les lapiaz, puisqu’elles ont été formées par la nature. Pour faire simple, nous dirons que le lapiaz est une formation géologique de surface dans les roches calcaires et dolomitiques créée par le ruissellement des eaux de pluie qui dissolvent la roche, ou par la cryoclastie ce qui forme un grand entablement rocheux parcourus de réseaux de diaclases ou fissures.

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Sans compter, que ce site historiquement a laissé des traces puisqu’il a été occupé par un camp de Sarrasins au Xème siècle vers les années 975 ; ils y avaient construits des fortins pour surveiller toute la vallée d’Artemare. Cette occupation n’a pas été sans entraîner des souffrances aux populations locales, victime de pillages et de massacres. Souvenez-vous, ce que nous apprenions à l’école : les Sarrasins n’étaient pas des tendres !

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Ce bel endroit, bien entretenu par la mairie est un des plus beaux endroits de notre village. Nous y rencontrons beaucoup de marcheurs et de coureurs du matin ou du soir. Pendant trois heures on peut découvrir un environnement extraordinaire, avec une végétation constituée de buis (pas encore attaqués par la pyrale), des pins maritimes, plusieurs sortes d’orchidées. Cette végétation sauvage exceptionnelle à cette latitude, nous  la devons à la présence d’un micro climat.

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 Et pourtant ce site est la convoitise depuis plusieurs années de « carriers » qui voudraient   l’exploiter afin d’en extraire 120.000 tonnes  par an de granulats, et répandre également des matériaux inertes pendant 30 ans. Incroyable, mais vrai. Deux principales communes sont l’enjeu de cette future catastrophe, celle qui nous est voisine au sud-ouest avec un élu favorable face à la manne financière que cela pourrait lui procurer puisque les dotations de l’état se raréfient (ce sont ses mots), elle ne tient absolument pas compte du désastre écologique que cela provoquerait. En revanche, notre élue s’y oppose farouchement et je la comprends, ce site géologique est unique en France et possède l’un des plus beaux lapiaz français. Pourtant, il paraît que nous sommes à une époque où l’écologie prend une grande importance ! Moi j’aurais tendance à penser que l’écologie pour certains est un effet de mode, puisqu’il semblerait que pour d’autres l’appât du gain domine au détriment de la nature ! Je trouve déjà, que nous l’avons bien abîmé cette nature. Si cela se réalisait ce serait une nouvelle catastrophe écologique et une bêtise humaine indéfinissable. N’oublions pas que ce plateau calcaire de lapiaz s’est formé il y a 140 millions d’années.

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 la bouche de notre célèbre cascade de Cerveyrieux sans une goutte d'eau exceptionnel à cette époque.

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 Cette promenade, est à faire à toutes les saisons de l’année, le matin comme le soir au coucher du soleil et aussi à chaque moment de la journée, nous y rencontrons des marcheurs et des coureurs. A chaque fois c’est différent. J’ai oublié de vous dire puisque d’après petit mari je fais une petite fixette, attention il y a des reptiles protégés tout comme les orchidées qu’il ne faut pas cueillir, donc les vipères ne les dérangez pas et évitez de marcher dessus. Je ne fais pas de fixette, mais j’avoue j’ai été très traumatisée cette année, d’avoir été mordue sans rien sentir, ni rien voir.

 

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Au début de la promenade, on peut s’arrêter à la vierge qui regarde Artemare depuis 1886, elle a été installée pour commémorer le 14ème centenaire du baptême de Clovis, premier roi barbare catholique. Du haut de cette statue, on peut admirer tous les alentours et même voir notre maison.

 

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Nous avions un chanteur régional, qui a écrit beaucoup de chansons sur le Bugey et le Valromey, je veux lui rendre hommage, dernièrement nous avons inauguré sa statue au pied du Fierloz puisqu'il a chanté cet endroit magique.

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1 avril 2016

Samedi Saint : Château Pierre de Bresse

La veille de Pâques. Petit mari me dit :"si tu veux aller te promener, c'est aujoud'hui, demain ce sera trop tard, le temps va être pluvieux et froid. Alors, allons-y. Mais où ? 

Direction le sud de la Bourgogne. La saison pour la visite des châteaux commence à Pâques bien souvent. Nous commencerons par celui de Pierre de Bresse, qui semble réunir deux qualités que j'aime particulièrement. 

1) il est beau extérieurement (super pour faire des photos.)

2) il renferme un Écomusée sur la vie de la Bourgogne Bressane.

Comme j'aime les écomusées. Rien de tel pour découvrir la vie de nos aïeux dans cette région française.

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Mais celui-ci, je vous assure il se cache vraiment au milieu de la campagne. Dans un village banal d'environ 1980 habitants. Il faut vraiment que je sois mordue de châteaux pour faire 2 heures de route.

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Nous le découvrons au milieu du village. Pour être imposant, il l'est. Les jardins sont en accès libre pour tout le monde. C'est une belle balade pour les habitants de cette commune. Sa construction a commencé en 1680 et il a été le berceau de la famille de Thyard et d'Etampes, jusqu'en 1956. En 1945, il a été inscrit aux monuments historiques.

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Tout de suite on est frappé par les imposantes grilles et les  belles balustrades qui  entourent les douves.

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J'ai toujours eu une admiration pour les ferronniers d'art, certainement en souvenir de mon grand-père que je me souviens avoir vu exécuter le même genre de merveille. On ne peut pas rester insensible aux marques de savoir-faire à travers des ouvrages remarquables. En entrant dans le hall, tout de suite notre regard se pose sur ce majestueux escalier d'honneur, à la rampe qui mérite d'être regardée avec attention.

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A la moitié des marches de marbre, on peut admirer deux magnifiques poteries de François Fresnay :

Les grandes Lucie.

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Tout au long de notre visite, nous remarquerons de nombreuses poteries vernissées régionales très jolies.

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Il renferme de nombreuses collections. Par exemple des vieux papiers peints, décollés précieusement par endroit et pour certains refaits  à l'identique avec les méthodes du 17ème siècle par une artiste "Françoise Blanc-Subes". Il s'agit d'un travail de longue haleine, qui à partir de quelques morceaux subsistants . Elle a réussi d'une part à identifier et dater le papier peint et d'autre part à le fabriquer à l'identique.

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Sous les combles est représentée la vie rurale et les différents métiers du bâtiment, nous y trouvons plusieurs portes et fenêtres anciennes des habitats de la région.

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Nous trouvons également, une belle exposition de maquettes réalisées par Monsieur Bernard Ciel. Les églises représentées, sont celles du Canton de Verdun sur le Doubs, nous pouvons dire qu'elles sont faites avec beaucoup de minutie et de talent.

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Dans une des tours, une belle collection d'oiseaux d'un grand taxidermiste de la région.

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Voici un fauteuil que petit mari a reconnu comme le sien. Lui a qui je reproche souvent de ne pas savoir s'asseoir sur une chaise ou un fauteuil ancien. Plus souvent  il est a moitié allongé au lieu d'être assis.

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J'aime beaucoup les jeux anciens et je ne passe jamais à côté sans m'y intéresser. 

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Petit clin d'oeil pour terminer à deux célébrités de la région et du nord de la nôtre.

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Alors, vous avez aimé ? Bien confortablement assis devant votre ordinateur, mais si vous passez par là, je vous invite à vous y rendre. Les photos sont toutes les miennes et je me suis inspirée des nombreuses indications données par le Musée, que je remercie de l'avoir rendu aussi attractif.

 

 

 

 

 

 

 

 

29 janvier 2015

Pralognan la Vanoise et moi : une grande histoire d'Amour

 

 Enfant, je rêvais des montagnes. Il a fallu que j’atteigne mes 18 ans pour m’inscrire à une virée de trois jours dans les Alpes. A l’époque, j’étais en vacances chez mes grands parents et l’association des pompiers organisait 3 jours  du côté du plateau d’Assy. J’avais un ami dont le père était pompier qui m’a invitée à faire partie du voyage. Ce fut ma première découverte printanière des montagnes.

 

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L’été suivant avec mes parents, nous sommes allés en vacances dans les Pyrénées, à Saint Lary. C’est là, que j’ai vraiment découvert la vie à la montagne et mes premières randonnées. Habituée à la région parisienne et aux vacances en Picardie, le paysage changeait. Tout de suite, je suis tombée amoureuse  des montagnes.

 

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Pralognan la Vanoise 750 habitants à l'année.

Depuis les années 1960, je rêvais de retourner, voir les montagnes sous la neige. Cette opportunité s’est présentée l’hiver 1974. Le papa d’Annabelle et d’Emilie venaient de passer l’été avec sa mère, son frère et sa tante dans un joli petit village pas encore très connu au fin fond de la Tarentaise : Pralognan la Vanoise. Il avait trouvé le parc de la Vanoise magnifique l’été, il a été le premier parc national créé en France en 1963 . Il avait envie de découvrir ce village l’hiver et nous avons décidé d’y partir un week-end. C’était en Mars et Annabelle venait au monde le 1er décembre.

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hiver 2015 

Pour la première fois j’ai pris le téléphérique et les télésièges, j’étais ravie. Quelles sensations agréables sur le télésiège qui nous montait aux Fontanettes, seuls au milieu de nulle part, entourés d’un manteau blanc de tous les côtés, je me revois serrée contre lui et béat d’admiration : comme c’était beau !

 

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Nos moyens ne nous permettant pas d’aller aux sports d’hiver, les années allaient passer sans que je revois la neige à la montagne. En 2003, ma petite belle fille Christelle travaillait au ministère des armées  et son comité d’entreprise possédait une maison de vacances pour les employés, cet hiver là, nous avons retenu avec elle et son compagnon une semaine à l’IGESA de Pralognan  la Vanoise.

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Moi, je n’ai jamais fait de ski et je n’en ai jamais eu envie. Pendant que petit mari, sa fille et son gendre descendaient les pentes neigeuses ; je me promenais dans la station et aux alentours. Subitement, une idée m’est venue, je venais de vendre ma maison, j’habitais avec petit mari en Picardie dans sa maison, c’était le moment idéal pour acheter un petit appartement dans cette station, je la trouvais et je la trouve toujours très familiale, aucun grand immeuble ne la défigure, rien à voir avec les stations des alentours comme Courchevel, Méribel, les Arc etc… Son côté authentique me plaisait et me rappelait de bons souvenirs. Donc mes balades se sont agrémentées de visites d’appartements dans la station.

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Mon rêve aurait été un petit chalet au bord d’un lac, sauf que mes finances n’étaient pas assez garnies pour un chalet , même si j’en avais vu un où tout était a refaire, celui-la aurait pu me convenir, mais nous habitions trop loin pour l’aménager par nous même et mon côté pratique à tout de suite vu que petit mari l’hiver aurait à déneiger les abords à chaque fois que nous arriverions et comme nous n’allions pas en rajeunissant, il fallait mieux s’orienter vers un appartement. Quant au lac, il n’y en à pas dans le village. Donc j’allais transformer mon rêve.

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En face de l'entrée de notre résidence, en 2003, ce chalet était à l'abandon depuis des années, tout était à refaire, il coûtait moins cher que l'appartement. Maintenant, il a été refait entièrement il est superbe à l'intérieur il à déjà été revendu deux fois, plus cher que notre appartement.

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Quand j’ai expliqué à l’agent immobilier ce que je voulais, tout de suite elle m’a dit j’ai ce qu’il vous faut, mais c’est une des rares constructions dans la station d’immeubles du genre architecture des années 1970, là encore ce n’était pas tout à fait ce que je voulais, je tenais quand même à mon aspect chalet. Avec des arguments convaincants comme : « vous savez, dans les résidences plus récentes beaucoup d’appartements ont des parties mansardées, certaines chambres ont des aspects cabine, exigus et sombres. De plus les appartements qui les entourent sont loués  toutes les vacances à des gens différents ».

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En revanche là, où je vais vous emmener, tous les propriétaires sont ceux qui les ont acheté à la construction, ils ont vieilli et ne viennent plus beaucoup l’hiver, c’est un immeuble rarement loué, vous serez plus au calme. Et les pièces sont grandes et claires. Je me suis donc laissée emmener visiter cet appartement exceptionnel et bien entretenu que me proposait cette agence. A la montagne bien souvent, les appartements sont vendus meublés, ça c’est un avantage quand la première ville moyenne « Moutiers » se trouve à 25 km accessible par une belle route soit, mais une route de montagne. Et chose bizarre, il se trouve juste derrière l’hôtel « Le Parisien » où nous étions allés dans une autre de mes vies en 1974. Maintenant « le Parisien » est devenu le « Montana » d’hôtel il a été transformé en appart. Vacances.

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J’ai eu le coup de foudre, oui l’architecture de l’immeuble n’est pas de mon goût, mais à l’intérieur rien à redire, de belles pièces spacieuses et claires, le seul bémol la cuisine un peu petite, mais l’ensemble meublé années 1950, avec des meubles de belle facture, mais pas à mon goût, ce n’est pas grave, nous réaménagerons à notre goût au fil des ans. Il se compose d’un beau séjour avec balcon, 2 belles chambres avec des lambris sur les murs, donnant sur un balcon, 1 salle de bain et 1 cuisine. Au sous-sol, une grande pièce avec 3 couchages très bien aménagée avec lits superposés, grands tiroirs sous les lits et des armoires encastrant les lits ; l’idéal pour notre tribu de passage.

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les meubles à l'achat

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maintenant

Quand tout mon petit monde est rentré du ski, je les ai emmené visiter l’appartement,  l’agence m’avait confié les clefs et tous les trois ont été conquis, le lendemain je signais le compromis et pour Pâques suivant, nous étions dans l’appartement, une nouvelle vie allait commencer pour nous. Petit mari venait d’être à la retraite, nous allions organiser notre vie en fonction de ce nouvel achat.

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Pendant toute la période où nous étions encore en Picardie, nous venions passer 3 mois l’hiver et 2 mois l’été. Inutile de vous dire que nous en avons fait des balades, aussi bien l’hiver que l’été ; nous connaissons tout sur Pralognan, mais au bout de trois ans les 9 heures de route à chaque fois pour partir ou rentrer en Picardie ont commencé à nous peser et en  2007, nous avons décidé de tout quitter dans notre région de naissance pour nous rapprocher de notre paradis sur terre. Maintenant, nous ne sommes plus qu’à 2h ½ et même moins de chez nous.

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10 ans après, nous sommes toujours autant admiratifs.

 Les trois premières années, nos voisins Laurent et Edwige étaient un jeune couple qui habitait là, toute l’année, lui travaillait dans une boutique de sport dans le village et faisait des études pour être guide de haute montagne, pendant ses congés il emmenait petit mari dans de grandes randonnées au milieu de nulle part, chaque semaine ils allaient dans des endroits où maintenant petit mari ne peut plus aller. Petit mari reste très nostalgique de cette époque. Annabelle a toujours beaucoup aimé la montagne (et peut être pour cause ?), quand Laurent et Edwige ont vendu leur petit appartement car leur famille s’agrandissait, c’est tout naturellement que mon Annabelle l’a acheté. Et je peux dire, que depuis elle et sa famille en profitent régulièrement à toutes les vacances d’hiver et même l’été. Théma est monté sur les skis dès ses 2 ans.

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La période ou j’ai traîné ma jambe à cause de ma hanche, je sortais beaucoup moins. Cette année j’ai repris nos belles balades et je suis super heureuse de redécouvrir tous ces endroits magiques, je remarche normalement, peut être un peu plus doucement car ma grande peur, c’est de tomber sur du verglas, donc je fais très attention. La vie dans notre paradis blanc est tout à fait différente de celle dans notre grande maison.

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 Donc voyez-vous pourquoi « Pralognan  la Vanoise est une grande histoire d’amour avec moi. En 10 ans la station s’est agrandie, mais toujours dans le respect de l’environnement et nous sommes très loin des grandes stations qui entourent ce charmant petit village.

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 Il y a bien longtemps que Pralognan la Vanoise a publié les bans de son union avec dame nature. C’était au XIIème siècle. Depuis, Pralognan la Vanoise nourrit une relation fusionnelle avec celle que lui offre l’éternel bonheur. Chaque Pralognanais est porteur de traditions huit fois séculaires. Pour chacun la préservation du patrimoine légué est un devoir, la transmission sans transgression une obligation.[ ]Toutes les actions, et ce depuis  toujours sont initiées dans un seul but : préserver le patrimoine naturel et le partager avec ceux en mesure de vivre l’émotion, l’authentique émotion.

Source : la revue Pralognan la Vanoise hiver/été 2015 Grandeur et Nature

 

 

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