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Manouedith et ses passions

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11 novembre 2025

JE SUIS DE RETOUR

JE SUIS DE RETOUR
1 - 11 novembre 2025 Mon blog est resté silencieux pendant presqu'un an ! Ouvert pourtant depuis octobre 2006 ! Ce n'est pas rien quand même. Dans un an il aura 20 ans ! Pendant cette année 2025 , je n'ai pas quitté les réseaux sociaux pour autant, je...
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23 août 2024

LES SURPRISES DES TESTS ADN

LES SURPRISES DES TESTS ADN
En généalogie, pour avancer. Ce qui nous motive le plus : C'est de savoir d'où nous venons, pour savoir où nous allons. Comme beaucoup de français, quand nous en avions encore le droit, j'ai fait un test ADN. Du côté paternel, je ne connaissais pas grand-chose....
9 octobre 2026

SANDRINE 8/10/1964 / 8/10/2026

JOYEUX ANNIVERSAIRE

Aucune maman n'oublie le jour ou elle met au monde son premier bébé.

Pour moi et son papa, c'est l'un des plus beaux jours de notre vie. Il y a exactement un an et trois mois que nous sommes mariés et j'ai  21 ans . Nous sommes si heureux que je me souviens encore de tous les détails de ce jour là.

Jusqu'à la veille de la naissance, nous avions décidé d'appeler notre fille Coralie , je voulais tellement une fille . Pour moi, une fille c'était un rêve depuis si longtemps. Une fois l'hiver passé, j'allais pouvoir lui mettre de jolies robes, la changer tous les jours et aller la promener au square des Batignolles ou même un peu plus loin au parc Monceau. Des années plus tard, je peux dire que mon joli landau a parcouru tout le neuvième et le dix septième arrondissement. Quand maman me l'a offert, j'ai choisi, le plus grand, le plus haut, le plus beau, il n'y avait rien de mieux pour ma princesse. Mais surtout, ce que je voulais le plus au monde, c'était lui donner tout l'amour que je n'avais pas eu.

La veille qui a précédé mon accouchement, nous regardions la télévision, quand Jean-Claude Drouot le célèbre Thierry la Fronde, nous a présenté son adorable petite fille au joli prénom de Sandrine, très peu connu encore dans ces années là. D'un seul coup j'ai dit, si c'est une fille ce sera :

Sandrine, Frédérique, Edith.

Et notre fille est née le lendemain matin, à l'heure du petit déjeuner. Quelques années plus tard, quand ce prénom est devenu commun, j'ai beaucoup regretté Coralie. Je me souviens même pendant quelques mois l'avoir appelée Alexandrine.

 

Quelle fierté, le jour où nous sommes sorties de cette

petite clinique, aux pieds de Montmartre. Je me vois quand nous sommes arrivés au pied de notre immeuble , la première personne rencontrée pour admirer notre merveille, c'est notre concierge. Nous avons gravi nos six étages pour rejoindre nos deux chambres de bonne. Qu'elle plaisir, j'ai eu à lui préparer dans notre chambre, son premier petit nid douillet. Au moment de lui donner son premier biberon, catastrophe, pour les novices que nous étions la tétine n'était pas percé. Obligé de redescendre chercher un perce tétine. Pas si simple d'être parents à 21 et 24 ans quand nous n'avons jamais eu de frère ou de sœur. Et la seconde anecdote, quand il a fallu la changer de couches et remettre le lange, car oui, en 1964 les enfants portaient encore des langes quand ils sortaient de clinique. Nous nous y sommes mis à deux, et patatras, celui ci pas assez serré, s'est retrouvé au sol...

Alors, 62 ans plus tard, au cas ou tu passes par ici, ma Chérie  : JOYEUX ANNIVERSAIRE . Je sais que tu es à l'autre bout du monde et que nous sommes en froid. Mais n'oublie jamais que je T'AIME. Je n'ai certainement pas été la mère que tu souhaitais, mais toi, as-tu été une meilleure mère !. Tu me manques et je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.

 

7 octobre 2026

PRALINE sur son blog s'en est allée ....

ALINE dite PRALINE sur son blog

 

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables, même si pour ma part je les apprécie de moins en moins. Aline venait sur mon blog depuis 20 ans et c'est une des seules amies virtuelles avec laquelle nous avions tissé un lien durable, nous habitions à une quarantaine de kilomètres l'une de l'autre. Elle venait souvent nous voir, la dernière fois, il y a un peu plus d'un mois.

Depuis qu'elle avait déménagé , elle est venue nous présenter une de ses voisines de 94 ans avec laquelle elle s'était liée d'amitié et comme cette dame ne conduisait plus et qu'elle se sentait très seule, elle était devenue une de ses amies. Depuis presque 10 ans, quand nous partions elle venait avec une amie, garder la maison et nos chiens, d'abord Myrtille et Igor le chat et ensuite Scott.

Samedi dernier , j'ai voulu lui téléphoner pour lui dire que nous allions passer la voir, contrairement à ses habitudes elle ne m'a pas rappelée. Le lendemain j'ai insisté en vain. Hier après midi j'ai reçu sur Instagram un message d'une de ses amies que je ne connais pas, qui me demande si j'avais de ses nouvelles, elle savait que nous étions proches. Je lui ai répondu et quelques minutes après, elle m'a envoyé un lien des pompes funèbres qui m'apprenait qu'elle était morte subitement le 25 et qu'elle avait été incinérée le 29 septembre. J'avoue que pour Marc et moi cela a été très très violent. Nous sommes encore sous le choc. Je me suis mise en rapport avec sa famille qui n'ont pas pu nous prévenir ni ses autres amis, car son téléphone est bloqué !

En quelque secondes, j'ai réalisé, même si je me fais à l'idée que c'est le sort de tout le monde, surtout à mon âge. Mais se rendre compte si violemment qu'une amie de 9 ans de moins que soi, s'en est allée « inopinément » . Qu'en 11 jours elle est complètement « dématérialisée ». J'avoue que chacun fait ce qu'il veut, enterré ou incinéré, mais pour moi la seconde solution est horrible et brutale pour ceux qui restent et qui la croit encore en vie !!!!!

Adieu ma chère Aline, nous allons te regretter, nous t'aimions et tu nous faisais tant rire.

 

 

17 septembre 2026

LE PENSIONAT à 9 ans - épisode 2

Mes parents sont partis et je me retrouve au milieu des autres fillettes du même âge que moi. Toutes, nous avons de 9 ans à 14 ans, et nous sommes : « les moyennes » !

 

Vintage School Uniform | Old fashioned school uniform, Retro school ...

On nous fait descendre au réfectoire, où Soeur Jean Climaque, doit nous donner toutes les consignes de la maison. Par exemple chacune de nous devra chaque matin faire son lit entièrement et s'appliquer pour bien faire les coins au carré. Nous aurons également une charge ménagère à remplir avant d'aller en classe. Les deux premières années je dois balayer le grand escalier qui monte au dortoir des moyennes, les marches sont en pierre , une interne parmi les grandes me montre comme je dois faire avec ma balayette et ma pelle. Celles qui sont un peu plus grandes sont nommées au réfectoire, elles devront mettre la table, la débarrasser pendant que d'autres feront à chaque repas la vaisselle. Et c'est seulement après ces premières tâches, qu'il sera l'heure de nous rendre dans la cour pour nous mettre en rang devant nos classes.

Bécassine - Au pensionnat 1950 (Gebraucht) in Savagnier für CHF 9 – mit ...

J'avoue que pendant ces années là, je ne me souviens plus très bien du programme scolaire. Pour moi, ce qui me marquera le plus, c'est cette vie en communauté à une époque où nous avions encore des possessions françaises en Afrique et dont les filles de ces rois ou de ces gouverneurs étaient des nôtres.

espacoluzdiamantina: 25 Inspirant Carte Afrique Coloniale

Tous les jeudis, quand le temps le permettait, nous allions nous promener et jouer sur la grande terrasse surplombant la vallée de la Seine et construite à la fin du XVIIème siècle en prolongement des splendides jardins de Le Nôtre du château de Saint Germain en Laye, réalisés pour Louis XIV. Ce balcon sur la nature du haut de ses 60 m avec ses magnifiques rambardes en fer forgées se prolonge sur près de 2 kilomètres, jusqu'à la lisière de la forêt, j'ai toujours beaucoup aimé cette balade. Elle est déjà, à mes yeux de petite fille une pure merveille que je n'oublierai jamais.

Grande_terrasse_de_Saint-Germain-en-Laye_004 | Tours, Frankrijk, Terras

Dans l'établissement nous avons une grande chapelle où nous nous rendions chaque soir pour faire la prière commune et certains jours importants comme lors de ma communion solennelle dont j'aurais l'occasion de vous reparler. Mais le souvenir le plus intense c'est celui de la conduite hebdomadaire à la gare St. Lazare (le RER n'existe pas encore) le samedi après-midi et du retour le lundi matin. Beaucoup d'entre-nous habitent Paris . A la sortie des quais, nos parents nous attendent. Pour certaines élèves c'est un majordome qui vient les récupérer. Eh ! Oui, parmi nous, nous avons quelques jeunes filles du milieu aristocratique de la capitale. Je fais figure de fillette pauvre, moi dont les parents habitent un quartier populaire. N'oublions pas que si je suis dans cet établissement, c'est uniquement parce que ma tante est religieuse dans cet ordre.

Les établissements scolaires | STV

Pour moi, pas de majordome, c'est papa qui vient me chercher et me reconduire chaque semaine. Certains samedis où j'arbore la croix d'honneur , fière récompense de ma semaine d'écolière, croyez-moi, je crâne un peu, elle est accrochée sur mon beau manteau bleu-marine avec un joli ruban tricolore ; ces jours-là, pour me récompenser, papa m'emmène goûter dans une très bel endroit place de l'Opéra : le Café de la Paix. La première fois, mes yeux n'étaient pas assez grands pour admirer tout ce qui m'entoure. Je me souviens encore, du chocolat fumant que nous prenions, toujours accompagné de petits gâteaux. Ensuite nous allions faire un tour des vitrines des grands magasins et à l'heure de la sortie des vendeuses, nous étions dans la rue de Provence pour attendre maman. Une rue spéciale à l'époque, souvent je demandais à papa : « pourquoi les dames attendent devant certaines portes » ? Quand maman arrivait nos effusions étaient rapides et nous nous dirigions vers le métro Opéra, à l'entrée si jolie pour rejoindre la station Parmentier où nous descendions. Voici donc quelques souvenirs de mes premières années d'internat.

La Gare Saint-Lazare à Paris (8e) | Webzine Voyage​​​​​​​

                                                       A suivre...

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31 août 2026

L'INTERNAT !

Aujourd'hui pour la première fois Théma, quitte sa chambre douillette, pour une chambre plus austère, celle de l'internat de la Prépa. de St. Cyr ! Il a 17 ans ½ .

Je ne peux m’empêcher, de me souvenir de mes premiers pas au pensionnat St. Thomas de Villeneuve à St. Germain en Laye. Je viens d'avoir 9 ans et nous sommes le 1er octobre 1952 ! Une dizaine de jours avant, j'ai regagné le petit appartement de mes parents à Paris. Dans un coin de la salle à manger, une banquette convertible d'une personne, m'attend pour toutes les fins de semaines. Maman a pris quelques jours de vacances pour m'emmener acheter mon uniforme à la Samaritaine ainsi que tout ce qu'il va me falloir pour ma vie de pensionnaire. Plus rien à voir avec la vie familiale, que j'ai depuis 6 ans chez mes grands-parents et encore moins avec la vie d' aujourd'hui.

Chaque pensionnaire doit apporter son linge personnel, même ses draps et ses couverts. Afin de me rendre la séparation moins difficile, j'ai choisi dans la vaisselle de ma grand-mère : 3 assiettes, un verre et des couverts. Tout l'été, j'ai vu mémère broder mon linge avec mes initiales et le numéro 97 qui m'était attribué. Quand le jour « J » est arrivé, mes parents et moi , nous sommes allés prendre le train à la gare St. Lazare. Papa porte deux lourdes valises, maman un gros sac et moi j'arbore fièrement, le cartable tout neuf acheté la veille aux Galeries Lafayette.

Initiales pour marquer le linge G.D.

Une heure plus tard, nous arrivons devant une grande bâtisse entourée de grands murs. Maman sonne, Aussitôt une religieuse nous ouvre la porte ; j'apprendrai plus tard que c'est la « sœur portière » . Tout de suite, je comprends qu'il est inutile que je pense à me sauver ; sait-on jamais ? Nous traversons la grande cour pavée pour nous rendre au parloir, ou la mère supérieure doit nous recevoir. Dès qu'elle franchit la porte, je vais mieux, je suis rassurée, je la connais. Elle était l'année précédente à la colonie de vacances en Normandie. Il semblerait qu'elle soit monter de grade !

Après nous avoir fait visiter l'essentiel de l'internat, elle nous propose de nous rendre dans le dortoir des moyennes pour que je m'installe et que maman puisse faire mon lit. Les autres jours c'est moi toute seule qui m'en chargerai. Nous rentrons dans une pièce immense, deux rangées de lits en fer remplisse la salle, soutenue par plusieurs grosses colonnes. Au bout de la pièce, une salle d'eau avec une trentaine de lavabos plusieurs douches que nous aurons le droit de nous servir une fois par semaine le lundi car c'est le seul jour où nous avons de l'eau chaude ! C'est le jour de lessive pour la communauté. A l'autre bout de la pièce pour la toilette, se trouve une chambre privée avec une fenêtre qui donne sur le dortoir c'est celle de Sœur Jean Climaque qui doit nous surveiller. Ouf, encore une religieuse que je connais. Et celle-ci particulièrement, je ne le sais pas encore, mais  elle marquera toutes mes années « pension » et deviendra ma confidente, je l'aurai pendant plusieurs années et je la retrouverai même dans le second pensionnat après mon certificat d'études.

CARTE POSTALE LA PLUS RESSEMBLANTE

L'heure de dire au revoir à mes parents arrive, inutile de vous dire que le moment n'est pas facile. Je ne peux retenir quelques larmes. Papa me dit : ne t'inquiète pas, samedi après-midi, je t'attendrai à la gare St. Lazare devant le quai des arivées, tu seras avec plusieurs autres petties filles sous la conduite de Soeur Jean Climaque. Et nous irons goûter tous les deux en attendant de pouvoir récupérer maman à son travail.

 

À suivre......

 

 

 

6 février 2026

UNE BELLE VIREE en DEUDEUCHE année 1950

CHAPITRE 2 N° 39

D'autres souvenirs d'enfance ont été racontés sur Instagram :

« Les Etats d'Ame de Manouedith « 

Si cela vous intéresse je vous invite à les regarder sous les titres suivants :

23 – Bonjour Mélie

29 – jeux insolites dans la Torpédo

30 – Le départ de Grand-père Désir

 

 

Aujourd'hui, je vais vous parler du cousin germain de maman, qui a beaucoup compté dans mon enfance.

« Paul ». a trente ans, il est comptable, marié avec Marguerite de trente ans son aînée. Dans les années 1950, ce n’est pas une chose courante. J’entends bien les grandes personnes en parler, Mais pour moi, Paul et Marguerite je les aime bien. Ils n’ont pas d’enfant ensemble et quand ils viennent à la maison ,ils s’occupent de moi , Ils arrivent toujours en moto, Marguerite juchée sur le siège arrière, droite comme un « i », ce qui lui donne l’impression d’être la plus grande, elle dépasse son mari d’une tête. Ils sont toujours par monts et par vaux. Ce sont de grands voyageurs et parcourent tous les pays d'Europe où ils peuvent se rendre en moto.

Paul est aussi, un amateur de jolies photos, il ne quitte jamais son appareil et photographie tous les lieux qu’ils visitent. C’est le début des diapositives. Pendant de longues soirées d’hiver, nous aurons le droit aux séances des voyages de l’année écoulée.

Quand mon cousin nous a quitté en 2000, sa compagne m'a offert tous ses derniers appareils, c'est un cadeau auquel je tiens beaucoup.

A la fin des années 1950, ils ont décidé de remplacer  leur moto par une 2 CV. Et nous avons eu le privilège de l’inaugurer par un voyage mémorable. Quand ils sont venus la première fois pour nous la montrer, ils en étaient très fiers. Je vois encore grand-père tourner tout autour en l’inspectant sur toutes ses coutures, avec un air dubitatif,. Sa première réaction a été : « elle me semble bien légère cette voiture, va-t-elle tenir la route ?  Les miennes ont toujours été plus lourdes, et elles étaient certainement plus confortables que celle-ci ; qui a une allure pas très sérieuse ».

Tout de suite, il a la bonne idée de nous inviter un dimanche de printemps pour faire une grande balade. Afin que grand-père, puisse se rendre compte du confort ! Il lui dit : « Mon oncle où voudrais-tu aller ? »

Idées de sortie : une journée sur le Chemin des Dames | Chemin des Dames

 Du tac au tac, il lui a répondu : « Tu sais ce qui me ferait plaisir, c’est de revoir le Chemin des Dames, celui dont je te parle si souvent. D’ici, il y a à peine deux cents kilomètres. Si nous partons le matin, nous aurons une pleine journée de découvertes et pour moi, ce serait un beau pèlerinage, sur le lieu de « mes vacances forcées » !! Aussitôt dit, aussitôt fait ! D’un commun accord le jour de la Pentecôte est arrêté. Quand le grand jour arrive. A l'heure convenue, nous sommes tous prêts. Grand-père, s’assois à côté du chauffeur, et pendant tout le voyage il règne en Prince. Inlassablement il nous raconte ce qu’il a vécu là bas. Son récit nous le connaissons par cœur. Quant à moi, bien calée sur un oreiller en plume, entre ma grand-mère et Marguerite, deux femmes de bonne corpulence, je n’ai pas beaucoup de manœuvres pour bouger, surtout que  la barre centrale en tube d'acier, me faire mal aux fesses.

  

Paul et Marguerite sont très pratiquants. Comme nous étions le dimanche de la Pentecôte, notre premier arrêt a eu lieu à « Liesse », pour assister à la messe et visiter la basilique .

 BASILIQUE NOTRE-DAME DE LIESSE (Liesse Notre-Dame): Ce qu'il faut ...

Mon cousin est également un amateur d’Art et il est passionné par l’Histoire de France. C’est à lui que je dois mon amour pour tous les lieux historiques et les châteaux.  Le premier qu’il m’a fait visiter c’est celui de Chantilly, je devais avoir 8 ans et ensuite celui de Compiègne, Avec lui, j’ai découvert tous les endroits historiques de la Picardie. Il aime également s’arrêter dans de bons restaurants. Du reste dans toutes ses voitures, il y a toujours eu deux guides : le touristique et celui pour les étapes gourmandes : « le Michelin ».

 Ce jour-là, Il est fier de faire découvrir à son oncle et à sa tante l’un des meilleurs de la région.

 Pendant toute  l’après-midi, nous arpentons les champs de bataille, parsemées de trous et de bosses plus ou moins gros en essayant de retrouver le moindre indice laissé par cette ignoble guerre. Une belle journée, bien remplie. Même si pour moi, le voyage a été loin d’être confortable, néanmoins, il restera, un souvenir précieux dans ma mémoire.

J’aime aussi me souvenir des joyeux dimanches après-midi quand mon grand-père joue de la Mandoline. Les invités du jour, se font une joie de l’accompagner en fredonnant les airs à la mode. Il possède deux, mandolines ;  une vraie, ramenée d’Italie par son beau frère italien « Pierre » mais c’est la seconde qu’il préférera.

Il l’avait lui-même construite dans de vieux bidons allemands retrouvés dans la cour quand ils sont rentrés de leur exode de Bordeaux.  Et chose extraordinaire, elle avait une bonne sonorité. Il y a eu également, Les après-midi pluvieux autour des fameuses diapositives. Comme la visite, cette année là du Portugal. De toute façon dans la « deudeuche » il y avait toujours en permanence : appareils photos, projecteur, écran et diapositives. Avec un tel barda, il était certainement plus facile de jouer les touristes en voiture qu'en moto.

 

 

A suivre.....

21 janvier 2026

SOUVENIRS SOUVENIRS......

Avant d'aller plus loin, je vais certainement choquer quelques personnes qui n'ont pas vécu à cette époque, je rappelle pour tous ceux qui auraient l'envie de juger ces faits, de bien vouloir se remettre dans le contexte dans lequel ils se sont déroulés. C'est à dire à la fin des années 1940.

Nous sommes encore loin et même très loin de 2026.

Si je me permets de rappeler ceci, c'est parce qu'il y a quelques années en arrière, j'ai déjà raconté une de ces anecdotes et j'ai eu des commentaires méchants et odieux. Ne pas oublier que la vie et la société étaient différentes à celles de maintenant.

Dans les années après la guerre et même encore il n'y a pas si longtemps, la fessée était de mise dans beaucoup de foyers. Malgré une loi promulguée en 2019, ce n'est que le 14 janvier 2026, que la cour de Cassation a mis fin au dernier flou juridique qui persistait en France, en affirmant qu'il n'existe aucun droit de correction coutumier. Fessées, gifle ou tirage d'oreille, ne sont plus des méthodes éducatives tolérées, mais des violences aggravées par l'autorité parentale. C'est ainsi, donc inutile de polémiquer sur ce sujet. Je ne fais que raconter mon histoire si différente de beaucoup d'autres.

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Continuons donc à vous ouvrir la porte de mes souvenirs. J'ai 6 ans , je suis en cours préparatoire chez Madame B... Nous n'habitons pas très loin, mais malgré tout, il faut traverser la route nationale qui va de Paris à Amiens et même à cette époque elle est dangereuse. Un jour, pendant une récréation, je décide de me sauver (maintenant nous dirions fuguer) et de rentrer à la maison. En rentrant, je dois traverser l'atelier de serrurerie de mon grand-père. Quand j'arrive, il est avec un client. Très étonné de me voir rentrer à la maison à cette heure là, il se retourne et me dit : «  mais, tu n'es pas à l'école ? « Sur ce, sans me démonter je lui réponds : «  Non, je n'aime pas l'école, alors je rentre. »

 

attention école | École d autrefois, Image pour enfant, Carte postale

 

Aussitôt son client parti, il me prend la main et me ramène en classe, la récréation vient de se terminer, tous les élèves sont rangés en rangs devant le préau. Grand-père s'installe à côté des maîtresses, il me baisse la culotte et me donne une fessée, en disant à tous : « cela l'empêchera de recommencer. » Si la façon est surprenante, néanmoins elle a été radicale, car jamais plus ne n'ai recommencé. Comme je le dis plus haut, la fessée était courante, je ne lui en ai jamais voulu. Soit, il avait des méthodes peu ordinaires, mais je le savais. Ce n'était pas la première fois qu'il marquait son autorité.

 

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Encore deux autres exemples, pourtant, j'en aurais des dizaines à vous raconter. Quand j'arrive chez eux, je dors dans leur chambre dans un petit lit en fer forgé dans lequel avant moi, ma grand-mère et tous les enfants de la famille ont dormi. La nuit, j'ai le sommeil léger. Alors que d'autres auraient pleuré, moi je chante. Mes grands-parents n'apprécient pas en pleine nuit mes vocalises ; est-ce parce que je chante déjà faux ? Ou parce qu'ils ne peuvent pas dormir ? En tous les cas une nuit, particulièrement excédé, grand-père s’est levé et a retourné mon lit. Surprise par cette méthode peu orthodoxe, je n'ai même pas pleuré, mais il paraît que les autres nuits j'ai continué à chanter, mais tout bas. Quand des années plus tard il m’a raconté cette histoire, j'avoue nous en avons bien ri.

 

 

Comme beaucoup d'enfants, je n'aime pas trop la soupe. Parfois je refuse de la manger. Ce jour là, j'ai dans les cheveux de jolis nœuds. Ma grand-mère me les change tous les jours. Après plusieurs « mange ta soupe » . Énervé par mon manque d'obéissance, pépère prend mon assiette sans se rendre compte qu'elle est fêlée et la retourne sur ma tête avec tout son contenu. D'un côté il y a grand-père, avec deux morceaux d'assiette dans la main, de l'autre une petite fille avec des vermicelles qui dégoulinent sur ses cheveux et s'accrochent à ses jolis rubans : véritablement de jolies guirlandes !

 

Une Petite Fille Heureuse De Manger De La Soupe Illustration de Vecteur ...

 

Des faits marquants dont je me souviens encore chaque détail. C'est amusant de revivre tous ces événements d'une autre époque.

Une autre fois, nous sommes en 1949. Comme chaque fin d'année scolaire, la fête de l'école se déroule dans la salle des fêtes de la commune. Cette année là, Madame B... doit présenter sa classe transformée en papillons. Pour confectionner les costumes, tous les parents sont mis à contribution, beaucoup d'entre eux savent coudre. Je dois être un papillon bleu. Ma grand-mère est couturière, je suis certaine que j'aurai le plus joli costume. Il se compose d'une barboteuse bleu ciel, d'un bonnet identique sur lequel se dresse deux antennes. Dans mon dos, s'ouvre deux grandes ailes en fil de fer recouvert du même tissu. Chacune de nous, arbore une couleur différente, il y a même quelques abeilles. Le soir venu, l'ambiance est magique, une quinzaine de lépidoptères virevoltent sur la scène devant un parterre de parents émerveillés par leur progéniture.

 

Je me trouve au second rang à droite au milieu du groupe de 3, mon binôme étant la dernière à gauche

 

Et vous, les personnes de mon âge, vous souvenez-vous de votre enfance ? Ecrivez-là pour vos descendants. Nos histoires, sont celles d'une époque qui n'a plus rien à voir avec notre 21ème siècle actuel. Nos histoires racontées seront des témoignages pour les générations futures et nous rejoindront la grande histoire de notre pays.

 

Ne passez pas en mode silencieux, merci pour votre commentaire.

14 janvier 2026

MA VIE EN PICARDIE

BIOGRAPHIE - Châpitre 2

 

Quand j'arrive à la maison de mes grands-parents, comme le supposait ma grand-mère, pépère est surpris, mais aussitôt il craque pour la jolie petite fille que sa femme tient dans ses bras. Très vite le courant passe entre lui et moi. Toute ma vie, mes grands-parents maternels resteront les personnes que j'ai le plus aimés et mon pépère, sera le premier homme de ma vie. Encore maintenant, il ne se passe pas un jour, sans que je ne pense à eux.

Aussitôt, on s'organise pour savoir ce qu'il faut dire ou pas sur cet enfant. Pour tout le monde, Edith est la fille de Louise mariée à Paris et ils complèteront l'information en disant à tous : « Joseph et Louise ont un magasin et ils ne peuvent s'en occuper. » Ce qui simplifiera le problème, puisque mon géniteur vient de me reconnaître.

Pour que tout soit parfait, il faut que je sois baptisée. L'année suivante, sans rien dire à mes parents, ils organisent la cérémonie « vite fait, bien fait » . Une amie de la famille « Jeanine » est choisie, elle sera ma marraine. Célibataire, cela lui portera bonheur. Quant au parrain, rien de plus simple, comme dans beaucoup de famille catholique de l'époque, le grand-père maternel prend le rôle de père spirituel. C'est ainsi que je deviens enfant de Dieu le 24 août 1946.

Jusque là, encore rien d'officiel au sein de la commune. Mais quand il a fallu m'inscrire à l'école, c'est autre chose. Il n'est pas question de le faire avec le nom de mes grands-parents et pourtant c'est mon véritable nom de famille (voir billet sur ma naissance). Puisque depuis 1945, je suis reconnue officiellement par mon père, mais, en province le commun des mortels ne connaît pas vraiment les lois et cela arrange tout le monde. Peu importe, on s'accommode de la petite entorse à la loi. Ainsi le problème est résolu , tout le monde m'appelle Edith P..t. Normal puisque mes parents sont en « principe » mariés.

Ils continueront à venir me voir une fois pas mois ; des photos le prouvent même si le visage de mon père est souvent découpé ! Mémère, ne l'aime pas et l'appelle ouvertement devant moi : « le beau merle ». C'est ainsi que peu à peu il s'effacera de ma mémoire et il ne viendra plus me voir. Longtemps après, j'ai appris qu'il continuait à demander de mes nouvelles à la sœur de mon grand-père , avec laquelle il a gardé un lien pendant plusieurs années ??

Après deux ans d'école maternelle, je suis contente de rentrer à la grande école, mais avant cela, je dois être à jour dans mes vaccins. Chaque début d'année scolaire, il y a vaccination publique dans une salle de la mairie. Une séance cocasse qui mérite d'être racontée. Car au 21ème siècle, nous sommes loin d'imaginer la scène. Et pourtant, une façon peu protocolaire et assez brutale avait lieu chaque année, je m'en souviens encore.

Imaginez vous, tous les enfants réunis dans une pièce qui attendent.

Le docteur D.... opère dans une autre pièce, avec une infirmière. Celle-ci fait rentrer les enfants un par un et avec sa main, elle les force à se courber sur les genoux du médecin. Rapidement, elle désinfecte avec de l'alcool l'endroit propice et sans préalable, le docteur, enfonce une aiguille dans l'omoplate du vacciné. Inutile de vous dire que tous ressortent en pleurant ; ce qui n'est pas pour rassurer les suivants.

Ce jour là, j'ai les oreillons

Dans mes souvenirs, je me rappelle très clairement de la salle d'attente de ce cabinet éphémère : une dizaine de boites entomologiques couvrent les murs. A l'intérieur, des papillons du monde entier, de toutes les couleurs décorent la salle. Je ne sais pas, si c'est ce souvenir indélébile qui a fait que plus tard j'ai toujours aimé ces boites et je les ai souvent recherchées dans les brocantes et chez les antiquaires ? Du reste, l'année dernière , j'en ai acheté une chez un antiquaire versaillais.

 

A suivre... Rendez-vous la semaine prochaine.

 

Ne passez pas en silencieux, merci de bien vouloir me laisser un message ; car souvent beaucoup d'entre-vous m'ont incité à écrire mes mémoires.

8 janvier 2026

Mes Jolies tables voir les albums à droite

Toutes les personnes qui me suivent depuis bientôt 20 ans sur Canalblog , savent que je suis la spécialiste des jolies tables . Chaque dimanche pour mettre mon mari à l'honneur, car depuis bientôt 25 ans tous les jours il est aux fourneaux, quoi de mieux  pour le remercier que de  lui faire chaque dimanche  une table différente . Si vous voulez voir les plus belles de la fin de l'année 2025 et du 1er janvier, je vous invite à vous rendre dans la partie ALBUMS sur votre droite. Pour vous mettre l'eau à la bouche en voici quelques unes.

 

 

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