JE SUIS DE RETOUR
CHAPITRE 2 N° 39
D'autres souvenirs d'enfance ont été racontés sur Instagram :
« Les Etats d'Ame de Manouedith «
Si cela vous intéresse je vous invite à les regarder sous les titres suivants :
23 – Bonjour Mélie
29 – jeux insolites dans la Torpédo
30 – Le départ de Grand-père Désir
Aujourd'hui, je vais vous parler du cousin germain de maman, qui a beaucoup compté dans mon enfance.
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« Paul ». a trente ans, il est comptable, marié avec Marguerite de trente ans son aînée. Dans les années 1950, ce n’est pas une chose courante. J’entends bien les grandes personnes en parler, Mais pour moi, Paul et Marguerite je les aime bien. Ils n’ont pas d’enfant ensemble et quand ils viennent à la maison ,ils s’occupent de moi , Ils arrivent toujours en moto, Marguerite juchée sur le siège arrière, droite comme un « i », ce qui lui donne l’impression d’être la plus grande, elle dépasse son mari d’une tête. Ils sont toujours par monts et par vaux. Ce sont de grands voyageurs et parcourent tous les pays d'Europe où ils peuvent se rendre en moto.
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Paul est aussi, un amateur de jolies photos, il ne quitte jamais son appareil et photographie tous les lieux qu’ils visitent. C’est le début des diapositives. Pendant de longues soirées d’hiver, nous aurons le droit aux séances des voyages de l’année écoulée.
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Quand mon cousin nous a quitté en 2000, sa compagne m'a offert tous ses derniers appareils, c'est un cadeau auquel je tiens beaucoup.
A la fin des années 1950, ils ont décidé de remplacer leur moto par une 2 CV. Et nous avons eu le privilège de l’inaugurer par un voyage mémorable. Quand ils sont venus la première fois pour nous la montrer, ils en étaient très fiers. Je vois encore grand-père tourner tout autour en l’inspectant sur toutes ses coutures, avec un air dubitatif,. Sa première réaction a été : « elle me semble bien légère cette voiture, va-t-elle tenir la route ? Les miennes ont toujours été plus lourdes, et elles étaient certainement plus confortables que celle-ci ; qui a une allure pas très sérieuse ».
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Tout de suite, il a la bonne idée de nous inviter un dimanche de printemps pour faire une grande balade. Afin que grand-père, puisse se rendre compte du confort ! Il lui dit : « Mon oncle où voudrais-tu aller ? »

Du tac au tac, il lui a répondu : « Tu sais ce qui me ferait plaisir, c’est de revoir le Chemin des Dames, celui dont je te parle si souvent. D’ici, il y a à peine deux cents kilomètres. Si nous partons le matin, nous aurons une pleine journée de découvertes et pour moi, ce serait un beau pèlerinage, sur le lieu de « mes vacances forcées » !! Aussitôt dit, aussitôt fait ! D’un commun accord le jour de la Pentecôte est arrêté. Quand le grand jour arrive. A l'heure convenue, nous sommes tous prêts. Grand-père, s’assois à côté du chauffeur, et pendant tout le voyage il règne en Prince. Inlassablement il nous raconte ce qu’il a vécu là bas. Son récit nous le connaissons par cœur. Quant à moi, bien calée sur un oreiller en plume, entre ma grand-mère et Marguerite, deux femmes de bonne corpulence, je n’ai pas beaucoup de manœuvres pour bouger, surtout que la barre centrale en tube d'acier, me faire mal aux fesses.
Paul et Marguerite sont très pratiquants. Comme nous étions le dimanche de la Pentecôte, notre premier arrêt a eu lieu à « Liesse », pour assister à la messe et visiter la basilique .

Mon cousin est également un amateur d’Art et il est passionné par l’Histoire de France. C’est à lui que je dois mon amour pour tous les lieux historiques et les châteaux. Le premier qu’il m’a fait visiter c’est celui de Chantilly, je devais avoir 8 ans et ensuite celui de Compiègne, Avec lui, j’ai découvert tous les endroits historiques de la Picardie. Il aime également s’arrêter dans de bons restaurants. Du reste dans toutes ses voitures, il y a toujours eu deux guides : le touristique et celui pour les étapes gourmandes : « le Michelin ».
Ce jour-là, Il est fier de faire découvrir à son oncle et à sa tante l’un des meilleurs de la région.
Pendant toute l’après-midi, nous arpentons les champs de bataille, parsemées de trous et de bosses plus ou moins gros en essayant de retrouver le moindre indice laissé par cette ignoble guerre. Une belle journée, bien remplie. Même si pour moi, le voyage a été loin d’être confortable, néanmoins, il restera, un souvenir précieux dans ma mémoire.
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J’aime aussi me souvenir des joyeux dimanches après-midi quand mon grand-père joue de la Mandoline. Les invités du jour, se font une joie de l’accompagner en fredonnant les airs à la mode. Il possède deux, mandolines ; une vraie, ramenée d’Italie par son beau frère italien « Pierre » mais c’est la seconde qu’il préférera.
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Il l’avait lui-même construite dans de vieux bidons allemands retrouvés dans la cour quand ils sont rentrés de leur exode de Bordeaux. Et chose extraordinaire, elle avait une bonne sonorité. Il y a eu également, Les après-midi pluvieux autour des fameuses diapositives. Comme la visite, cette année là du Portugal. De toute façon dans la « deudeuche » il y avait toujours en permanence : appareils photos, projecteur, écran et diapositives. Avec un tel barda, il était certainement plus facile de jouer les touristes en voiture qu'en moto.
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A suivre.....
Avant d'aller plus loin, je vais certainement choquer quelques personnes qui n'ont pas vécu à cette époque, je rappelle pour tous ceux qui auraient l'envie de juger ces faits, de bien vouloir se remettre dans le contexte dans lequel ils se sont déroulés. C'est à dire à la fin des années 1940.
Nous sommes encore loin et même très loin de 2026.
Si je me permets de rappeler ceci, c'est parce qu'il y a quelques années en arrière, j'ai déjà raconté une de ces anecdotes et j'ai eu des commentaires méchants et odieux. Ne pas oublier que la vie et la société étaient différentes à celles de maintenant.
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Dans les années après la guerre et même encore il n'y a pas si longtemps, la fessée était de mise dans beaucoup de foyers. Malgré une loi promulguée en 2019, ce n'est que le 14 janvier 2026, que la cour de Cassation a mis fin au dernier flou juridique qui persistait en France, en affirmant qu'il n'existe aucun droit de correction coutumier. Fessées, gifle ou tirage d'oreille, ne sont plus des méthodes éducatives tolérées, mais des violences aggravées par l'autorité parentale. C'est ainsi, donc inutile de polémiquer sur ce sujet. Je ne fais que raconter mon histoire si différente de beaucoup d'autres.

Continuons donc à vous ouvrir la porte de mes souvenirs. J'ai 6 ans , je suis en cours préparatoire chez Madame B... Nous n'habitons pas très loin, mais malgré tout, il faut traverser la route nationale qui va de Paris à Amiens et même à cette époque elle est dangereuse. Un jour, pendant une récréation, je décide de me sauver (maintenant nous dirions fuguer) et de rentrer à la maison. En rentrant, je dois traverser l'atelier de serrurerie de mon grand-père. Quand j'arrive, il est avec un client. Très étonné de me voir rentrer à la maison à cette heure là, il se retourne et me dit : « mais, tu n'es pas à l'école ? « Sur ce, sans me démonter je lui réponds : « Non, je n'aime pas l'école, alors je rentre. »

Aussitôt son client parti, il me prend la main et me ramène en classe, la récréation vient de se terminer, tous les élèves sont rangés en rangs devant le préau. Grand-père s'installe à côté des maîtresses, il me baisse la culotte et me donne une fessée, en disant à tous : « cela l'empêchera de recommencer. » Si la façon est surprenante, néanmoins elle a été radicale, car jamais plus ne n'ai recommencé. Comme je le dis plus haut, la fessée était courante, je ne lui en ai jamais voulu. Soit, il avait des méthodes peu ordinaires, mais je le savais. Ce n'était pas la première fois qu'il marquait son autorité.

Encore deux autres exemples, pourtant, j'en aurais des dizaines à vous raconter. Quand j'arrive chez eux, je dors dans leur chambre dans un petit lit en fer forgé dans lequel avant moi, ma grand-mère et tous les enfants de la famille ont dormi. La nuit, j'ai le sommeil léger. Alors que d'autres auraient pleuré, moi je chante. Mes grands-parents n'apprécient pas en pleine nuit mes vocalises ; est-ce parce que je chante déjà faux ? Ou parce qu'ils ne peuvent pas dormir ? En tous les cas une nuit, particulièrement excédé, grand-père s’est levé et a retourné mon lit. Surprise par cette méthode peu orthodoxe, je n'ai même pas pleuré, mais il paraît que les autres nuits j'ai continué à chanter, mais tout bas. Quand des années plus tard il m’a raconté cette histoire, j'avoue nous en avons bien ri.
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Comme beaucoup d'enfants, je n'aime pas trop la soupe. Parfois je refuse de la manger. Ce jour là, j'ai dans les cheveux de jolis nœuds. Ma grand-mère me les change tous les jours. Après plusieurs « mange ta soupe » . Énervé par mon manque d'obéissance, pépère prend mon assiette sans se rendre compte qu'elle est fêlée et la retourne sur ma tête avec tout son contenu. D'un côté il y a grand-père, avec deux morceaux d'assiette dans la main, de l'autre une petite fille avec des vermicelles qui dégoulinent sur ses cheveux et s'accrochent à ses jolis rubans : véritablement de jolies guirlandes !
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Des faits marquants dont je me souviens encore chaque détail. C'est amusant de revivre tous ces événements d'une autre époque.
Une autre fois, nous sommes en 1949. Comme chaque fin d'année scolaire, la fête de l'école se déroule dans la salle des fêtes de la commune. Cette année là, Madame B... doit présenter sa classe transformée en papillons. Pour confectionner les costumes, tous les parents sont mis à contribution, beaucoup d'entre eux savent coudre. Je dois être un papillon bleu. Ma grand-mère est couturière, je suis certaine que j'aurai le plus joli costume. Il se compose d'une barboteuse bleu ciel, d'un bonnet identique sur lequel se dresse deux antennes. Dans mon dos, s'ouvre deux grandes ailes en fil de fer recouvert du même tissu. Chacune de nous, arbore une couleur différente, il y a même quelques abeilles. Le soir venu, l'ambiance est magique, une quinzaine de lépidoptères virevoltent sur la scène devant un parterre de parents émerveillés par leur progéniture.
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Je me trouve au second rang à droite au milieu du groupe de 3, mon binôme étant la dernière à gauche
Et vous, les personnes de mon âge, vous souvenez-vous de votre enfance ? Ecrivez-là pour vos descendants. Nos histoires, sont celles d'une époque qui n'a plus rien à voir avec notre 21ème siècle actuel. Nos histoires racontées seront des témoignages pour les générations futures et nous rejoindront la grande histoire de notre pays.
Ne passez pas en mode silencieux, merci pour votre commentaire.
BIOGRAPHIE - Châpitre 2
Quand j'arrive à la maison de mes grands-parents, comme le supposait ma grand-mère, pépère est surpris, mais aussitôt il craque pour la jolie petite fille que sa femme tient dans ses bras. Très vite le courant passe entre lui et moi. Toute ma vie, mes grands-parents maternels resteront les personnes que j'ai le plus aimés et mon pépère, sera le premier homme de ma vie. Encore maintenant, il ne se passe pas un jour, sans que je ne pense à eux.
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Aussitôt, on s'organise pour savoir ce qu'il faut dire ou pas sur cet enfant. Pour tout le monde, Edith est la fille de Louise mariée à Paris et ils complèteront l'information en disant à tous : « Joseph et Louise ont un magasin et ils ne peuvent s'en occuper. » Ce qui simplifiera le problème, puisque mon géniteur vient de me reconnaître.
Pour que tout soit parfait, il faut que je sois baptisée. L'année suivante, sans rien dire à mes parents, ils organisent la cérémonie « vite fait, bien fait » . Une amie de la famille « Jeanine » est choisie, elle sera ma marraine. Célibataire, cela lui portera bonheur. Quant au parrain, rien de plus simple, comme dans beaucoup de famille catholique de l'époque, le grand-père maternel prend le rôle de père spirituel. C'est ainsi que je deviens enfant de Dieu le 24 août 1946.
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Jusque là, encore rien d'officiel au sein de la commune. Mais quand il a fallu m'inscrire à l'école, c'est autre chose. Il n'est pas question de le faire avec le nom de mes grands-parents et pourtant c'est mon véritable nom de famille (voir billet sur ma naissance). Puisque depuis 1945, je suis reconnue officiellement par mon père, mais, en province le commun des mortels ne connaît pas vraiment les lois et cela arrange tout le monde. Peu importe, on s'accommode de la petite entorse à la loi. Ainsi le problème est résolu , tout le monde m'appelle Edith P..t. Normal puisque mes parents sont en « principe » mariés.
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Ils continueront à venir me voir une fois pas mois ; des photos le prouvent même si le visage de mon père est souvent découpé ! Mémère, ne l'aime pas et l'appelle ouvertement devant moi : « le beau merle ». C'est ainsi que peu à peu il s'effacera de ma mémoire et il ne viendra plus me voir. Longtemps après, j'ai appris qu'il continuait à demander de mes nouvelles à la sœur de mon grand-père , avec laquelle il a gardé un lien pendant plusieurs années ??
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Après deux ans d'école maternelle, je suis contente de rentrer à la grande école, mais avant cela, je dois être à jour dans mes vaccins. Chaque début d'année scolaire, il y a vaccination publique dans une salle de la mairie. Une séance cocasse qui mérite d'être racontée. Car au 21ème siècle, nous sommes loin d'imaginer la scène. Et pourtant, une façon peu protocolaire et assez brutale avait lieu chaque année, je m'en souviens encore.
Imaginez vous, tous les enfants réunis dans une pièce qui attendent.
Le docteur D.... opère dans une autre pièce, avec une infirmière. Celle-ci fait rentrer les enfants un par un et avec sa main, elle les force à se courber sur les genoux du médecin. Rapidement, elle désinfecte avec de l'alcool l'endroit propice et sans préalable, le docteur, enfonce une aiguille dans l'omoplate du vacciné. Inutile de vous dire que tous ressortent en pleurant ; ce qui n'est pas pour rassurer les suivants.
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Ce jour là, j'ai les oreillons
Dans mes souvenirs, je me rappelle très clairement de la salle d'attente de ce cabinet éphémère : une dizaine de boites entomologiques couvrent les murs. A l'intérieur, des papillons du monde entier, de toutes les couleurs décorent la salle. Je ne sais pas, si c'est ce souvenir indélébile qui a fait que plus tard j'ai toujours aimé ces boites et je les ai souvent recherchées dans les brocantes et chez les antiquaires ? Du reste, l'année dernière , j'en ai acheté une chez un antiquaire versaillais.
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A suivre... Rendez-vous la semaine prochaine.
Ne passez pas en silencieux, merci de bien vouloir me laisser un message ; car souvent beaucoup d'entre-vous m'ont incité à écrire mes mémoires.
Toutes les personnes qui me suivent depuis bientôt 20 ans sur Canalblog , savent que je suis la spécialiste des jolies tables . Chaque dimanche pour mettre mon mari à l'honneur, car depuis bientôt 25 ans tous les jours il est aux fourneaux, quoi de mieux pour le remercier que de lui faire chaque dimanche une table différente . Si vous voulez voir les plus belles de la fin de l'année 2025 et du 1er janvier, je vous invite à vous rendre dans la partie ALBUMS sur votre droite. Pour vous mettre l'eau à la bouche en voici quelques unes.
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Tout d’abord à vous mes fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite une belle année 2026, pleine de joie et de bonheur sans oublier pour tous une bonne santé.

Certaines personnes s’étonnent qu’à 82 ans je me souvienne encore de beaucoup de détails de mon enfance.
Il est bon de savoir, que je suis d’une famille ou, au sein de celle-ci, nous avons toujours beaucoup parlé, chez nous, il n’y a jamais eu de taiseux. Si affectivement j’ai manqué de l’essentiel, en revanche du côté communication, on a toujours répondu à mes questions, même si parfois la vérité a été édulcorée et même plus.
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Du plus loin que je me souvienne, dès que j’ai su écrire, je ne m’en suis jamais privé. J’ai toujours eu un journal intime, qui me sert encore maintenant ; car rien n’est plus véridique que d’écrire dans l’instant.
Alors, les écrits, les photographies, les archives du passé sont précieuses et restent des témoignages indispensables. Surtout quand on est une conservatrice comme je le suis. Ma formation généalogique m’aide et me sert beaucoup : « il faut considérer les témoignages du passé comme une richesse pour avancer dans la vie ».
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Je reprends donc, au moment de quitter l’endroit où je suis née. A cette époque, les femmes qui accouchent chez une sage-femme, reste environ une huitaine de jours et parfois plus. Quand maman et moi avons été prête à sortir, elle m’a conduite directement chez Monsieur et Madame Parent à Herblay. Car chez elle, aucun lit douillet ne m’attendait. Pus tard, quand je poserai des questions, elle me dira : « les rares fois que tu es venue chez moi, tu dormais sur des coussins posés sur deux chaises et pour pas que tu tombes, on te bloquait entre le mur et d’autres chaises ; quand tu as été plus grande je te faisais un lit dans la baignoire !!
D’après les photos que je possède, mes parents nourriciers habitent un joli pavillon de banlieue, avec un grand jardin, au fond duquel se trouve un chenil où parait-il, j’aimais aller voir le magnifique berger allemand qui s’y trouvait. Toujours soigneusement habillée, j’étais un beau bébé et on semblait bien s’occuper de moi.
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Maman vient me voir régulièrement, parfois ma grand-mère l’accompagne. Je ne saurai jamais si mon père est venu me rendre visite ; aucune photo ne le montre. En revanche, je grandis entourée de personnes gentilles et attentionnées. Dès mes 18 mois, je commence à parler et c’est à Monsieur et Madame Parent, que je dis papa et maman.
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Un dimanche après-midi, lors d’une visite de ma grand-mère avec maman, celle-ci m’entend dire, merci à ces gens et ne supporte pas que je m’adresse à eux en disant papa et maman. Sans réfléchir, elle aurait dit : « cette petite ne peut appeler des étrangers de la sorte, je la ramène chez moi, ton père mis devant le fait accompli, ne pourra que craquer devant une si jolie petite fille.
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Quand je suis arrivée chez mes grands parents
C’est ainsi, que le soir même, sans aucune préparation, je reprends le train avec ma grand-mère pour la Picardie. n’est-ce-pas un peu brutale comme méthode ? C’était sans se douter qu’un évènement traumatisant, allait se produire sur le chemin du retour. En quittant Herblay, ma grand-mère dit à mes nourriciers : « Venez la voir quand vous voudrez, nous vous accueillerons chez nous avec plaisir. Effectivement ils viendront deux fois ; les photographies sont toujours là pour le prouver, mais un jour leur a-t-on fait comprendre de ne plus venir ? Ou eux-mêmes l’ont-ils décidé ? Jamais je ne les ai revus et je n’en ai jamais su davantage.
A cette époque, nous étions encore loin de la psychologie enfantine. Ce n’était pas encore un sujet à la mode. On était loin de penser, aux dégâts et aux lourdes conséquences que ce premier déchirement, pouvaient avoir sur ma vie !
Le voyage du retour n’a pas été aussi simple, que ce que prévu. En une seconde, tout aurait pu chavirer, heureusement le destin en a décidé autrement.
Parfois dans la vie, nous avons des flashs concernant des évènements lointains, qui nous sont arrivés et dont nous ne nous souvenons pas. Je pense que ce que je vais vous raconter, en est l’un d’eux.
Pendant toute mon enfance ce souvenir enfoui au fond de ma mémoire se réveillait dans la peur incompréhensible pour les orages et le bruit du tonnerre, qui m’a toujours paniqué à chaque fois que je l’entendais. Je me souviens encore au début de ma vie de femme je m’enfermais dans les WC sans fenêtre dès que le grondement était trop fort.
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J’ai toujours assimilé l’évènement suivant, à cette peur irraisonnée. Le jour où j’ai quitté Herblay j’ai environ 20 mois. Nous avons pris le train à la gare du Nord. Pendant le trajet, il s’est arrêté et nous avons été obligés de descendre sur les voix et de nous allonger dans l’herbe. Pour me protéger, ma grand-mère m’a recouverte de son corps, il paraît que je hurlais de toutes mes forces. Un avion à basse altitude essayait de pilonner le train ; nous étions à quelques mois de la capitulation des forces allemandes. Ce bruit infernal au-dessus de nous, est certainement resté gravé dans ma mémoire à tout jamais. Heureusement après cette alerte qui aurait pu tout changer, les voyageurs sont repartis vers leur destination. A suivre… R.VS la semaine prochaine.
Pour mieux comprendre la situation de cette époque lointaine.
Revenons quelques mois avant ma naissance.
C'est la guerre, nous sommes en 1941. Près de la ville où habite maman, en Picardie, entre Beauvais et Compiègne, s'est installé dans les champs, un camp militaire provisoire. C'est un régiment d'aviateurs !
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Bien vite, les jeunes filles du village, viennent rôder autour du camp, elles ne sont pas insensibles à tous ces beaux jeunes hommes et commencent à parler avec eux. C'est connu, les aviateurs ont beaucoup de charme ! A l'abri des regards indiscrets, des idylles se nouent. Louise et Joseph font connaissance et se rapprochent, ils partagent leur temps libre. Tout naturellement quand l'heure du départ sonne, ils échangent leurs adresses. Mais Joseph est encore marié dans la capitale, il est séparé de son épouse et ils ont un petit garçon : Claude.
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C'est l'année suivante que maman fête ses vingt ans. Sans que ses parents le sachent, elle entretient depuis plusieurs mois une correspondance assidue avec mon futur papa. Elle rêve de rejoindre son amoureux à Paris pour vivre avec lui. Pas chose facile à réaliser par les temps qui courent. Ses parents sont sévères et ils ne la laisseront pas partir facilement. Il va falloir bien étudier ce départ et trouver un point de chute fictif dans la capitale. Mais surtout, il va falloir les convaincre.
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Un semblant de solution commence à germer dans la tête de Louise. Sa marraine « Margot » habite dans le douzième arrondissement, rue de la Voûte. Un quartier agréable près du bois de Vincennes. Margot est une vieille demoiselle célibataire de 56 ans, c'est la cousine de mon grand-père. Elle est beaucoup appréciée par toute la famille. Elle-même, a eu une enfance particulière pour son époque.
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Dans les années 1880, ses parents se sont rencontrés à Paris, alors que le papa est marié et père de famille à Bordeaux, la maman est célibataire. Entre eux, très vite, une relation s'est installée et « Margot » est arrivée. Une situation compliquée, car le père n'a jamais divorcé de son épouse et au bout d'un certain temps il est reparti vivre auprès d'elle, sans jamais oublier sa fille. Quelques années plus tard il la reconnaîtra. Au début, elle a été difficilement acceptée par la famille ; mais bien vite elle se fera aimer par sa gentillesse.
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Tout le monde l'appréciera. Malheureusement pendant la guerre de 1914, elle perdra son fiancé et ne refera jamais sa vie. Personne ne lui a connu d'autre amoureux. Alors la romance amoureuse de maman ne peut qu'attendrir notre douce Margot.
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Très vite, elle propose à mes grands-parents d'héberger maman et de lui trouver un travail. Un emploi de vendeuse en boulangerie vient de se libérer dans son quartier. Connaissant très bien ses cousins, elle sait qu'elle peut avoir un argument qui pourrait les conduire à accepter.
C’est ainsi qu’elle leur présente la situation. « C’est une bonne place, Louise pourra même vous envoyer des tickets de rationnement pour le pain ». Après tout, cette solution n’est pas à négliger en temps de guerre ! Et c’est ainsi que nos amoureux se sont retrouvés. Par la même occasion, maman découvre la liberté et la vie parisienne.
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Son emploi de vendeuse en boulangerie ne dure pas très longtemps, puisque à ma naissance il est marqué sur mon acte, qu’elle est « infirmière » J’apprendrai, qu’elle avait été aide-soignante dans un hôpital parisien. Jamais elle ne me dira combien de temps elle est restée ou pas chez sa marraine ?
Le treizième arrondissement c’est le fief de toute la famille de Joseph. Ils y habitent depuis de nombreuses années. Pendant ses moments libres, maman l’aide dans sa miroiterie. Malgré la guerre, pour eux, la vie semble être agréable. Ils ne manquent de rien, la miroiterie marche très bien.
Et comme vous l’avez vu dans le billet précédent, je suis arrivée.
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A suivre......
Sur Instagram, j'ai plusieurs comptes, je vous invite à aller les regarder. :
1) Manouedith et ses passions pour justement, ce que j'aime particulièrement.
2) Manouedith2 (en ce moment en repos) pour mes activités manuelles.
3)Les états d'âme de Manouedith pour ceux et celles, qui veulent en savoir plus sur moi : Des extraits de mon autobiographie, depuis ma naissance à nos jours. Mais aussi justement de mes "états d'âme" du moment
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A plusieurs reprises sur le blog commencé il y a 19 ans j'ai raconté quelques anecdotes de ma longue vie. Car, vous verrez, elle n'est malheureusement pas celle de tout le monde !
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Désormais j'ai décidé plus régulièrement de vous confier un peu plus de moi. A mon âge, Je n'ai plus rien à perdre. Vous serez donc mes premiers lecteurs. Néanmoins, je tiens à préciser que mon prénom Edith restera le mien. Mais tous ceux des personnes présentées, seront changés ainsi que certains lieux.
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Afin que
"TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNAGES EXISTANTS SERAIT PUREMENT FORTUITE."
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu l'envie d'écrire ma vie. Ma destinée a tellement été différente qu'elle a fait de moi, la femme que je suis devenue. Une battante, avec ses forces et ses faiblesses . Mais, qui au fond du trou, s'est toujours relevée pour essayer d'aller jusqu'au bout des choses. Un degré de persévérance qui n'est pas celui de tout le monde.
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Après des années de doutes, de réflexions, de remises en question, le manuscrit est en bonne voie pour être définitivement terminé et édité ; et surtout confié à l'Association de journaux intimes, de témoignage de la vie "des gens ordinaire" qui se trouve à Ambérieu-en-Bugey entre Lyon et Genève. Une mémoire de l'intime qui reflète les soubresauts de l'histoire et les changement sociaux.
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LA NAISSANCE
Dès ma naissance tout commence par des mensonges. Alors comment se construire avec ??
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Nous sommes le 3 septembre 1943, c'est un vendredi ; Paris est occupé par les allemands. Louise est sur le point d'être maman. Depuis le matin, elle est chez la sage-femme, dans un joli pavillon parisien du quartier de la Butte aux Cailles dans le 13ème arrondissement. Joseph est-il présent ? Je ne l'ai jamais su. Mes parents ne sont pas mariés.
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Si j'écoute la version, telle que maman me l'a racontée, c'est une belle histoire. Mon père, serait allé me déclarer à la mairie. Tous les deux, avaient décidé de m'appeler NADINE. Pendant la guerre, ce prénom, n'est pas accepté car il est trop proche de Nadia et il peut évoquer la Russie !
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Quand Joseph est arrivé à la mairie, aucun autre prénom n'avait été retenu. Alors il a demandé à la secrétaire de l'état civil un calendrier, pour l'aider à en trouver un nouveau. Très vite, il s'arrête au 16 septembre. Ce jour là, c'est la Sainte Edith. Super aurait-il dit ? C'est celui que je choisis : comme mon nom de famille ressemble à celui de la célèbre chanteuse que j'aime tant ; seul le "T" remplacera le "F". C'est chouette n'est-ce-pas ? Cela dit, j'ai toujours chanté faux, pas de chance. En revanche, j'aime beaucoup mon prénom, certainement plus que les deux autres : Marcelle et Adrienne. Pourtant, mon troisième prénom me servira 70 ans plus tard pour remonter la généalogie de ma grand-mère paternelle, dont je ne savais rien, même pas son nom de jeune fille.
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Quand cette version m'a été racontée, elle a plu à la romantique que je suis. Malheureusement quelques années plus tard, quand j'ai eu besoin d'un acte de naissance, la vérité m'est apparue tout autre. Mon père n'était pas présent pour ma naissance et c'est un de ses employés qui m'a déclaré.
Extrait de mon acte de naissance :
Le trois septembre mil neuf cent quarante trois, vingt et une heure cinquante, est née 76, rue du Moulin des Prés : Edith Marcelle Adrienne, fille de Louise Eugénie P... Infirmière, domiciliée.....
Sur la déclaration de Yepraksé M.... 18 ans manutentionnaire domicilié....Ayant assisté à l'accouchement (moi, je rajoute ???) qui lecture faite a signé avec nous Paul M.... adjoint au maire du 13ème arrondissement.
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Pas de père pour me déclarer ! Seulement un inconnu. D'un seul coup, toute la belle histoire s'est envolée. Premier mensonge parmi tant d'autres! A ce moment-là, je ne peux que constater : MA VIE A COMMENCE par une fable.
A Suivre.......
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Pour la majorité d'entre nous, les temps sont devenus difficiles et de plus en plus compliqués ; la vie n'est pas un long fleuve tranquille ! L'avenir n'a jamais été aussi incertain et pourtant, moi, j'ai envie d'en profiter jusqu'à mon dernier souffle. Mon âme est toujours celle d'une petite fille qui d'année en année a vu les magasins se parer de lumières, de magie et de rêves.
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Ah ! Les Noëls de mon enfance, ils ne sont pas ceux de maintenant. Nous sortions de la guerre, Pour beaucoup leur maison étaient abimées ou détruites, Dans les commerces, on ne trouvait pas encore de tout, il y avait encore des restrictions. Le Noël 1946, mon premier Noël chez mes grands-parents maternels. Alors, avec une petite fille dans sa troisième année, il a fallu marquer le coup !
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Jamais ma maman n'est là, le jour du 25, elle travaille dans les grands magasins parisiens , les fêtes de fin d'année sont pour elle, des périodes très chargées. Alors pépère et mémère font ce qu'ils peuvent pour me gâter. La semaine précédente, les cadeaux sont arrivés de Paris ; mes chaussons seront toujours bien garnis.
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Une seule fois, pépère ira couper dans le bois de Mermont un petit sapin . Je me souviens encore des bougies clipsées sur quelques branches que l'on a allumées le soir de Noël. Comme dans la légende le père Noël passe pendant que je dors et c'est seulement le matin du 25 que je découvre mes cadeaux. Ce jour là, je me souviens d'une robe de chambre blanche à pois rouges. Mais, les années suivantes plus de sapin.
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Pendant sept ans, les cadeaux, seront à chaque fois déposés dans la cuisine près de la cuisinière à charbons. Seule petite extravagance, la semaine des vacances scolaires, Mémère m'emmène à Paris voir les jolies vitrines des Galeries Lafayette et du Printemps. Et assister à la remise des cadeaux pour les enfants des employés du célèbre magasin. Je revois l'immense sapin dressé au pied du grand escalier majestueux, couvert de boules et de guirlandes , fier, s'élevant vers la magnifique coupole Art Nouveau 6 étages plus haut. Le père Noël assis dans un beau fauteuil attend chaque enfant pour lui remettre son présent. Pour moi, ce souvenir ne me quittera jamais, tellement il était lumineux et grandiose pour la petite fille que j'étais.
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L'année de mes 9 ans, ma vie change. Les Noëls n'ont plus le même goût. Toute la semaine, Je vis en pension, les préparations ne sont plus pareilles. Il y a bien un énorme sapin qui orne le parloir. Nous, nous attardons beaucoup plus sur la mise en place de la crèche et tous les rituels qui vont avec. Chez mes parents, il n'y aura jamais de sapin , le jour du réveillon de Noël, nous irons à chaque fois chez mes autres grands-parents où là non plus, il n'y a ni crèche, ni sapin. Un Noël pour « grands », autour d'une énorme dinde et d'une belle buche pâtissière suivi d'une simple distribution de cadeaux ! Plus de magie, plus de lumières qui brillent, plus de rêves.
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Il faudra que j'attende 1963 et mon premier Noël de jeune mariée pour acheter enfin un sapin et décorer nos deux chambres de bonne, au sixième étage d'un immeuble parisien et passer notre premier Noël en amoureux. De ce jour là, il n'y a plus jamais eu de 25 décembre sans sapin ni crèche et surtout sans musique. Les années suivantes les premiers enfants sont arrivés les rites ont évolués, il y a même eu certaines années la messe de minuit et les repas en famille.
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C'est ainsi que les années ont passées. La famille s'est agrandie, la fête aussi. Le monde de consommation est passé par là et de plus en plus les décorations ont envahi nos maisons.
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Que de fois j'ai aimé regarder mes enfants et ensuite mes petits enfants, les yeux émerveillés devant mes ensembles de Pères Noël et mes décorations Tout au long de ces années, j'ai développé mon art de la table et à chaque fois j'en ai réalisé une différente.
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Les petits sont devenus grands , les générations se sont succédées et surtout le monde qui nous entoure a changé, malheureusement la famille aussi. Certains se sont éloignés et maintenant au soir de notre vie, plus rien ne se ressemble.
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Pourquoi devrais-je arrêter d'entretenir mes rêves ? Heureusement nous sommes encore deux et jusqu'au bout je continuerai tant que j'en aurai la force. Pour moi Noël c'est sacré. De bons moments pour MOI, pour LUI . Pour la première fois cette année, nous avons décoré ensemble . Avant, seule en une journée tout était en place, maintenant il nous faut deux jours et j'espère que nous le pourrons encore pendant de nombreuses années.
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Maintenant que la maison est prête, je peux commencer à emballer les cadeaux et les envoyer. Sans oublier d'adresser un SMS à chacun, pour qu'ils surveillent leur boite aux lettres.
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Et vous si vous êtes seuls, préparez-vous un bon repas et décorez un minimum votre maison, car nous ne savons pas, ce que demain sera fait ?
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