26 février 2016

L'Art de la Table

La troisième de mes passions : l'Art de la Table. Aujourd'hui, je vous invite à partager ma collection de jolies tables.

Depuis 14 ans, à chaque repas à la maison, je fais une jolie table et petit mari un succulent repas.

J'y pense longtemps avant le jour "J", je la peaufine dans ma tête et, j'essaie de penser à tout, pour la rendre encore plus belle.

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L'Art de la table, fait parti de l'Art de Recevoir et j'aime les deux. J'aime aussi recevoir plus simplement, mais toujours avec élégance et raffinement, parfois il n'y a qu'une seule touche, mais elle y est.

Quand quelqu'un me dit : "c'est à la bonne franquette, moi je ne fais pas de chichis". Je n'aime pas ça. du tout. Même à la bonne franquette, un petit détail change tout.

26 - Le vie en Rose et Lavande 19 juin 2011

Se réunir autour d'une table, c'est partager un bon repas, c'est la convivialité, alors porquoi ne pas le faire autour d'une jolie table. Non, je ne fais pas de chichis, je ne fais que sublimer les plats que prépare petit mari avec amour, respect... Alors, la prochaine fois que vous recevrez, pensez à moi, vos invités je suis certaine apprécieront.

  

Je vous conseille de le mettre en grand pour mieux apprécier le détails.

 

A votre prochain dîner à la maison,, pensez à moi.

Bon Appétit à Tous.

 

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19 février 2016

La Duchesse

 

Il y a dans la vie des gens ou des choses qui nous marquent à tout jamais. Je suis pourtant dans la dernière partie de ma vie et jamais cette maison ne s’est estompée de ma mémoire, au contraire elle s’y est inscrite comme un rêve, jamais exaucé. C’était celle de ma grande tante Aurélie et de son mari Georges. Un couple dont je vous parlerai un jour au destin particulier et différent de ceux de notre famille.

 Elle est située dans les faubourgs d'une belle ville impériale, tout près d'un haras. Avec un nom peu commun « La Duchesse », construite très certainement au milieu du XIXème siècle pour le grand-père de Georges, une famille de banquiers de père en fils.

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elle ressemblait beaucoup à celle-ci.

La première fois que je l’ai visitée, je devais avoir 12 ans. Je me souviens encore que je me suis dit, elle est drôlement belle, quand je serai grande, j’aimerai en avoir une comme celle-ci. Aurélie et Georges, en rentrant d’Indochine en 1954, l’ont complètement remaniée et dotée du confort du XXème siècle et même plus

 

98Aurélie vers 1930

Georges en 1916

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans chaque chambre, il y en avait 5, ils ont fait installer une douche et un lavabo ainsi qu’une grande salle de bains dans la leur. Pour moi qui me lavais dans la cuisine à l’époque, c’était vraiment le luxe incarné et le rêve. Leur chambre avait des allures de boudoir ; tapissée d’un joli rose moiré, pas de voilages à la fenêtre pour ne pas empêcher la nature de rentrer, comme ma grande tante disait. Mais en revanche des doubles rideaux étaient assortis  au dessus de lit  en toile de Jouy d’un rose plus soutenu (c’est à partir de là, que j‘ai découvert et aimé la toile de Jouy et je n’ai jamais changé, ma chambre actuelle en est pourvue).

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le sujet du tissu était exactement celui-ci.

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Notre chambre, il n'y avait pas de voilage jusqu'à dernièrement, pas pour laisser rentrer la nature puisque nous sommes sur la rue, mais parce que bébé Igor grimpait aux rideaux. 

 

Deux fauteuils de type confortable  habillés du même ton et pour moi la petite jeune fille coquette, je restais en admiration devant  la coiffeuse aux triples glaces, sur laquelle trônait des flacons de verre très jolis, desquels  s’échappaient d’agréables parfums. Au-dessus du lit, une peinture asiatique, représentant de dos une femme allongée sur un lit, habillée de son  Ao Daï blanc, elle semblait admirer le jardin par une fenêtre ouverte. Adossée au mur de la salle de bains, une armoire asiatique incrustée de laque.

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 Parmi les 5 chambres, il y en avait une dont la décoration n’avait pas beaucoup changée depuis la construction de la maison, mis à part les commodités d’une petite salle d’eau installée derrière un paravent chinois, un lavabo des années 1930 qui semblait être là depuis longtemps et dans le placard à côté une douche récemment installée). C’était la chambre des premiers propriétaires qui avait fait construire la maison, les murs étaient recouverts d’un papier fané, parsemé de bouquets de fleurs bleues, des meubles d’un autre temps et devant la fenêtre, une méridienne tout aussi fatiguée. J’étais surprise de voir cette pièce dans son jus qui faisait un drôle de contraste avec les autres pièces de la maison si élégamment agencée. Aurélie m’expliqua, que c’était celle où était né le père de Georges et lui même était né aussi dans cette pièce et que de son vivant, jamais elle ne changerait.

 

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Deux  autres chambres avaient été refaites pour mes cousines et la troisième aménagée en chambre d’amis, avec un lit à baldaquin immense, le tout en grande partie, meublé de meubles en bois exotiques rapportés de Saïgon. Toutes les chambres donnaient sur une galerie aménagée de fauteuils, de 2 petites tables juponnées, sur chacune d’elle trônait une lampe à l’abat jour assorti à la couleur des fauteuils. Dans un coin une table de jeux entourés de deux chaises capitonnées. Près de cette table, une porte était dissimulée dans le mur et donnait vers l’étage supérieur où se trouvait un grenier rempli de trésors. 

 

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On redescendait un large escalier et on arrivait dans un grand hall d’entrée très éclairé par la porte vitrée habillée de fer forgé, que mon grand-père avait faite dans les années 1930 et qui desservait une belle salle à manger aux meubles anciens, en face on trouvait un salon d’une grande superficie avec des boiseries aux couleurs miel qui recouvraient les murs avec 4 belles portes fenêtres donnant sur un parc arboré. Dans un coin de cette pièce, un grand piano, demi queue qui avait servi à la maman de Georges au début du vingtième siècle. Encore un meuble dont il n’était pas pensable de se séparer. Deux autres pièces, une, servant de bureau et l’autre de bibliothèque aménagée de grandes vitrines dans lesquelles on pouvait trouver tous les livres de la famille et beaucoup d’objets asiatiques. Une cuisine assez spacieuse et réaménagée entièrement aux goûts et au confort du XXème siècle, une arrière cuisine où se trouvait la machine à laver dernier cri, ce qui ne se trouvait pas encore dans tous les intérieurs à cette époque. Le mur du fond à gauche était habillé de placards jusqu’au plafond ; on y trouvait également tout le nécessaire pour repasser.

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Sur le côté de la maison donnant dans le hall,  un jardin d’hiver entièrement vitré de petits carreaux de toutes les couleurs. Dans lequel se trouvait un salon en rotin très « belle époque » tout autour de la pièces de jolies plantes digne d’une serre. Cette véranda comme on l’appellerait de nos jours avait été juxtaposée à la maison dans les années 1900.  Aurélie depuis son retour  l’avait aménagée avec beaucoup de goût, c’était la première fois que je voyais ce genre de pièce dans une maison. 

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En dessous de l’escalier du hall il y avait les toilettes et une porte qui descendait à la cave et à d’autres pièces dans lesquelles, personne n’allait, beaucoup de vieilles choses y était entreposées depuis des lustres. Cette jolie maison est entourée d’un parc d’environ 2000 m² entretenu par un jardinier ainsi qu’une dépendance aménagée de deux garages et d’une pièce pour ranger  tondeuse, et outils de jardin ainsi qu'un grenier au-dessus avec deux lucarnes.

 

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De nos jours, cette maison est encore habitée par ma petite cousine Françoise, son mari et son amie vietnamienne « Dung » arrivée en France avec eux en 1954. Nous ne nous fréquentons plus du tout, hormis quelques vœux de circonstances chaque année au 1er janvier. Ma petite cousine a eu un destin beaucoup plus agréable et surtout moins mouvementé que le mien ainsi qu’une enfance dorée, un jour, elle a décrété que nous n’étions pas du même monde et nos relations se sont estompées.

 

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Alors voyez-vous, cette maison m’a beaucoup marquée, toute ma vie ne pouvant avoir la même, je me suis inspirée de beaucoup de ses particularités, je pense que le bon goût et l’amour des belles chose, je les dois à ma grande tante Aurélie, qui toute sa vie a été une femme différente et très cultivée  et comme disait mon grand-père : « ma petite sœur a toujours été une privilégié ! ».

 

 

certaines photos ont été prises sur internet

 

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12 février 2016

Passion : Photographie

 

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Ma seconde passion. « La photographie ». Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intéressée par la photo. Mon grand-père avait un appareil Kodak qu’il me prêtait quand j’étais jeune fille. Il avait eu aussi,  une chambre noire dans laquelle avant la guerre il développait ses photos sur plaque de verre. Il a toujours aimé ça.

 

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Petite aparté. Quand je réfléchis bien, je n’avais jamais rien à moi quand j’étais enfant. Mon petit landau de poupées était celui d’une cousine de maman, ensuite mon vélo était celui de maman. Jamais on ne m’a offert adolescente, ni un tourne disque, ni un appareil photo. Pour le tourne disque c’est mon futur mari qui m’en avait fait un, en 1960, à l’époque, il était plutôt branché composants électroniques. Mais il aimait aussi beaucoup la photographie.

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C’est mon second mari qui m’a offert mon premier appareil réflex Canon A1, à son retour du Brésil en 1989.  A partir de là, tout a commencé, depuis jamais je n’ai arrêté. Au début de notre mariage je me servais de son Canon FTB, qu’il s’était séparé après de nombreuses années de bons et loyaux services justement pour s’acheter un A1. Mais comme je faisais de plus en plus de jolies photos ; (l’élève dépassant parfois le maître !!!), j’ai eu le droit de posséder le mien.

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 Depuis l’âge de 16 ans il est  mordu de photos.  Il m’a tout appris, nous avions nous aussi une chambre noire pour développer à l’époque nos photos en noir et blanc. Dieu sait ce que j’ai pu y passer du temps dans cette petite pièce au fond du garage. Après le noir et blanc nous aurions bien aimé nous lancer dans le développement des photos en couleur, mais là, c’était une autre histoire, plus difficile avec d’autres contraintes. Les amateurs comme nous, préféraient jouer avec les gris et les blancs. A chaque développement nous faisions des planches contacts que j’ai toujours conservées dans des classeurs à cet effet. Je peux dire, que nous étions de bons clients à la FNAC du Châtelet.

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En revanche, lui excellait dans les portraits, il excelle toujours du reste, puisque depuis qu’il est à la retraite il continue à faire de la photo à grande échelle ; maintenant il photographie les mannequins pour VOG  et il a ses entrées chez Jean Paul Gaultier.  Il a beaucoup évolué,  du Canon, il est passé au Ninkon Pro.

 

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Rarement je ne sors sans mon appareil réflex. Même quand les appareils étaient encore argentique quand je voyageais, j’emportais toujours au moins  une trentaine de bobines de 36 poses de différentes sensibilités, soit avec développement sur papier ou diapositives. En revanche, je suis toujours restée fidèle à Canon, parce que les objectifs vont sur tous les appareils de la même marque.

 

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 Dès que le numérique est arrivé sur le marché, j’en ai tout de suite eu un. Actuellement je possède un Canon EOS 550D.  C’est mon quatrième réflex. Souvent en voyage ou en balade vous pourriez me croiser l’appareil autour du cou, j’ai la tactique pour le tenir devant moi, mais j’avoue que depuis quelques mois le poids m’indispose beaucoup. Mais il est impensable  de ne pas l’avoir en permanence sorti. Depuis cet été, je me suis achetée un petit canon SX710HS on peut le mettre dans la poche,  il fait presque d’aussi belles photos, mais a un gros défaut, les batteries ne durent pas longtemps, m’étant faite surprendre plusieurs fois, je ne pars jamais sans 3  batteries de rechange. Un autre désagrément il n'a pas de viseur, seulement un écran, dans certains endroits sombres on ne voit rien, trop habituée à me servir du viseur.

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Avec le numérique, nous sommes rentrés dans une nouvelle ère du monde de la photo, puisque même les téléphones portables font de jolies photos. Ceci étant, un passionné de photos ne considère pas cela comme un appareil réel et préfère toujours son réflex ou à la rigueur un plus petit, pratique à mettre dans la poche.

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Les moyens modernes font que les logiciels, permettent de sublimer, de recadrer, d’effacer un élément disgracieux, d’éclaircir ou de donner un peu plus de lumière c’est vraiment un plus pour la perfectionniste que je suis et l'on peut jouer avec les fonctions. Un vrai joujou ! .

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Comme je suis très minutieuse, mes photos prennent beaucoup de place sur mon ordinateur, elles sont classées et répertoriées. Chaque journée où je suis en chasse photographique représente un numéro. J’ai commencé avec les photos de notre mariage en 2002 et à ce jour j’en suis au n° 800. Je les sauvegarde sur un disque dur et aussi sur un Cdrom. Parfois je fais le ménage en supprimant les insignifiantes, les irrécupérables, les inutiles. Ne sachant pas vraiment si elles se conserveront dans le temps, je fais des livres avec mes plus beaux clichés, en espérant qu’ils seront conservés pour la postérité.

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Très souvent, je passe une partie de la journée à les regarder et à en choisir pour faire des diaporamas. A chaque fois, je revis les instants précieux de mes souvenirs. C’est un hobby qui m’occupe beaucoup. Mon premier mari, lui reprend toutes ses photos et traque toutes les impuretés du temps qui passe et le vieillissement pour les refaire vivre et durer dans le temps. Nous avons tous de vraies occupations de retraités.

 

 Donc voyez-vous la photo m’a accompagnée et m’accompagnera jusqu’à la fin de ma vie. Petit mari fait aussi de jolies photos, mais pour lui ce n’est pas une passion Je le remercie de m’accompagner sur le chemin de mes chasses photographiques et j’admire sa patience, car un passionné prend son temps, laisse passer les gens dans les lieux publics, attend d’être seul dans une pièce ou devant un monument, en un mot il est toujours à la traîne. Sur mes quatre filles, une seule a attrapé notre virus familial ; elle aussi fait de très jolis albums. Quant à la génération suivante Maxime s’essaie et il semblerait qu’il soit doué. A Noël Théma 7 ans a reçu son premier réflex Canon, depuis déjà longtemps il se servait de celui de sa maman. Je suis contente, « le  virus bénéfique »  continue à se transmettre.

 

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J’ai souvent participé à des expositions en Picardie et dans la région parisienne. J'ai également souvent fait des concours.  En ce moment j’ai envie de renouer avec ces derniers, et je vais m’inscrire à celui du Festival Nature dans l’Ain à Hauteville-Lompness. Emilie m’a inscrite à un groupe sur Facebook concernant notre région, j’ai commencé à lier des liens avec des photographes.

 

Machuraz

 

saint martin de bavel

 

 Depuis des années je reçois, les superbes photos de : Jiri Benovsky, je

 vous invite à découvrir ses photos, c’est un pro :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 février 2016

Passion : Généalogie

Mon blog est intitulé « Manouedith et ses passions ». Vous le savez, je suis quelqu’un de passionnée. Quand j’aime quelque chose, j’y consacre beaucoup de temps et j’essaie de faire partager ma passion.

Pendant plus de 50 ans, j’ai vécu à fond « la généalogie » Mes recherches ne se faisaient pas comme la plupart des chercheurs de maintenant.

 

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Arbre commençant par ma mère. 

 

Dans les années 1970/2000, pas si facile que ça. Il fallait fréquenter les archives à des heures de bureau et rechercher soi même, c’était très enrichissant, on apprenait, on découvrait des époques que l’on ne soupçonnait même pas.

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Maintenant on fait son marché sur Internet en restant assis chez soi devant son ordinateur on copie sur ceux qui ont souvent aussi copiés ailleurs sans vérifier les sources ; c’est ainsi que se répandent les erreurs et que certains se retrouvent avec des généalogies très fantaisistes et complètement fausses. Au XIXème siècle les gens riches faisaient travailler des généalogistes pour leur fournir des généalogies de complaisances qui les apparentaient à l’aristocratie.

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Il faut dire que moi, je ne faisais pas de la généalogie pour additionner des dates et avoir le plus d’ancêtres comme font les Mormons afin de les baptiser et bien d’autres qui collectionnent les dates pour remonter le plus loin possible et se vanter d’avoir un nombre impressionnant d’ancêtres.

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 Je le faisais pour savoir comment c’était avant, quels  étaient les métiers de l’époque, comment vivaient les gens ; souvent je juxtaposais mes trouvailles généalogiques à l’histoire de la France des mêmes années. Je peux dire que pendant ces 50 ans je me suis régalée et cela a éclairé certains épisodes de ma vie plutôt sombres.

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Le matin,  Je partais après avoir déposé les enfants à l’école et je rentrai après l’école. Quand j’ai commencé, comme j’habitais à 20 minutes des archives départementales de l’Oise, je n’y allais qu’un après-midi par semaine, très vite je suis passée à deux après-midi. Quand ma dernière fille est rentrée au collège et que tout mon petit monde déjeunait à la cantine, mes demi-journées se sont transformées en journées entières ; je faisais même des recherches pour des amis.

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Très vite, mes recherches m’ont amené à visiter aussi les archives des autres départements mitoyens au mien et celles de Paris. Justement aux archives départementales de Paris, j’ai fait la connaissance d’une dame, qui m’a donné un tuyau pour faire de la généalogie à une échelle plus grande en me conseillant de proposer mes services à l’ Office de Généalogie dont elle faisait partie et qui recrutait des chercheurs occasionnels dans ma région. A l’époque cet Office, n’avait qu’un seul bureau à Rennes., c’est ainsi que je me suis retrouvée chercheuse occasionnelle chez Bovyn-Dechnick et j’ai travaillé pour eux plus de 20 ans. Inutile de vous dire que je ne gagnais pas grand-chose, mais je sortais de chez moi et j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre. J’ai découvert le plaisir d’apprendre des choses enrichissantes et passionnantes et en même temps, je pouvais assouvir ma passion. J’ai très vite découvert, que faire des recherches pour les autres m’apportaient autant que quand je traquais mes ancêtres.

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 Merci à cet Office qui m’a fait connaître la généalogie à un autre stade, celle ou l’on travaille pour la recherche d’héritiers. Jusqu’à ce moment là, mes recherches commençaient 100 ans en avant par rapport à l’année dans laquelle nous étions. Avec une dérogation du Procureur, j’allais découvrir des archives beaucoup plus récentes, c’est , pour cela que je suis allée plusieurs fois consulter les archives judiciaires dont je vous ai parlé la semaine dernière, dans mon billet sur la Sainte Chapelle.

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J’ai fait la connaissance avec le   CARAN  (centre d’accueil et de recherches  des archives nationales) à Paris, de l’Hôtel Soubise, où j’ai pris des cours ainsi que l’hôtel de Rohan dans le Marais. Une année j’ai même pris des cours de paléographie tous les samedis. Et Je suis allée me perfectionner chez les Mormons. Jamais je ne manquais les congrès de généalogie et les conférences. J’ai même emmené Annabelle avec moi au Congrès de Vichy ; j’aimais partager cette passion avec mes 4 filles. Toutes m’ont accompagnée un jour ou l’autre aux archives.

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Maintenant la généalogie s’est tellement développée, que même les grands Offices ont des succursales partout en France et des chercheurs à plein temps. J’ai fait aussi des recherches pour un grand avocat. Comme je suis quelqu’un d’honnête, consciencieuse, rigoureuse, méthodique et organisée, mes missions étaient toujours exemplaires et enrichissantes pour moi. Je peux dire que ces moments là ont été des moments d’exceptions dans ma vie et ils m’éloignaient de mes soucis conjugaux.

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A une époque j’ai pensé m’installer à mon compte, malheureusement j’ai toujours partagé ma vie avec des hommes qui préféraient que je ne travaille pas, c’est tellement plus pratique une femme à la maison qui élève les enfants et qui s’occupe de tout. Dans ces années là, un salaire suffisait. Il y avait encore beaucoup de mamans au foyer et mon mari ne prenait pas mes missions au sérieux, mais plutôt pour un amusement, sans jamais se douter ce qu’elles pouvaient m’apporter, moi la jeune femme qui n’avait que son certificat d’études.

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IL ne m’encourageait pas dans l’idée d’en faire mon métier, au contraire, il me montrait tous les désagréments financiers que j’aurais en étant à mon compte et cela a marché puisque jamais je n’ai sauté le pas. Mais je peux dire que si à mes côtés j’avais eu la chance d’avoir quelqu’un pour m épauler, sans hésitation j’aurais foncé. Au soir de ma vie j’avoue, c’est un de mes plus grands regrets.

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En 2010, j’ai ouvert un blog : « manouedith3.canalblog.com », ou je donnais de précieux renseignements pour faire des recherches, malheureusement j’ai arrêté de l’alimenter, car n’étant plus dans le circuit et Internet sur ce sujet s’étant tellement développé que je me suis vite sentie dépassée. Néanmoins, je ne l’ai jamais fermé et je sais qu’il y a encore des visiteurs car je reçois de temps en temps des demandes.

LE TEMPS QUI PASSE

http://manouedith3.canalblog.com/

 

Je tiens à préciser une chose importante. Si vous faites de la généalogie, ne vous attendez pas à avoir une généalogie exacte, car en remontant le temps sur plusieurs siècles, vous ne pouvez pas être certain qu’un secret de famille ne soit pas caché et qui sans le savoir à tout faussé. De nombreux premiers enfants ne sont pas ceux du père qui les ont reconnus, je l’ai souvent constaté dans mes recherches. A la rigueur les généalogies par les femmes sont plus exactes.

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Pourquoi je suis venue à la généalogie et pourquoi elle  est devenue une véritable passion.  Un jour, je devais avoir 17 ans,  mon grand-père m’a dit : nous descendons de Jeanne d’Albret et d’Aliénor d’Aquitaine, j’ai voulu vérifier, je n’y suis jamais arrivée. Les archives accessibles ne remontent pas aussi loin donc je me suis arrêtée aux alentours de 1650. Mais cela ne fait rien, j’ai tellement découvert de choses que l’idée première est vite devenue plus de la motivation de découvrir la vie d’avant que de découvrir si mes racines étaient celles de la nièce de François 1er et la mère d’Henri IV et encore moins de celle qui a été deux fois Reines, Reine d’Angleterre et Reine de France : Aliénor d’Aquitaine.

 

mes ancêtres

Je peux dire que ce milieu généalogique m’a beaucoup apporté. J’ai découvert que malgré mes petites études je pouvais me passionner pour quelque chose d’autre que ma vie de mère au foyer. Que je pouvais m’intéresser et que je pouvais devenir intéressante, contrairement à une réflexion que j’ai entendu un jour me concernant : « je ne sais pas ce que tu peux lui trouver à cette fille, ce n’est qu’une mère au foyer », cette réflexion que mon oreille a surprise m’a fait beaucoup de mal venant de la part d’un Monsieur bardé de diplômes mais certainement pas d’intelligence.

Je vous dis à la semaine prochaine pour ma seconde passion : la photographie.

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