Je ne connaissais pas Biarritz, Anglet et sa chambre d’amour, ni les jolis villages basques, si souvent décrit par ma fille Chrystel, qui chaque année s’y rendait avec son mari et ses enfants. De chez nous, quand nous devons aller sur la côte atlantique, il nous faut faire à chaque fois, entre 800 et 900 kilomètres. Alors, là il fallait profiter de notre proximité depuis les hautes Pyrénées, pour nous y rendre une journée entière.

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 Avec l’autoroute, nous y sommes en moins de deux heures. En consultant la météo, il semblait que le meilleur jour c’était mercredi. C’est donc un peu avant 8 heures que nous avons pris place dans la voiture. Pas de pluie ou vraiment très peu pendant la journée, elle a commencé à nous importuner en fin d’après-midi et sur tout le trajet du retour. En revanche, des ciels noirs, bleu marine, de beaux ciels pour faire des photos. Une mer calme avec son va et vient incessant, des vagues comme il se doit dans cette région, pas encore beaucoup de monde et des surfeurs, « beaux comme des Dieux ».

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 C’est donc à Anglet que nous nous sommes arrêtés en premier. Mon Dieu, que la mer était belle. Depuis que nous habitons la montagne, elle me manque beaucoup. Nous habitons à 364 kilomètres de la première plage.

Nous allons quelques fois sur la méditerranée, mais ce n’est jamais pareil à l’océan, qui bouge sans arrêt et qui forme de jolies vagues. J’avoue, j’y serais restée à rêver plus longtemps si mon programme me l’avait permis. Nous avons déjeuné au bord de la plage de la chambre d’amour.

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 La légende de la chambre d’amour, raconte que dans les temps lointains, Laorens pauvre et orphelin et Saubade fille d’un riche cultivateur s’aimaient et se retrouvaient en cachette dans cette grotte sans que leurs parents le sachent. Grâce à cette légende et à la nouvelle mode des bains de mer qui arrive à partir de 1828, la plage devient un des hauts lieux de visite et de promenade de la région. Ayant toujours été très romantique, j’avais aimé cette légende dès mon adolescence. Je me suis rendu compte qu’elle était de moins en moins connue par les jeunes générations. Je me souviens des cartes postales des années 1960 que l’on ne manquait pas d’envoyer à sa dulcinée quand on passait par là. J’ai cherché à la devanture des boutiques de la plage, je n’en ai trouvé aucune racontant la légende. Les temps changent et le romantisme est bien loin du cœur de nos adolescents. Petit regret de nostalgie pour la grand-mère que je suis.

0 la grotte de la chambre d'amour

Après le repas, nous sommes allés prendre le café à l’hôtel du Palais. Le café s’est transformé en délicieux chocolat Eugénie. Beaucoup de personnes n’osent pas pousser la porte de ces palaces. Moi, au contraire à chaque fois que j’en croise un, je rentre pour avoir le plaisir de déguster une boisson, qui ne coûte pas beaucoup plus cher que dans un café ordinaire. Notre chocolat était copieux l’équivalent de deux tasses chacun, du fait maison avec de vraies barres de chocolat, le tout accompagné d’une assiette de mignardises, tout aussi délicieuses. Petite fantaisie que je peux me payer, alors que je ne pourrais pas me payer un séjour d’une seule nuit  dans cet endroit. Sans compter que l’environnement est superbe et nous pouvons y rester un bon moment et ça fait du bien. Alors, osez, vous avez le droit et bannissez la phrase clef que j’ai si souvent entendue : « Ce n’est pas pour moi !!! » Petit mari au début était réticent à cause de Myrtille. Myrtille est une demoiselle bien élevée, elle est restée dans son sac à nos pieds et elle n’a pas bougé.

 

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Ce délicieux moment savouré, nous avons repris la route pour nous rendre dans un endroit dont je rêvais depuis longtemps : « l’Arnaga »

 Une jolie maison basque entourée d’un jardin remarquable, éclairé par des centaines d’hortensias rose et bleus, de toute beauté. A cette époque de l’année, ils étaient à l’apogée de leur floraison. Cette belle propriété est celle d’Edmond Rostand et de son épouse Rosemonde Gérard, la poétesse de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Vous souvenez-vous du poème :

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L’éternelle chanson :

 

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille….

 

C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge,

Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main

Car vois-tu chaque jour je t’aime davantage,

Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.

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 Si j’ai voulu aller visiter cette maison. C’est pour une raison personnelle. Pendant 20 ans, j’ai habité    le parc du château où, enfant elle venait passer ses vacances chez son grand-père le Maréchal Gérard ; le fidèle Maréchal de Napoléon Bonaparte. Dans cette visite, pour moi il y avait un petit plus auquel je ne suis pas restée insensible. Néanmoins, vous le savez, j’aime aussi visiter les lieux d’exception et celui-ci est une belle découverte.

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Ensuite, sur les pas de ma fille Chrystel, nous nous sommes arrêtés malgré la pluie dans un joli village basque inscrit parmi les plus beaux : AÏNHOA, sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle à la limite de la province du Labourd et de la Navare, à quelques encablures d’un autre village célèbre : Espelette, ce village est composé d’une seule rue unique ou les façades blanches et rouges rendent l’endroit exceptionnel.

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Après cette belle journée, riche en jolies découvertes nous avons repris la route sous la pluie pour regagner notre village de Bigorre.

 

Demain sera un autre jour…..