18 mars 2016

Le Musée des Beaux Arts de Chambéry (Savoie)

 

Je sais mon billet de cette semaine, n'emportera certainement pas la palme des commentaires. Cela ne fait rien, je suis certaine qu'au moins quelques unes d'entre vous apprécieront, c'est à Lakevio que je dédis ce billet sur l'Art italien.

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Voici la Sainte Famille avec un fransiscain de Bernardo Fungaï vers 1480. 

Il y a déjà 9 ans que nous sommes dans cette magnifique région et jamais nous n'étions rentrés au Musée des Beaux Arts de Chambéry, notre dernier Musée des Beaux Art régional était celui d'Amiens, beaucoup plus grand. Mais ici, le Musée, possède une importante collection italienne du XIVème siècle au XVIIIème siècle, c'est la plus grande collection de peintures italiennes présente en France après le Louvre. 

 

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Voici mon coup de coeur. Portrait de Jeune Homme par Domenico Veneziano ; une huile sur bois de 1440/1442.

Le Musée se trouve face au Palais de Justice dans la partie ancienne de Chambéry. C'est une ancienne halle aux grains complètement restaurée en 1889, par l'architecte François Pelaz. Des travaux de restauration ont été effectués pendant 3 ans et le Musée à réouvert ses portes en 2012. Périodiquement s'y invitent des expositions temporaires contemporaines. 

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Mais pour moi aujourd'hui, ce sont les peintures italiennes qui m'intéressent. Ne pas oublier qu'il n'y a que 156 ans que la ville est française. Avant c'était le Duché de Savoie. Et 156 ans, c'est presque hier!

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Charle Emmanuel 1er de Savoie de Giova Carocca ou Carrochyo

 

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L'avarice vers 1640 - Mathias Stomer

 

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Portrait de François de Gonzague, Duc de Mantoue époux de Marguerite de Savoie. 1608/1612.

 

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Vierge à l'enfant 17ème siècle de Giovanni Battista.

 

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La risque des musiciens vers 1630 - Atelier de Georges de la Tour

 

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Hannibal jurant haine aux romains de Claudio Francesco Beaumont

Le sujet, rarement traité, est tiré de l'histoire romaine de Tite-Live et met en scène un exemple de courage et de détermination. Ce tableau traduit le talent et l'aisance de Beaumont pour l'exécution de vastes compositions historiques pleines de mouvements et de couleurs destinées aux décors des résidences royales de la couronne de Piémont-Sardaigne dont il était le peintre officiel dès 1731.

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Cassandre implorant la vengeancé de Minerve 1810 par Jérôme-Martin Langlois

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Sacrifice humain chez les gaulois de Jean-Baptiste Peytavin 1768

Ce peintre chambérien après quelques réalisations locales, est parti en formation dans l'atelier de David à Paris où il acquiert des qualités artistiques reconnues. Ce tableau a été longtemps considéré comme le pendant du Supplice d'une vestale, il reprend le même théme moralisateur.

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Silvio Pellico, écrivant ses mémoires par Serangeli Giocchino

Un élève de David lui aussi, a peint cette toile au début du 19ème siècle. Ce tableau est le reflet de la sensibilité de l'homme des lumières face à la nature telle que l'on définie Rousseau et Goethe. Vraiment un beau paysage romantique orné de magnifiques frondaisons.

 

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La Mer de Glace à Chamonix comme l'a vu Claude Hugard de la Tour en 1862.

 

Je terminerai par un autre de mes coup de coeur.

 

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Le col du Grand St. Bernard par Alexis Noël en 1835

 

Ce peintre est connu surtout en tant que graveur pour ses illusrations de livres de voyages. Là aussi, il se dégage un sentiment de solitude, d'irréel et de fantastique. Cette recherche du sublime et même du tragique, ancre cette oeuvre dans le courant romantique.

 

Voici une visite que j'ai beaucoup aimée je vous la recommande si vous passez par Chambéry.

 

Les photos sont les miennes

les commentaires sont ceux du Musée.

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2016

Les trésors enfouis

 

Quand j’étais enfant. Certains dimanches d’hiver, ma grand-mère descendait la grande boîte en carton de La Belle Jardinière, célèbre magasin parisien du début du XXème siècle. Dans cette boîte, elle y rangeait toutes les vieilles photos ayant appartenu à différentes personnes de la famille. Elle avait aussi récupérées celles de ses parents et de ses grands-parents.

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Une vraie mine de souvenirs, inlassablement elle me présentait toutes les personnes qui avaient traversé sa vie et qui pour certaines s’étaient envolées depuis longtemps. Seulement, au dos elle n’inscrivait pas les noms, dommage ! Néanmoins comme elle ressortait souvent sa grande boîte, ma mémoire enfantine inscrivait dans un coin de mon cerveau le nom de l’inconnu et sa parenté avec moi. J’aimais ces journées de  retrouvailles familiales, si l’on peut dire.

Louise Morel Fernande Pascaut Marcelle Bourcy

par exemple la personne âgée au milieu, c'était sa grand-mère Louise Bourcy-Morel (1842/1932)

Etant fille unique comme je vous l’ai déjà dit, maman aussi  étant partie avant ma grand-mère ; c’est moi, qui ait hérité de tous ces trésors d’un autre temps. Très sensibilisé depuis toujours par l’histoire de notre famille, j’ai conservé ces veilles photos et depuis, j’ai mis au dos les noms que je me souvenais.

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Je suis très conservatrice, ça aussi je vous l’ai déjà dit.  Chez moi, tout est rangé consciencieusement, pas de photos qui traînent dans les tiroirs. Toutes sont regroupées dans des albums de l’époque. A mon grand désespoir, ces albums aux supports collants sont très mauvais pour la conservation dans le temps ; il est souvent impossible d’y retirer une photo sans l’endommager. Le tout est rangé dans l’armoire de la chambre reconstituée de mes grands-parents, elles sont donc en terrain de connaissance.

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Cet hiver, j’ai repris la généalogie ! Soit, avec un autre esprit. Mais avec le souci d’agrémenter l’histoire de  mes ancêtres avec les photos et les cartes anciennes que je possède. Inutile de vous dire que le scanner fonctionne beaucoup en ce moment à la maison, doublé par Picasa pour rendre leur éclat aux photos jaunies par le temps.

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Les cartes postales, sont toutes dans des albums à pochettes plastiques, donc absolument pas endommagées. Dans une vingtaine d’albums se trouvent presque la France entière ; un vrai trésor de brocante. J’ai mis à jour mon logiciel « Généatique », j’ai repris un abonnement « premium » à Généanet   et avec joie, j’ai découvert les nouvelles fonctions bien améliorées par rapport à mes versions 2009.

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Parmi ces nouvelles fonctions, une qui me plaît beaucoup. Le partage des actes, des cartes, des blasons et des documents avec ceux qui passent par là. J’ai donc décidé de faire profiter un maximum les internautes qui font des recherches ; car je doute que mes enfants après moi aient le même don de conservation de leurs ancêtres.

 

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 Trop plongés dans le monde actuel, ils sont bien loin de la conservation des patrimoines familiaux. Pourtant, ces racines, ce sont celles qui font le monde d’aujourd’hui. Je ne voudrais pas que mon travail généalogique de toute une vie se retrouve après moi sur les brocantes. J’envisage donc, s’il n’intéresse pas mes proches, d’en faire dons aux archives d’associations généalogiques. Je reste convaincue que c’est un patrimoine qui doit se conserver.

 

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 La boite qui a remplacé celle de la Belle Jardinière

Trop de photos, de documents, d’actes notariés et même de registres paroissiaux se trouvent sur les brocantes partout en France. A chaque fois que je vois des cartons de  photos d’inconnus sur un étalage, cela me fait mal.  Quelque part, c’est un manque de respect de la part des familles qui s’en séparent parce qu’ils ne savent pas quoi en faire. En cherchant bien on peut trouver des organismes d’histoire, de généalogie, de conservation de photographies anciennes qui commencent à récolter ces biens précieux. Donc, si un jour vous débarrassez une maison familiale avec de tels trésors essayez de trouver une autre issue que les brocantes ou la poubelle.

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Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote vécue dernièrement. Dans ma famille, on m’a toujours connue comme celle qui s’intéressait à la mémoire familiale et à l’histoire en général.

 

EDITH arrivée à St

 En l’An 2000, quand le cousin germain de maman est décédé, n’ayant pas de descendance et comme il aimait les mêmes choses que moi, sa compagne m’a donné toutes ses photos familiales et papiers qui pouvaient m’intéresser, même ses vieux appareils photos, lui aussi était un mordu de photographie, il a été un des premiers à faire des diapositives. Je les ai rangées soigneusement sur une étagère de mon armoire et je les ai laissé dormir jusqu’à ce mois-ci.  J’ai décidé d’y jeter un œil et de les répertorier avec les autres.

 paul bernard

 

 Là, qu’elle a été ma surprise d’y découvrir certaines photos qui m’étaient inconnues et pourtant elles me touchaient de très près, puisqu’elles concernaient mon père biologique, ainsi j’ai découvert les pieux mensonges que l’on m’avait racontés sur ma filiation et une autre version du secret de famille qui n’en était plus un, mais largement édulcoré. Eh bien ! Je peux vous assurer que, passée 70 ans, cela fait tout drôle. Ne mentez jamais, même par omission, la preuve, tout se sait un jour ou l’autre et ça peu faire mal.

 

marcel, edith, paul

 

 Merci Paul.

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04 mars 2016

Les Jardins de Verderonne au temps de Henri Cassoly

Ici, je vous ai déjà montré de beaux jardins. Je les aime autant que les châteaux. Dès que les beaux jours sont là, je me mets en chasse et je n'ai pas peur de parcourir des kilomètres, pour m'émerveiller devant de jolis endroits. Il y a des saisons plus propice que d'autres. Le printemps est la meilleure.

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Dans une autre de mes vies, quand j'habitais en Picardie ; près de chez moi il y avait un village "Verderonne", célèbre dans la région parce que Juliette Gréco y habitait. Mais pour moi, ce n'était pas Juliette qui m'intéressait. C'était plutôt les "communs" du château, comme on appelait à cette époque toutes les dépendances de châteaux. Justement dans  ce petit village, il y avait un château aux allures bien tristes.

00chateau de verderonne

Dominique Webb, y habitait, il avait l'ambition d'y créer son "château magique", il  donnait quelques spectacles dans le parc. Il paraîtrait qu'il avait trouvé dans les archives un vieux jeu de tarot du XVIIème siècle. Pendant longtemps, on pouvait voir de drôles d'engins accrochés dans les arbres. On le voyait souvent passer dans les villages voisins au volant d'une vieille voiture américaine qui ne passait pas inaperçu, en revanche les années où il a habité ce château ne sont pas restées mémorables. 

0 chateau magique Verderonne

Mais bien avant lui, plusieurs propriétaires se sont succédés. C'est en 1725 que le nouveau château se termine, c'est un descendant du propriétaire de l'ancien château Claude de l'Aubespine, qui a obtenu le marquisat de ses terres de Verderonne pour avoir été fidèle au roi pendant la Fronde.  Son descendant, le marquis Etienne Louis de Beaumont et de Verderonne porta ce château au sommet de son apogée en 1733. 

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Après lui, le château passe dans les mains du Comte d'Andlau et cette famille s'en sépare qu'en 1884. Le nouveau propriétaire banquier parisien l'achète et garde la totalité sans séparer : La baptiste par elle même de ses nombreux communs du XVIIème siècle : anciennes écuries, grange dans laquelle est caché un ravissant théâtre aux machineries du XVIIIème siècle, un colombier octogonale, une laiterie, un pédiluve pour les chevaux, des chenils et des serres hollandaises.

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Malheureusement bien vite tout ce domaine tombe en décrépitude, c'est à la fin des années 1960, qu'il connaîtra le plus bas de sa déchéance. Les communs furent vendus en plusieurs lots. En 1978, un Ophtalmologiste de l'hôpital de Creil, Henri Cassoly passionné de jardins et amoureux de la nature achète : La tour, la laiterie, le pédiluve, les serres hollandaises. Pendant des années il rénove l'ensemble ouvre ses portes aux amoureux de la nature et commence à organiser des expositions et des soirées culturelles dans le théâtre avec son ami Serge Bourguignon.

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Dès les années 1985, j'ai assisté régulièrement à des concerts et des pièces de théâtre dans ce jardin  classé jardin remarquable. J'y ai pris mes habitudes, souvent à la saison des roses, et des iris, l'après-midi j'allais me reposer et lire au bord de l'étang, pour un droit d'entrée modique, je passais de délicieux moments au calme et baigné par la beauté, bien loin de mes soucis de cette époque. Parfois, le propriétaire qui était toujours dans un de ses parterres, venait m'offrir une boisson et bavarder avec moi. Le plus beau de mes souvenirs, c'est quand il a organisé une exposition de fuchsias dan le colombier, dommage à cette époque je n'ai pas pu prendre de photos, mes pellicules n'étaient pas assez sensibles pour couvrir cet endroit très sombre.

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Monsieur Cassoly, nous a quitté. mais en fouillant sur Internet, j'ai pu voir, que les nouveaux propriétaires avaient réuni tout l'ensemble en créant le Domaine du château de Verderonne et qu'ils ont encore plein de projets pour le rendre encore plus beau. Ils ont 4 jolies chambres d'hôtes dont une suite dans les écuries et reçoivent séminaires et mariages dans leur belle propriété. Faire des photos d'un jour inoubliable dans les serres hollandaises et y recevoir ses amis doivent être des moments privilégiés. 

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Pour partager avec vous ce bel endroit, je vous ai concocté un beau diaporama, mettez le en grand et vous y serez presque..

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Saviez-vous, que la Picardie possède de nombreux jardins remarquables ? Allez les voir dès le mois de mai.

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26 février 2016

L'Art de la Table

La troisième de mes passions : l'Art de la Table. Aujourd'hui, je vous invite à partager ma collection de jolies tables.

Depuis 14 ans, à chaque repas à la maison, je fais une jolie table et petit mari un succulent repas.

J'y pense longtemps avant le jour "J", je la peaufine dans ma tête et, j'essaie de penser à tout, pour la rendre encore plus belle.

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L'Art de la table, fait parti de l'Art de Recevoir et j'aime les deux. J'aime aussi recevoir plus simplement, mais toujours avec élégance et raffinement, parfois il n'y a qu'une seule touche, mais elle y est.

Quand quelqu'un me dit : "c'est à la bonne franquette, moi je ne fais pas de chichis". Je n'aime pas ça. du tout. Même à la bonne franquette, un petit détail change tout.

26 - Le vie en Rose et Lavande 19 juin 2011

Se réunir autour d'une table, c'est partager un bon repas, c'est la convivialité, alors porquoi ne pas le faire autour d'une jolie table. Non, je ne fais pas de chichis, je ne fais que sublimer les plats que prépare petit mari avec amour, respect... Alors, la prochaine fois que vous recevrez, pensez à moi, vos invités je suis certaine apprécieront.

  

Je vous conseille de le mettre en grand pour mieux apprécier le détails.

 

A votre prochain dîner à la maison,, pensez à moi.

Bon Appétit à Tous.

 

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19 février 2016

La Duchesse

 

Il y a dans la vie des gens ou des choses qui nous marquent à tout jamais. Je suis pourtant dans la dernière partie de ma vie et jamais cette maison ne s’est estompée de ma mémoire, au contraire elle s’y est inscrite comme un rêve, jamais exaucé. C’était celle de ma grande tante Aurélie et de son mari Georges. Un couple dont je vous parlerai un jour au destin particulier et différent de ceux de notre famille.

 Elle est située dans les faubourgs d'une belle ville impériale, tout près d'un haras. Avec un nom peu commun « La Duchesse », construite très certainement au milieu du XIXème siècle pour le grand-père de Georges, une famille de banquiers de père en fils.

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elle ressemblait beaucoup à celle-ci.

La première fois que je l’ai visitée, je devais avoir 12 ans. Je me souviens encore que je me suis dit, elle est drôlement belle, quand je serai grande, j’aimerai en avoir une comme celle-ci. Aurélie et Georges, en rentrant d’Indochine en 1954, l’ont complètement remaniée et dotée du confort du XXème siècle et même plus

 

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Georges en 1916

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans chaque chambre, il y en avait 5, ils ont fait installer une douche et un lavabo ainsi qu’une grande salle de bains dans la leur. Pour moi qui me lavais dans la cuisine à l’époque, c’était vraiment le luxe incarné et le rêve. Leur chambre avait des allures de boudoir ; tapissée d’un joli rose moiré, pas de voilages à la fenêtre pour ne pas empêcher la nature de rentrer, comme ma grande tante disait. Mais en revanche des doubles rideaux étaient assortis  au dessus de lit  en toile de Jouy d’un rose plus soutenu (c’est à partir de là, que j‘ai découvert et aimé la toile de Jouy et je n’ai jamais changé, ma chambre actuelle en est pourvue).

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le sujet du tissu était exactement celui-ci.

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Notre chambre, il n'y avait pas de voilage jusqu'à dernièrement, pas pour laisser rentrer la nature puisque nous sommes sur la rue, mais parce que bébé Igor grimpait aux rideaux. 

 

Deux fauteuils de type confortable  habillés du même ton et pour moi la petite jeune fille coquette, je restais en admiration devant  la coiffeuse aux triples glaces, sur laquelle trônait des flacons de verre très jolis, desquels  s’échappaient d’agréables parfums. Au-dessus du lit, une peinture asiatique, représentant de dos une femme allongée sur un lit, habillée de son  Ao Daï blanc, elle semblait admirer le jardin par une fenêtre ouverte. Adossée au mur de la salle de bains, une armoire asiatique incrustée de laque.

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 Parmi les 5 chambres, il y en avait une dont la décoration n’avait pas beaucoup changée depuis la construction de la maison, mis à part les commodités d’une petite salle d’eau installée derrière un paravent chinois, un lavabo des années 1930 qui semblait être là depuis longtemps et dans le placard à côté une douche récemment installée). C’était la chambre des premiers propriétaires qui avait fait construire la maison, les murs étaient recouverts d’un papier fané, parsemé de bouquets de fleurs bleues, des meubles d’un autre temps et devant la fenêtre, une méridienne tout aussi fatiguée. J’étais surprise de voir cette pièce dans son jus qui faisait un drôle de contraste avec les autres pièces de la maison si élégamment agencée. Aurélie m’expliqua, que c’était celle où était né le père de Georges et lui même était né aussi dans cette pièce et que de son vivant, jamais elle ne changerait.

 

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Deux  autres chambres avaient été refaites pour mes cousines et la troisième aménagée en chambre d’amis, avec un lit à baldaquin immense, le tout en grande partie, meublé de meubles en bois exotiques rapportés de Saïgon. Toutes les chambres donnaient sur une galerie aménagée de fauteuils, de 2 petites tables juponnées, sur chacune d’elle trônait une lampe à l’abat jour assorti à la couleur des fauteuils. Dans un coin une table de jeux entourés de deux chaises capitonnées. Près de cette table, une porte était dissimulée dans le mur et donnait vers l’étage supérieur où se trouvait un grenier rempli de trésors. 

 

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On redescendait un large escalier et on arrivait dans un grand hall d’entrée très éclairé par la porte vitrée habillée de fer forgé, que mon grand-père avait faite dans les années 1930 et qui desservait une belle salle à manger aux meubles anciens, en face on trouvait un salon d’une grande superficie avec des boiseries aux couleurs miel qui recouvraient les murs avec 4 belles portes fenêtres donnant sur un parc arboré. Dans un coin de cette pièce, un grand piano, demi queue qui avait servi à la maman de Georges au début du vingtième siècle. Encore un meuble dont il n’était pas pensable de se séparer. Deux autres pièces, une, servant de bureau et l’autre de bibliothèque aménagée de grandes vitrines dans lesquelles on pouvait trouver tous les livres de la famille et beaucoup d’objets asiatiques. Une cuisine assez spacieuse et réaménagée entièrement aux goûts et au confort du XXème siècle, une arrière cuisine où se trouvait la machine à laver dernier cri, ce qui ne se trouvait pas encore dans tous les intérieurs à cette époque. Le mur du fond à gauche était habillé de placards jusqu’au plafond ; on y trouvait également tout le nécessaire pour repasser.

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Sur le côté de la maison donnant dans le hall,  un jardin d’hiver entièrement vitré de petits carreaux de toutes les couleurs. Dans lequel se trouvait un salon en rotin très « belle époque » tout autour de la pièces de jolies plantes digne d’une serre. Cette véranda comme on l’appellerait de nos jours avait été juxtaposée à la maison dans les années 1900.  Aurélie depuis son retour  l’avait aménagée avec beaucoup de goût, c’était la première fois que je voyais ce genre de pièce dans une maison. 

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En dessous de l’escalier du hall il y avait les toilettes et une porte qui descendait à la cave et à d’autres pièces dans lesquelles, personne n’allait, beaucoup de vieilles choses y était entreposées depuis des lustres. Cette jolie maison est entourée d’un parc d’environ 2000 m² entretenu par un jardinier ainsi qu’une dépendance aménagée de deux garages et d’une pièce pour ranger  tondeuse, et outils de jardin ainsi qu'un grenier au-dessus avec deux lucarnes.

 

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De nos jours, cette maison est encore habitée par ma petite cousine Françoise, son mari et son amie vietnamienne « Dung » arrivée en France avec eux en 1954. Nous ne nous fréquentons plus du tout, hormis quelques vœux de circonstances chaque année au 1er janvier. Ma petite cousine a eu un destin beaucoup plus agréable et surtout moins mouvementé que le mien ainsi qu’une enfance dorée, un jour, elle a décrété que nous n’étions pas du même monde et nos relations se sont estompées.

 

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Alors voyez-vous, cette maison m’a beaucoup marquée, toute ma vie ne pouvant avoir la même, je me suis inspirée de beaucoup de ses particularités, je pense que le bon goût et l’amour des belles chose, je les dois à ma grande tante Aurélie, qui toute sa vie a été une femme différente et très cultivée  et comme disait mon grand-père : « ma petite sœur a toujours été une privilégié ! ».

 

 

certaines photos ont été prises sur internet

 

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12 février 2016

Passion : Photographie

 

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Ma seconde passion. « La photographie ». Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intéressée par la photo. Mon grand-père avait un appareil Kodak qu’il me prêtait quand j’étais jeune fille. Il avait eu aussi,  une chambre noire dans laquelle avant la guerre il développait ses photos sur plaque de verre. Il a toujours aimé ça.

 

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Petite aparté. Quand je réfléchis bien, je n’avais jamais rien à moi quand j’étais enfant. Mon petit landau de poupées était celui d’une cousine de maman, ensuite mon vélo était celui de maman. Jamais on ne m’a offert adolescente, ni un tourne disque, ni un appareil photo. Pour le tourne disque c’est mon futur mari qui m’en avait fait un, en 1960, à l’époque, il était plutôt branché composants électroniques. Mais il aimait aussi beaucoup la photographie.

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C’est mon second mari qui m’a offert mon premier appareil réflex Canon A1, à son retour du Brésil en 1989.  A partir de là, tout a commencé, depuis jamais je n’ai arrêté. Au début de notre mariage je me servais de son Canon FTB, qu’il s’était séparé après de nombreuses années de bons et loyaux services justement pour s’acheter un A1. Mais comme je faisais de plus en plus de jolies photos ; (l’élève dépassant parfois le maître !!!), j’ai eu le droit de posséder le mien.

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 Depuis l’âge de 16 ans il est  mordu de photos.  Il m’a tout appris, nous avions nous aussi une chambre noire pour développer à l’époque nos photos en noir et blanc. Dieu sait ce que j’ai pu y passer du temps dans cette petite pièce au fond du garage. Après le noir et blanc nous aurions bien aimé nous lancer dans le développement des photos en couleur, mais là, c’était une autre histoire, plus difficile avec d’autres contraintes. Les amateurs comme nous, préféraient jouer avec les gris et les blancs. A chaque développement nous faisions des planches contacts que j’ai toujours conservées dans des classeurs à cet effet. Je peux dire, que nous étions de bons clients à la FNAC du Châtelet.

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En revanche, lui excellait dans les portraits, il excelle toujours du reste, puisque depuis qu’il est à la retraite il continue à faire de la photo à grande échelle ; maintenant il photographie les mannequins pour VOG  et il a ses entrées chez Jean Paul Gaultier.  Il a beaucoup évolué,  du Canon, il est passé au Ninkon Pro.

 

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Rarement je ne sors sans mon appareil réflex. Même quand les appareils étaient encore argentique quand je voyageais, j’emportais toujours au moins  une trentaine de bobines de 36 poses de différentes sensibilités, soit avec développement sur papier ou diapositives. En revanche, je suis toujours restée fidèle à Canon, parce que les objectifs vont sur tous les appareils de la même marque.

 

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 Dès que le numérique est arrivé sur le marché, j’en ai tout de suite eu un. Actuellement je possède un Canon EOS 550D.  C’est mon quatrième réflex. Souvent en voyage ou en balade vous pourriez me croiser l’appareil autour du cou, j’ai la tactique pour le tenir devant moi, mais j’avoue que depuis quelques mois le poids m’indispose beaucoup. Mais il est impensable  de ne pas l’avoir en permanence sorti. Depuis cet été, je me suis achetée un petit canon SX710HS on peut le mettre dans la poche,  il fait presque d’aussi belles photos, mais a un gros défaut, les batteries ne durent pas longtemps, m’étant faite surprendre plusieurs fois, je ne pars jamais sans 3  batteries de rechange. Un autre désagrément il n'a pas de viseur, seulement un écran, dans certains endroits sombres on ne voit rien, trop habituée à me servir du viseur.

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Avec le numérique, nous sommes rentrés dans une nouvelle ère du monde de la photo, puisque même les téléphones portables font de jolies photos. Ceci étant, un passionné de photos ne considère pas cela comme un appareil réel et préfère toujours son réflex ou à la rigueur un plus petit, pratique à mettre dans la poche.

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Les moyens modernes font que les logiciels, permettent de sublimer, de recadrer, d’effacer un élément disgracieux, d’éclaircir ou de donner un peu plus de lumière c’est vraiment un plus pour la perfectionniste que je suis et l'on peut jouer avec les fonctions. Un vrai joujou ! .

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Comme je suis très minutieuse, mes photos prennent beaucoup de place sur mon ordinateur, elles sont classées et répertoriées. Chaque journée où je suis en chasse photographique représente un numéro. J’ai commencé avec les photos de notre mariage en 2002 et à ce jour j’en suis au n° 800. Je les sauvegarde sur un disque dur et aussi sur un Cdrom. Parfois je fais le ménage en supprimant les insignifiantes, les irrécupérables, les inutiles. Ne sachant pas vraiment si elles se conserveront dans le temps, je fais des livres avec mes plus beaux clichés, en espérant qu’ils seront conservés pour la postérité.

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Très souvent, je passe une partie de la journée à les regarder et à en choisir pour faire des diaporamas. A chaque fois, je revis les instants précieux de mes souvenirs. C’est un hobby qui m’occupe beaucoup. Mon premier mari, lui reprend toutes ses photos et traque toutes les impuretés du temps qui passe et le vieillissement pour les refaire vivre et durer dans le temps. Nous avons tous de vraies occupations de retraités.

 

 Donc voyez-vous la photo m’a accompagnée et m’accompagnera jusqu’à la fin de ma vie. Petit mari fait aussi de jolies photos, mais pour lui ce n’est pas une passion Je le remercie de m’accompagner sur le chemin de mes chasses photographiques et j’admire sa patience, car un passionné prend son temps, laisse passer les gens dans les lieux publics, attend d’être seul dans une pièce ou devant un monument, en un mot il est toujours à la traîne. Sur mes quatre filles, une seule a attrapé notre virus familial ; elle aussi fait de très jolis albums. Quant à la génération suivante Maxime s’essaie et il semblerait qu’il soit doué. A Noël Théma 7 ans a reçu son premier réflex Canon, depuis déjà longtemps il se servait de celui de sa maman. Je suis contente, « le  virus bénéfique »  continue à se transmettre.

 

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J’ai souvent participé à des expositions en Picardie et dans la région parisienne. J'ai également souvent fait des concours.  En ce moment j’ai envie de renouer avec ces derniers, et je vais m’inscrire à celui du Festival Nature dans l’Ain à Hauteville-Lompness. Emilie m’a inscrite à un groupe sur Facebook concernant notre région, j’ai commencé à lier des liens avec des photographes.

 

Machuraz

 

saint martin de bavel

 

 Depuis des années je reçois, les superbes photos de : Jiri Benovsky, je

 vous invite à découvrir ses photos, c’est un pro :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 février 2016

Passion : Généalogie

Mon blog est intitulé « Manouedith et ses passions ». Vous le savez, je suis quelqu’un de passionnée. Quand j’aime quelque chose, j’y consacre beaucoup de temps et j’essaie de faire partager ma passion.

Pendant plus de 50 ans, j’ai vécu à fond « la généalogie » Mes recherches ne se faisaient pas comme la plupart des chercheurs de maintenant.

 

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Arbre commençant par ma mère. 

 

Dans les années 1970/2000, pas si facile que ça. Il fallait fréquenter les archives à des heures de bureau et rechercher soi même, c’était très enrichissant, on apprenait, on découvrait des époques que l’on ne soupçonnait même pas.

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Maintenant on fait son marché sur Internet en restant assis chez soi devant son ordinateur on copie sur ceux qui ont souvent aussi copiés ailleurs sans vérifier les sources ; c’est ainsi que se répandent les erreurs et que certains se retrouvent avec des généalogies très fantaisistes et complètement fausses. Au XIXème siècle les gens riches faisaient travailler des généalogistes pour leur fournir des généalogies de complaisances qui les apparentaient à l’aristocratie.

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Il faut dire que moi, je ne faisais pas de la généalogie pour additionner des dates et avoir le plus d’ancêtres comme font les Mormons afin de les baptiser et bien d’autres qui collectionnent les dates pour remonter le plus loin possible et se vanter d’avoir un nombre impressionnant d’ancêtres.

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 Je le faisais pour savoir comment c’était avant, quels  étaient les métiers de l’époque, comment vivaient les gens ; souvent je juxtaposais mes trouvailles généalogiques à l’histoire de la France des mêmes années. Je peux dire que pendant ces 50 ans je me suis régalée et cela a éclairé certains épisodes de ma vie plutôt sombres.

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Le matin,  Je partais après avoir déposé les enfants à l’école et je rentrai après l’école. Quand j’ai commencé, comme j’habitais à 20 minutes des archives départementales de l’Oise, je n’y allais qu’un après-midi par semaine, très vite je suis passée à deux après-midi. Quand ma dernière fille est rentrée au collège et que tout mon petit monde déjeunait à la cantine, mes demi-journées se sont transformées en journées entières ; je faisais même des recherches pour des amis.

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Très vite, mes recherches m’ont amené à visiter aussi les archives des autres départements mitoyens au mien et celles de Paris. Justement aux archives départementales de Paris, j’ai fait la connaissance d’une dame, qui m’a donné un tuyau pour faire de la généalogie à une échelle plus grande en me conseillant de proposer mes services à l’ Office de Généalogie dont elle faisait partie et qui recrutait des chercheurs occasionnels dans ma région. A l’époque cet Office, n’avait qu’un seul bureau à Rennes., c’est ainsi que je me suis retrouvée chercheuse occasionnelle chez Bovyn-Dechnick et j’ai travaillé pour eux plus de 20 ans. Inutile de vous dire que je ne gagnais pas grand-chose, mais je sortais de chez moi et j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre. J’ai découvert le plaisir d’apprendre des choses enrichissantes et passionnantes et en même temps, je pouvais assouvir ma passion. J’ai très vite découvert, que faire des recherches pour les autres m’apportaient autant que quand je traquais mes ancêtres.

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 Merci à cet Office qui m’a fait connaître la généalogie à un autre stade, celle ou l’on travaille pour la recherche d’héritiers. Jusqu’à ce moment là, mes recherches commençaient 100 ans en avant par rapport à l’année dans laquelle nous étions. Avec une dérogation du Procureur, j’allais découvrir des archives beaucoup plus récentes, c’est , pour cela que je suis allée plusieurs fois consulter les archives judiciaires dont je vous ai parlé la semaine dernière, dans mon billet sur la Sainte Chapelle.

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J’ai fait la connaissance avec le   CARAN  (centre d’accueil et de recherches  des archives nationales) à Paris, de l’Hôtel Soubise, où j’ai pris des cours ainsi que l’hôtel de Rohan dans le Marais. Une année j’ai même pris des cours de paléographie tous les samedis. Et Je suis allée me perfectionner chez les Mormons. Jamais je ne manquais les congrès de généalogie et les conférences. J’ai même emmené Annabelle avec moi au Congrès de Vichy ; j’aimais partager cette passion avec mes 4 filles. Toutes m’ont accompagnée un jour ou l’autre aux archives.

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Maintenant la généalogie s’est tellement développée, que même les grands Offices ont des succursales partout en France et des chercheurs à plein temps. J’ai fait aussi des recherches pour un grand avocat. Comme je suis quelqu’un d’honnête, consciencieuse, rigoureuse, méthodique et organisée, mes missions étaient toujours exemplaires et enrichissantes pour moi. Je peux dire que ces moments là ont été des moments d’exceptions dans ma vie et ils m’éloignaient de mes soucis conjugaux.

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A une époque j’ai pensé m’installer à mon compte, malheureusement j’ai toujours partagé ma vie avec des hommes qui préféraient que je ne travaille pas, c’est tellement plus pratique une femme à la maison qui élève les enfants et qui s’occupe de tout. Dans ces années là, un salaire suffisait. Il y avait encore beaucoup de mamans au foyer et mon mari ne prenait pas mes missions au sérieux, mais plutôt pour un amusement, sans jamais se douter ce qu’elles pouvaient m’apporter, moi la jeune femme qui n’avait que son certificat d’études.

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IL ne m’encourageait pas dans l’idée d’en faire mon métier, au contraire, il me montrait tous les désagréments financiers que j’aurais en étant à mon compte et cela a marché puisque jamais je n’ai sauté le pas. Mais je peux dire que si à mes côtés j’avais eu la chance d’avoir quelqu’un pour m épauler, sans hésitation j’aurais foncé. Au soir de ma vie j’avoue, c’est un de mes plus grands regrets.

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En 2010, j’ai ouvert un blog : « manouedith3.canalblog.com », ou je donnais de précieux renseignements pour faire des recherches, malheureusement j’ai arrêté de l’alimenter, car n’étant plus dans le circuit et Internet sur ce sujet s’étant tellement développé que je me suis vite sentie dépassée. Néanmoins, je ne l’ai jamais fermé et je sais qu’il y a encore des visiteurs car je reçois de temps en temps des demandes.

LE TEMPS QUI PASSE

http://manouedith3.canalblog.com/

 

Je tiens à préciser une chose importante. Si vous faites de la généalogie, ne vous attendez pas à avoir une généalogie exacte, car en remontant le temps sur plusieurs siècles, vous ne pouvez pas être certain qu’un secret de famille ne soit pas caché et qui sans le savoir à tout faussé. De nombreux premiers enfants ne sont pas ceux du père qui les ont reconnus, je l’ai souvent constaté dans mes recherches. A la rigueur les généalogies par les femmes sont plus exactes.

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Pourquoi je suis venue à la généalogie et pourquoi elle  est devenue une véritable passion.  Un jour, je devais avoir 17 ans,  mon grand-père m’a dit : nous descendons de Jeanne d’Albret et d’Aliénor d’Aquitaine, j’ai voulu vérifier, je n’y suis jamais arrivée. Les archives accessibles ne remontent pas aussi loin donc je me suis arrêtée aux alentours de 1650. Mais cela ne fait rien, j’ai tellement découvert de choses que l’idée première est vite devenue plus de la motivation de découvrir la vie d’avant que de découvrir si mes racines étaient celles de la nièce de François 1er et la mère d’Henri IV et encore moins de celle qui a été deux fois Reines, Reine d’Angleterre et Reine de France : Aliénor d’Aquitaine.

 

mes ancêtres

Je peux dire que ce milieu généalogique m’a beaucoup apporté. J’ai découvert que malgré mes petites études je pouvais me passionner pour quelque chose d’autre que ma vie de mère au foyer. Que je pouvais m’intéresser et que je pouvais devenir intéressante, contrairement à une réflexion que j’ai entendu un jour me concernant : « je ne sais pas ce que tu peux lui trouver à cette fille, ce n’est qu’une mère au foyer », cette réflexion que mon oreille a surprise m’a fait beaucoup de mal venant de la part d’un Monsieur bardé de diplômes mais certainement pas d’intelligence.

Je vous dis à la semaine prochaine pour ma seconde passion : la photographie.

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29 janvier 2016

La Sainte Chapelle et le Palais de Justice

Du fin fond de mes montagnes, parfois j'ai beaucoup de mal à  vous trouver un nouveau sujet pour mon billet hebdomadaire. Heureusement que je possède une étagère de confitures faites cet été, et rangées bien précieusement  pour l'hiver.

Vous souvenez-vous, en octobre, nous avions fait une virée à Paris et pendant ce séjour, nous avons découvert un endroit splendide que nous ne connaissions pas encore : La Sainte Chapelle. Admirez et faites un détour par là, la prochaine fois que vous irez à Paris, vous ne serez pas déçu.

 

 

Pour mieux admirer, je vous conseille de mettre le diaporama en grand, il suffit de cliquer sur la droite et de mettre la musique.

 

Vous la trouverez dans l'enceinte du Palais de justice, pour y rentrer, il faut montrer sérieusement patte blanche. Et ne pas  vous tromper de file, celle pour la Ste Chapelle n'est pas la même que celle des gens qui vont assister à une audience ; la bonne file n'est pas spécialement indiquée.

 

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 C'est un chapelle  édifiée sur l'île de la Cité, à la demande de Saint Louis, pour y abriter la Couronne d'Epines, un morceau de la vraie croix., ainsi que les différentes reliques de la Passion du Christ, qu'il avait acquises à partir de 1239. C'est la première grande chapelle construite de toutes les Saintes Chapelles, elle se distingue des autres par son élégance et la hardiesse de son architecture. 

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Quand vous êtes encore dans l'enceinte de la Sainte Chapelle, je vous conseille de traîner un peu dans les grandes salles des pas perdus du Tribunal. Plusieurs fois dans ma vie j'ai parcouru ces espaces pour rejoindre les archives du Palais de Justice au dernier étage, derrière la grande horloge. Ces endroits sont particuliers, ceux qui s'y rendent bien souvent ont à voir avec la justice. Mais savez-vous que dans certaines audiences vous pouvez assister librement et vous vous ferez une opinion de comment est rendue la justice, vous y apprendrez aussi certaines facettes de la Société en général.

 

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A la suite d'un jugement médiatisé, on a des idées toutes faites et nous ne sommes pas toujours  d'accord avec les peines infligées . Un après-midi à écouter les témoins d'une affaire, la description de la vie du prévenu, les plaidoiries des divers avocats, cela vous donne l'impression parfois d'être au théâtre. Ainsi, vous pouvez également découvrir la personnalité profonde et intime de certains humains. Vous vous rendez compte aussi de la difficile tâche des jurés. Savez-vous que tout le monde peut être appelé un jour ou l'autre pour être  juré et qu'en principe on ne peut pas refuser notre participation, sauf avec une sérieuse excuse.

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Cela fait partie de nos devoirs de citoyens. Personne ne peut savoir si un jour nous ne serons pas du mauvais côté de la barrière. Alors, si  vous avez du temps à perdre et que vous êtes curieux, assistez à une ou à plusieurs audiences et vous ressortirez j'en suis certaine avec une autre idée de la justice. Et parfois vous pourrez penser que vous étiez au spectacle ; mais  pas à n'importe quel spectacle.

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Je suis curieuse de tout, alors j'ai déjà assisté à plusieurs audiences et à chaque fois, je suis ressortie, enrichie d'une expérience peu commune et qui fait réfléchir à beaucoup de choses.

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La façade qui domine la Cour du Mai, de toute l'entrée principale du Palais, fut reconstruite entre 1783 et 1786 en style néo-classique avec colonnade. La grille monumentale en fer forgé, très ouvragée avec des dorures, qui ouvre sur la cour du Mai, a été exécutée en 1776 par le maître serrurier Bigonnet.

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22 janvier 2016

Mon Amour pour Pralgognan la Vanoise

 

 Du plus loin que je me souvienne, la montagne m’attire, tout d’abord pour son relief fait de pentes plus ou moins abruptes avec ses sommets vertigineux ou pas. Ses bois et ses plaines.

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Je suis née à Paris, ma famille maternelle était en Picardie depuis le  XIXème siècle. Quant à ma famille paternelle, je ne connais pas son histoire et je ne sais pas où sont ancrés ses racines. C’est donc en Picardie que je passe toutes mes vacances enfantines ; dans une petite ville « Saint Just en Chaussée » entre Beauvais et Compiègne. Mis à part les collines du bois de Mermont qui n’ont plus de secrets pour moi. Entre les années cinquante et les années soixante, elles sont mes montagnes.

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 C’est seulement à l’âge de 17 ans que je découvre les Alpes. Grâce à un voyage organisé par l’amicale des pompiers de Saint Just en Chaussée. Quelques jours pour découvrir le plateau d’Assis, le Mont Blanc. La même année mes parents décident d’aller en vacances au mois d’août dans les Pyrénées du côté de Saint Lary-Soulans. Je me souviens des balades sur les chemins escarpés avec notre bâton de berger, c’est cette année là, que je découvre le cirque de Gavarnie, je reste émerveillée. Mais je ne sais pas encore que je ne reverrai plus les montagnes avant 1973.

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 Un aléa de la vie, fait que j’ai l’opportunité d’un WE prolongé à Pralognan la Vanoise. La montagne l’été n’a rien à voir avec celle de l’hiver. C’est la première fois que je découvre les sommets enneigés, que je prends le télésiège pour aller encore plus haut ; sans savoir non plus que j’emprunterai plus souvent ce télésiège 30 ans plus tard, le même qui a certainement été modernisé.

 

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L’idée de venir à Pralognan est celle du papa de mes deux dernières filles, l’été précédent il était venu passer 15 jours de vacances et il était revenu enthousiasmé par la beauté des paysages, il avait l’envie de les connaître l’hiver.

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 J’avoue être revenue enchantée et je me souviens avoir pensée : si un jour j’ai l’occasion j’achèterai une résidence secondaire dans cet endroit. Mais avant que cela arrive, il m’a fallu 30 ans. Quand j'ai connu Petit mari, pour renouer avec la montagne,  nous sommes allés passer 8 jours en hiver à Val Cenis en Haute Maurienne afin d’apprécier vraiment la montagne l’hiver. Lui fait du ski, pas moi.

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C’est un évènement de la vie : mon divorce avec celui qui m’avait fait découvrir ce beau village qui m’a donné la chance de réaliser mon rêve. Je me souvenais d’un endroit calme au charme familial. Et il est vrai je ne connaissais rien ailleurs.

En 2004, ma belle fille et son compagnon ont loué une semaine de vacances justement à Pralogan et ils nous ont invité à venir avec eux. Pendant que petit mari, sa fille et son gendre sont sur les pistes,  je me suis amusée à visiter des appartements dans la station  avec une idée bien arrêtée. La chance me permettait de réaliser mon rêve, en fait pas tout à fait mais presque.

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 Je me souviens quand je suis rentrée dans l’agence : j’ai dit, voilà mon rêve serait d’acheter un chalet au bord d’un lac de préférence. Sauf qu’à Pralognan il n’y pas de lacs, les lacs j’apprendrais plus tard, ils sont loin dans la  montagne, perdu au milieu de nulle part et ne ressemblent pas à ceux que je pensais. Bon, ce n’est pas grave, je peux faire une impasse sur le lac, mais j’allais faire aussi l’impasse sur le chalet, pas du tout dans mon budget. Alors voyons pour un appartement, mais au moins un appartement aux allures montagnardes. Là aussi, je vais avoir tout faux.

 

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 La dame me propose un bel appartement qui rentre dans mon budget mais pas du tout du style que je prévoyais. Elle a de très bons arguments, s’il n’est pas tout à fait comme je le souhaite, il est spacieux, possède deux balcons, une luminosité très agréable, de vraies pièces avec une hauteur normale, pas de chambre cabine comme dans beaucoup de résidences moins anciennes et une chambre en sous-sol, aménagée pour 3 enfants ; la cerise sur le gâteau il est entièrement meublé, ça c’est un plus pour une résidence secondaire à 50 km d’une grande ville. Les résidents sont les mêmes depuis la construction du bâtiment, et ne viennent qu’aux vacances.

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 Après tout, je n’ai rien d’autre à faire, je décide d’aller le visiter. Et là, coup de foudre, cet appartement est super, propre il n’y a rien à y faire que déposer ses valises. Les propriétaires sont des gens âgés, aisés qui ont entretenu leur bien au fur et à mesure des années avec des prestations  de qualité. Les meubles feront l'affaire un certain temps, mais par la suite je les ai changés pour mettre du chêne clair et j'ai fait refaire les tapisseries des lits, car j'aime leurs boiseries.

appartements pralognan au début1

Il n’y a pas de lac, ce n’est pas un chalet, mais après tout un chalet chaque hiver il aurait fallu déblayer la neige à notre arrivée, c’est plus difficile à chauffer, et c’est donc mon côté réfléchi qui l’emporte. Mais avant de dire oui, il faut quand même que je le fasse visiter à petit mari.

 

chalet

L’après-midi, ils ne vont pas skier, je leur dis : j’ai une surprise, suivez-moi, je veux vous montrer quelque chose, la dame de l’agence m’a laissé les clefs. Pour une surprise c’est une surprise, on reste un certain temps à examiner l’appartement dans tous les coins et quand nous redescendons, ma décision est prise, ce sera celui-là et pas la peine d’en visiter d’autres.

 

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Le 14 avril suivant, nous revenons et nous sommes chez nous. A cette époque, nous habitions du côté d’Amiens 900 kilomètres, nous décidons d’y rester 3 mois l’été, 3 mois l’hiver. Après plusieurs années, nous décidons de nous rapprocher pour avoir moins de trajet à faire. En 2004, nous sommes encore très vaillants, inutile de vous dire que l’été et l'hiver nous sommes tout le temps sur les chemins de randonnées et croyez-moi dans le parc de la Vanoise, ce n’est pas ça qui manque. 

 

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Quand nous y sommes, l’appartement ne désemplit pas, c’est le lieu de partage tel que je le souhaitais, réservé à la famille et aux amis proches. Presque tous les Noëls se feront à la montagne, nous irons chaque année été comme hiver (sauf l’année de nos opérations) et maintenant que nous n’habitons plus très loin exactement à 2h1/4 de la maison, nous montons souvent en inter saison.

 231famille et amis pralognan

Ce ne sont que ceux qui viennent l'hiver, il y en a d'autres qui sont plutôt fan de l'été.  

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Petite  anecdote, l’hôtel où nous étions venus l’hiver 1974 se trouve juste devant notre immeuble, c’est simplement son nom qui a changé. A l’époque il s’appelait « le Parisien » Maintenant il a été transformé en résidence de vacances et s’appelle : le Montana. En 1974, la station n’était pas celle de maintenant, il y a eu beaucoup de constructions de chalets et d’immeubles, mais jamais comme dans les autres stations, pas de grands immeubles, l’aspect général est resté le même, très familial.

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L’hiver aux vacances scolaires nous croisons que des jeunes ou des familles en vacances. Seulement     24    pistes de ski alpin,   25   de ski de fond, de nombreuses balades en forêt que l’on peut effectuer en raquettes ou pas. Nous ne nous sommes jamais lassés et à chaque fois c’est le bonheur. Nous aimons Pralognan. Petit mari fait moins de ski mais nous nous promenons ou nous restons bien au chaud chez nous.

 

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 L’été, les départs des chemins de randonnée sont de vrais boulevards ou tout le monde se salue. Mais la montagne est tellement grande que chacun peut y trouver son bonheur. Seul petit inconvénient hors saison, un seul commerce est ouvert et il n’y a que 744 habitants. Nous sommes tellement rodés, que nous montons nos courses.

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 Au début, petit mari partait souvent l’hiver avec notre voisin qui était guide "Laurent", il a fait des balades que plus jamais il ne fera. Il a vu des paysages grandioses, pour lui, ce ne sont plus que des souvenirs, mais vraiment de bons souvenirs, il a même fait faire ce panoramique qui est installé dans le séjour. A la place du guide, c’est ma fille Annabelle et Valérie

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qui ont acheté l’appartement et depuis  Elles ne manquent jamais de venir à chaque vacances scolaires. Nous espérons pouvoir garder cet appartement de famille, le plus longtemps possible, même si petit mari fait de moins en moins de ski, il nous reste le bon air , la beauté des paysages et les belles balades quand nous le souhaitons. Pour nous, Pralognan la Vanoise est notre paradis sur terre.

 

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les balades avec Laurent.

 

et voici pour terminer, une petite balade pendant notre séjour de janvier 2016.

Mon seul regret, ne pas avoir 10 ans de moins quand j'ai acheté cet appartement, car l'été dans le Parc de la Vanoise il y a des balades encore plus superbes par exemple, partir du village pendant 4 jours et aller de refuge en refuge,  du refuge de la Vanoise aux glaciers. La nature est gratuite et si belle à admirer loin des soucis du monde. Une cure de beauté.

 

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15 janvier 2016

Le Taiseux et l'Autre.

 

Quand un taiseux partage la vie d’un bavard !

 Pas toujours facile de vivre avec lui. Quand de son côté l’autre a toujours quelque chose à dire, et aimerait être écouté, pour lui donner l’envie de répondre, dialoguer, partager.

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 Un taiseux n’a jamais rien à vous dire, quand il est rentré dans la spirale de la routine de sa vie quotidienne, il est compliqué de l’en extraire. Au début quand un taiseux apprend à connaître l’autre, il fait l’effort de parler, il se dévoile un peu, raconte sa vie précédente ; mais au bout de plusieurs années de vie commune, le naturel revient au galop ; le taiseux ne trouve plus rien à dire. Un taiseux n’est jamais à l’écoute de celui ou de celle qui parle à côté de lui, quand c’est le cas, il n’entend qu’un ronronnement routinier dans son oreille, mais les trois quart du temps il n’écoute pas et il n’entend même plus celui qui est à côté de lui et qui  lui parle, pourtant l'autre a simplement le désir d’échanger. Il ne se rend même pas compte qu’un éloignement discret s’installe et qu’il pourrait déboucher sur une rupture, mais quand cela arrive, bien souvent Il n’a rien vu venir et il est même étonné que tout s’écroule autour de lui. Certains, pleurent se lamentent et font une grosse dépression. Mais rarement ne se remettent en question, s’ils le font cela ne dure que le temps de se reprendre et se réinstaller dans le confort de l’habitude. 

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 Le taiseux, donne l’impression de ne rien imprimer dans son cerveau. Il fait répéter les gens sans arrêt car il ne les entend pas ou ne les comprend pas du premier coup, c’est une des choses les plus désagréables pour l’autre. Comme il n’écoute pas, il ne se souvient jamais de ce que l’autre a dit. Et lui dit sans arrêt ; « mais non, tu ne m’as pas dit » ! Et quand il n’est plus très jeune, l’autre s’interroge et appréhende une maladie dégénérative car c’est compliqué de reconnaître le bien du mal si l’on peut dire.

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Le taiseux n’exprime jamais ce qu’il ressent, on a l’impression qu’il n’a pas de sentiments. Pour lui aimer, c’est automatique ; on aime sa femme ou son mari, ses enfants car c’est normal et obligatoire et c’est comme ça. Il ne leur dit pas « je t’aime ». Il est tellement ancré dans ses habitudes, qu’il ne lui viendrait même pas à l’idée qu’il serait bon de se remettre en question et de se poser les bonnes questions. Lui semble heureux. Pendant ce temps là, l’autre a l’impression d’être enfermé dans une maison bouclée à double tour et qu’il a perdu la clef pour ouvrir la porte. Le taiseux ne prend jamais la défense de l’autre, ne s’intéresse pas aux autres, et donne l’impression d’être égoïste.

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Le taiseux donne l’impression dans son entourage qu’il est bon, gentil et ceux qui le rencontre disent sans arrêt ; Mon Dieu,  comme Gustave ou Pauline  est gentil(le), c’est un bon mari, une bonne épouse, un bon père, il ne dit jamais rien.  Oui, c’est justement ça le problème il ne dit jamais rien et quand il ose dire quelque chose il tombe bien souvent à côté de la plaque, l’autre n’ayant pas l’habitude de l’entendre. Il ui arrive quand même de dire ce qu'il en pense, mais alors là, il faut vraiment que l'évènement l'ait choqué très fort.  Les enfants grandissent en pensant qu’ils sont très heureux puisque jamais on ne leur dit quelque chose même si parfois ils essaient de provoquer le taiseux ;  pourtant celui-ci  aurait besoin souvent de recadrer sa marmaille. Quant ils arrivent à l’âge adulte, ils disent : j’ai eu une enfance super, j’étais très heureux ; sauf que souvent ils ne sont pas armés pour affronter la vraie vie. Le manque de communication, se fait toujours un jour ou l’autre ressentir.

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 Le taiseux se fait dominer par la routine. Les catastrophes ne lui servent jamais de leçon. Le taiseux ne connaît pas l’autre et ne le défend jamais. Il ne pose jamais de questions. Il a une sainte horreur des conflits et il préfère ne rien dire pour les éviter. Il n’aime pas prendre les décisions. Alors je peux vous dire quand l’autre est un bavard, il fulmine plus d’une fois et comme une soupape de sécurité parfois il explose, eh bien même ça, ne change pas la façon de faire du taiseux.

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 Vu de l’extérieur, c’est le taiseux qui est le meilleur. L’autre, est toujours le méchant, celui qui parle trop. Le taiseux c’est la personne qui ne dérange personne et pour beaucoup, c’est l’idéal comme il est contre les conflits, jamais il n’en provoquera. Le taiseux ne dit jamais les choses en face, ni derrière le dos, on sait rarement ce qu’il pense au fond de lui.

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 En un mot, le taiseux donne l’apparence d’une personne qui subit la vie, qui accepte beaucoup, et qui manque de personnalité. Pas toujours simple pour l’autre qui au fil des mois et des années a de longs moments de solitude.

Moi, je vis avec un taiseux. Mais mon Dieu comme je l'aime mon taiseux.

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